Petite suite de la relation Sev-Narci, en espérant vous distraire

Evidemment les personnages appartiennent à leur auteur, je les emprunte pour combler le manque de nos coeurs (oh c'est joli)


- Fort bien, Drago. Que cette leçon soit connue pour la semaine prochaine

- Oui Professeur

- Vous pouvez vous retirer

- Merci Monsieur, au revoir Monsieur

- A bientôt mon enfant

L'enfant sort du petit salon servant de salle de cours particuliers calmement, mais à peine a-t-il refermé la porte qu'il part en courrant, tant de jeux l'attendent. Severus le voit et en sourit discrètement. Il récupère ses documents et se dirige d'un pas calme vers la sortie, espérant au moins apercevoir la maîtresse de maison avant de partir, comme d'habitude. Mais elle n'est pas dans les pièces voisines, ce qui lui semble anormal, puisqu'elle ne manque jamais une occasion de voir son seul ami sincère, comme elle le nomme. La prudence voudrait qu'il s'en aille, il la verra la semaine prochaine, cela n'a rien de dramatique. Il traverse donc le hall d'entrée, et la voit au fond de la cour, lui tournant le dos au loin. Il pourrait simplement partir comme prévu mais quelque chose l'intrigue dans sa position, dans la façon dont ses épaules sont basses.

Sans un bruit, il s'approche d'elle. Elle sursaute en le voyant s'asseoir à ses côtés.

- Bonjour Narcissa, je pourrais croire que tu m'évites aujourd'hui

- Oh Severus…que…que va-tu croire?

- Qu'as-tu donc? Tu n'as pas ton énergie habituelle

- Rien…je….je

- Qu'a-t-il fait?

Elle ne répond pas aussitôt, mais son ami a compris, aussi n'insiste-t-il pas, il sait qu'elle se confiera rapidement.

- Il…il a été particulièrement odieux hier, je… je ne sais pas combien de temps je vais réussir à le supporter

- Calmes-toi Narcissa

Mais la jeune femme fond en larmes et s'accroche au professeur. Désarçonné un instant, il n'aime pas vraiment les contacts physiques, ceux qu'il a connu étaient souvent désagréables au mieux, il résiste quand même à la repousser. Au contraire, il referme ses bras sur elle.

- Ça va aller, tu es forte

- Non, je ne suis pas forte

- Oh si, puisque tu arrives à ne pas craquer devant lui, c'est l'essentiel

- Pourquoi ais-je été si stupide? Pourquoi l'ais-je épousé?

- Tu étais encore jeune et naïve. Et puis, tes parents t'ont habilement guidé bien entendu

- Je me dis que j'aurais du lutter contre mon éducation et mes parents, comme a osé ma sœur

- Que raconte-tu?

- J'avais une autre sœur, tu ne le savais pas bien sûr, ma famille a su effacer toute trace de son existence impie

- Je vois, cracmolle?

- Non, mariée à un né-moldu

- Oh évidemment. Pourquoi l'envies-tu? Elle a été chassée je suppose, et reniée

- Oui. Mais elle, elle est heureuse au moins. Elle a épousé l'homme qu'elle a aimé, qu'importe qui il était. Moi j'ai épousé celui que mes parents ont choisi. Et merci du cadeau

- Tu as quand même été heureuse quelques années

- Sur des mensonges et des manipulations

- Où se trouve la vérité dans ce monde?

Incapable de donner une réponse, Narcissa laisse un silence s'installer, puis d'une voix basse, craintive:

- Severus?

- Oui

- Crois-tu qu'Il va revenir un jour?

- Dumbledore en est persuadé

- Et toi?

