Première fanfic des Adoratrices Du BPJH ou Beau Petit Jeune Homme de la société secrète BPHJ's EYEs !
Ce 6 mains est le fruit de notre imagination même si l'univers, les personnages appartiennent à notre adulée JKR !
Pas de spoilers du tome 6 mais suite impossible et pourtant si convoitée du tome 5 !
! Chapitre quatre !
RAR :
Merci pour toutes vos charmantes reviews ! Hélas demain une éprouvante tâche sportive nous attend. Pardonnez-nous donc de préférer le repos … Excusez nous mais le postage aurait été plus tardif … Encore un grand Merci collectif pour votre soutien ! En espérant que ce chapitre vous convienne car le sérieux n'est pas toujours notre fort …
La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur
Chapitre 4 :
De retour dans son dortoir, Harry s'affala sur son lit comme un tronc d'arbre sans vie, exténué par cette séance de Quidditch particulièrement éprouvante. Il s'endormit aussitôt tel une marmotte hibernant, pour ne se réveiller que le lendemain après manger. Le sentiment d'euphorie de la veille s'était envolé dans la nuit ... au réveil seul le doute persistait.
Pour une journée de Noël, ce 24 décembre ne s'annonçait pas très jovial … Harry se sentait bien seul sans ses amis, ou plutôt sans les traîtres qui lui avaient fait croire en une pseudo amitié profonde et sans limites. Et malgré tout ils lui manquaient tellement. Un manque qu'il ressentait en lui, une impression de vide, comme si son corps n'était qu'une fine pellicule de peau recouvrant un trou noir. C'était peut être pour cette raison qu'Harry s'était rabattu sur Malefoy, après tout, celui-ci avait vraiment l'air d'avoir changé. Mais après ce qu'il s'était passé hier, Harry éprouvait une certaine réticence, un certain doute, quant à la véritable nature de la sympathie de Draco Malefoy.
Ayant à présent réellement quitté le monde onirique, il se leva encore tout frêle sur ses pattes et décida de se mettre à ses devoirs pour le restant de l'après-midi, n'ayant aucunement envie de rejoindre la communauté restreinte des élèves vacanciers à Poudlard. Pendant plusieurs heures, il travailla, concentré comme jamais sur ses sortilèges, potions et autres maléfices…
L'heure du dîner étant enfin arrivée, Harry descendit à la grande salle. Croiser Malefoy était bien une des dernières choses auxquelles il avait envie mais les furieuses protestations gargouillées de son ventre le firent abdiquer. A l'occasion de Noël des multitudes de confettis virevoltaient dans les couloirs comme des essaims de moucherons colorés … A l'opposé, un Harry, à la démarche zombifiée et au regard morne et terreux, errait dans les couloirs à la recherche de son assiette.
La table unique réunissant les quatre maisons trônait au milieu de la salle parmi les feux d'artifice et les serpentins omniprésents. Il alla en catimini s'asseoir tout au bout dans l'espoir de ne voir personne s'asseoir à côté de lui, et pouvoir vite rentrer au dortoir pour passer une bonne nuit de sommeil.
« C'est ça, une bonne nuit de sommeil. Rien de tel pour remettre de l'ordre dans ses idées. »
Sur ce, il s'enfonça un énorme morceau de dinde de Noël dans la gorge… Et Draco arriva … Et Harry, pris de court, avec toute l'appréhension qui lui emplit soudain la tête, déglutit avec difficulté dans un bruit de salive abominable, laissant échapper une cascade de sauce aux marrons le long de son menton. Et pour couronner le tout … une crise de hoquet l'attaqua en traître.
Malefoy, pris d'un fou rire mal contenu, lui adressa un clin d'œil affectif de maman poule suivi d'un petit sourire presque invisible. Celui-ci très certainement déclenché par la vision d'un Harry rouge ébouillanté, secoué par de désagréables spasmes de hoquet et s'essuyant maladroitement la bouche. Ce dernier envoya un regard noir à Draco qui pouffa de plus belle, flatté par l'effet qu'il avait produit sur le brun binoclard.
L'infatigable Draco Malefoy s'assit aux côtés de ses amis serpentards, de telle façon à avoir Harry en pleine ligne de mire. Et il n'arrêtait pas de le regarder. Il gobait les moindres faits et gestes du brun. Un morceau de tarte portée à sa bouche était devenu une extraordinaire source d'intérêt pour Malefoy. Harry exécrait cette sensation d'être observé, épié. Il ne savait pas où poser ses yeux, où poser ses mains et ne supportait pas qu'on le regarde mâcher ou boire. Il s'empressa donc de terminer son assiette pour quitter la salle pleine de confettis et de chapeaux pointus qui le désespéraient plutôt qu'autre chose.
