Je vous préviens, quand je parle de calme avant la tempête, je parle pas vraiment d'action au sens propre. On peut dire que c'est de l'action indirectement. Cependant cette fic est basée sur les sentiments et rien d'autre, la seule action qu'il puisse avoir c'est à la fin du chapitre 5, dans le lit, pas avant. xD

Kawai, donc bonne lecture, une fois de plus.

Une nature intacte, échappant à tout instrument de mesure. Ils avaient l'impression d'être au centre des propriétés du mystère et entendaient leur souffle, calme et monotone. Il y avait sept points de feu sur le pelage de la nuit qui tressaillait comme le dos d'un loup devant une charogne. Cependant, ce paysage était un rituel lent et secret. Comment décrire ce qu'ils voyaient ? On ne trouverait pas deux personnes qui l'entendraient de la même façon. Toutefois, cela évoquait une vague d'images, d'une frontière mal définie entre la civilisation et la barbarie. Les deux jeunes hommes avaient un tel sentiment d'apaisement, qu'aucun des deux ne remarqua un léger craquement qui était monté des plantes vertes aux épines soyeuses. Une crépitation quasiment insonore, mais là. Fye ferma les yeux, désirant reposer sa vue. Il n'y avait alors plus qu'un souffle pour effleurer sa peau délicate, plus que l'air pur pour épurer ces poumons. Il se perdait dans cette abîme de vertus, dépourvue des erreurs humaines, dépourvue d'odeurs. On pouvait s'y plonger sans pudeur.

Un autre crépitement ce fit entendre, comme quand le bois fond entre les flammes. Il était tout aussi silencieux, peut être un peu plus puissant que le précèdent. Il fut bientôt suivit par un autre, plus fort, provenant toujours des plantes. En un pareil silence, ce bruit devenait une véritable agression pour les oreilles, Kurogane se leva prestement regardant autour de lui d'un air méfiant. Le blondinet rouvrit les yeux se posant assis sur le sol en regardant ombrageusement dans la direction opposée.

- T'avais dit qu'il fallait pas l'écouter, la vieille, elle nous a encore foutue dans la merde.

Le ninja s'imaginait déjà la "sorcière" laisser échapper un rire carnassier avant de siroter dans une bouteille de saké. Ledit prix à payer était peut être leur vie. Quoi que ce prix la, ils risquaient de le payer à chaque fois qu'ils allaient chercher la plume de la Princesse. Ça aurait été ironique à en chialer. Le grésillement redoublaient en puissance tels des castagnettes pendant une danse de flamenco. Fye serra les dents essayant de trouver la provenance du bruit mais les crépitements explosaient comme une vague et on ne savait jamais d'où reviendrait le suivant. Le brun s'avança lentement dans les plantes vertes aux nombreux boutons fermés. Sans ça, tout avait l'air si calme, s'en devenait presque affolant. Des hallucinations dues à la fatigue, peut être, quoi que, ça pouvait aussi être la faim sauvage qui avait gagnée les deux ventres vides.

Les tiges épineuses se mirent à remuer lentement passant les unes en dessous des autres, s'emmêlant encore plus qu'avant. Les boutons, placés au-dessus de la hampe florale, s'agitaient doucement comme si quelque chose à l'intérieur cherchait à sortir. Les jeunes adultes ne savaient pas quoi faire. Il n'y avait pas vraiment d'alarme de danger mais rester ici n'était pas spécialement rassurant. Cependant, la curiosité humaine était bien plus forte. Alors ils restaient là, plantés en plein milieu de se champ qui semblait prendre vie comme l'île, qui s'avéra être un poisson, explorée par Simbad le marin (elle est débile la comparaison...).

Puis, lentement, le réceptacle des fleurs se mettait à gonfler et les sépales s'écartaient avec une lenteur à s'endormir sur place. Unes par unes, les feuilles vertes argentés , qui recouvraient les pétales, s'écartèrent laissant une couleur rouge fauve transparaître à travers les fentes. Les feuilles semblaient frétiller de plaisir à la naissance de leurs maîtresses. Le rebord des pétales était d'une couleur pourpre changeant peu à peu vers un rouge fauve. Le centre des pétales était tacheté de blanc et au niveau des péstiles et des étamines c'était tacheté de jaune et chacune de ces éclaboussures était entourée d'un fin cercle de tournure clair verdâtres. Les fleures se dépliaient peu à peu comme une feuille de papier chiffonnée.