- Je…je crains que oui

- Tu sais… je n'ai jamais adhéré à ses méthodes

- Narcissa, ne répète jamais ça devant quelqu'un d'autre

- Ces assassinats, quelle horreur. Oh bien sûr c'étaient des sangs de bourbes et des traîtres, mais…il y avait des enfants, je n'ai jamais pu le supporter. Tu te souviens de ce pauvre petit…

- Arrêtes, s'il te plait

- Quand j'y pense, ça aurait pu être n'importe qui! Ce gamin, Potter, il a l'âge de Drago, ça aurait pu être lui s'il avait été de sang mêlé, comme…comme celui de ma soeur. Oui ce monstre aurait pu s'en prendre à elle et son enfant! Et un jour nous. Parce que je ne me fais pas d'illusion, s'Il était resté au pouvoir, un jour Il se serait retourné contre nous! Parce que rien n'arrête un tyran, même pas la mort de ses partisans, au contraire

- Narcissa… je t'en prie…arrête…arrête de parler d'eux!

- Qu'as-tu Severus? Tu es si pâle d'un coup!

- Arrête de parler…d'eux

- Pourquoi? Il n'y a pas de sujet tabou entre nous, et celui-là n'a rien de scabreux

- Je…je ne veux pas entendre parler de lui

- Je ne te savais pas si craintif. Je t'ai déjà entendu en discuter avec Lucius, en d'autres termes bien sûr

- Tu ne comprends pas

- Non je ne comprends pas qu'on puisse idolâtrer un monstre

- J'en suis revenu de mon aveuglement

- Merlin soit loué. Au moins quelqu'un qui a du bon sens

Elle observe son ami, il a retrouvé sa pâleur normale, mais que lui était-il donc arrivé?

- Pourquoi ne supporte-tu pas de parler de Tu-sais-Qui?

- Non, c'est…je ne veux pas penser à …eux

- Qui eux?

- Tu le fais exprès Narcissa?

- Comment puis-je faire attention à ne pas te déplaire si j'ignore qui je dois éviter de mentionner?

- Oui mais…- Après un soupir bruyant, il ajoute - les Potter

- Les?

- Je ne veux pas qu'on me parle d'eux…de leur gamin… je ne veux pas!

- Bien, mais il y a une raison précise?

- Narcissa!

- Je sais bien que cet abruti t'en a fait baver à l'école, tu pourrais et aurais le droit de te féliciter de sa mort

- Il n'est pas parti seul, malheureusement

Narcissa ne réplique pas, elle analyse et comprend en silence, tente de respecter les sentiments de son ami, malgré la curiosité qui l'envahit. De toute évidence, il en est encore si blessé qu'il ne peut pas se confier, il n'y a que la patience qui pourra marcher avec lui.

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- Narcissa, si tu te calmais un instant? Regarde-toi! Tu as presque trente ans et on dirait une enfant!

- J'adore la balançoire! Ma mère refusait d'en acheter, elle disait que ce n'était pas convenable de montrer mes cuisses à tout vent

- Elle n'avait pas tout à fait tord

- Mais nous sommes entre amis, où se situe le problème?

- Ne joue pas les idiotes, nous sommes peut-être amis, mais tu reste une femme et moi un homme

À ces mots, Narcissa cesse son balancement pour regarder son interlocuteur.

- Cela aurait une importance si je te faisais un quelconque effet, mais comme ce n'est pas le cas

- Qu'en sais-tu?

- Severus! Cela voudrait-il dire que?

- Non! Je…je me suis mal exprimé

- Alors je te laisse te corriger

- Merci. Je n'ai pas de sentiments pour toi, pas… de cette nature. C'est seulement que… on ne peut nier que tu es une belle femme, bien sûr, alors je… je suis un homme et…

- Je comprends. Excuse ma désinvolture, j'avais juste pensé qu'en ta présence, je pouvais être moi-même sans restrictions, c'était une erreur de toute évidence

- Narcissa… je suis désolé

- Oublions ça

Elle se lève de la balançoire, repositionne correctement sa jupe sur ses jambes, et fait disparaître d'un coup de baguette la construction. Elle s'avance vers la maison, son ami la suivant à distance respectueuse. L'ambiance est désormais teintée d'une tristesse et d'une gène qui dérange la jeune femme. Elle se retourne brusquement sur son comparse.

- Severus!

- Quoi?

- Je ne veux pas de ça!

- Quoi ça?

