Je me rends compte que j'ai totalement éclipsé Havoc, dans le train... T.T J'ai corrigé, si vous avez le courage de relire...

Chapitre 3


Le réveil lança son cri strident à 7h30 tapantes, réveillant par-là même son propriétaire, qui avait oublié de l'éteindre la veille. Il s'écoula quelques secondes avant qu'il ne s'apprête à crier une deuxième fois, mais une claque le fit taire pour la journée.

Roy Mustang s'assit dans son lit, déjà énervé de bon matin, à cause de son oubli. Dire qu'il aurait pu dormir plus longtemps, pour une fois...

Dépité, il se recoucha, et essaya de se rendormir. S'il pouvait gagner une petite heure, ce serait déjà ça...

Mais il se redressa tout aussi soudainement que le cri du réveil, se rappelant qu'il avait un invité chez lui. Il se leva et enfila sa robe de chambre, avant de se diriger silencieusement jusqu'à la chambre de l'enfant. Celui-ci dormait encore profondément, le visage caché par la couverture... 'Bon... maintenant que je suis debout... j'ai le temps de prendre une douche.'


Dans la cuisine, Roy préparait le petit-déjeuner, espérant que l'enfant - non, Edward - se réveillerait bientôt. Il avait fait des crêpes... il y avait du sucre et de la confiture sur la table... Et après le repas, il l'emmènerait en ville acheter des vêtements (il espérait d'ailleurs que le Général Grumman accepte de payer tous les frais qu'il aurait à faire pour s'occuper de l'enfant...)

Des pas légers derrière lui le firent se retourner, et il vit Edward arriver, se frottant les yeux d'un air ensommeillé.

"Ohayô..." marmonna-t-il vaguement. Roy n'eut pas besoin de réfléchir pour comprendre ce que cela voulait dire :

"Bonjour, Edward... ! J'espère que tu as faim !"

Il le fit monter à table avant de poser devant lui une crêpe tout chaude ; le petit la fixa un moment, avant d'afficher un grand sourire, et il regarda autour de lui, sur la table, comme cherchant quelque chose. Roy lui présenta le sucre et le pot de confiture, mais il secoua la tête, n'en voulant pas.

"C'est tout ce que j'ai, ici... Il faudra t'en contenter pour ce matin !" 'Bon dieu... S'il commence à être capricieux...'

À ce ton, Edward sembla comprendre, car il finit par désigner le sucre, avec un air boudeur absolument adorable... 'Holà, je m'égare... !' Il lui prépara sa crêpe, et le laissa se débrouiller pour la manger.

Après le petit-déjeuner, il lui fit prendre une douche, et lui rendit ses vêtements propres. Une fois habillé, il le fit monter en voiture, et roula jusqu'au QG.


"Ho ! Mustang !"

Le Colonel stoppa dans le couloir, et leva les yeux au ciel, déjà résigné à subir il ne savait trop quoi de la part de son meilleur ami...

"Hey ! Comment va-t-il ?"

Il baissa les yeux sur le petit, qui fixait Hugues avec de grands yeux étonnés. Le lieutenant-colonel s'accroupit et lui fit un immense sourire :

"Coucou, toi !"

"Hugues, il ne parle pas notre langue..."

"J'ai toujours eu le don de me faire comprendre des enfants !"

"Et dans ces moments-là, même les adultes ne te comprennent pas..."

"Jaloux !" fit Hugues, avant de se tourner vers l'enfant. "Alors, petit, comment ça va ?"

"Il s'appelle Edward."

Silence.

"AAAH !! Il t'a parlé ?? Pourquoi tu me l'as pas dit tout de suite ??"

"J'adore te voir te ridiculiser..."

Sans un mot, Hugues entreprit de bouder, et Mustang continua d'avancer jusqu'au bureau. Quand il entra, la main du petit serrée dans la sienne, il vit immédiatement le Général Grumman, qui semblait l'attendre. Il le salua, mais son supérieur, sans se soucier de lui, eut un grand sourire et s'approcha de l'enfant.

"Bonjour, mon petit !"

'Complètement gaga...' Roy se retint de se mettre une claque pour avoir pensé cela de son général, et s'apprêta à répéter le nom de l'enfant, mais Hugues le prit de cours :

"Il s'appelle Edward, monsieur !"

"Oh ? Il vous a parlé ?"

"J'ai toujours eu un don avec les enfants... !"

"Bravo, lieutenant-colonel Hugues !"

Négligeant tous deux un Mustang totalement sidéré et très très vexé, ils entraînèrent Edward jusqu'au canapé du bureau, où il s'assit sagement. Les deux hommes se mirent alors à discuter de ce qu'il convenait de faire à son sujet, et Roy resta planté devant la porte, jusqu'à ce que le Commandant arrive, rayonnant, avec un grand sourire ; il manqua de renverser le Colonel en entrant rapidement, et annonça d'une voix forte :

"Notre interprète arrivera en milieu d'après-midi ! Je l'ai avertie hier soir, et elle a pris le premier train de ce matin !"

"Parfait !" s'exclamèrent Hugues et Grumman d'une même voix.

Et tandis qu'ils se mettaient tous à discuter gaiement au-dessus de l'enfant, Mustang soupira et alla s'asseoir à son bureau, où il commença à travailler. Le dossier était celui de l'attentat, dans lequel s'affichait la liste des passagers du train - donc des victimes - ainsi que le matériel qu'il transportait ; il y avait également un début de liste sur tout ce qui avait été retrouvé sur la voie, et qui aurait pu provoquer l'accident...

