Voici le quatrième chapitre de la fiction. D'ailleurs, je tiens à signaler que ce sera l'avant dernier chapitre. Je suis désolée de ne pas avoir posté hier ce chapitre. Alors j'ignore si c'est parce que le tournant de la fiction ne plait pas, mais j'ai remarqué qu'il y avait moins de review que d'habitude. Donc je suis désolée (j'ai l'impression d'être Sakurai -_-) si la fiction n'est plus à votre goût. Bref, je ne sais plus ce que je voulais dire ... ah oui, alors effectivement, tout le monde a adoré le rêve bien ... particulier de Kouki. Moi la première :3 et puis la suite aussi finalement, on s'imagine facilement Akashi en serviette autour de la taille, l'eau ruisselant sur sa peau ... bon j'arrête là tant qu'il en est encore tant xD Et cette atmosphère qui s'est subitement rompu par l'accident... en fait, vous avez raison, je suis sadique o_o. Bref, voici ce chapitre 4, bonne lecture.

Chapitre 4


Les évènements s'étaient passés très rapidement. Les secours, alertés par les employés, étaient arrivés en quelques minutes. Seulement pour Kouki, il avait eu l'impression que des heures s'étaient écoulées. Lorsque l'ambulance était arrivée prendre Akashi, celui-ci avait alors perdu connaissance. Inquiet, le brun avait alors rejoint le plus rapidement qu'il lui était possible l'hôpital. Personne n'était venu ou n'avait demandé à voir le roux. Sous l'effet de l'inquiétude, Kouki était arrivé à se demander si effectivement quelqu'un était réellement là pour l'autre garçon. Et cela l'agaçait. Surtout qu'avant que ce drame arrive, il avait émis l'hypothèse qu'un jour, il ne soit plus comme il était de manière ordinaire. Et s'il lui avait porté la poisse en disant cela ? Bien qu'il savait que son raisonnement n'avait rien d'objectif, il se sentait coupable. Il voulait qu'Akashi demeure celui qu'il demeurait il y avait encore quelques heures. Malgré sa peine, le brun se disait que si par malheur il ne pourrait plus être comme avant, alors il ferait en sorte d'être auprès de lui. D'être son soutien.

Furihata ne cessait de regarder la pendule fixée au mur en face de lui. Perdant patience à chaque minute. Mais si l'attente était insoutenable, il avait peur de la vérité. Il ne voulait pas l'entendre si elle venait à être mauvaise.

Entre temps, des policiers chargés de l'enquête avait interroger Kouki. Et l'un d'eux demanda s'ils étaient amis proches. Il aurait bien voulu lui répondre que oui mais il se contenta de lui répondre qu'ils n'étaient seulement des connaissances. Puis un homme dont la présence était imposante attira son regard. Il était habillé d'un costard cravate, signe qu'il devait être en réunion. C'est alors qu'il entendit son nom : c'était le père d'Akashi. L'infirmière lui indiqua que son fils n'était pas encore sorti des urgences. L'homme remercia l'employée et alla s'assoir un peu plus loin. Bien qu'il ne montrait pas son inquiétude, Kouki pouvait en percevoir dans ses yeux. Ce fut un petit soulagement temporaire. Pendant les minutes qui suivirent, il détailla discrètement le père du roux. Un air sévère sur le visage, les cheveux bruns, les yeux de la même couleur. S'il devait les comparer, il dirait qu'il n'y a pas grande ressemblance entre eux. Néanmoins, il avait reconnu Akashi dans la manière d'être de l'adulte : calme, droit, sérieux, une forte présence, un homme ayant surement de grandes responsabilités.

