RAR guest : merci beaucoup Etoile Solitaire pour ta review enthousiasme !
CHAPITRE IV.
L'HABITATION DU PITIPONK BLANC.
C'était le pitiponk blanc qui revenait en jetant de frénétiques regards dans tous les sens, comme s'il cherchait quelque chose. Hermione l'entendit geindre bruyamment : « La Duchesse ! La Duchesse ! Elle va prononcer le divorce de ma tête et de mon corps et aussi sec, deux moitiés de moi qui ne fera plus un… ! Où pourrais-je les avoir perdus ? »
— Il parle peut-être de ses gants et de son éventail ? suggéra Snape.
— Ils ne sont plus là, remarqua son élève qui s'était aussitôt mise à leur recherche. Tout comme la table, la porte et même la salle ! s'exclama-t-elle, s'affolant un peu plus à chacune de ces constatations.
— Calmez-vous, Granger.
— Eh bien, Marianne ! Qu'attendez-vous pour courir à la maison me chercher une paire de gants et un éventail ?! lança tout à coup le pitiponk à la jeune femme. Allez, allez !
Le maître es potions attrapa Hermione par le poignet et l'entraîna à sa suite alors qu'il prenait déjà la direction indiquée par la créature. Ils n'essayèrent pas de lui expliquer qu'elle se trompait de personne.
— Ce pitiponk m'a prise pour son elfe de maison !
— Une expérience qui ne peut qu'être bénéfique à votre imbécillité de S.A.L.E.
— Ce n'est pas une imbécillité : je me bats pour les libérer des contraintes qui leur sont imposées !
— Ce qui est imbécile, c'est que vous faites cela précisément en leur en imposant une : vous les forcez à être libre comme ils sont forcés à être esclaves. Il n'y a rien qui vous choque là-dedans ?
— C'est-à-dire que je n'y avais jamais vraiment pensé en ces termes… Mais de toute façon, il n'y a pas d'autre choix possible, j'agis pour leur bien.
— Faites attention à ce type d'approche, il peut vous mener beaucoup plus loin que vous ne voudriez aller.
Les sorciers arrivèrent bientôt devant une petite maison, sur la porte d'entrée de laquelle était fixée une plaque avec les mots, « Jean Pitiponk ». Ils entrèrent sans frapper et la jeune femme espéra ne pas tomber sur la véritable Marianne, craignant qu'ils ne soient alors mis dehors sans avoir trouvé les accessoires. Ils pénétrèrent dans une chambre dans laquelle elle les repéra posés sur une table. Comme Snape était déjà en train de traverser la pièce pour aller les récupérer, elle balaya celle-ci du regard. Et aperçut une petite bouteille sur une étagère, s'en saisit et nota qu'elle ne portait aucune inscription. Se souvenant d'une partie des contrôles que son professeur avait fait subir à la précédente, elle les reproduisit.
— Ça ne vous a pas suffit la dernière fois ?! gronda-t-il après s'être planté devant elle, l'air ulcéré.
— Mais je n'ai rien fait ! se défendit-elle en agitant la bouteille débouchonnée dans son emportement.
— Vous voulez dire, à part nous asperger de ce fichu liquide ?
— Peut-être qu'il va nous faire regrandir ? Oh, regardez ! Ça commence…
— Venez, Granger ! Il faut sortir tout de suite d'ici !
Malgré leur hâte à quitter la chambre, leurs têtes en touchèrent le plafond avant que leurs pieds n'en atteignent la porte. Comme ils ne cessaient de grandir, ils durent bientôt se mettre à genoux sur le plancher. Manquant de place, ils ne purent garder cette position très longtemps, Aussi se contorsionnèrent-ils pour en trouver une autre. A force de retournements, décalages et autres rotations, ils en vinrent à se retrouver, une fois le phénomène d'agrandissement suspendu, dans la situation suivante : Snape avait du passer un de ses bras par la fenêtre et Hermione, enfoncer un pied dans la cheminée. Néanmoins, ces arrangements, quoi qu'inconfortables, n'étaient pas le plus gênant. Le plus gênant, c'était que la jeune femme était assise face à son professeur, au creux de ses jambes croisées et ses propres jambes lui entourant la taille. Enfin, « gênant », cela dépendait pour qui car la sorcière sembla s'accommoder parfaitement bien de cette promiscuité qui avait également conduit leurs visages à ne plus être qu'à quelques centimètres l'un de l'autre.