Ainsi, le paysage de sable blanc se peignait en une multitude de couleurs les unes plus fulgurantes que les autres donnant la tendre impression d'éclairer un peu la nuit de ce monde sévère. Enfin, les crépitement cessèrent laissant place à un silence encore plus monstrueux qu'avant. Une douce odeur sucrée monta vers les narines de nos deux compagnon les enivrant complètement. Une senteur irrésistible, ardente, s'écartant totalement de tout ce qu'ils avaient pu percevoir. Une émanation qui embrumait les esprits afin de juger à juste valeur cette chasteté.

Il suffisait d'inspirer une seule fois se laisser porter sans se poser de questions. On ne pouvait pas refuser à la volupté. Le ninja engouffrait ses narines dans le centre des plantes cherchant l'endroit où la senteur était la plus puissante. Un vrai cadeau empoisonné. La méfiance ne pouvait même pas se présenter à la porte sous peine d'être lamentablement écrasée par la jouissance hypnotique. Fye battait des cils essayant de se débarrasser de cette ivresse fac-similée. Il avait déjà vu quelque chose dans le genre, mais rien d'aussi ressemblant et d'aussi puissant. Il prit le col du ninja et le tira vers lui afin de l'écarter un peu des plantes pernicieuses. Kurogane laissa échapper un grognement avant de lancer un regard dévastateur au blondinet. Le blond esquissa un sourire maladroit sentant qu'il ne pouvait pas résister très longtemps à cet hypnose. Sortir du coeur de ce champ de fleurs était impossible, cependant, ils pouvaient toujours essayer de se contrôler au minimum. Le brun hocha de la tête aux explications du blond et se coucha sur le sable sachant que les gaz chauds montaient toujours vers le haut.

Fye fit de même et se posa juste à côté de son ami (plus pour très longtemps, jvous le dis ! ) observant d'un oeil distrait les étoiles. Kurogane tourna la tête vers son ...compagnon.

- C'était trop beau pour être vrai.

-On peut dire ça comme ça ...

- Optimiste ...

-ouais...un peu trop.

Le blondinet accentua son sourire pensant qu'il allait devoir encore passer une nuit au près de la personne qu'il était sensé supporter le moins. Encore une ironie du destin, à croire que ça amusait quelqu'un. Fye avait limite envie de crier à cette personne : "ça t'amuse connard, hein ?! Bah, vais te dire que tas un humour encore plus merdique que le mien, et toc !!". C'en devenait vraiment tentant. Il espérait que celui qui se foutait de leurs gueules de la sorte entende ses pensées. Fye dénuda ses dents tel un coyote, plein de satisfaction personnelle d'avoir enfin cloué le bec à l'autre con.

Kurogane le regarda en soulevant un sourcille interrogateur. C'était bien la première fois qu'il le voyait s'exciter tout seul comme ça (zauriez voulu autre chose, hein ? ). Néanmoins, le lieu n'était pas propice aux disputes et aux désaccords divers. Ils n'oseraient jamais souiller cet endroit si magique par une quelconque aberration. La brise n'étant plus, il n'y avait plus rien pour retenir ses paupières fatigués et il finit par sombrer dans le sommeil en laissant le magicien dans son délire "humoristique". Fye jeta un léger coup d'oeil au brun en esquissa un sourire apaisé. Lui, ne voulait pas dormir, il préférait profiter d'un spectacle qui lui était, jusqu'à là, refusé. En fin de compte, quoi qu'ils fassent, il était impossible de se méfier, même en sachant que cet endroit puait la pourriture.

Dans cette nuit aussi douce que noire, les étamines et les pistils des fleurs s'écartaient lentement laissant effluver quelque chose de fluide vider les réceptacles. Ça ressemblait fortement à de la fumée extrêmement légère recouverte d'une fine pellicule d'arôme semblable à celui des fleurs, mais moins puissant. Cette exhalaison s'écoulait le long du sol comme de l'eau et, en rencontrant une autre masse analogique, elles fusionnaient en une forme encore nébuleuse. Ces fumerolles progressaient vers les deux jeunes hommes allongés en silence, sans se manifester d'une façon anodine.

