Je ne prononçai pas un seul mot durant les explications que James donna à Holmes sur sa délicate situation. Et pourtant lecteur, je sentis une tempête de sentiments en moi d'une telle violence que mes mains tremblaient légèrement. J'essayai de cacher ce détail aux yeux de Holmes en les enserrant l'une dans l'autre mais je n'étais pas certain que ce simple stratagème mettrait en défaut un homme du détail tel que Holmes.

A mon étonnement, la voix de James resta égale et forte dénuée de toute gêne. Son regard franc ne se détachait pas de celui froid de Holmes.

« Je suis victime d'un odieux chantage Mr Holmes. Et puisque vous voulez entendre les détails de ma bouche alors je vous les raconterais aussi clairement que je l'ai fait avec John.»

Holmes ne semblait pas comme à son habitude impatiente d'entendre les faits. Son regard glissa un instant vers ma personne pour revenir aussitôt sur James. Il invita James un poursuivre d'un léger signe de tête. James poursuivit donc :

« Des lettres compromettantes sont utilisées contre ma personne. J'ai eu la stupidité de croire que j'étais à l'abri de cela. »

« Vous voulez dire que le destinataire de ces lettres vous fait du chantage ? »

« C'est cela Monsieur Holmes »

« Et qui est cette personne ? »

Lecteur, je connaissais James depuis longtemps maintenant et les choses dures que nous avions traversées ensemble me conféraient une connaissance encore plus approfondie de sa personne. Ainsi, à l'instant où cette question fut posée, je remarquai la légère raideur de ses épaules. Il posa son regard sur le mien mais ma gorge était sèche pour prononcer le plus petit mot. Je me tus donc.

L'ambiance dans notre salon chaleureux était similaire à l'atmosphère aux prémices d'un orage, chargée d'une tension lourde et irrespirable. Lorsque James repris la parole je lui en fus presque reconnaissant pour enfin le bien être de mes nerfs.

« Cette personne Monsieur Holmes est un homme que j'ai rencontré lors de mes années de service en Indes orientales »

Une des choses qui m'a toujours particulièrement fasciné chez Holmes est la relation qu'il entretenait avec la morale. Je ne saurais dire qu'il avait une morale en tant que telle. Je veux dire par là, que ces valeurs morales étaient bien différentes de celle de notre époque. Alors que par exemple, le respect était acquis grâce à de bonnes mœurs surtout chez les femmes, Holmes préférait serrer la main d'une fille des rues que celle des plus importantes héritières de notre pays. Tout comme il n'était pas homme à juger quiconque. Il pouvait être répugné par les vices de l'homme mais rester froid devant eux lorsqu'il les avait en face de lui. En de rare cas, il perdit son sang-froid devant personne vils et basses mais quand il le se laisser aller de la sorte, c'était comme si la pièce s'était vider de toute son air. Il disait aussi parfois que la moralité était la meilleure façon de cacher le vice, Et malheureusement les cas que nous avons eus l'ont prouvé à ma plus grande stupéfaction.

Quelques secondes de silence suivirent la révélation de James. Etrangement, Holmes ne réagit d'aucune façon, son regard se posa à nouveau sur ma personne mais il semblait aussi calme et froid qu'à son habitude. Je ne sus ce qu'il chercha dans mes yeux.

« Continuez Monsieur Mcavoy. »

James reprit aussitôt mais il était indénouable qu'il avait perdu une certaine confiance en sa personne face à la réaction de Holmes.

« Et bien, j'ai mis fin à cette relation il y'a deux semaines de cela. Un soir, il est venu chez moi, en colère, à peine si il était reconnaissable. Sa haine était clairement affichée sur son visage, ce que je ne comprends toujours pas, je pense que nous nous sommes séparés de manières la plus courtoise possible. Enfin j'ai fait du mieux que j'ai pu Monsieur Holmes. Ce soir-là, il m'a clairement dit qu'il publierait les lettres en les envoyant dans ces journaux à scandale ou selon son gouts, il les enverrait à mes supérieur, mettant fin ainsi à ma carrière de Haut gradé.»

Un instant de silence ou James sembla tentais de maitriser ses émotions, se yeux vert bouillaient d'une telle énergie que j'en fus un instant stupéfait de revoir le même regard qu'il avait quand nous étions soldats aux milieux du champ de bataille.

