Etant donné que je pars en vacances samedi, je poste un chapitre maintenant pour être sûre (parce que je sais pas si j'aurais eu le temps sinon). Donc voilà, je répondrais aux reviewers en fin de chapitre, faites une bonne lecture ;)
Au niveau de l'affichage, j'ai essayé de mettre des petites étoiles pour représenter les ellipses ou les changements de personne parce que j'ai l'impression que le site ne capte pas le double retour à la ligne -.-' M'enfin, vous pouvez donner votre avis, que je sache si ça vous embrouille plus ou pas ;)
UPDATE: les pitites n'étoiles marchent pas, j'ai mis des "OoO" pour séparer un peu ^^
Et rappelez-vous que j'offrirais un bonus à celui ou celle qui trouvera l'astuce pour les titres de chapitre (si ça intéresse quelqu'un bien sûr)
Chapitre 3 : The hands of fear are clasped around my memories
Dans la nuit de samedi à dimanche, Ange se réveilla en sursaut. Elle l'avait revu ! Sans faire attention, encore habitée par le cauchemar, elle se releva brusquement pour se défendre et sentit la blessure de sa jambe la tirer affreusement. Rüle avait déserté son lit et Ange eut l'impression que sa jambe se déchirait en deux sans le poids de la chienne pour la retenir. Il y avait de l'orage. A mi-voix, Ange appela sa gardienne, espérant que celle-ci était dans la chambre. Mais elle n'entendit rien. Un éclair jeta une lumière blafarde dans la chambre et Ange poussa un cri. Elle l'avait vu, elle était sûre qu'elle l'avait vu !
Le cauchemar avait été plus terrible que d'habitude, elle voyait encore tout le sang qui coulait du ventre blessé de l'homme, sa grand-mère qui tenait le couteau, sa mère étendue sur le sol, un mince filet de liquide rouge serpentant à l'arrière de son crâne. Elle entendait encore les cris, les supplications, la colère. Sans réfléchir, la jeune femme rejeta ses couvertures et se précipita vers la chambre d'Harold. Il était moins de minuit et le jeune homme ne devait pas encore dormir. Se souvenant juste à temps qu'il était avec quelqu'un, Ange l'appela sans ouvrir le battant. Harold apparut et regarda sa cousine. Celle-ci avait le visage mouillé de larmes mais c'était comme si elle ne s'en rendait pas compte. Harold ne posa aucune question et la prit dans ses bras. Mais Ange sentait qu'elle le dérangeait. Et elle savait aussi qu'il ne la ferait pas entrer dans sa chambre, comme quand ils étaient petits. Elle se détacha très vite de son cousin et repartit dans sa chambre, affirmant que ça irait, qu'elle allait bien, très bien. Tout en secouant la tête de droite à gauche. Harold ne put la retenir parce qu'elle s'échappa. Cela faisait longtemps qu'il consolait Ange après ses cauchemars, elle en avait depuis toute petite, mais c'était la première fois que la jeune femme le fuyait de cette manière. Dès qu'il entra à nouveau dans sa chambre, plus rien ne compta à part les mains glacées, mais si agréables, de l'autre et les baisers qu'il répandait dans son cou.