- Je ne veux pas de cette gêne entre toi et moi! Je ne veux pas perdre ton amitié

- Narci…

- Oh je t'en supplie! - Elle se jette dans ses bras et cale sa tête contre son épaule à laquelle elle s'agrippe. - J'aime tellement ta présence

Étonnement, le jeune homme répond à l'étreinte: - J'aime aussi

- Ne laissons pas les non-dits nous séparer, tu es d'accord?

- Oui, mais…

- Dis-moi ce que tu as sur le cœur, je t'en prie, quoi que ce soit, je ne te jugerai pas, je ne me moquerai pas, quoi que tu penses

- Narcissa….ce n'est pas si simple

- Alors je vais commencer. Je tiens énormément à toi. Tu es mon seul ami, tu es captivant et tu as des qualités rares, que tu caches c'est sûr, mais qui existent. Je veux garder ton amitié, mais il m'arrive, parfois, d'avoir d'autres…envies. Mais je les réprimerai si cela te déplait, je te promets. Je ne chercherai jamais à te piéger, parce que même si j'assouvirais ainsi mes désirs immédiats, je te perdrais, et ça c'est inimaginable! Tu comprends?

- Je…je tiens aussi à notre amitié

- Tu sais Severus, je suis suffisamment capable de faire la différence entre l'amour et le désir, et…

- Je sais

- Ce que je veux te dire, c'est que si tu avais ce genre de désir pour moi, je ne t'en voudrais pas, et je ne supporterai pas que tu te rendes malade à me le cacher, alors que c'est quelque chose de tout naturel

- Mais…

- Si tu as besoin de t'en libérer, parce qu'à un moment, à trop garder pour soi, on s'étouffe, je… je serai d'accord

- Comment ça d'accord?

- Je ne m'imaginerai pas des fadaises. Si tu as envie de…

- Non! Bien sûr que non! Je ne suis pas comme ça!

- Severus….ce n'est pas grave

- Pour qui me prends-tu?

- Tu me l'a dis toi-même tout à l'heure! Que tu n'es qu'un homme!

- Ça ne veut pas dire que je suis un pervers!

- Bien sûr que non! Et ce n'est pas une perversion de toute façon

- Tu sous-entends que je pourrais vouloir…

- Est-ce le cas?

- Non!

- Dans ce cas, si tu n'as aucune attirance, même uniquement physique pour moi, que t'importes de voir mes cuisses ou quoi que ce soit d'autre? Je pourrais me promener nue devant toi, ça ne devrait pas te choquer! Dans le cas contraire, c'est que…

- Je ne supporte pas l'indécence!

- À qui tu veux faire croire ça? Les hommes adorent les possibilités de mater en toute innocence, pourquoi serais-tu différent? Si cela te gêne, c'est que tu te sens coupable d'avoir des envies un peu trop particulières envers la femme que tu regardes

- Pas du tout, comment oses-tu?

- Alors avoues les choses et j'arrêterais mes insinuations!

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- Je ne te savais pas si lâche!

- Je ne suis pas un lâche!

- Alors je t'écoute!

- Je…je ne sais pas quoi dire…je n'ai pas le droit de…

- Tu n'as aucune restriction, toi. Tu n'es pas marié

- Et alors? Ça ne m'empêche pas d'avoir des…obligations

- Envers qui? Pas mon salaud de mari j'espère?

- Quelqu'un…que tu ne connais pas

- Tu as fait des promesses à une autre femme?

- Mon cœur, oui

- Oooh? Tu l'aimes encore? Malgré qu'elle soit m…

- Tais-toi! …tais-toi, je t'en prie

- Bien. Mais il faudra bien qu'un jour tu en parles

- Tu en sais déjà beaucoup!

- Tu as connaissance de bien plus de choses compromettantes sur moi que l'inverse

- Je n'ai aucun intérêt à les divulguer

- Moi de même envers toi

- Je…je ne suis pas encore prêt

- Tu es encore jeune Severus, tu peux encore refaire ta vie

- Je n'en ai pas envie

- Oui je vois ça. Rassures-toi, je te soutiendrais toujours, quoi que soient tes décisions, même si je les trouve stupides


Cela vous plait-il un peu? please, des petits messages, même pour vous plaindre?