- La plus part des hommes font du bonheur une condition. Mais le bonheur ne se rencontre que lorsqu'on ne se pose pas de conditions.

Fye se retourna brusquement en entendant ses paroles. Mais le plus bizarre c'est qu'elles ne provenaient pas de là où dormait Kurogane. Il tomba nez à nez avec ...le vide. Ou plutôt l'air teint en blanc et gris. Et écarquilla les yeux ne sachant pas quoi dire. Okay, il pouvait y croire, c'était pas ça le plus terrible, le vide qui parle, pff déjà vu pire. Le plus perturbant c'était ça question...
Une main invisible vint caresser sa joue en le rapprochant d'un visage de femelle à peine dessiné dans l'air. Ce contacte avait quelque chose de froid, mais était sacrément agréable. C'était comme une brise froide sur une peau ardente.

- C'était agréable, hein ?

- Mais qui êtes-vous et de quoi vous parlez ?

- Ça n'a aucune espèce d'importance pour le moment, non ? Allons dis moi.

Fye sursauta une nouvelle fois en entendant une deuxième voix, cette fois venant de derrière, mais c'était toujours pas Kurogane. Lui, il dormait paisiblement en laissant, de temps en temps, un petit ronflement traverser ses lèvres. La deuxième ombre sans corps s'approcha et passa un doigt sur les babines du brun en regardant d'un air moqueur le blondinet complètement perdu.

- Quand tu l'embrassait, tu lui disait "je t'aime" ou "aime-moi" ?

Fye ne savait même pas quoi répondre. Sans doutes qu'il n'y avait rien à répondre. Il commençait à doucement comprendre de quoi elles parlaient, mais comment est ce qu'elles pouvaient le savoir. Il se leva lentement afin de se mettre en position assise et jeta un coup d'oeil au brun tout en croisant des yeux vides et à peine transparents de ce qu'on pouvait appeler une "créature" . La chose en question esquissa un sourire en dénudant des dents invisible avant de pousser le brun afin que celui-ci se réveille. Kurogane se ranima dans un grognement en s'apprêtant à râler contre ..il ne savait même pas qui, mais il allait râler.

-Faut toujours que tu me réveilles hein ? Tu peux jamais me laisser dormir ? Il fait encore nuit à ce que je sache !

Tout en grognant ça, il se retourna pour tomber face à face avec un mage déboussolé ne sachant même plus où regarder. Kurogane le fixa d'un air perplexe avant de lui donner une forte tape sur la tête.

- Eh, t'es mourus ?

Fye le regarda comme si il venait de faire quelque chose de grave et comprit tout de suite que le brun ne voyait pas les créatures. L'une d'elles s'approcha du blond et passa une main dans ses cheveux d'or tout en lâchant un rire sarcastique. Peut être que c'était ces créatures qui se foutaient de leurs gueules depuis le début et qu'elles se manifestaient enfin. Fye commençait presque à regretter d'avoir voulut crier des insultes. Cependant, ils nageaient en plein délire.

- Un baiser légale ne vaut jamais un baiser volé...

- Une divagation, tout chavire ...

Fye se perdait dans un océan de confusion mais l'essentiel ressortait timidement en venant caresser doucement son coeur tourmenté. Il écoutait les voix en continuant à regarder son partenaire. Peut être que ce n'était qu'un rêve... Pourtant il se sentait si bien. Il sentit des mains le pousser légèrement vers le brun tandis qu'un halo de lumière apparaissait autour d'eux comme dans la maison de la "sorcière".Kurogane ne comprenait plus rien mais une chaleur étrange émanait du blondinet et gagnait peu à peu sa propre peau pour s''infiltrer dans ses pores et le réchauffer tout doucement de l'intérieur. Il retrouvait cette sensation où tout se bousculait pour au final s'effondrer d'un seul coup.

- Si on donne un baiser à quelqu'un c'est qu'on avait envie d'être embrassé soi-même !