Dans la chambre d'Ange en revanche, plus rien n'allait. Elle ne voulait pas déranger Harold bien sûr, c'était la première fois qu'elle le voyait en couple avec quelqu'un et elle ne voulait rien gâcher de cette relation qui semblait secrète. Mais dès qu'elle se rendormit, les cauchemars l'attaquèrent à nouveau…
Il y avait du sang, tellement de sang. La grand-mère avait le couteau à la main, la lame couverte de liquide rouge. Dans un sursaut pourtant, l'homme se retourna vers elle et hurla. Il hurlait toujours de toute façon. Ange avait peur tellement peur… et il était entré dans la cuisine. Lui, petit garçon adorable. Du haut de ses six ans, il les avait tous regardés sans peur, étonné de toute cette pagaille sans se rendre compte que sa mère ne se relèverait plus. Quelques temps plus tard, lui non plus ne se relevait plus. Des larmes coulaient des yeux d'Ange, impuissante, les mains rougis de sang. Elle ne pouvait même pas le serrer dans ses bras. Il avait disparu, tout simplement. Elle avait tellement mal, tellement mal…
OoO
Harold profitait des bras de l'autre qui caressait doucement ses cheveux. Il se cala un peu mieux contre le torse frais et se préparait déjà à dormir, en tentant de se rassurer sur le sort d'Ange, lorsque des coups retentirent contre la porte. Le jeune homme grommela et lui dit de faire semblant de dormir, que sa cousine pouvait bien attendre, appuyant sa requête de caresses. Mais les coups se firent plus insistants. Cela faisait la deuxième fois en une nuit. Ce n'était pas normal. Et Harold entendait sa cousine pleurer. Pleurer vraiment, les sanglots se répercutant dans le couloir qui semblait amplifier le son de sa détresse. Dans un murmure, il entendit une supplication qui figea le garçon dans son dos. Et qui le convainc de se lever :
- Harold… il est revenu. Je sais que… que tu n'es pas seul mais je… j'ai peur. Harold…
- Elle est au courant, siffla le garçon méchamment.
Harold ne prit pas garde aux protestations de son compagnon et sortit du lit. Sans se soucier de ce que disait l'autre garçon, il se dirigea vers la lourde porte en bois. Si Ange le réclamait avec autant de force c'était qu'elle avait besoin de lui. La fenêtre s'ouvrit et se referma sur l'autre alors qu'il assassinait Harold de ses mots :
- Je t'avais prévenu de ce qui arriverait, si tu ne suivais pas mes règles. Tu t'en mordras les doigts. Tu m'as profondément blessé et je ne sais pas si je pourrais te faire confiance à nouveau.
Harold ne le regarda même pas partir, sachant qu'il s'en voudrait. La porte s'ouvrit sur Ange, en pleurs, qui ne tenaient même plus sur ses jambes. Elle sanglotait, pour la première fois depuis longtemps, et de vrais pleurs la secouaient. Harold la prit dans ses bras, la serrant contre son cœur. Plus rien ne pouvait l'atteindre, promit-il, plus rien. Les deux jeunes se déplacèrent lentement vers la chambre de la jeune femme et Harold resta près d'elle jusqu'à ce qu'elle s'endorme. Ce ne fut que lorsque sa cousine ferma les yeux qu'il retourna dans sa propre chambre et attrapa son portable. L'autre avait déjà appelé et lui avait laissé un message. Harold l'écouta attentivement, son visage se décomposant alors que la voix aimée le rejetait :
- Tu savais très bien quelles étaient les règles du jeu. Maintenant, c'est fini. N'essaye pas de reprendre contact, tu pourrais le regretter. Nous n'avons jamais été ensemble et tu le sais très bien.
Harold retourna dans la chambre de sa cousine et se serra contre elle, la maintenant contre lui. Celle-ci ne lui demanda pas ce qui lui était arrivé, c'était évident. Et c'était de sa faute.
- Je suis désolée Harold…
- C'est rien, de toute manière, on n'était pas vraiment ensemble, prononça avec fermeté Harold, citant le message. Et puis, j'en pouvais plus de me cacher, même à l'école d'art, même dans la rue, jamais il ne me regardait, et il m'empêchait d'approcher du groupe, parce qu'Aster aurait pu tout découvrir…
Ange écouta tous les reproches sans dire un mot, se demandant comment Harold avait pu supporter cette mise à l'écart et depuis combien de temps cela durait. Le bras de son cousin, autour de sa taille, resserra sa prise et elle attrapa sa main.
- Je l'aimais, putain… Je l'aimais… Et j'ai tout gâché, merde !
