Chapitre 4

J'étais prête à affronter les douze jours de torture. Cinna m'avais vêtue simplement et Effie m'avait donné au moins cent conseils de manières. Je quittais les quartiers des tribus et montais dans le train. Je me dirigeais vers l'arrière et Cato alla directement dans sa cabine. Heureusement ! Je ne tenais pas du tout à avoir sa compagnie ! Nous allions au district Onze. Je regardais défiler les paysages, en pensant que dans Douze jours, je serait chez moi, dans ma nouvelle maison. Que j'ai d'ailleurs légué à Prim et à Maman. Mais si je décède, elles retourneront à notre ancienne piaule. Quelqu'un entra. C'était Brutus et Enobaria. Je les saluais brièvement. Enobaria ne me revenais pas. C'est comme si elle me méprisais ! Une autre Clove quoi. Mais Brutus à l'air plus cool.

« Félicitations » Me dit-il d'un ton neutre.

« Merci, mais j'aurais préféré être ailleurs. »

« Je le comprends bien. Deux vainqueurs est assez exceptionnel ! En plus venant de districts totalement différents ! Vous risquez d'avoir... »

« Des nouvelles. »Compléta Haymich. Le train possède certainement des caméras. Il parlait de Snow. L'homme le plus méprisable au monde. Brutus hochais la tête. Nous arrivions au Onze. Le districts est complètement barricadé derrière un mur géant ! Effie nous donne un papier contenant les discours, à moi et à Cato. Il à cinq phrases, tout au plus. Moi, je ne vais pas seulement le lire, je vais rendre hommage à Rue, mon amie. Lorsque les portes de la mairie s'ouvrirent, les habitants n'applaudissent pas tout de suite, à cause de Cato. Il applaudissaient pour moi. Parce que j'avais été là pour Rue. Quand je vis son portrait sur les écrans géants, je fus bouleversée. Cato à finit son discours vite fait. Moi je le lis, puis je verse quelques mots à l'attention de Tresh, qui à eu l'imense générosité de me laisser en vie. Quand à Rue, elle me fait tellement penser à Prim. J'espère que les habitants ont vu lorsque je la couvrais de fleurs. Quand j'eu terminé, un vieil homme chanta les quatre notes de Rue. Il mettait trois doigts à sa bouche, et tendait son bras vers le ciel. Signe de reconnaissance, d'Adieu et de courage. A peine eut-il finit que des Pacificateurs viennent le cherche. On nous enferme dans l'hotel de ville et avant que les portes ne se fermet, une détonnation retentit. Mon coeur se serra et je hurlais et me débattais. Haymich me contrôla et nous montions tous les trois dans les combles. Snow n'a pas apprécié mon numéro. C'est un message : « Aimes Cato, calme les districts, et tais-toi ! »

Haymich commença à parler :

« Mais à quoi as-tu penser enfin ?! »

« Je n'ai pensé qu'à Rue ! Rien qu'a elle ! Je n'ai jamais voulu faire tuer quelqu'un et il doit le savoir ! »

« Mais de quoi tu parles Katniss ? »

« Snow. Il est venu me voir. Si on n'apaise pas les districts, il menace de faire tuer ma famille ! »

« Tu aurais dû me le dire ! «

Cato restait silencieux. Il me fixait pendant ma conversation avec Haymich.

« Bon. Écoute Katniss, tu vas lire seulement les discours qu'Effie te donnera et tu te...''rapprochera '' de Cato. Ok ? Viens là. »

Il me serra dans se bras, tandis que je voyais le corps du pauvre homme traîné à terre. Je devrai jouer la comédie ! Je devrais l'embrasser passionnément comme avec Peeta. Dans quelle merde est-ce que je me suis mise ?!

Pour le district Dix, je fis exactement ce qu'Haymich me disait : Lire les discours. Mais pour Cato...Berk ! Il me dégoûte ! Quand on eut fini, il s'approcha de moi et m'embrassa vite fait. Ces deux secondes étaient une torture ! Je je devrais recommencer !

Les jours passent et nous arrivions au terme du voyage. Brutus et Haymich voulaient parler à Cato et à moi. Qu'est-ce qu'il ont encore trafiqué ?

« Lisez ça. » La lettre portait le sceau du Capitole, accompagné d'une rose blanche. Snow.

Chers Vainqueurs des 74e Hunger games,

D'après votre précédente interview avec Mr César Flikermann, vous nous avez affirmé que vous vous aimiez. Sachez que je n'ai pas apprécié votre numéro dans l'arène.

Puisque vous vous aimez, je veux que vous vous mariez dans moins de deux Mademoiselle Everdeen ira vivre au District Deux, dans le village des vainqueurs, en la compagnie de Mr Hadley.

Sinon, pensez à vos très chères familles. En parlant de famille, faites un enfant.N'oubliez pas de me le faire savoir.

Coriolanus Snow.

Je laissais tomber ma lettre sur le lot, Cato se rassit brutalement sur le canapé. J'y croyais pas. Je pensais que c'était du bluff, mais nous ne savions pas ce dont il est vraiment capable.

« Bon, la situation est critique »entama l'ivrogne.

« Oui, c'est le cas de le dire »Brutus était grave.

« Ah oui j'avais vu ça ! Et on fait quoi ? » Son arrogance...putain j'ai envie de l'étrangler !

« Tu crois qu'on a le choix peut-être ?! » Je grinçais les dents.

« Vous êtes pas sérieux ?! » Cato bondissais du canapé. Brutus lui collais une gifle qui le fit se rasseoir de suite.

« TU penses que Tu est le boss hein ?! Bah tu es en train de te LEURRER ! Aller DEGAGE ! » Il n'a pas fallu qu'il ne le répète deux fois et Cato parti en furie. Je ravalais ma salive. Ces fichus Jeux m'ont volé ma vie. Je ne demandais pas mon reste et parti dans ma cabine. Je passais devant celle de Cato. Il était allongé sur son lit. C'est la première fois que je le voyais avec ses traits détendus. Dans sa main, il tenait une photo de Clove. Ils avaient dû avoir une belle vie tous les deux. Je repartis et entrais dans ma chambre. Je réfléchissais, une fois de plus, comment j'en étais arrivées là. Dans une journée, j'irais vivre au District Deux avec un tyran, un fou. Mais, cette image de lui, rêveur, calme, me restais dans l'esprit. Il y avait une faille à explorer chez lui. Peut-être qu'il me m'ouvrira sa porte ?