C'est alors qu'un médecin passa les portes et alla vers l'une des infirmières. Celle-ci désigna l'homme et Kouki. Le premier posa le regard sur le second, ne comprenant pas. L'infirmière expliqua brièvement la situation à l'adulte. Il se contenta d'un « je vois » puis attendit le verdict, plus préoccupé par l'état de son fils que de la présence de Kouki. Le médecin les rassura sur l'état de santé d'Akashi « junior » et expliqua qu'il avait diverses fractures, dont aux côtes. Il leur évoqua le fait qu'il avait eu de la chance car le mal aurait pu être pire. Il leur indiqua qu'il dormait toujours mais qu'ils pouvaient aller le voir.

Le père entra dans la chambre où son fils se reposait. Il attrapa une chaise se trouvant dans le coin et la mit près du lit pour s'y assoir. Il porta ensuite sa main dans les cheveux de celui qui était couché. C'est à ce moment-là qu'une femme arriva et entra dans la pièce en pleurant « mon bébé » et s'approcha du lit. Kouki quant à lui était resté en dehors de la chambre, estimant qu'il ne devait pas entrer tant qu'il n'y était pas autorisé ou tant que ces personnes étaient là. Cependant, il n'eut aucun mal à deviner que la femme était en réalité la mère d'Akashi : elle avait les mêmes cheveux que lui mais en plus long, les yeux rouges, mais contrairement à son mari ou son fils, elle avait des traits plutôt doux et semblait chaleureuse. Par ailleurs, elle ne cachait en aucun cas son mal être et son chagrin. L'opposé du capitaine de basket. C'est alors qu'elle demanda à son mari ce qu'il s'était passé. Ne pouvant répondre à la question, il regarda dans les alentours de la chambre et trouva Kouki au seuil de la porte. La femme suivit le regard de son homme sans comprendre, ce dernier prit la parole :

« Mon garçon, c'est toi qui te trouvait avec Seijuro ? »

Kouki sursauta. Seijuro ? Le prénom d'Akashi, il s'en rappelait.

« Oui, enfin, nous partions chacun de notre côté quand … c'est arrivé. J'ai seulement entendu les roues de la voiture qui grinçaient avant de … blessé Akashi-kun.

- Êtes-vous amis ? demanda la mère

- Oui … enfin, on s'entend bien. Mais nous nous connaissons que depuis peu. En fait, nous ne sommes pas dans le même lycée. Je suis aussi basketteur et nous nous sommes rencontrés à la Winter Cup.

- Je vois. Il m'avait bien semblé ne jamais t'avoir vu à ses côtés, renchéri le père, comment t'appelles-tu ?

- Furihata Kouki, Monsieur.

- Eh bien, merci Furihata-kun d'être resté jusqu'à maintenant à l'hôpital pour t'assurer de l'état de Seijuro.

- Je vous en prie, c'est normal. Je veux dire, que j'ai vu l'accident se produire et j'étais inquiet pour Akashi-kun »

La femme sourit en entendant les paroles de Kouki. Elle savait le nombre de personnes qui essayent de profiter de son fils, le fait qu'il en souffre, et à ce moment précis, elle vit qu'il avait peut-être trouvé une autre personne se souciant réellement de lui.

Ayant appris que le conducteur était présent aussi à l'hôpital, le père de Seijuro décida d'aller le voir et il fut suivit rapidement par sa femme après qu'elle se soit excusée auprès de Kouki et d'avoir regardé son fils. Quant à Furihata, il regardait les deux adultes qui s'éloignaient dans le couloir, et c'est alors qu'il décida d'aller s'assoir sur la chaise placée auprès d'Akashi. Il laissa son regard admirait les traits fins et décontractés du garçon allongé. Inconsciemment, Kouki attrapa la main de Seijuro pour la caresser. Elle était chaude et transmettait sa chaleur à celle du brun.

Ses yeux se promenèrent sur les cheveux de Seijuro et tant par envie que par curiosité, il glissa délicatement sa main dans la chevelure rouge du garçon. Il se rendit compte que ce qu'il faisait était non seulement déplacé mais semblait aussi pervers. Mais alors qu'il allait retirer sa main, il sentit une légère pression sur son autre main puis il entendit marmonner. C'est alors que les yeux d'Akashi s'ouvrirent enfin au plus grand bonheur de Kouki.