La réponse d'Harold à sa question muette ne l'étonna qu'à peine et elle se souvint des conseils de la grand-mère : il ne fallait jamais aimer les hommes, c'était le plus douloureux. De longs sanglots secouèrent la cage thoracique du jeune homme et sa cousine se retourna, lentement afin de ne pas remuer ses blessures, pour le prendre dans ses bras. Alors que l'orage s'éloignait lentement de la maison, Rüle revint dans la chambre d'Ange, définitivement rassurée une fois que la respiration de la bête combla le silence. Elle caressa lentement les cheveux d'Harold, cherchant à calmer ses pleurs et pensa que, malgré tout, il avait eu la chance d'aimer. D'aimer assez fort pour en pleurer vraiment. Et elle le berça contre son cœur, murmurant des paroles apaisantes pour que surtout, surtout, cet amour puisse un jour renaître, même s'il faisait mal. Car le plus bel amour était de ceux qui étaient les plus douloureux.
OoO
Le lendemain, Ange se réveilla la première et descendit en laissant Harold dormir. Il s'était endormi dans ses larmes et dans ses bras et allait sûrement passer la journée au lit. Comme elle l'avait prédit, ça ne rata pas. Elle passa donc la journée avec la grand-mère à finir son dessin pour le cours d'art alors que son cousin n'était même pas sorti de la chambre de l'adolescente. Vers 16h pourtant, elle l'entendit se lever et prendre une douche. Stoïck allait bientôt rentrer donc il faisait en sorte que son père ne se doute de rien. Une tension flottait tout de même au-dessus de la famille durant le reste de l'après-midi et pendant le repas. Stoïck était épuisé et ne chercha pas à comprendre le pourquoi du comment de la mauvaise humeur de son fils. Celui-ci ne mangea presque rien et alla se coucher tôt, visiblement très atteint par sa rupture. Ange était aussi triste pour son cousin, et elle se sentait coupable, alors Stoïck se retrouva vite seul dans la cuisine à devoir s'occuper de la grand-mère. Comme il travaillait aussi demain, tout le monde se retrouva très vite chez soi. Enfin… Harold finit dans le lit d'Ange, visiblement incapable de dormir seul. Ou de dormir dans ce lit où il avait passé tant de nuits, dans l'étreinte froide de l'autre.
OoO
Le lundi et le mardi de la semaine suivante se passèrent dans le plus grand froid émotionnel pour Harold. Il ne semblait plus avoir envie de fréquenter personne, même pas sa cousine, et passait son temps seul. Merida restait assise à côté de lui mais il ne lui adressait pas la parole de tout le cours. D'ailleurs, il ne parlait plus à personne. Ange avait tenté de l'approcher mais c'était aussi impossible que de nourrir un dragon énervé à main nue. Elle s'était donc surinvestie dans son illustration pour le cours d'art, rajoutant des fils de couleur, sa touche personnelle, pour représenter les relations, et passant tout son temps avec Jack et Sandy. Elle parlait maintenant presque bien la langue des signes, ayant un don pour les langues et tentant de comprendre tout ce que disait le garçon muet. Elle parlait avec lui comme jamais personne n'avait pu le faire. Mais Jack sentait que quelque chose n'allait pas. Ange restait distante avec le jeune homme blond. Pourquoi ? Il n'en avait aucune idée. Puis, lors de la pause de midi, il avait vu Harold discuter avec Pitch Black, pour il ne savait quoi. Le jeune homme brun avait récupéré un morceau de papier qu'il avait ensuite donné à sa cousine. Peu discret, et surtout intrigué malgré lui, l'albinos aux grands yeux bleus regarda par-dessus l'épaule d'Ange, qui lisait avec attention le papier.