Fye ferma les yeux, il avait une envie sauvage de crier afin de faire partir ces empoisonneuses de voix qui lui brouillaient la tête. Une douce chaleur émanait de son corps et il ne supportait pas ça, car cela annonçait "l'apocalypse" . Il ne voulait pas que tout se détruise une fois de plus parce qu'il était trop faible pour résister à un fruit qu'il s'était interdit. Mais le pire était que les créatures avaient raison, il ne voulait pas le reconnaître. Pas par fierté, non, il n'en était pas arrivé à ce point. Accepter était pour lui signe d'un imminent désire d'encore plus, d'encore plus loin. Et c'était ce qu'il voulait éviter à tout prix. Kurogane se noyait dans un bocal d'on ne sait quoi. Un vent froid vint caresser son épaule l'empoignant légèrement. Il se retourna et posa son regard sur son épaule pour trouver ..le vide.

- On peut vaincre avec une épée et on peut être vaincu par un baiser.

Le brun laissa échapper un souffle ayant nettement entendu cette vois, fine, froide et tranchante, mais incroyablement convaincante. Il jeta un regard un Fye qui avait tout entendu également et semblait se perdre dans ses pensées. Une seule image traversait leur mémoire. Une seule idée, encore et encore poussant tout sur son chemin comme un tractopelle (moi non plus je sais pas ce que c'est mais j'ai entendue ce terme grâce à la prof d'orientation ...). La passion enveloppait les deux corps et ils retrouvaient avec crainte une soif de chaleur encore plus puissante. Une volupté enveloppait leurs esprits pour, une fois de plus, rejeter tout en arrière. Et, lentement, ils se rendaient compte que chaque nuit ils se remémoraient tout dans les moindres détails au point d'éprouver une excitation proche de celle qu'ils avaient éprouvés réellement. Chaque fois que leurs lèvres se joignaient c'était comme un tremblement de terre.

- Refuser ce qui nous fait rêver alors que c'est juste devant...

- C'est bon on a comprit.

Le blond lâcha cette dernière phrase en un seule souffle tout en fixant le blond de ses yeux bleus. Le brun n'eut pas besoin d'autre explications. Il s'élança en empoignant le jeune mage par les épaules et le plaquant contre le sable fin et plongeant son nez dans le cou de celui-ci retrouvant une odeur qu'il reconnaîtrai entre mille. Fye lâcha un petit gémissement, court et très retenu, mais ça restait un gémissement. Le ninja esquissa un faible sourire trop pris par son importante occupation et remonta vers l'oreille de son désiré et la mordillant doucement. Les mains du magicien s'engouffraient sous les fins vêtements de son compagnon de voyage ( haha c'est plus des amis maintenant ! ). Ses longs doigts fins remontaient le long du torse en savourant chaque nouvelle courbe. Il ne pouvait faire que ça, il était totalement impuissant devant un corps imposant et si bien dessiné. Il laissa sa tête retomber vers l'arrière, cédant le champ libre au ninja. Celui-ci s'empressa de déposer de fins baiser sur cette peau si fine comme recouverte de velours. Les deux créatures fluides et transparentes s'écartèrent, avec une physionomie pleine de satisfaction, laissant la magie opérer.

Un lieu exotique qui émanait d'un parfum aphrodisiaque... et pourtant, aucun des deux de remarquait ce détail. Il n'y avait rien de plus sucré que la nuque du blondinet, rien de plus agréable à toucher qu'une fine peau bronzée. . Ce paysage pouvait aller se cacher devant ce spectacle obscène, mais beau.Les mondes à moitié reconstruits s'évaporaient Le brun finit par attraper la lèvre inférieur de son désiré et la lui mordiller doucement. Une seule saveur devenait alors quelque chose d'exquis qu'ils devaient goûter sans en perdre une miette. Fye referma ses babines sur la bouche de son ami (ah merde fallait pas que je le dise) en demandant accès à cette caverne humide qu'il croyait connaître par coeur, cependant il la redécouvrait à chaque fois et toujours avec plus de plaisir. Plus l'absence est longue, plus les retrouvailles sont agréable.

Mon dieu, qu'est ce que c'était bon !
Fye pris avec force le contrôle de la situation (générique de star wars ) et repoussa Kurogane pour se retrouver au dessus de lui sans lâcher ses lèvres pour autant. Le brun en profita pour glisser à son tour ses larges mains sous le t-shirt du blondinet provocant un léger tressaillement de sa part. Fye releva sa tête en lâchant les babines de son compagnon afin d'admirer son visage qu'il n'arrivait pas à détailler jusqu'à maintenant (ils pouvaient rien faire jusqu'à maintenant, okay...). Kurogane esquissa un faible sourire avant de se lever afin de se retrouver assit, Fye toujours sur lui. Il continuait à le regarder la bouche entrouverte avant de passer deux mains sur les joues du blond et l'attirer vers lui. Fye passa ses mains sous les bras du brun et pressa sa bouche contre celle de son désiré.

