Bon, le quatrième thème est donc vous !

J'ai eu beaucoup de mal à l'écrire parce que j'ai pas beaucoup de temps à moi et que je peux écrire que tard le soir.

J'espère que ça vous plaira en tout cas.

Un grand merci encore à Lolalola23111963 pour avoir pris le temps de corriger mon texte

Bonne lecture à tous avec le thème : Sur la plage


Plus jamais. Plus jamais il n'essaierai d'organiser une sortie.

Il avait eu cette idée la veille, en faisant le dîner. Entre deux concombres, il s'était dit naïvement que cela pourrait être agréable de faire une petite virée à la plage. C'était l'histoire d'une après midi en plus, rien de trop ambitieux.

Bien sûr, il n'avait pas pris en compte les phénomènes qu'il allait devoir se trimballer. Il aurait dû s'en douter pourtant, avec Monsieur Shigaraki qui avait peur de l'eau. Mais il avait été sans doute un peu trop optimiste de vouloir aller à la plage pour se détendre un peu. Les dernières vacances qu'il avait pris remontait tellement qu'il n'en avait pas souvenir. Ce n'était question que de quelques heures, mais des heures qu'il voulait à savourer sous le soleil. Il ne pensait pas être égoïste de souhaiter un peu de repos.

Alors dans la soirée, sans penser aux conséquences, il prépara les sacs des quatres personnes qui vivaient à sa charge et aussi quelques petites collations pour les petits creux à venir . Tout paraissait bien sur le papier, il les imaginait déjà s'amuser . Quelle audace… Pourtant, il se coucha avec le sentiment que le lendemain serait une bonne journée.

Le matin même, lorsqu'il fit l'annonce de la sortie, il eut droit à un panel de réaction. Monsieur Shigaraki trouva tous les défauts du monde au fait de se retrouver dehors si ce n'était pas pour poursuivre son objectif de destruction du symbole de la paix. Ou au pire stalker Midoriya Izuku sur les réseaux sociaux. Pour Himiko il n'était pas dans ses plans de faire une quelconque sortie, elle voulait plutôt finir KH2 à cent pour cent. Et évidemment Twice voulait l'encourager, ou jouer à sa place. Le dernier d'entre eux, Dabi, disait ne pas aimer la plage simplement, donc ne voulait pas y aller. En somme, personne n'était content. Mais Kurogiri se devait de motiver sa petite équipe. Il lui avait fallu deux heures, une trentaine de portail et une playstation deux à la poubelle pour réussir à les mettre dans la voiture et démarrer.

Il put littéralement compter cinq secondes avant que le silence qu'il aurait souhaité voir duré ne soit brisé en mille morceaux. Entre les changements de stations de radio intempestifs, les " quand est-ce qu'on arrive ?" et les demandes régulières de pauses-pipi, le voyage eut le mérite d'être animé. Mais il gardait bon espoir : peut-être qu'en arrivant, ils seraient contents, et qu'en rentrant il lui dirait " Ah Kurogiri que c'était bien ton idée, tu es le meilleur." C'était un espoir un peu surréaliste mais c'était peut-être son travail ingrat qui le poussait à croire ce genre de chose. Il avait longuement hésité sur le choix de la plage où s'arrêter. Il fallait trouver en trouver une peu fréquentée, propre, avec des spots d'ombres. Il fallait au moins trois commerçants non loin, un peu malhonnêtes pour ne pas avoir de problèmes mais quand même avoir de l'animation. C'était au final beaucoup de paramètres qu'il devait prendre en compte, et qui l'emmenèrent à sélectionner le lieu le plus optimal : une plage très peu fréquentée, à côté d'usines. L'air pur ne serait pas au rendez-vous, mais c'était une partie du prix à payer pour être recherché activement par les autorités. Trouver une place de parking ne fut pas compliqué non plus, et ce fut un soulagement de sentir le moteur s'éteindre et les passagers descendrent. Kurogiri profita de quelques secondes de répit avant de sortir les rejoindre. Il devait faire attention à eux, ils étaient sous sa responsabilité après tout.

" - Bon, nous allons mettre deux trois choses au point. Le soleil ne tape pas encore très fort mais il faut mettre de la crème solaire, c'est important. J'ai prévu à manger donc n'allez pas chercher de restaurant hors de prix, c'est inutile. Ne vous éloignez pas trop de là où on se posera, je ne veux pas avoir à vous courir après. C'est compris pour tout le monde ?"