Harold s'était assis au loin, seul et l'air douloureux. Jack fronça les sourcils en regardant la feuille : il reconnaissait sa propre écriture, ronde et quelque peu enfantine. Comment et pourquoi Pitch avait-il cette feuille ? Avec un sourire sarcastique que Sandy et les autres ne lui connaissaient pas, il se remémora ce qu'il avait lui-même écrit sur cette feuille, il y avait de cela trois ans…
Règles du jeu :
1 - La cible doit être hétéro et assez entourée, au moins par sa famille
2 - Le chasseur dispose d'un mois pour séduire sa cible, de n'importe quel moyen
3 - Les premières exigences du chasseur doivent être respectées à la lettre par la cible sous peine de fin du jeu
4 - Le jeu ne doit contenir aucun moment gênant pour la cible
5 - La relation doit rester secrète sous peine d'arrêt du jeu
6 - Aucun ami du chasseur ou de la cible ne doivent se rendre compte de la relation
7 - Le chasseur devra rester avec la cible, sans n'en fréquenter aucune autre le plus longtemps possible
8 - Le chasseur gagnant est celui qui gardera la cible le plus longtemps dans ses filets et qui aura eu le moins de cible avec le plus de temps hors-chasse
Jack fronça les sourcils, les souvenirs en attirant d'autres, et son regard se vrilla sur Pitch qui lui fit un petit signe de la main. En regardant un peu mieux la feuille, il remarqua un alinéa, ajouté sûrement par le brun :
9 - A l'arrêt du jeu, ou si l'une des règles n'est pas respectée, si la cible tente de reprendre contact avec le chasseur, elle subira sa colère. Pour se racheter, la cible devra obéir et, peut-être, le chasseur lui pardonnera.
Le gothique de la classe lui fit un clin d'œil et l'albinos le fusilla du regard. Il avait compris. Et Ange aussi. Le jeu venait d'être révélé au grand jour et il savait qu'Ange ne lui pardonnerait pas de sitôt.
Pourquoi Pitch avait-il gardé cette feuille ? C'était une preuve contre lui aussi ! Mais Jack serait le premier incriminé et il le savait parfaitement.
OoO
Le mardi soir, Harold regagna son lit. Il se sentait quelque peu coupable de squatter le lit d'Ange comme un enfant. Et puis, il était allé voir l'autre qui lui avait mis les points sur les "i". Jamais il n'aurait pensé que ça se passerait comme ça, quand tout avait commencé…
C'était l'année dernière, vers le mois de janvier. Il faisait froid. L'autre s'était rapproché de lui lentement, subtilement. C'était un garçon un peu original, apprécié des autres sans pour autant être populaire. Il le voyait comme un ami. Au bout d'un mois pourtant, tout s'accélérait. A commencer par les battements de son cœur. L'autre était plus proche, plus tactile. Mais toujours discret, en secret. Puis il l'avait embrassé et avait énoncé les règles. C'était à ce moment-là qu'Harold sut qu'il était perdu : il était tombé amoureux de Pitch Black.
Maintenant, il avait retrouvé les règles, écrites par quelqu'un d'autre, sauf la dernière. Et il avait vu le visage de Pitch lorsqu'il lui disait qu'il l'aimait toujours. Et il avait compris. Harold avait fait la faute d'enfreindre la règle. Il n'avait pas accepté la rupture et il était prêt à en payer les conséquences. De toute manière, plus rien ne comptait à présent. Et quoi que lui demande Pitch, pour se racheter il le ferait.
