Titre : La vengeance de Sebastian Michaelis

Disclaimer : Kuroshitsuji est la propriété de Toboso Yana et Square Enix

Pairing : Sebastian x Ciel et un peu de Sebastian x Grell

Rating : M

Touuuuuutes mes excuses pour ce monstrueux retard ! Mon pc m'a malheureusement claqué entre les pattes...j'ai plus ou moins fais le deuil...j'aimais beaucoup mon Christian (oui je donne des noms à mes appareils électroniques...). J'ai donc dans un premier temps subi l'extrême détresse de vivre sans ordinateur. Puis j'en ai racheté un (que j'ai baptisé Rodney, en hommage à Stargate Atlantis...vous vous en foutez d'accord...), super je dois dire, les sims tournent vachement mieux qu'avec Christian, enfin bref. Quand je me suis rendue compte que j'avais perdu toutes mes fics...ça a été un coup dur et j'ai vraiment plus eu la motivation de continuer. J'avais déjà écris le chapitre 4 et le réécrire me semblait impossible. Finalement je l'ai fait et il me semble peut être même mieux que le premier jet. Ma foi...

Donc encore désolé ! Voilà enfin le chapitre 4 qui, j'espère, va vous plaire, il ne s'y passe pas grand chose mais le lemon est tout proche. Sans trop vous en dire, je peux déjà affirmer que le prochain chapitre sera très euh...chaud disons ^^

Avant de lancer le chapitre, réponse à la review anonyme :

Himeru-chan : je te prête une serviette éponge spécial bave sur le clavier si tu veux, j'en ai plein...Alors pour ta question...hmmmm bah moi je sais mais si je le dis c'est plus une surprise...disons que je pense que ce chapitre répondra à ta question =D

Comme à chaque fois, j'ai un doute, je sais plus à qui j'ai répondu pour les personnes inscrites sur donc si je n'ai pas répondu à votre review, manifestez vous !

Bon maintenant je me tais et bonne lecture !

Il n'aurait pas dû le suivre. Mais pourquoi il avait accepté bon sang ? Il n'avait aucune raison de s'intéresser aux affaires du Vicomte, après tout il n'y avait jamais eu mort d'homme...n'est-ce pas ? Pas d'après ses sources en tout cas, le Vicomte était un marginal mais sûrement pas un assassin. Mais alors pourquoi avait-il suivi cet énergumène ?

Le blond l'avait entraîné dans une pièce qui semblait être une bibliothèque et, à force de toucher à tout, il avait ouvert un passage secret derrière une statue grecque. Alois s'y était jeté sans prendre les moindres précautions, l'entrée aurait pu être piégée. Ciel, lui, s'était méfié. Il avait examiné la statue et le système d'ouverture. Rien ne semblait dangereux, c'était juste...un passage secret.

Le comte Trancy avait fait demi tour après avoir constaté que l'autre ne l'avait pas suivi et l'avait pris par la main, s'assurant qu'il ne s'enfuirait pas. La porte du passage se referma derrière eux, les privant de lumière.

-voyez dans quelle situation vous nous avez mis !

Alois éclata d'un rire cristallin et serra un peu plus sa prise sur le poignet de Ciel.

-c'est plutôt excitant !

-je ne trouve pas. Nous sommes coincés ici sans lumière, sans savoir quelle direction prendre.

-on va longer le mur, on arrivera forcément quelque part . Allez viens !

Une main contre le mur, l'autre emprisonnée par celle du comte Trancy, Ciel réfléchissait à toute allure. S'il se retrouvait en danger, il ferait appel à Sebastian bien qu'il n'avait pas vraiment envie d'exposer les talents de son majordome aux yeux du blond. Il allait devoir essayer de se débrouiller un maximum avant d'utiliser sa carte secrète.

-à quoi tu penses, Ciel ?

-à rien qui ne...comment connais-tu mon nom ?

-difficile de ne pas te reconnaître. Un gamin taciturne avec un œil caché, ça ne court pas les banquets.

-concentrez vous sur le chemin.

-et si tu arrêtais de me vouvoyer ? C'est vexant.

-et votre façon de me tutoyer est vulgaire.