« Si ce n'était qu'une question d'argent Monsieur Holmes, je la réglerais sans même déranger votre personne. Mais voyez-vous, comme vous devez peut être le savoir, je ne suis pas fils d'une famille aisée, tout ce que j'ai, je l'ai gagné dans les batailles, mettant ma vie en danger pour ma patrie et la Reine. Dix mille livres ne sont pas dans mes moyens et il refuse de diminuer le prix. Tout ceux-ci est dans le seul but de me ruiner socialement. Si ces lettres sont publiées, je finirais aux mieux exilé et dans le pire des cas, pendu ou emprisonné à vie, mon nom trainé dans la plus vil des boues. »

James sembla attendre la réponse de Holmes ou du moins attendre une réaction plus explicite que celle qu'il tenait froid et silencieux dans son fauteuil.

« Donc Monsieur Mcavoy, cet homme vous ferait du chantage parce que vous avez mis fin à votre relation »

« Je ne sais pas si le conditionnel dans votre phrase est nécessaire Mr Holmes »

Holmes se leva pour s'appuyer sur la cheminée en se laissant aller dans ses pensées. James me jeta un regard interrogateur mais je lui fis signe de patienter.

« Monsieur Mcavoy, je ne connais rien à l'amour, Watson pourra vous le confirmer. Un tel sentiment n'est pour ma personne que perde de temps et inutilité. Toutefois mon expérience lors de mes cas, les vies que j'ai vu défilé dans ce salon m'ont appris deux, trois choses sur ce sentiment. Un homme qui serait prêt à tout perdre par amour ne le ferait pas pour une rupture faite avec toute la courtoisie dont vous êtes capable, ce sont vos propres mots Monsieur Mcavoy. Je pense que cet homme à un compte à régler avec vous et pour ne pas perdre plus de temps avec vous, j'avancerais que vous ne me dîtes pas toute l'histoire. Je n'ai eu droit qu'aux bouts qui vous intéressent et vous conviennent. J'imagine que le docteur Watson a eu droit à cette même version des faits ? »

James se leva et son imposante stature se déploya sous mon regard stupéfait.

« Je ne vous permets pas de parler de version Monsieur Holmes, ce que je vous dis est vrai »

Holmes alla vers la porte de notre salon et posa sa main sur la poignée.

« Monsieur Mcavoy laissez-moi décidez ce de qui est vrai ou faux dans cette histoire. Je ne pense pas que vous ayez menti, vous n'était pas aussi stupidement simple mais il manque des parties à votre histoire. Quand vous voudriez les dire à moi mais aussi au docteur Watson, qui j'en suis sûr doit être lui aussi curieux de connaitre la véritable histoire, revenez »

Holmes ouvrit la porte et fit signe à James de sortir. Celui-ci n'en croyait pas ses oreilles, il posa un regard stupéfait sur moi, ses yeux si calme et solide d'habitude semblait en colère et perdu. Je me levai pour tenter de lui apporter un quelconque soutien et essayais de faire changer d'avis Holmes, le convaincre de la véracité de l'histoire de James. Car je ne doutais pas un seul instant des propos qu'avait prononcés mon ami. Il fit quelques pas vers Holmes pour sortir mais alors qu'il posa le pied sur le couloir, il se retourna vers moi :

« John j'aimerais te parler un instant si tu le veux bien »

Bien sûr j'acceptai mais Holmes m'empêcha de répondre positivement. Il fit un pas vers James, sa voix lorsqu'il répondit à James me parut si froide et hautaine que je la reconnu à peine

« Vous connaissez le chemin, ne faites pas perdre plus de temps au docteur Watson »

Un moment, leur regards se croisèrent mais James sembla hésiter à revenir à la charge, il me jeta un derniers regard puis il descendu les escaliers d'un pas pressé, une calèche l'attendait. J'entendis les sabots des chevaux et lorsque je fus arrivé à la fenêtre, James était déjà parti. Je pris sur moi pour ne pas m'énerver sur la scène dont j'avais été témoin. Holmes avait déjà semblait oublier toute l'affaire, il fumait une cigarette en lisant le journal de l'après-midi.

« Vous ne pouvez pas faire ce que vous avait fait. Votre comportement envers James n'est ni correct ni juste ni digne d'un gentleman anglais »

Holmes leva un instant les yeux de son article mais en reprit aussitôt la lecture indifférent à mes propos. L'indifférence de Holmes envers ma personne était, je l'avoue, mon point faible dans cette relation. Il m'était extrêmement pénible de subir son indifférence simulée ou non. Il y'avait dans cette indifférence quelque chose de froid et presque cruelle. L'indifférence de Holmes était d'une brutalité hors norme.

Je m'avançai donc vers lui pour essayer d'obtenir son attention.