OoO
Jack se réveilla en pleine nuit. La liste des règles qu'Ange avait tenues entre ses mains ne lui étaient pas inconnue, bien sûr. Il les avait de suite reconnues. C'était lui qui les avait rédigées. Pour rire. En fait, c'était une véritable compétition entre lui et Pitch avant. Dans une autre école, au lycée. Jack s'était vite lié d'amitié avec l'étrange gothique qui avait un an de moins que lui et ils jouaient chacun de leur côté, profitant d'être dans des niveaux différents pour pouvoir disposer de cibles différentes. Puis il y avait eu l'accident, il avait loupé la fin des cours et avait arrêté le jeu. Tout était de sa faute de toute manière, tout…
Il se revoyait encore, au bord du lac. Il se revoyait en train de faire l'imbécile, marchant sur la glace pour le faire rire. Jamie… Il était la plus belle des cibles. Un hétéro pur et dur qu'il avait fini par faire craquer. D'après Pitch bien sûr, ça ne comptait pas : il avait mis plus d'un mois à le séduire. Mais à cet instant, pour Jack, le jeu ne comptait plus. Il ne voulait que l'aimer et être aimé en retour. Et il l'aimait, tellement… C'était lui qui avait insisté pour aller sur le lac derrière chez lui. C'était Jamie qui avait voulu emmener Emma, la petite sœur de Jack qu'il trouvait si adorable. C'était Jack qui avait voulu faire du patin à glace. C'était Jamie qui avait sauvé Emma en la tirant loin de la glace fissurée. C'était Jack qui, pieds nus et sa sœur dans les bras, avait pu voir celui qu'il aimait transpercer la couche trop fragile. C'était Jamie qui s'était enfoncée dans l'eau glacée. Jack n'avait pas réfléchi, il avait envoyé Emma chercher des secours et s'était penché au-dessus de l'abysse sans fond. Alors qu'il peinait pour saisir la main du garçon, pour le maintenir hors de l'eau, Jack l'avait rassuré, aimé… Et tandis que Jack tentait de les sauver tous les deux, alors qu'il était dans l'eau et que la glace menaçait de céder sous leur poids, alors que les adolescents ne trouvaient aucune prise pour s'extirper de la mort froide, Jamie avait murmuré quelques mots, des mots qui revenaient tellement souvent dans son esprit. Des mots qui l'obsédaient et le tourmentaient.
- J'ai peur Jack.
C'était lui, Jack, qui avait réussi, malgré le froid qui mordait ses mains, à le sortir de l'eau glacial, plongeant jusqu'aux coudes et se déchirant le torse contre les bords coupants. Le sang s'écoulait de la blessure alors qu'ils ne pouvaient plus bouger, frigorifiés. Les lèvres de Jamie étaient bleues et il respirait très lentement, comme s'il s'endormait. Jack avait tenté de le maintenir éveillé, de continuer à lui parler, mais il n'arrivait même plus à remuer ses lèvres et il luttait contre le sommeil du froid, son front contre celui de Jamie. Les adultes les avaient trouvés dans cette position, le garçon brun dans les bras de l'albinos, frigorifiés. Mais Jamie ne respirait plus et Jack pleurait, berçant contre son cœur l'adolescent. Il se souvenait de ce qu'il lui avait dit, dans un autre temps, il y avait une éternité. Alors que Jamie tremblait de vie et de peur, qu'ils s'embrassaient secrètement et qu'ils étaient encore saufs. Car Jamie avait peur. Il avait peur qu'on les découvre et n'en dormait plus.
- Ce ne sont que des cauchemars Jamie, de simples mauvais rêves…
De simples mauvais rêves… Des cauchemars créés de toute pièce par la hantise de Jamie que son père découvre un jour son homosexualité, alimentée par la peur de Jack qui partageait la même crainte. Une sensation d'étouffement.
"C'est comme mourir de froid Jack. Tu disparais, ton corps est toujours là et tu t'endors. Tu penses que tu vas te réveiller mais il ne se passe rien. Et jamais plus tu n'ouvres les yeux. Tu es quelqu'un d'autre, tu es celui que les autres voudraient que tu sois mais en vrai, tu t'es endormi. Et jamais tu ne te réveilleras."
Maintenant, personne ne les découvrirait. Et aucun d'eux ne se réveillerait.