Il risqua un dernier coup d'œil vers le blondinet qui bien sur le regardait toujours, suivant ses moindres mouvements comme s'il avait voulu les apprendre par cœur. Ce dernier lui adressa encore une fois un petit sourire narquois, suivi d'un très explicite mouvement de langue sur ses dents. En apercevant les yeux du Serpentard brillant de malice, Harry était persuadé qu'il préparait un mauvais coup pour bientôt.
De retour au dortoir, il s'étala sur son lit et s'endormit aussitôt. Il ne se réveilla que tard le lendemain matin, et, luttant pour réussir à ouvrir au moins un œil, il aperçut quelques cadeaux au bas du lit.
Malgré la grosse déception de passer Noël en solitaire, il se résigna à ouvrir ses paquets. Il commença par celui avec lequel il était sur d'être le plus mécontent : celui des Dursley. Ceux-ci avaient été très « généreux » cette année, ils avaient offert à Harry un horrible chat en plastique, le bibelot moldu par excellence, auquel on pouvait enlever la tête pour faire une boîte. Le tout plein de poussière, Harry en déduisit qu'il avait dû appartenir à la tante Pétunia qui n'en voulait plus cela se comprenait…
Cet objet particulièrement atroce lui rappelait les assiettes à chat du professeur Ombrage. Par une ultime moue de dégoût profond, Harry, tenant le chat du bout des doigts pour ne pas être contaminé, s'empressa d'utiliser un sortilège de réduction pour détruire cette chose abominable. « Mieux vaut ne pas laisser ça à la vue des âmes sensibles… ».
De son côté Hagrid lui avait écrit une lettre dans laquelle il avait glissé une plume de griffon. Celui-ci avait profité des vacances pour aller en France, à la recherche de cerfeux, créatures magiques qu'il devait faire étudier à ses élèves à la rentrée. Il écrivait dans sa lettre qu'il avait trouvé un nid de griffon en chemin dans la montagne. Ces plumes étant réputées pour porter chance car très rares, Hagrid avait pensé que cela pouvait faire un gentil petit cadeau de Noël.
Il reçut aussi bien sur l'annuel pull de Mrs Weasley mais ni Ron ni Hermione ne lui avaient envoyé de cadeau. Ce qui se comprenait, et était bien sur à prévoir, mais Harry paraissait pourtant choqué que ses détestables tuteurs lui aient accordé plus d'importance que les deux personnes avec qui il avait passé les meilleurs moment de sa vie.
Il lui restait un paquet qu'il n'avait pas encore ouvert. Mais Harry n'avait pas la moindre idée d'où il pouvait provenir.
« Pour Harry »
Il reconnaissait l'écriture mais n'arrivait pas à mettre le doigt sur son auteur. Rempli de méfiance, Harry préféra lire la lettre en premier :
« Ceci n'est pas encore un de mes mauvais tour, je te prie d'accepter ce cadeau.
Draco. »
Harry était abasourdi, il ne savait plus quoi penser. Des pensées, plein de pensées contradictoires jaillissaient dans sa tête. Puis tout d'un coup, son visage crispé de pomme déshydratée, se détendit, laissant apparaître un sentiment de lassitude extrême.
Pourtant persuadé qu'il finirait Noël chez Mme Pomfresh après avoir ouvert ce paquet, Harry avait l'espoir enfoui qu'il s'agissait là d'un vrai cadeau d'ami. Il déchira le papier cadeau d'un coup sec, et les yeux, la bouche et les oreilles bien hermétiquement fermés, attendit que la foudre s'abatte sur lui.
Mais rien.
Il entrouvrit un œil, puis deux, regarda et palpa bien attentivement chacun de ses membres. Quand il eut décrété qu'il ne lui était absolument rien arrivé, il daignât jeter un coup d'œil à l'intérieur du sachet.
Quelque chose brillait, quelque chose comme une chaîne en argent. Il la fit couler entre ses doigts, et l'observa attentivement. Elle était vraiment belle. Fine et toute ciselée, elle accueillait en son centre un pendentif représentant un serpent. Bien sur il ne la mettrait pas, ce serait bien trop suspect de voir un gryffondor porter un pendentif à l'effigie des serpentards. Mais elle lui plaisait, il était tout fier et joyeux à l'idée que la gentillesse de Malefoy était bien réelle.
Un sourire de béatitude prit place sur sa jolie bouille. Il avait l'air d'un demeuré profond mais il n'en avait que faire : il était heureux.
Il resta presque deux heures ainsi, contemplant son cadeau et pensant à Draco, sa belle frimousse malicieuse, son corps d'Apollon…
Au bout de ces deux heures de méditation, il reprit connaissance. Se remémorant la date, l'heure, le lieu et les circonstances, il revint à la réalité.