"Roy !"

Il se redressa brusquement ; Hugues était debout devant lui, souriant.

"Alors, comment ça s'est passé ?"

"De quoi tu parles ?"

"Hier soir, avec le petiot... pardon, avec Edward... !"

"Bien... que veux-tu qu'il se soit passé ?"

"Oh, je ne sais pas... tu avais... par exemple... de quoi habiller un enfant de huit ans ?"

Silence perplexe de Roy, qui se leva brusquement avec un "Ah !" sonore. Hugues éclata de rire :

"J'en étais sûr ! Allez, tous en courses !"

"Tous ? Pourquoi tous ?"

"Parce qu'on s'amuse plus quand on est nombreux !"

"Mais... ! On y va pas pour s'amuser... !"

Aucune réponse à sa remarque, puisque Hugues et Armstrong avait déjà entraîné Edward dans le couloir, parlant avec entrain de tout ce dont il allait avoir besoin...

Résigné, Mustang les suivit rapidement.


Dans les allées du grand magasin, Roy suivait un peu à l'écart les deux militaires métamorphosés en mère-poule... qui couraient en peu partout en désignant à chaque rayon tout ce qui pourrait servir au petit. Edward, immobile au milieu de l'allée, regardait les deux adultes avec étonnement, apparemment intrigué par leur comportement...

"Ceci conviendra à merveille !" 'hurla' Armstrong en brandissant un petit manteau rouge à capuche.

"Vous êtes sûr... ?" fit Roy sans conviction.

"La physio-morphologie est une pratique transmise de génération en génération dans la famille Armstrong !"

"Quel rapport avec le manteau... ?"

Mais il s'avéra que le Commandant avait bien eu bon oeil, car le rouge du manteau, ainsi que la taille, allait parfaitement au garçon, et était même assorti à son ensemble sable. D'ailleurs, les broderies de sa veste étaient du même rouge que le manteau, ce qui était assez amusant... Hugues interrompit l'essayage pour traîner les deux autres à l'espace 'Jouets', dans lequel il avait eu tôt fait de trouver le rayon des peluches...

"Vas-y, Edward, choisis !"

Roy resta à l'écart, regardant de loin le garçon admirer les jouets de toutes les couleurs. Il jeta un oeil autour d'eux. Il n'y avait pas grand monde dans le magasin, à part quelques couples qui cherchaient les affaires d'un futur enfant, ou de jeunes parents choisissant un quelconque cadeau d'anniversaire...

Soudain, il sentit qu'on tirait sur sa manche, et il baissa les yeux : Edward lui souriait, et leva devant lui le long serpent orange qu'il avait trouvé. Roy sourit à son tour, et s'accroupit ; le petit blond leva les bras pour passer la peluche autour du cou de l'homme, puis tira sur sa manche pour l'attirer jusque devant l'étalage.

De loin, Hugues et Armstrong, quoiqu'un peu déçus que le colonel leur soit préféré, eurent un grand sourire satisfait en voyant le Flame Alchemist en train de jouer avec des peluches, dans les éclats de rire de l'enfant...


En sortant du magasin, ils ne furent pas trop de trois pour porter toutes les nouvelles affaires du petit. Il y avait énormément de jouets, et Roy se demanda, vaguement inquiet, où il pourrait bien mettre tout cela... Edward trottinait à côté de lui, un chat blanc et noir dans les bras, dans son nouveau manteau rouge. Ils retournèrent tout de suite au QG, où les paquets furent déposés dans un coin de la pièce ; ils étaient revenus pile à l'heure pour le déjeuner, et allèrent ensemble jusqu'à la cantine de la caserne, Roy tenant fermement la main de l'enfant, qui, lui, tenait toujours son chat.

Assis à l'une des nombreuses tables, Edward semblait avoir beaucoup de succès... Hawkeye les avait rejoint, accompagnée de son amie Rebecca, et de Maria Ross ; bien que le lieutenant restât assez professionnelle, les deux autres femmes tombèrent sous le charme du petit, et passèrent tout le repas à lui proposer divers plats, qu'il goûta tous avec appétit. Hugues avait sorti d'on-ne-savait-où un appareil photo, et mitraillait littéralement la scène, répétant à qui pouvait entendre que sa femme allait l'adorer, et que Élysia se serait merveilleusement bien entendue avec lui parce qu'ils étaient trop mignons tous les deux...

Roy profita immédiatement du fait qu'Edward avait fini de déjeuner pour le ramener au calme dans son bureau, où personne n'était encore revenu.

L'enfant s'assit à nouveau sur le canapé, et regarda l'homme s'installer à son bureau, reprenant le dossier sur lequel il travaillait. Serrant son chat contre lui, il bailla longuement, fatigué de la longue matinée qu'il venait de passer, et s'allongea dans les coussins.

Au bout d'un petit moment, n'entendant pas de bruit, Roy releva la tête de ses papiers, et aperçut le petit endormi. Avec un sourire attendri, il se leva, ramassa le manteau rouge, et recouvrit l'enfant.

Avant de retourner s'asseoir, il ne résista pas à l'envie de lui caresser les cheveux, et posa délicatement une main sur la tête blonde... Ils étaient d'une douceur incroyable, et Edward afficha un petit sourire dans son sommeil.


Hop ! Encore 3 pages... ça va être officiel. Dans le prochain, on voit Catherine !