C'était totalement bestial. Et celui qui dit qu'on peut pas mêler les deux, ils se trompe lourdement. Une flamme ardente naissait entre les deux êtres enflammant ainsi tout leur corps. Fye passa une fois de plus ses doigts sous le tissus de Kurogane l'encourageant à l'enlever. Celui-ci s'exécuta jugeant qu(il s'y trouvait un peu trop à l'étroit. Après avoir balancer ses fringues au loin il repris possession des lèvres du mage en passant ses mains dans sa fine chevelure d'or. Il cherchait instinctivement l'endroit le plus chaud sur le corps de son amant et pour le moment c'était la bouche. Étant donné qu'ils se trouvaient assis, Fye n'eut aucun mal à passer ses pieds derrière le dos du brun afin de réduire l'espace inexistant qui les séparait. Inexistant ...car chaque millimètre en plus devenait un vrai gouffre où le vent allait et venait librement faisant frémir la peau de mécontentement. Kurogane se détacha doucement du blond en respirant lourdement tout en passant ses lèvres sur une des clavicules dénudées de celui-ci, faute à un trop grand t-shirt (mwhahaha vive le XXL ...ok ok je sors) Fye esquissa un sourire et lâcha dans un seul souffle :

- J'ai toujours pensé que le bonheur était loin de moi... Alors qu'il battait là, juste devant moi.

Tandis que les deux corps s'emmêlaient fougueusement, les premiers rayons de soleil firent leur apparition illuminant de mille feux les roches à l'apparence tourmentée. Les deux futurs amants jetèrent un regard distrait vers les montagnes sentant une toute autre chaleur, douce, venir caresser leur peau. Fye baissa les yeux en posant son menton sur le crane du ninja. Ils avaient encore une éternité pour se posséder dans ce monde immaculé. Quoi de plus beau que de se découvrir dans un univers pur au silence vertigineux.

Les fleurs se mirent à crépiter bruyamment en sentant la lumière piétiner leurs pétales délicates et se refermèrent tout aussi rapidement qu'ils s'étaient ouvertes (c'est à dire, très lentement ). Et, tout aussi lentement, les feuilles s'enroulaient sur elles afin de ne pas se brûler à la véhémence de la sphère qui émergeait après un long sommeil. L'odeur agréable s'évaporait peu à peu laissant place à un monde sans senteurs. L'absence de parfum alourdit les paupières des deux compagnon, qui regardaient , amusés, le soleil s'engager dans une longue route sur le ciel encore vierge de nuages, et ils s'endormirent d'un seul coup, tombant l'un sur l'autre sans se rendre compte de quoi que ce soit, plongeant dans un monde plein de rêves.

-Fye- san ...Fye-san...FYE-SAN VOUS ME FAITES PEUR !

Le concerné ouvrit brusquement les yeux sentant un gros paquet de tissus sur sa peau l'empêchant presque de bouger. Il referma les yeux inspirant et expirant calmement. Ça, ça devait être Sakura qui l'avait emballée dans les draps, il y avait qu'elle pour faire ça de cette façon. Il esquissa un sourire en jetant un léger coup d'oeil vers son interlocuteur et tomba nez à nez avec la jeune Princesse qui le regardait d'un air inquiet. Il accentua son sourire comme pour demander pourquoi elle le fixait comme ça espérant que c'était pas parce qu'il avait une grosse tache sur la gueule. La jeune fille fronça les sourcilles avec le plus grand sérieux lui demande :

-Fye-san, vous allez bien ?

Fye souleva un sourcille interrogateur en regardant la jeune fille.

-Me dites pas que vous vous rappelez de rien ...

Shaolan s'approcha de la jeune Princesse en regardant le mage confortablement installé dans le lit. Il avait un visage tout aussi inquiet.