Dans sa seule intimité, il alla s'installer devant le miroir pour essayer, rien qu'essayer … le pendentif. Il passa ses mains, tenant chacune un bout de la chaîne, derrière sa nuque, et dans un « clic » la ferma autour de son cou. Il s'admirait ainsi paré d'argent quand la stupeur changea les traits de son visage.
Le serpent du pendentif s'anima et glissa le long de la chaîne tel un véritable rampant. Dans un dernier mouvement fluide et rapide, le serpent d'argent se mordit la queue et s'immobilisa définitivement. Son corps formait un D majuscule.
« D comme Draco… »
Les grands yeux ouverts d'Harry s'embuèrent. La face cachée du serpentard se dévoilait de plus en plus à lui. Et cela lui plaisait à mourir. La nouveauté s'offrait au gryffondor : un nouvel ami, de nouveaux sentiments encore jusque là inconnus. Une irrésistible envie de savoir, de connaître tout ce qui concerne cette nouvelle personnalité blonde. Bien sur il avait déjà éprouvé quelque chose de semblable qui pourrait ressembler à ce que l'on appelle communément « l'amour », mais jamais aussi profondément …
Harry avait retrouvé le ton de l'amusement. Enfin, après s'être bien contemplé dans le miroir, il entreprit d'enlever la chaîne et de la ranger précieusement dans ses affaires, à l'abri des regards indiscrets. Mais il avait beau forcer, la chaîne ne se détachait plus. Il comprit que le serpent n'était en fait qu'un maléfique cadenas dont seul ce monstre de Malefoy possédait la clef…
« AAAAAAAAARGH ! Malefoy ! Tu m'y as fait croire ! Ton plan machiavélique a marché ! Que vont dire les gryffondors et les serpentards quand ils sauront ce que je porte autour du cou ! D comme Diabolique, ouais ! Débile Dégénéré ! Dépouille De Dindon Déplumé ! Dégoûtant Démon Désobéissant ! Dragon Décérébré ! Déchet Décrépit et Déconfit ! Je te hais ! »
Harry passa le restant de la journée à essayer d'ouvrir, de casser, de briser, de fracasser, de déboîter, de délier, de dénouer… ce pendentif mais bien évidemment en vain. Enfin, à la tombée de la nuit, il alla se coucher, sans manger. Cette grosse déception lui avait coupé l'appétit et puis s'être acharné à vouloir enlever ce collier l'avait exténué. De plus aujourd'hui était l'avant dernier jour des vacances, et Harry était bien décidé à être en forme pour la rentrée.
A présent seul dans sa chambre, il commençait à s'endormir quand il perçut un grincement faible provenant de sa porte. Quelqu'un entrait.
Harry ferma les yeux, voulant faire croire au visiteur qu'il dormait profondément. Il entendit l'inconnu faire quelques pas maladroits comme s'il fouillait dans sa chambre puis celui-ci s'approcha du lit. « Il vient vers moi ! » pensa Harry, « Qui est-ce ? ». Il sentit un souffle doux sur sa nuque. « Je connais cette odeur ! ». Puis, pris de panique, Harry décida d'arrêter de jouer la comédie et se retourna brusquement afin de surprendre l'individu. Celui-ci eut un mouvement de recul.
« Mal…Malefoy, Draco Malefoy ! » s'étonna Harry. « Mais que fais-tu dans ma chambre ? »
Harry ne paraissait pourtant pas étonné, au contraire, il avait plutôt eu le pressentiment que ce fut Malefoy, même, il l'avait espéré…
Draco avait rougit comme un homard bouilli en comprenant qu'il s'était fait prendre par surprise.
« Je… je… euh non…je croyais que tu dormais », balbutia-t-il.
« Comment es-tu entré ? Que me caches-tu ? Encore un de tes mauvais tours je parie. » s'énerva Harry.
« Ben euh j'épiais quelques-uns de tes compatriotes gryffondors quand un benêt a murmuré à voix haute un mot qui n'avait rien à voir dans la conversation et je me suis dit qu'il s'agissait du mot de passe. Je suis entré, je… j'ai vu de la lumière dans ta chambre et je me suis demandé… enfin… je… je voulais te voir une dernière fois avant de reprendre les cours » admit Draco.
« Eh bien voilà tu m'as vu ! Vas t'en maintenant ! », lança Harry.
Pourtant il regretta sa dernière phrase. Au fond de lui, cette rare occasion de se retrouver seul avec Draco le réjouissait. La frimousse rougeaude de ce dernier avait à présent retrouvé sa couleur d'origine, blanche, pure et innocente. Un ton même plus sérieux se dégageait de ses yeux. Un vrai regard langoureux, il donnait l'impression de préparer quelque chose … Tout était confus dans la tête d'Harry, les questions arrivaient par milliers et envahissaient sa boîte crânienne proliférant comme des fourmis d'élevage.
