Synopsis : la première année de Rose Weasley à l'école des sorciers ne se déroule pas comme elle l'avait espéré.
Disclaimer : Harry Potter et ses personnages ne m'appartiennent pas. Je ne tire absolument aucun profit de cette fanfiction.
Le lierre vampire – chapitre 4
Je m'enferme dans les toilettes du rez-de-chaussée pour ouvrir mon enveloppe. Avec Luna, on peut vraiment s'attendre à tout ! Je déchire l'enveloppe et je trouve… un dessin d'enfant représentant toute une famille qui sourit en agitant la main !
Il y a une petite note qui accompagne ce dessin. Rose, Lysander était tellement déçu de ne pas te voir à la petite fête qu'il a décidé de t'envoyer un dessin. Garde le bien : les dessins d'enfants éloignent les marjmouks. Gros bisous. Luna.
Je sors de la cabine de toilettes en dansant presque de joie. C'est tellement adorable ! Je suis sur le point de tourner sur place et je m'arrête d'un coup. Myrtle est devant moi, prête à me fusiller du regard.
- C'est quoi, ça ? s'enquit-elle en désignant lettre et enveloppe.
J'avale ma salive. Mimi déteste quand j'ai des privilèges qu'elle n'a plus depuis longtemps. Mais en même temps, ce serait bête de lui mentir.
- Une lettre d'une bonne copine de ma mère, réponds-je en lui montrant l'enveloppe. Son fils de sept ans m'a fait un dessin.
- ET TU CROIS QUE JE VAIS AVALER CA ? hurle-t-elle, furieuse.
Avant que j'aie le temps de répondre quoi que ce soit, elle plonge dans les toilettes d'à-côté. Effarée, je remonte dans la salle commune. Si Mimi a décidé de jouer à la folle, tant pis pour elle.
Le lendemain, je remarque que les filles me regardent d'un drôle d'air, comme si il y avait quelque chose d'anormal chez moi. Juste avant le déjeuner, ma cousine Roxanne s'approche de moi et m'entraîne dans un coin :
- Ecoute, Rose, il faut que tu saches, dit-elle. Il y a une rumeur qui court. On dit que Louis et toi sortez ensemble.
- Louis et moi ? réponds-je en éclatant de rire. Attends, ça va pas, non ? C'est comme si je sortais avec Hugo ou avec… toi !
- Je sais. Mais ça risque de faire mal, crois-moi. Si on te demande, réponds simplement que vous n'êtes pas ensemble et surtout ne te laisse pas démonter. Salut, j'ai un truc à faire.
Et voilà Roxanne qui s'en va sans ajouter un mot. J'ai toujours admiré son assurance et sa détermination mais juste maintenant, j'aimerais bien un peu moins de froideur et un peu plus d'explications. C'est vrai, qui a bien pu répandre cette foutue rumeur ?
J'ai ma réponse quand je descends dans les toilettes après la fin des cours. Mimi pleure toutes les larmes de son corps. Quand j'essaie de la calmer, elle me répond de façon si confuse et si agressive que je ne comprends pas un mot de ce qu'elle dit. Elle me pose deux fois la même question et je finis par comprendre :
-Pourquoi tu ne m'as jamais dit que t'avais un petit copain ?
Je reste bouche bée :
- Mimi, ça va pas la tête, non ? J'ai onze ans, je ne pense même pas aux petits copains !
- Ah ouais ? Et ce blondinet canon avec qui tu rigolais ? Il t'a même donné un cadeau ! C'était quoi ?
Je comprends ce qui se passe et j'éclate d'un fou rire incontrôlable sous l'œil effaré de Mimi, qui me répète encore et encore d'arrêter de me moquer d'elle. Sa tristesse fait peine à voir mais en même temps, la situation est tellement ridicule que je ne peux pas m'empêcher de rire.
- C'est mon cousin ! finis-je par hoqueter. Je le connais depuis le berceau, c'est comme mon frère !
- N'importe quoi ! Tu ne lui avais jamais parlé, avant !
- Parce qu'on n'avait pas le temps ! Le cadeau, c'était de la part d'un enfant de sept ans, c'était son cadeau de Noël…
- Et tu crois que je vais te croire ?
Tout d'un coup, j'en ai assez. Si je ne peux plus avoir une conversation avec mes cousins sans que Mimi pique une crise de jalousie, je ne vais plus pouvoir parler avec la moitié de Poudlard, j'exagère à peine. Si elle n'est pas capable de se contrôler, c'est tant pis pour elle. J'en ai marre de rester patiente avec une vraie folle.
- Demande à n'importe qui, on te dira qu'on a le même nom de famille, réponds-je, excédée. Louis est mon cousin, mon ami, et si ça te pose problème, c'est grave. Maintenant, laisse-moi tranquille, j'en ai marre de supporter tes pleurnicheries.
Je sors en claquant la porte. Une partie de moi me dit que j'ai eu tort de parler aussi durement à la nana la plus malheureuse du collège, que maintenant, elle n'aura plus personne pour la consoler, mais une autre partie se sent soulagée de ne plus avoir à la supporter. Si elle s'excuse gentiment, je redeviendrai son amie. Si elle ne le fait pas, tant pis pour elle.
A suivre…