Alois ne répondit pas. Ils continuèrent de marcher en silence. Le jeune garçon était tout à fait satisfait d'avoir fait taire ce sale blondinet. Mais ce fut de courte durée quand il se souvint de leur situation. Le comte Phantomhive commençait à être oppressé. Il n'aimait pas vraiment être ainsi dans le noir le plus complet sans savoir à quoi ressemblait la pièce autour de lui. Dans sa chambre, il pouvait encore visualiser ses meubles, ses bibelots, les fenêtres, les rideaux. Ici, ça n'était pas possible et la panique commença à le gagner.

-avançons plus vite, ordonna-t-il

-je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.

-alors faisons demi-tour.

Alois s'arrêta et se tourna vers Ciel, enfin vers ce qu'il pensait être Ciel, se repérant au son de sa voix.

-tu n'as pas peur du noir quand même ?

-mais... ! Que... ! Pas du tout ! Cette situation est simplement ridicule.

-tu trembles.

Cette affirmation fit frissonner le jeune garçon, parce que c'était vrai mais également à cause de la soudaine proximité de la voix d'Alois. Dans le noir, il ne pouvait absolument pas situer son interlocuteur à vue, mais de toute évidence, le blond était penché vers lui. Son hypothèse se confirma quand la joue du comte Trancy se colla à la sienne. Immédiatement, Ciel tenta de repousser l'individu, une telle proximité avec un autre être humain n'était pas tolérable. Mais le jeune garçon fut comme foudroyé quand il sentit une langue caresser son oreille (si cette scène vous rappelle quelque chose, c'est normal). Le brun repoussa violemment Alois et recula si brusquement que sa tête heurta le mur derrière lui.

-qu'est-ce qui te prend ?

Seul des bruits de pas rapides lui répondirent. Des bruits de pas qui s'éloignaient de plus en plus d'ailleurs. Ciel ne pouvait pas le croire, il l'avait laissé tout seul dans le noir. Il était parti ! Le jeune garçon frissonna à l'idée d'être seul dans l'obscurité et se mit à son tour à courir, les mains tendues devant lui telle une momie, de peur de se cogner. Il ne savait pas s'il allait dans la bonne direction mais peu lui importait, l'important était de sortir d'ici le plus vite possible. Le couloir semblait interminable. Le bruit de ses propres pas résonnait, il n'entendait plus ceux d'Alois. Il fut tenter un instant de faire appel au démon mais il percuta quelque chose de mou.

-fais attention !

-Alois ! Qu'est-ce qui t'as pris de partir comme ça ? Alors que tu.. !

Ciel ne finit pas sa phrase, « alors que tu me léchais l'oreille » non ça il n'avait pas envie de le dire.

-j'ai cru entendre un bruit et je crois que j'ai raison, il y a une porte ici. Je t'attendais avant de l'ouvrir.

-et bien je suis là maintenant, ouvre cette porte, ordonna le plus jeune, impatient de sortir d'ici.

-je constate que notre précédent contact physique a enfin permis que tu passes au tutoiement.

Le brun resta sans voix devant cette affirmation plus que véridique. Il n'eut même pas l'occasion de répliquer car Alois ouvrit la porte. De toute façon, il n'avait absolument rien à répondre. Aussi il décida qu'il n'y avait rien à dire, que s'il voulait qu'il le tutoie, il le ferait, qu'importe les convenances, le blond ne semblait absolument pas préoccupé par ce genre de choses.

Une faible lumière éclaira le couloir alors qu'Alois passait la tête dans l'entrebâillement de la porte.

-alors ? Demanda Ciel

-viens !

Le blond s'engouffra par l'ouverture sans dire un mot de plus. Le comte Phantomhive soupira, agacé, et le suivit. Ils pénétrèrent dans une pièce plutôt sombre, sans ouvertures vers l'extérieur. La seule source de lumière provenait des rainures du plafond, vraisemblablement fait de planches, comme s'il y avait une autre pièce éclairée au dessus d'eux. Ils n'entendaient rien à part une sorte de brouhaha, comme si plein de personnes chuchotaient, mais rien de compréhensible.