— Hum hum…
— Ne-dites-pas-un-mot-Granger-ou-je-ne-répondrai-plu s-de-mes-actes.
— C'est une menace ou une promesse ?
— Qui êtes vous et qu'avez-vous fait d'Hermione Granger ? lâcha-t-il en haussant un sourcil stupéfait.
— La petite fille que vous avez connue a été remplacée par une jeune femme, lui souffla-t-elle après avoir fait glisser sa joue tout contre la sienne pour rapprocher sa bouche de son oreille. Vous êtes bien le seul à ne pas l'avoir remarqué.
— Vous faites erreur, la fit-il reculer la tête pour le regarder droit dans les yeux.
— En affirmant que je ne suis plus celle que j'étais à mon arrivée à Poudlard ? supposa-t-elle vivement.
— Non, la contredit-elle sans rompre le contact visuel. C'est votre seconde affirmation qui est fausse.
— Et… l'incita-t-elle à développer, pleine d'espoir.
— Rien, brisa-t-il aussitôt ses belles espérances. Vous voyez en moi ce que je ne suis pas. Et je ne vous parle pas des attributs que vous me trouvez, Merlin seul sait comment, mais du fait même de me prendre pour un homme alors que je n'ai jamais été qu'un jouet. Celui de Potter premier et ses amis d'abord, de vous-savez-qui ensuite et enfin, du directeur. Vous méritez beaucoup mieux que ça.
« Tu pourrais peut-être essayer de le faire se livrer un peu plus en lui posant une ou deux questions. Ou alors tu pourrais lui dire qu'il se trompe sur toute la ligne en lui expliquant point par point pourquoi » pensa confusément la jeune femme, déstabilisée face à cet aveu, d'un tel degré d'intimité. « Laisse-tomber le blabla, embrasse-le ! » Elle plaqua subitement ses lèvres contre celles de son professeur. Et s'inquiéta qu'il les garde closes malgré ses titillements de langue. Elle décrochait à regret sa bouche de la sienne quand il la lui captura violemment dans un baiser avide. Qu'il rompit aussitôt que, les bras noués autour de son cou, elle se mit à gesticuler pour se presser davantage contre lui.
— Votre bassin frotte un peu trop le mien et notre situation générale est assez problématique pour que j'y ajoute une érection plus avancée à calmer, s'expliqua-t-il face à son air abattu. C'est mieux comme ça. Je suis votre professeur et je pourrais être votre père, enfin ! En plus de ça, je vous l'ai dit, vous méritez mieux.
— PROFESSEUR POUR MOINS D'UN AN PUISQUE JE NE FERAI SUREMENT PAS MA SEPTIÈME ANNÉE ENTIÈREMENT A CAUSE DE LA GUERRE QUI SE PREPARE LE PÉNIS DE MON PÈRE NE DURCIT PAS COMME LE VÔTRE QUAND JE SUIS CONTRE LUI ET QUE POURRAIS-JE BIEN MÉRITER DE MIEUX QUE L'HOMME QUE J'AIME ?! débita d'une seule traite la jeune femme blessée.
Le maître es potions ouvrit et referma la bouche à plusieurs reprises, avec l'intention manifeste de parler sans pour autant y arriver. Ce à quoi Hermione réagit en baissant la tête, se maudissant d'en avoir trop dit.
— Marianne ! Marianne ! fit la voix du pitiponk, accompagnée du bruit de ses piétinements dans l'escalier.