« Akashi-kun ? » l'appela-t-il doucement.

Le roux prit alors conscience qu'il y avait effectivement une présence près de lui, et vit Kouki. Ces yeux exprimèrent dans un premier temps une certaine interrogation mais très vite, elle fut remplacé par une joie qui fut accompagné par un sourire. Tant il était soulagé et heureux, il en avait oublié de rougir et alors répondit directement par un sourire.

« Kouki … , murmura-t-il, ému par les larmes présentes sur le visage du garçon, ne pleure pas »

Afin de lui obéir, Kouki se sécha alors les larmes d'un revers de sa manche. C'est alors que le regard de Seijuro se porta vers les deux mains qui étaient l'une dans l'autre, sur le lit. Le brun regarda dans la même direction et s'affola quand il se rendit compte qu'il tenait encore fermement la main du capitaine. Mais alors que sa main allait lâchée sa conjointe, Akashi l'en empêcha en le retenant et en resserrant un peu sa poigne.

« Non, ne l'enlève pas … s'il te plait »

Non sans émettre une jolie couleur rouge sur ses joues que Kouki réalisa le souhait du garçon près de lui.


Akashi devait rester à l'hôpital à cause de ses blessures. Etant témoin de son accident, le père du roux avait demandé à Kouki d'apporter son témoignage contre le coupable des faits. Il avait bien évidemment apporté sa version des faits mais il avait tellement peur et d'ailleurs, il n'était plus vraiment sur de la tournure réelle des évènements. Tout ce qu'il pouvait avancer c'est qu'il avait vu Akashi se faire renverser la voiture. Mais il avait du mal à dire comment était physiquement le coupable, sur le moment des faits, son attention ne s'était pas détachée du roux. Il n'avait pas quitté son corps du regard.

Akashi s'était réveillé et avait alors obligé le brun à reprendre ses habitudes tel qu'aller en cours et faire ses devoirs correctement. Il l'avait même menacé s'il venait à avoir une mauvaise note dans une matière où il obtenait habituellement la moyenne. Ne voulant pas savoir si au final c'était du bluff, il préférait ne pas le décevoir. Mais il avait pu rapidement se rendre compte que la popularité de la génération des miracles ne s'arrêtait pas seulement aux amateurs de basket. Des fans ou simplement les hypocrites n'arrêtaient pas d'en parler. Mais son écœurement fut à son apogée lorsqu'il vit Yuko, entourée de plusieurs élèves la consolant. Elle était venue certes tous les jours pour être auprès d'Akashi mais il ignorait pourquoi, mais ce fait l'énervait. Il avait pensé au début qu'il était encore jaloux du roux mais en y réfléchissant, il avait l'impression que c'était l'inverse : il était jaloux de Yuko. La possibilité de ressentir quelque chose pour le petit-copain actuel de Yuko effrayait Kouki. Seijuro était donc le petit ami de celle qu'il avait aimé et rien que cela le mettait mal à l'aise. De plus, il s'agissait d'un garçon qui était un de ses nombreux adversaires lors des tournois de basket ball. Et si on voulait être pointilleux, il était l'ex capitaine de la génération des miracles.

C'est alors que les yeux de Yuko fixèrent Kouki et alors, elle se leva pour s'avancer vers lui. Lorsqu'il la vit se rapprocher, il put remarquer de la colère dans les yeux de la jeune fille.

« Tu étais avec lui pendant l'accident ? lui demanda-t-elle.

- Oui

- Que faisais-tu avec lui ? Je ne peux pas croire que c'est une coïncidence. Et puis d'ailleurs, pourquoi lui rends-tu visite ? Ce n'est pas un de tes idiots de potes !