Soudain, des bruits de pas sourds les firent sursauter. Quelqu'un marchait sur le plancher au dessus d'eux. Alois fit signe au petit brun de le suivre et ils s'assirent dans un coin de la pièce.

-maintenant mes chers amis, déclara une voix bien connue de Ciel, laissez moi vous présentez notre dernière trouvaille. Un véritable trésor venu tout droit des indes.

Il y eut un son de froissement de tissu suivi d'exclamations impressionnées provenant de l'assistance. A ce stade là, plus de doute possible. Ils étaient sous les planches d'une scène.

-laissez vous séduire par l'exotisme de cette créature, son teint doré, ses cheveux brillants et ce regard sauvage. Messieurs, mesdames, mes amis, pour cette merveille de la nature, nous commenceront à 1000 livres sterling.

Ciel était à moitié surpris. Il se doutait que le vicomte Druitt avait un pied dans des affaires louches, mais pas au point de faire du commerce d'êtres humains et visiblement d'esclaves.

Les enchères montaient à une vitesse folle, les nobles se disputaient un être humain comme s'il s'agissait du dernier manteau à la mode.

C'était inhumain...mais ça n'était pas du ressort de Ciel. La reine ne lui avait rien demandé et il n'était pas le défenseur de la veuve et de l'orphelin. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était en toucher deux mots discrètement placés au vicomte lui même et le menacer gentiment.

-bien, ta curiosité est satisfaite. Maintenant allons nous en...Alois ?

Le jeune garçon se rendit compte que le blond avait disparu. Depuis combien de temps il n'en savait rien. Son regard parcouru rapidement l'endroit et il constata qu'une porte dérobée était ouverte dans le fond de la pièce. Il s'y précipita, inquiet des intentions du comte Trancy. Il avait un mauvais pressentiment, mais vraiment vraiment mauvais.

La petite porte donnait sur l'arrière de la scène où étaient présentées les « créatures ». Ciel aperçu des cages, des chaînes, des entraves, tout un attirail qui donnait la chair de poule.

-Alois ? Chuchota le brun, n'apercevant toujours pas le blond

Blond qui apparu, caché derrière une des cages. Le comte Phantomhive cru qu'il allait hurler quand il constata que le plus âgé était torse nu et n'avait gardé comme vêtements que son short et ses bas.

-mais tu es fou ? Qu'est-ce que tu crois faire ?

Alois sourit largement, ravi de constater la légère coloration des joues de Ciel.

-je me déguise.

-en enlevant des vêtements ?

-exactement. Je vais me faire passer pour une marchandise.

Le brun se pinça l'arrête du nez, les sourcils froncés dans un effort intense de réflexion.

-explique moi ton plan parce que là je n'y comprends rien.

-je veux savoir combien je vaux

Ciel se demanda un instant s'il avait bien entendu. Il resta d'abord inexpressif, comme si la réponse du blond avait glissé sur lui comme l'eau sur les ailes d'un canard. Puis, la phrase résonna dans son esprit tel un écho dans une vallée . Son nerf auditif achemina le message par voix axonale jusqu'au cerveau où les neurones s'échangèrent l'information à l'aide des connexions synaptiques afin de l'analyser. Et malgré tout ce charabia barbare, malgré tous les efforts que Ciel avait mis en œuvre pour comprendre, malgré la composition physiologique de son système nerveux apte à comprendre un grand nombre de phrases elles mêmes composées de champs lexicaux variés...l'information resta impossible à traduire par le cerveau du jeune comte si bien que la seule chose qu'il réussit à formuler fut un « hein ? » hébété.

Alois n'attendait de toute façon pas de réponse de la part de son nouveau compagnon aussi, il sourit largement, et fonça vers la scène, laissant le petit brun à ses intenses réflexions.

-et bien, mes chers amis, je crois que nous avons une surprise de dernière minute !

Des exclamations impressionnées sortirent Ciel de sa torpeur et il réalisa que le blond était monté sur scène pour se faire...acheter. Ce type était cinglé. Il avait eu confiance en lui, pensant qu'il voulait découvrir et stopper les magouilles du vicomte Druitt. En réalité il voulait savoir combien il valait ? En livres ? Il n'y avait jamais eu de plan, à part celui de faire de Ciel le dindon de la farce.