Arrivé à la porte, la créature essaya de l'ouvrir en vain puisqu'elle s'ouvrait en dedans et que la sorcière y avait appuyé un coude après avoir retiré ses bras d'autour du cou de l'homme qui l'avait sèchement éconduite. Le doxy baragouina qu'il allait alors entrer par la fenêtre. Snape tenta de le saisir quand celui-ci fut dehors mais sa main se referma sur du vide. Un petit cri s'éleva cependant. Suivi du bruit d'une chute et de verre cassé.
— Viens m'aider, toi. Qu'est-ce que c'est que ça, à la fenêtre ?
— Bah, c't'un bras, m'sieur Doxy.
— Tu en vois souvent des bras de cette taille ?
— C'pas la règle, non. D'coup c't'une exception.
— Bras ou exception, enlève-moi ça tout de suite !
Comme il y eu un instant de silence, Hermione coula discrètement un regard vers le sorcier dont la main libre taquinait cet objet long et dur qui n'en n'était pas moins qu'une baguette magique pour les esprits hors vicieux. L'homme ne la vit pas faire, ses yeux étant dirigés vers la fenêtre pour observer ce qu'il se passait.
— Ils sont plusieurs et l'un d'eux va descendre par la cheminée donc préparez-vous à l'en éjecter, prévint-il.
Des sons de grattements dans le conduit avertissant qu'on s'y faufilait, la jeune femme donna un coup de pied dans lequel elle mit toute la force de sa déception. Des cris s'élevèrent alors : « Eh regardez-le, il vole ! » Puis la voix du doxy ordonna qu'on aille le chercher. Sitôt ramené, celui-ci fut questionné sur ce qui lui était arrivé et lorsqu'il s'expliqua auprès de la créature, elle annonça qu'il fallait mettre le feu à la maison.
— Essayez un peu pour voir ! répliqua Hermione.
— Félicitations pour votre intervention, ils sont maintenant en train de rassembler des cailloux dans des brouettes. Je vous laisse deviner ce qu'ils vont faire avec ou je dois vous détailler la chose ? grinça Snape dont il lui sembla que les événements du dehors n'étaient qu'un prétexte à ne pas la regarder.
— Inutile, je ne compte pas m'éterniser ici, lâcha-t-elle sur un ton aussi neutre qu'elle le put.
Intrigué par cette réponse, le maître es potions fût bien obligé de reporter son attention sur elle, qui mordait déjà dans un des projectiles changés en petits gâteaux au contact du plancher. Il l'imita rapidement et tous deux rétrécirent. Ils purent ainsi s'échapper de la maison en courant jusqu'à un bois pour ne pas être rattrapés par la foule rassemblée autour du doxy.
— Je dois trouver un moyen de revenir à ma taille d'origine, se fit remarquer Hermione, comme si elle était seule alors que son professeur lui emboîtait pourtant le pas de près. Et un chemin pour me rendre au jardin.
Quand un jappement se fit entendre et qu'elle vit surgir un jeune chien, elle ne put ignorer Snape plus longtemps car celui-ci se plaça avec souplesse entre elle et l'animal. Il lança un sort destiné à distraire ce dernier pour qu'ils puissent s'enfuir sans qu'il ne les poursuive. A nouveau, ils durent courir jusqu'à ne plus en pouvoir et ne s'arrêtèrent que lorsqu'ils commencèrent à dangereusement manquer d'air.
— Pour grandir, je vais devoir boire ou manger quelque chose, comme à chaque fois, reprit la jeune femme en même temps qu'elle se remit à oublier volontairement la présence du maître es potions. Mais quoi ?
— Vous allez m'en vouloir combien de temps ? intervint le sorcier, passablement agacé par son attitude.
— Approximativement, toute la vie, cracha-t-elle plus sèchement qu'elle ne l'aurait voulu.
— Hermione… soupira-t-il, las. Je suis désolé pour tout à l'heure, ça vous va comme ça ?!