Évidemment, il n'eut aucune réponse. Cela aurait été trop à espérer. Mais il fallait savoir s'en contenter. A peine posé le pied sur le sable, Himiko et Twice partirent en courant pour découvrir la mer. Ils semblaient tellement enthousiasmés que Kurogiri se demanda s'ils avaient déjà vu la mer. C'était un peu rare pour des habitants de l'archipel nippone mais pas non plus improbable. C'était des sourires de gagnés pour le babysitters - oui il fallait qu'il se rende à l'évidence, même si son patron ne l'appelait pas comme ça c'était la véritable nature de son travail -. Avec lui ne restait plus que son protégé et Crématorium, et aucun des deux ne semblaient aimer leur séjour pour le moment.

Ils firent quelques mètre dans le sable avant de trouver un emplacement correct. L'homme-portail usa de son alter pour faire venir le parasol et les serviettes de bains. Il disposa ses dernières sous l'ombre créée et invita Monsieur Shigaraki à prendre place alors que ce dernier continuait de marmonner à quel point il était stupide d'aller à la plage. Son protégé s'assit quand même, les genoux repliés vers lui pour spécifier qu'il était en train de bouder. Pour changer la donne, Kurogiri place à côté de lui une potpom pour l'amadouer. Le résultat fut quasi-immédiat, vu qu'on lui en réclama une autre quelques secondes après.

" - Tsh, je m'emmerde.

- Dabi, ton langage.

- Je vais voir si y'a pas un truc intéressant plus loin.

- Ne t'éloigne pas trop."

Il était conscient que le brun ne l'avait absolument pas écouté, mais il n'avait pas manqué à son devoir de le prévenir. Finalement, le calme se présenta. Il y avait bien quelques fois où Shigaraki se plaignait du soleil, qui était trop chaud, ou du fait qu'il y avait bien trop de sable sur cette plage et que ça envahissait sa serviette. Mais dans l'ensemble, c'était plutôt agréable. A tel point qu'il s'autorisa à fermer les yeux, juste un instant, allongé sur sa serviette.

*OoO*

Il se souvient d'un contact. D'un sourire, un peu trop triste ? Un vide. Des larmes quand il voit le t-shirt oublié sur la couverture. Et subitement-

*OoO*

"- VAS Y TWISE BOUFFE LE ! "

Le hurlement d'Himiko le tira de son sommeil, qui malheureusement n'avait duré que quelques minutes, voire secondes. Ils étaient en train de faire une connerie, il le sentait. Il devait agir mais… Son corps refusait de bouger. Comment est-ce que cela se faisait ? Mais plus important que cela, POURQUOI EST-CE QU'IL ÉTAIT ENTERRÉ DANS LE SOL ?! Vingt secondes. Il s'était endormi vingt malheureuses secondes et l'apocalypse était arrivé. Il était planté dans le sol, de là où il était il voyait la blonde encourager Twice à manger un requin d'un seul coup. Mais où est-ce qu'ils en avaient trouvé un en premier lieu ?! Ils n'avaient quand même pas pu nager jusqu'au récif ?

Il prit une inspiration et se dématérialisa pour sortir du trou sans que cela n'oppose plus de problèmes . Il s'approcha d'un pas décidé vers les deux illuminés qui risquaient de se faire tuer stupidement. Mais il n'eut pas le temps de dire quoique se soit qu'il remarqua que Monsieur Shigaraki n'était plus avec lui. Oh non. Non, non, non, non ! C'était pas possible ! Il devait le retrouver au plus vite, pas le temps pour le requin.

Il se tourna dans l'espoir de le voir vers la voiture, mais une épaisse fumée noire lui bloqua la vue. Certes, ils étaient à côté d'une usine, mais elles n'étaient pas ouverte ce jour-là normalement. Il en chercha la source jusqu'à voir Dabi arriver, une glace à la main. C'était lui..

"- Qu'est ce que tu as fais ?

- Rien.

- Dabi qu'est ce que tu as fais ?

- Je voulais une glace."

Il était évident que Dabi avait mis le feu au camion de glace pour ne pas avoir à payer. Il en était certain. Probablement que le vendeur n'avait pas survécu. La fumée allait alerter des civils et rapidement les autorités viendraient voir ce qui se passait.

Mais le plus dramatique dans tout ça était qu'il n'avait toujours pas retrouvé son protégé, son inquiétude de plus en plus aigue

Tout ce qu'il réussit à trouver ne fut que des traces de pas dans le sable.

END