La situation relevait à présent d'un autre niveau d'action. Il n'aimait pas ce satané blond, mais il n'allait pas laisser un noble britannique se faire humilier de la sorte. Le garçon retira son cache oeil et souffla, agacé :

-Sebastian, j'ai besoin de toi.

Un courant d'air glacé traversa la pièce et le majordome apparu, comme s'il sortait de l'ombre projetée sur le mur. Il s'approcha de son maître et s'inclina.

Le jeune comte ressenti l'espace d'une seconde une immense et intense satisfaction à l'idée de dominer à nouveau le démon. La sensation fut assez puissante pour faire apparaître sur ses lèvres un sourire suffisant mais si fugace que le sourire se transforma en rictus.

-je suppose que tu sais déjà ce qu'il se passe ici.

Ciel était si agacé d'avouer que Sebastian savait tout qu'il fit le maximum d'effort pour son ton paraisse dégagé.

-il faut pénétrer discrètement l'assistance et récupérer le comte Trancy sans que personne ne se rende compte de qui il est.

-yes, my lord.

Le démon entraîna son maître vers les rideaux de la scène et ils se faufilèrent dans la salle, cachés derrières le lourd tissus rouge sang qui recouvrait les coulisses jusqu'aux murs de l'immense salle de spectacle. Sebastian s'assit au dernier rang alors que Ciel se cacha derrière le fauteuil que le majordome occupait.

Alois était sur la scène, les mains liées et les yeux bandés. Il était à genoux sur le plancher, présenté comme du bétail. Le Vicomte avait déjà lancé les enchères qui montaient à des sommes astronomiques.

-attends que ça se calme et surenchéris, ordonna Ciel à son majordome

Mais les enchères allaient bon train. Tous semblaient subjugués par Alois et ce dernier en rajoutait franchement. Assis, les jambes écartés, il aguichait ouvertement les convives pour faire augmenter sa valeur. Finalement, le prix sembla se stabiliser à 900 000 de livres

-1 000 000 livres ! Lança alors Sebastian en levant la main

-1 000 000 livres pour le gentleman du fond, qui dit mieux ? Allons personne ? 1 000 000 pour le gentleman une fois. 1 000 000 deux fois.

-2 000 000 livres

Il y eu une rumeur dans la salle, tous se tournèrent vers l'homme qui avait proposé une telle somme.

Il se tenait debout derrière Sebastian, son visage caché par le col d'un long manteau noir. Ciel ne l'avait pas entendu arriver. Les yeux dorés de l'homme tombèrent sur le jeune garçon censé être caché.

-laissez moi m'occuper du comte Trancy, murmura l'inconnu

Sebastian lança discrètement un regard à son maître qui lui intima d'un hochement de tête de laisser l'autre gagner les enchères.

-2 000 000 livres une fois...2 000 000 livres deux fois...3 000 000 livres trois fois, adjugé, vendu pour le gentleman. Félicitation, venez chercher votre lot cher monsieur.

L'inconnu s'approcha de la scène et récupéra le comte qu'il prit dans ses bras telle une princesse.

-c'est le moment de partir d'ici, Bocchan.

Le majordome se leva et entraîna Ciel jusqu'à un long couloir dont on sortait par un passage secret dissimulé derrière un tableau. La sortie débouchait sous le grand escalier de la salle de bal.

Ciel resta un instant avec le démon dans l'angle mort de l'escalier pour éclaircir la situation. Il lui expliqua tout mais omit volontairement les étranges pulsions du blond à son égard.

-Bocchan, je me permet de dire que vous avez été dupé.

Le garçon fronça les sourcils et monta le ton.

-je ne t'ai pas demandé de me le rappeler. Maintenant, partons d'ici.

Le comte et le majordome sortirent de leur cachette et traversèrent la salle de bal toujours pleine de monde pour rejoindre la sortie. Le jeune garçon ne pensait qu'à une chose, partir d'ici, rentrer chez lui et éventuellement réfléchir à un moyen de mettre un terme à ce commerce sordide d'êtres humains.

Ils avaient presque atteint les grandes portes du manoir quand...

-Ciel ! Attends !