Mais la jeune femme ne l'écoutait plus, elle furetait un peu partout à la recherche de quelque chose à avaler. Sauf que l'environnement n'offrait que fleurs et brins d'herbe. Toutefois, au bout d'un moment et plusieurs mètres parcourus, elle trouva un large champignon de la même hauteur qu'elle et l'examina en tournant autour. Avant d'avoir l'idée de regarder ce qu'il y avait dessus. Ses yeux croisèrent alors ceux d'une grosse chenille bleue, assise à son sommet et fumant un narguilé impassiblement. L'effet de surprise causé par cette vision la fit reculer jusqu'à ce que son dos rencontre le torse de Snape.
— Regardez-un peu où vous mettez les pieds, Granger ! lui lança-t-il d'une voix à la malveillance moins convaincante qu'à l'ordinaire.
— Vous n'aviez qu'à pas vous tenir derrière ! rétorqua-t-elle sans pour autant se déplacer.
— Ça ne vous dérangeait pas tant que ça que je me tienne derrière dans certains de vos petits scénarios…
— Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, nous ne sommes pas dans l'un d'entre eux. Sinon, vous ne vous seriez pas plaint qu'on se soit rentrés dedans… souffla-t-elle avant de se décider à s'éloigner de lui.
Note de Sevy4eveR : Encore un excellent chapitre. Je prends toujours autant de plaisir à lire, mais aussi à annoter ^^ J'ai juste eu des envies de meurtres sur un certain sorcier qui m'énerve à constamment se dénigrer, alors que pour la horde de fans en furie adepte des SS/HG que nous sommes il est juste LE sorcier sombre et sexy à la voix de folie qui nous fait toutes fantasmer ^^ … mais je m'égare donc, merci beaucoup pour cette excellente adaptation de ton cru et encore une fois, bon travail.
*** Sevy4eveR Touch ***
- Ça ne vous a pas suffit la dernière fois ?! gronda-t-il après s'être planté devant elle, l'air ulcéré. (Ohoo, inquiet pour elle mon petit Severus ? ^^)
- C'est une menace ou une promesse ? (T'aimerais bien, hein... ^^)
- Vous méritez beaucoup mieux que ça. (Bah, finir en tant que jouet sexuel, c'est pas trop mal... y a pire, non?)
- En plus de ça, je vous l'ai dit, vous méritez mieux. (Mais heu... s'il se dénigre encore une fois, je lui colle une mandale )
- PROFESSEUR POUR MOINS D'UN AN PUISQUE JE NE FERAI SUREMENT PAS MA SEPTIÈME ANNÉE ENTIÈREMENT A CAUSE DE LA GUERRE QUI SE PREPARE LE PÉNIS DE MON PÈRE NE DURCIT PAS COMME LE VÔTRE QUAND JE SUIS CONTRE LUI ET QUE POURRAIS-JE BIEN MÉRITER DE MIEUX QUE L'HOMME QUE J'AIME ?! débita d'une seule traite la jeune femme blessée. (Si ça, c'est pas une déclaration de la mort qui tue, je ne m'y connais pas XD)
- Bah, c't'un bras, m'sieur Doxy. (Normal, quoi XD)
- Bras ou exception, enlève-moi ça tout de suite ! (XD)
- Comme il y eu un instant de silence, Hermione coula discrètement un regard vers le sorcier dont la main libre taquinait cet objet long et dur qui n'en n'était pas moins qu'une baguette magique pour les esprits hors vicieux. (Donc, pas pour le mien, mais j'assume totalement XD)
- Approximativement, toute la vie, cracha-t-elle plus sèchement qu'elle ne l'aurait voulu.(Ah, bah ça a le mérite d'être clair ^^)
- Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, nous ne sommes pas dans l'un d'entre eux. Sinon, vous ne vous seriez pas plaint qu'on se soit rentrés dedans…(Oh ! Celle-là est juste trop indécente, j'adoooore XD)