« Je vous le répète, la manière dont vous venait d'agir est inqualifiable. Si vous refusiez cette affaire, vous auriez pu lui dire correctement au lieu d'avancer ce genre de propos. »

Holmes posa son journal sur ses genoux et ses yeux d'un gris habituellement calme lorsque la journée prenaient fin était animé de quelque chose de sombre.

« M'insultez-vous de menteur Watson ? »

Je soupirai et m'assis sur une des choses proches de la grande table. Je sentis les nerfs en moi épuisés par cette fin d'après-midi mais surtout par la journée que je venais de passer, toutes les heures avaient été remplis d'anticipation sur l'entretien entre ces deux hommes. Et je n'avais pas eu tords au vu de la situation actuelle.

« Bien sûr que non, je ne me le permettrais pas. Pourtant vous vous l'êtes permis avec James »

Holmes observa ma personne comme si il souhaitait y déceler un élément important. J'avais pris l'habitude de ce regard qu'il posait face à une expérience de chimie particulièrement complexe ou devant un cas compliqué ou encore lorsqu'il cherchait à comprendre les pensée des personnes qu'il avait en face de lui. Il referma son journal et le posa calmement sur la table basse, sa voix avait retrouvé sa maitrise claire.

« Venez-vous assoir en face de moi, la chaleur de la cheminée ne pourra que vous redonner des couleurs. Vous avez la même pâleur que vous arboriez lorsque nous nous sommes rencontrés. »

Je lui jetai un regard perplexe mais j'obéis en m'asseyant face à lui. En effet la chaleur de la cheminée me fit le plus grand bien.

« Est-ce une diversion Holmes pour échapper à mes reproches ? »

Holmes souris à ma question et continua son observation de ma personne, ses yeux tombèrent sur mes mains, il reprit sans répondre à ma question.

« Je savais que quelque chose d'inhabituel émergerait de ce cas. Et quand je dis inhabituel, je parle de chose troublante. Vous sembliez ailleurs depuis que vous avez revu ce Mcavoy, y'aurait-il une réaction particulière au-delà de son homosexualité ? »

A ces mots je relevai les yeux vers lui :

«Vous parlez crument Holmes »

Holmes garda sous sourire mais celui-ci pris une tournure plus froid

« Vous ai-je choqué ? Auriez-vous préféré que je le formule d'une autre manière peut être ? Je peux si vous y tenez »

« Cela suffit, je ne sais pas ce qui vous prend et je ne tiens pas particulièrement à le savoir mais arrêtez d'agir ainsi. »

Je baissai les yeux vers mes mains et je continuai d'une voix mal assuré

« Est-ce pour cela que vous l'avez traité de la sorte ? »

Holmes pris une lente bouffée de cigarette et répondit lentement comme pour imprimer les mots en mon esprit, sa voix ferme me fis relever à nouveaux les yeux vers sa personne

« Non. Ce n'est pas la raison Watson. Je n'aime pas qu'un homme me prend pour ce que je ne suis pas »

« Donc vous êtes convaincu qu'il ment ? Holmes, je l'ai vu dans ces yeux, je le connais bien, ce qu'il disait n'était que la vérité »

« Vous connaissez l'homme qu'il était, il y'a huit ans, Watson. Vous mélangez le James de vos souvenirs, il est aisé de voir combien vous l'appréciez, et celui que vous avez eu en face de vous aujourd'hui. Huit ans se sont écoulés depuis la dernière fois que vous avez croisé son regard, je peux vous assurer qu'il faut beaucoup moins d'année pour qu'un homme change entièrement. »

« Cela s'applique-t-il à vous Holmes ? Lorsque vous êtes revenu après trois ans de disparition »

Holmes ne détacha pas ses yeux des miens, il hocha simplement la tête. Je fus surpris du silence comme réponse, ses yeux gardaient leur gris ferme presque arrogant, toute sa personne semblait maitrisée mais pourtant quelque chose dans son visage me donna l'impression de l'avoir profondément blessé.

Je m'en voulu à l'instant même.

Je tentai de changer de sujet pour faire cesser les pensées qui embrouillaient mon esprit

« Et s'il ne revient pas ? Il a mis sa vie entre mes mains et je ne veux pas le laisser tomber. Je ne peux pas Holmes »

« Il reviendra si il n'est pas un fou sinon il sera seul responsable de sa déchéance. Il n'y' a pas pire défaut que l'imprudence. Il faut être insolent et sûr de sa personne avec une arrogance toute particulière pour écrire ce genre de lettres à notre époque sans craindre qu'un jour le couperet tombe »

« Holmes, lorsque nous éprouvons de tel sentiments aussi puissant nous nous occupons pas en général de penser à ce genre de côté pratique. Enfin c'est ce que je pense. »

On frappa à la porte, Madame Hudson apporta notre diner sur un plateau. Alors que je me levai pour aller rejoindre la table, Holmes se mis face à moi m'empêchant d'avancer.