- Fye-san, hier quand...je suis partis pour aider la princesse...vous êtes allées où exactement, avec monsieur de Kurogane ?

A ce nom le jeune blond tilta et se releva brusquement pendant que les images déboulaient dans sa tête. Non, il avait pas pu rêver de ca... c'était pas possible et pourtant c'était tellement beau... bordel. Il commençait à transpirer sous les regards perplexes des enfants. Il posa une main sur son crane en se laissant plonger dans sa mémoire. Ca pouvait pas être qu'une simple illusion, c'était trop fort pour être une simple illusion. Fye soupira lourdement en regardant ses mains.

-Et qu'est ce qui c'est passé ?

-Une poignée de nomades vous ont retrouvés au coeur du désert, dans une espèce de grotte. Vous étiez couchés sur monsieur Kurogane, complètement inconscients.

-Et Kurogane ?

- Il était, lui aussi, inconscient.

Fye fronça les sourcilles retrouvant ce sentiment d'incompréhension qu'il avait eu chez la "sorcière". Eh mais attendez...la sorcière. Bingo, il allait la retrouver pour lui arracher les yeux à la petite cuillère avant de lui arracher la peau et s'en faire un manteau bien chaud bien beau...Fye s'en frottait les mains avec délice. Néanmoins, tout c était bizarre. a moins qu'elle les aie envoyés dans ce lieux pour leur faire croire à n'importe nawak...mais dans quel but. Le blondinet secoua de la tête en fermant les yeux essayant de faire sortir ses conneries de sa tête.

La porte s'ouvrit doucement laissant entrer un grand brun, habillé d'une chemise blanche et d'un bas également blanc contrastant fortement avec sa peau. Il avait le visage légèrement pâle et fatigué. Ah, le blondinet n'était donc pas le seul. Le ninja marmonna un petit bonjour en regardant le blond d'un air hésitant, et il y avait de quoi. Est ce qu'il était sensé prendre en compte le fait qu'ils s'étaient endormis pendant qu'ils se déshabillaient ou pas ? Les deux adultes étaient assez intelligents pour savoir dans quel sens prendre cette hallucination, mais le véritable problème était comment fallait-il réagir ? Est-ce qu'il fallait faire comme si de rien n'était et se torturer comme avant ...? Cependant, Fye avait sorti la phrase décisive : J'ai toujours pensé que le bonheur était loin de moi... Alors qu'il battait là, juste devant moi. Après avoir reconnu les faits il pouvait pas les nier. Les deux adultes échangèrent un regard mélangeant plein de sentiments comme la confusion ou la gêne, la frustration, l'indécision etc. Les enfants esquissèrent un sourire sans prêter attention aux regards "envie de meurtre". que s'échangeaient Fye et Kurogane.

-Fye- san, monsieur Kurogane, vous venez manger ?

- ouais...

Kurogane se gribouilla un sourire à peine visible sur le visage et se retourna avant de sortir de la pièce. Le message était clair. Fye se leva et sortit également suivit non loin par les deux enfants affamés.

Le repas était plutôt sec, pas bien cuit mais on pouvait pas en vouloir aux enfants, ils avaient fait de leurs mieux. Cependant Fye avalait le tout avec un grand plaisir en se rappelant la faim qu'il avait eut la veille. C'était plutôt la vue de son compagnon devant lui qui lui donnait faim (voyer l'insinuation hein ? xD ). Les deux enfants discutaient joyeusement avec Mokona pendant que les deux adultes se fusillaient du regard essayant de se sonder mutuellement. Chacun voulait savoir la suite des évènements, mais sans se parler. Ils se sentaient pas du tout prêts à s'engager dans une longue discussion de "comment j'ai caressé tes jolies fesses". Kurogane finit par "craquer" et se leva lentement et, dans un murmure, il remerciant Sakura pour le repas avant de monter les escaliers.

La chair se nourrit de caresses comme l'abeille des fleurs...

Bon ce chapitre est un chouilla plus court. Désolée si il y a des fautes flagrantes, mais je suis vraiment kapput ... Une fois de plus l'envie de me pendre m'assaillit tel un dictionnaire sur la gueule (poète ...)

Bref, I'm so happy o

Et je préviens le publis ...le prochain chapitre c'est QUE DU LEMON, OKAY ?!

Sur ce, kiss, à la prochaine