« Enlève-moi ce collier », reprit Harry.
« Oh tu as mis mon cadeau ! Ca te plait ? »
« Si ça me plait ? Détache le moi déjà ! Ensuite je pourrais peut-être le considérer à sa juste valeur ! »
« OK ! OK ! Si j'avais su que tu le prendrais si mal… »
Draco tendit ses mains vers la nuque d'Harry, en prenant bien soin de lui caresser chaleureusement le cou du bout de ses longs doigts fins, et faire ainsi durer l'instant le plus longtemps possible. Le duvet dorsal du brun se dressa dans un frisson de plaisir, telle une véritable ola pilleuse le long de sa colonne vertébrale.
« Dépêche-toi ! », insista lourdement Harry.
« Pourquoi ? »
Cette question-réponse de Draco l'avait foudroyé sur place. La réplique ne venait pas à la bouche d'Harry. Il remuait les lèvres comme un poisson mais aucun son n'en sortait et il essaya tant bien que mal de balbutier quelque chose, la première chose qui lui vint à l'esprit, sous les yeux larmoyant du blond :
« Pourquoi ? Eh bien parce que je suis un gryffondor, tu es un serpentard, nous nous sommes toujours détestés et nous nous détesterons pour toujours, et… et nous avons été créés pour être en perpétuelle opposition ! Et cela jusqu'à ce que … oh ? Qu'est-ce que c'est ? Draco ? Ces lèvres…elles sont si fraîches ! Et…elles sont posées sur les miennes ! Mais que fait-il ? Je ne peux résister ! Cela est si bon ! Sa main, elle me caresse la joue, Malfoy, ta peau est tellement douce ! Mais, que suis-je en train de faire ? Je nage en plein délire ! Mon adversaire juré ! Celui que je détestais le plus au monde et que je m'étais promis de ne jamais fréquenter… est en train de… de… me déshabiller ! Que fait-tu Draco ?
Je sens sa main moite parcourir mon corps à la recherche de quelque endroit sensible. Elle frôle ma nuque, descend le long de ma colonne vertébrale et remonte le long de mon rein gauche. Il fait ça avec l'adresse manuelle d'un ébéniste, moi qui suis si chatouilleux, je ne ressens qu'un doux frisson de plaisir. Premier point sensible : mon bas du dos. Malefoy entame une série de caresses et de baisers à cet endroit, une chaleur soudaine m'envahi le corps, mes yeux se ferment seuls, ma bouche s'entrouvre laissant s'échapper une expiration forte et chaude.
Je n'arrive plus à contrôler mon corps, Draco, tu es en train de me manipuler, je ne suis que ta marionnette, tu peux faire de moi ce que tu veux pourvu que cela ressemble à ce que tu me fait en ce moment ! Puis la main reprend sa quête, traversant mon flanc selon le sens de mes côtes saillantes et suivant avec délicatesse mes lignes musculaires : des pectoraux aux abdominaux, la main est maintenant en pleine chute libre vers « l'endroit interdit ». Mon bas-ventre s'enflamme, je n'arrive pas à arrêter Draco et puis même, je ne veux pas…
Une seconde main arrive de mon côté droit, à la recherche de sa sœur, enserrant et étrennant mon corps. Puis soudain, pris de panique et par un dernier effort de ma raison, celle-ci l'emportant sur mes passions, je me dégage vivement des bras de Draco mais en vain. Il me serre maintenant plus fort et me retenant avec force, s'approche de mon oreille, la mordille, puis me chuchote, d'une voix douce : « Non Harry, ne t'en va pas, reste je t'en pris, laisse toi faire ».
Ma raison eut vite fait d'abdiquer. Mes passions qui multiplient leur pouvoir à chaque seconde ont repris le dessus. Je me laisse donc faire à la demande de Malefoy et au gré de mon propre plaisir. Son corps avance lentement vers le mien, le longeant entièrement. Je suis à présent en quelque sorte prisonnier d'une prison de chair, de chaire moite, et fraîche, comme celle d'un nouveau né. Nos deux corps nus s'emboîtent maintenant parfaitement comme les deux pièces d'un puzzle. C'est si agréable… »Harry avait maintenant une respiration saccadée, haletante. Il laissa son esprit s'évanouir pendant que son corps, lui, profitait d'un immense plaisir. Des perles de sueur dévalèrent son front. Les deux adolescents s'unirent sans bruit cet après-midi là.
Un imperceptible mouvement des draps l'arracha des bras de Morphée. Draco le quittait …
Merci de continuer à lire ! A !
BPJH's EYEs..