« Pas moi, Si j'étais dans ce genre de situation, je penserais à cela, pas pour assurer ma sécurité personnel mais assurer celle de l'autre. J'en ferai un devoir comprenez-vous ? »

La voix avait prononcé ces mots avec un tel sérieux que j'en eu le souffle coupé, les bruits de vaisselle de Madame Hudson qui installait notre table m'arrivaient en bruit du fond et la chaleur du salon me parut d'un coup étouffante et intenable. Les yeux de Holmes étaient rivés aux miens et quelque chose d'intime remplissait l'espace entre nous, j'aurais voulu faire un pas en arrière mais mon genou cogné contre mon fauteuil. Holmes sembla attendre une réponse de ma part pour me libérer, je balbutiai quelque chose qui me semblait incompréhensible même à moi puis alors que mes pensées reprenaient leur logique, je répétais :

« Je comprends Holmes. »

Holmes me jeta un dernier regard lourd puis s'écarta pour me laisser passer.

« Merci Madame Hudson pour ce repas » dis-je avec la voix plus naturel possible mais mon cœur cogné littéralement dans ma poitrine. Je regardai du coin de l'œil Holmes s'installait à sa chaise, il me regardait franchement.

J'entendis la voix de notre logeuse mais je ne saisis pas le sens de ses mots. En m'asseyant, je lui demandai de répéter ce qu'elle venait de dire

« Je disais Docteur que j'ai préparé votre repas favoris, du stew. »

Je regardai l'assiette délicieuse d'où émanait une odeur appétissante mais étrangement, je n'avais pas particulièrement faim. Toutefois je le dissimulai en lui souriant :

« Merci Madame Hudson, votre cuisine est un cadeaux »

Elle sourit et une légère lueur de plaisir non dissimulée animait ses yeux. Elle posa le vin et la carafe d'eau sur la table en répondant

« C'est mon plaisir mais il est bon de voir que vous prenez la peine de toujours me complimenter sur ma cuisine. »

Elle jeta un regard à Holmes et j'eu du mal à cacher mon sourire. Celui-ci ne lui rendit que son regard. Elle haussa les épaules et reprit :

« L'homme qui est sortie il y'a une demi-heure du salon, semblait en colère. »

Madame Hudson avait la qualité d'être la femme, la plus discrète qu'il soit. Elle ne posait jamais de questions directement sur l'activité de Holmes même si bien sûr elle en connaissait la teneur. Je fus un peu surpris donc qu'elle tienne ces propos face à Holmes. Celui-ci répondit en versant de l'eau dans mon verre puis dans le sien :

« Il ne sera pas le dernier homme à sortir d'ici en colère. Je pense que pendant toute ces années auprès de nous Mme Hudson vous avez connu des colère d'homme plus violentes que celle d'aujourd'hui »

Elle hocha la tête et un sourire se dessina sur ses lèvres. Elle nous souhaita un bon appétit et nous laissa seul. Le repas se déroulant dans le silence. Madame Hudson, une demi-heure après revint tout débarrasser et nous laissa à nouveau seul. Je pris donc le livre que je lisais en ce moment et en repris la lecture, Holmes sortie une partition de violon qu'il annoté au crayon à papier. Il m'avait dit, il y'a quelques années, que toute bomme improvisation de violon se faisait après avoir étudié la partition jusqu'à la faire sienne.

Lorsque onze heure sonna, je soupirai et me leva. Holmes releva lui aussi les yeux de sa partition et me regarda silencieusement.

« Holmes, il ne viendra pas n'est-ce pas ? Vous savez, je pensais ce que je disais tout à l'heure, il ne méritait pas la manière dont vous avez agis envers lui. Pourquoi accabler un homme déjà accablé ? »

Holmes se leva aussi et fis un pas vers moi, son ton était posé comme lorsqu'il relatait des faits :

« Watson, je conçois que lors de mes cas, on me ment mais quand le mensonge vient de celui qui me confie l'affaire et qu'en plus, j'accepte de le rencontrer parce qu'il est un de vos amis cela est un peu trop, vous ne pensez pas ? »

« Sans doute. Mais donc, vous dîtes que si il n'était pas un de mes amis vous ne lui aurais pas accordé un entretien avec vous ? »

Holmes passa à côté de moi pour entrer dans sa chambre, il alluma la lampe à huile posé sur la table de chevet et commença à se laver les mains

« J'ai plusieurs cas en ce moment Watson. Il y'a l'affaire des documents de Brocken Wood, mauvaise affaire soit dit en passant, le cas de Miss Kinsley, elle m'a envoyé une lettre que j'ai reçu ce matin »

Il termina de s'essuyer les mains à l'aide d'une serviette blanche et sortie la lettre de la poche intérieur de son gilet et me la tendit.