Une fusée blonde se jeta sur le garçon au point de le faire tomber par terre.

-Alois !

-Ciel ! Claude m'a tout raconté ! Tu as essayé de me sauver ! Merci !

Le comte Phantomhive était à moitié sonné par la chute et l'autre moitié à cause de l'autre énergumène qui lui hurlait dans les feuilles. Et puis de quoi il parlait ? Claude ? Le sauver ?

-je ne sais pas comment te remercier ! Enfin j'ai bien une idée mais...

Alois lança un sourire étrange à Ciel qui frissonna de...peur...ouais allez de peur. Non parce que ça ne pouvait être que de peur, n'est-ce pas ? Un sourire pareil franchement ça fait peur. Pourquoi Ciel aurait-il ressenti une chaleur naissante dans un endroit très particulier de son anatomie ? Aucune raison ! Donc c'était son imagination et il avait bel et bien peur. Ce sourire n'avait absolument pas ramené à son souvenir la sensation de la langue mutine du blond sur son oreille. Jamais ! Ce sourire terrifiant n'était en rien prometteur de milles et une merveille.

Sebastian contemplait, un peu hébété, son bocchan allongé sur les coudes par terre avec cet étrange garçon à quatre pattes au dessus de lui. Et ce qui l'interpella particulièrement fut l'étrange attitude de son maître. Il pouvait facilement distinguer le combat intérieur dans ses yeux. La lutte infernale de la raison sur le pulsionnel.

Le blond, quant à lui, ne luttait contre rien du tout. Son attitude générale démontrait de son intérêt pour le plus jeune. Et même plus que de l'intérêt. Sebastian sentait qu'il le voulait. Dans tous les sens du terme.

Et ces deux entités se regardaient fixement, comme si rien n'existait autour d'eux. Ciel avait le souffle court et les joues rouges. Alois souriait de plus en plus en largement, s'autorisant un petit gloussement de temps à autre.

Trop occupé à scanner la situation, le majordome n'avait pas vu le quatrième intervenant. Quand il finit par se manifester, Sebastian eu une drôle d'impression. Un mauvais pressentiment. C'était l'inconnu de tout à l'heure.

-Danna-sama, il est temps de partir.

Un majordome. Un diable de majordome.

-Maiiis ! Claude ! Je veux rester avec Ciel ! Chouina Alois après s'être relevé. Et puis je dois le remercier de nous avoir aidé.

Ciel ne voyait pas vraiment en quoi il l'avait aidé mais ce n'était pas vraiment sa principale préoccupation. Là tout de suite son problème était...gros...un peu trop gros, et très gênant. Surtout quand on porte un petit short (tout à fait délicieux à regarder pour nous autres, spectateurs). Il se releva et croisa ses mains discrètement devant son entre jambe. Enfin, il lui semblait que c'était discret mais il avait l'air tellement nerveux que toute dissimulation était vaine.

-et si tu venais chez moi Ciel !

-non ! s'exclama le garçon, surpris. Euh...je veux dire, j'ai beaucoup de travail, je dois rentrer chez moi.

-alors invite moi chez toi. Je te promet, je serais discret.

La discrétion semblait pourtant être un concept extraterrestre pour le blond...mais...

-c'est d'accord.

Hein ? Quoi ? Mais pourquoi il avait dit ça ? Ce n'était pas lui qui avait parlé là, n'est-ce pas ? Quelqu'un avait dû prendre possession de son corps pendant les quelques secondes où il avait parlé, il n'y avait que cette explication. Non, il ne voulait pas de la présence du blond chez lui ! Alors pourquoi avait-il donné son accord ? Il y avait franchement quelque chose qui ne tournait pas rond chez lui. Il sentait qu'il allait regretter amèrement cette décision.

Alors qu'il montait dans la voiture qui allait les ramener au manoir, Ciel sentit le regard insistant de Sebastian se poser sur lui. Il fit semblant de n'avoir rien vu et saisit la main tendue du majordome qui l'aida à monter. Alois le rejoignit, fou de joie. Alors que le démon fermait la porte, définitivement contre la présence du blond, ce dernier le fixa d'un œil mauvais et lui tira la langue avant de tirer le rideau de la fenêtre.

To be continued.