Pour tout le monde, Jack avait enterré son meilleur ami. Jamais il n'avait dit à ses parents que le garçon qui était mort ce jour-là n'était pas qu'un simple ami. Mais il avait arrêté les cours et abandonné son jeu stupide. Il avait changé de lycée et s'était lié dès l'été avec de nouvelles personnes, bien décidé à redoubler sa terminale pour tenter de tout recommencer. Mais Pitch ne supportait pas qu'on l'abandonne. Il avait suivi Jack de loin pendant un an, s'était orienté dans la même filière et l'avait retrouvé à l'école d'art l'année dernière. Et l'observait en attendant de se venger. Il était le maître du jeu à présent, c'était à lui de choisir les règles. Et sa nouvelle cible ne se doutait de rien…
Dans l'esprit de Jack, Pitch n'existait plus. Il l'ignorait purement et simplement. Personne dans son nouveau lycée ne le connaissait, les gothiques n'existaient pas dans cet établissement. Et quand il l'avait revu en début d'année dernière, il avait tout simplement fait comme s'il ne le connaissait pas. Seul Aster était au courant de toute l'histoire, le jeu, Jamie, Pitch… Le garçon d'origine australienne aux cheveux blonds cendrés était le seul ami que Jack conservait du lycée. Les autres, il les avait rencontrés à l'école d'art et ils pensaient le connaître mais ils ne savaient rien.
Jack soupira. Il avait parfaitement remarqué le manège de Pitch, même s'il ne voulait pas se l'avouer. Il savait que le brun n'avait qu'une envie : se venger et le lancer à nouveau dans le jeu pour une dernière manche… Rejetant ses cheveux en arrière, Jack se rallongea dans son lit. Il ne devait pas y penser. Il tenta de se rendormir : demain il avait cours d'art et il avait passé son week-end avec son mentor pour sculpter un corps recroquevillé dans la glace, qu'il avait ensuite pris en photo sous toutes les coutures pour le montrer en cours. Pourtant, dans ses rêves, une voix demeurait, l'appelait… J'ai peur Jack. J'ai peur…
Et il sentit que les mains de la peur se refermaient sur ses souvenirs, les gâchant. Et réveillant en lui des craintes oubliées.
Réponse à CommuTBF :
Je suis très contente que ça te plaise autant, apparaître sur ton blog m'a beaucoup touchée :')
Je vois aussi que je n'étais pas la seule à être émue par la bande annonce de Dragons 2 (enfin moi ça m'a carrément tiré des larmes ^^'). Je suivrais sûrement ton blog à l'occasion, il est très sympathique )
Réponse à JooSu :
Woaw ! Ton message est un bonheur, tu n'imagines même pas ! Que tu trouves les personnages si vivants me flatte et je suis tellement contente que le personnage d'Ange te plaise autant ! Il faut dire que je ne peux pas écrire sans personnage supplémentaire et voir qu'elle est autant acceptée me fait plaisir )
Je serais très heureuse d'avoir ton avis sur les chapitres suivants, n'hésite pas à laisser des reviews, ça fait plaisir :)
Tu me dis qu'il n'y a presque pas de fautes… Si tu en as relevé quelques unes, je m'en excuse, je te promets d'être encore plus vigilante ! (bien qu'au bout de la cinquième relecture, la faute qui m'échappait à la première se planque toujours)
Je n'ai pas bien reçu ton adresse email, la fin a été effacée :/
Mais si tu veux me contacter par mail, voici le mien : neila(point)lilsansfin(arobase)laposte(point)net (ouais, faut ruser sur ce site^^)
TheDeadlyNadder : Je t'ai déjà répondu par MP mais je te redis que ça me fait très plaisir que tu me suives et commentes :)
Normalement tu devrais avoir quelques éléments de réponse dans ce chapitre (et de nouvelles interrogations aussi :P)
Oh et, merci à Chaussange de me suivre même si tu ne laisses pas de commentaires, ça me fait très plaisir :) et ton profil m'a fait mourir de rire x)
Biiz tout le monde et à dans deux semaines pour un prochain chapitre )