« Un homme lui tournerait autour, il la suit mais le plus étrange et que cet homme change de physionomie tous les jours »

Je parcourus la lettre des yeux rapidement et la lui rendit.

« Et comment peut-elle savoir que c'est le même homme qui la suit alors ? »

Il me sourit et retira son gilet qu'il posa sur le dos de sa chaise.

« La bicyclette Watson, il la suit toujours à vélo et le vélo est un modèle particulier, un vieux modèle qui ne se fait plus à notre époque »

Il se retourna entièrement vers ma personne et reprit.

« Et le cas de Lestrade est plus compliqué que je ne le pensais donc vous voyez le travail ne manque pas. Vous pouvez comprendre que je n'ai pas le temps de traiter avec un menteur »

Je sursautai à ces mots.

« Ne parlez pas ainsi de lui Holmes, vous n'avez aucune preuve de ce que vous dîtes. »

« Je ne voulais pas vous blesser. Quoi qu'il en soit, si il revenait et je n'en doute pas que demain après-midi, il sera dans notre salon, j'accepterais tout de même de prendre son cas »

Je fus surpris et Holmes dut s'en apercevoir car ses traits se détendirent et un léger sourire étira ses lèvres.

« Vous le feriez Holmes ? »

« Mais bien sûr, mais mes motivations ne seront pas les même que les vôtres »

Je lui jetai un regard curieux et son sourire s'accentua. Il posa une main sur mon épaule

« Il se fait tard, ne pensez plus à cela et allez-vous couchez. Toutefois, je vous demanderez d'être demain à notre appartement à dix-huit heure précise.»

Je hochai simplement la tête, il m'accompagna jusqu'au haut des escaliers qui mena à ma chambre. Avant de monter la première marche, je lui dis en me retournant vers lui

« L'affaire de cette pauvre Miss Kinsley, requiert vos services de toute urgence, cet homme pourrait être animé de mauvaise attention. Il faudrait que demain, vous allez lui rendre visite, on ne peut laissez cette pauvre jeune fille dans cette situation inquiétante »

Holmes me sourit mais ses yeux reflétaient la gravité de mes paroles

« Je n'allais pas faire autrement Watson, j'éclaircirais cette affaire dès demain »

« D'accord alors bonne nuit Holmes »

Il hocha la tête et retourna au salon, je montai donc les escaliers.

La nuit ne fut pas la meilleure de ma vie. Dans mon sommeil, des images de souvenirs m'apparurent et me laissèrent du répit que quand l'aube apparut.

Stew : c'est le pot-au-feu à l'anglaise, à base de boeuf ou d'agneau, agrémenté de carottes, de panais et assaisonné.

Musique du moment : tennis court – Lorde (un petit bijou)

Mais attendez, cela ne fais pas deux mise à jours en une semaine ? Incroyable. Le prochain chapitre sortira sans doute entre mercredi et dimanche prochain. Je suis pressée que cette fic avance.

Toujours pas beta. Donc le prochain chapitre sera plus court.

Je viens de penser à quelque chose, je trouve dommage que Fanficion ne fais pas le même système que AO3, mettre des Kudos ou « j'aime » pour une fic parce que lorsque j'aime une fic sur fanfic, parfois je ne prends pas le temps de dire mes impressions et je ne dois pas être la seule. Donc si il y'avais un bouton « J'aime », j'aurais juste à cliquer et ma conscience se sentirais mieux.

Pour ceux que cela intéresse : Grenoble est une ville géniale, je m'y sens comme chez moi. Le studio est géniale, le campus est juste parfais. L'énergie de cette ville est vivifiante comparé à celle de Paris qui me pesait. Le gans sont accueillants et plus poli qu'à Paris ( mais bon ça c'est facile) Tout le monde est à vélo des enfants aux plus âgé. J'aime me balader dans le café et je commence à prendre mes habitudes. Je suis du genre à me poser dans un café pendant des heures et lire en commandant café sur café puis à rêvasser en observant la rue en face de moi.

Livre du moment : 1Q84- Haruki Murakami, Vol 2. (Ce livre et cet auteur me coupe le souffle, son univers est juste magique)

Comme d'habitude, si vous voyez une faute, merci de me la dire et je corrigerais aussitôt.