- Premièrement tu ne parles pas de mes amis comme ça ! Et ensuite, je n'ai aucun compte à te rendre. C'est justement parce que j'ai vu l'accident de mes propres yeux que je vais le voir. Et puis, il s'avère que j'aime bien Akashi-kun. »

Yuko regarda le jeune homme d'un air des plus mauvais. Sa dernière phrase était vraie mais il l'avait précisément dite ici pour la provoquée. Elle l'énervait à se prendre pour sa petite amie alors qu'en réalité, ils n'allaient pas ensemble. Elle l'énervait de le surveiller tout le temps et de lui poser des questions comme si elle devait le savoir. Son comportement l'énervait.

« Mon pauvre Kouki, tu ne l'as même pas remarqué ? »

Elle venait de prononcer cette phrase dans un soupire. Il n'avait rien remarqué ? Mais remarqué quoi ? Son attention regroupait sur une et même personne, Kouki attendait la suite avec appréhension, sachant déjà que celle-ci ne lui plairait pas.

« Tu sais, on dit souvent que les premières impressions sont les bonnes, Kouki. C'est pourquoi, tu aurais dû continuer à t'en méfier comme la peste. C'est malheureux de dire ça mais finalement, cet accident t'a sauvé. Car en réalité, Akashi n'en a rien à faire de toi. Une fois qu'il t'aura fait payer ton insolence, il t'oubliera. »

Il n'en revenait pas. Il ne parvenait pas à savoir si les mots qui venaient de sortir de la bouche de cette fille étaient la vérité ou non ? Des doutes s'étaient mis à se bousculer dans la tête du brun et cela arracha une certaine satisfaction à Yuko. Elle n'avait jamais aimée Kouki, le trouvant trop banal, sans la moindre virilité. Elle n'imaginait même pas du côté sexuel. Il devait être un légume où totalement soumis. Elle avait d'ailleurs toujours pensé qu'il était un homosexuel refoulé. Elle ne le voyait pas avec une fille. Malgré sa condition de remporter un tournoi qui paraissait impossible pour le brun, il ne s'était pas laissé démonter et y était même parvenu. Pendant ce temps, elle avait cherché à trouver quelqu'un. Si Kouki avait cru qu'elle « l'attendait », en réalité, elle n'avait pas trouvé son bonheur. Puis, elle avait rencontré Akashi : le type d'homme qu'elle voulait. Et en même temps, elle avait trouvé un moyen de se débarrasser de Kouki. N'ayant pas trouvée de véritables raisons à cette période de célibat, elle avait alors tiré la conclusion que Kouki était le responsable. Il démontrait tellement qu'il en était amoureux, il essayait tellement de lui faire plaisir sans jamais y parvenir, que les autres garçons avaient pensés qu'ils étaient réellement en couple. C'était purement par hasard qu'elle avait rencontré Akashi et lorsqu'elle avait eu connaissance de la peur qu'Akashi inspirait à Kouki, elle y avait vu également un moyen de le faire souffrir.

Mais les évènements prirent une tournure qu'elle ne comprenait pas. Akashi ne semblait pas détester Kouki, quant à ce dernier, il s'était mis à apprécier une personne qui à la base lui faisait peur. Dans sa tête, elle avait imaginé le scénario suivant : Elle et Akashi s'aimaient, Kouki l'aimait elle mais sans aucun retour. Et donc, les deux garçons auraient dû ne pas s'apprécier. Mais au final, ce n'était pas ça. La réalité était qu'elle était attirée par Akashi, Kouki semblait ne plus avoir de sentiments amoureux à son égard et enfin, les deux basketteurs ne se détestaient pas. Elle avait même le pressentiment que leur relation évoluerait dans un sens totalement opposait à ce qu'elle avait prévu.

« J'ignore si c'est parce que j'ai ouverts les yeux ou si c'est parce que je n'ai plus de sentiments pour toi, mais finalement, tu n'as rien à voir avec la fille que je croyais que tu étais »

Sans dire un mot de plus, Kouki se retira en laissant la jeune fille qui avait été surprise par ces mots.


Kouki avait finis les cours plus tôt et s'était donc diriger vers l'hopital. Lorsqu'il pénétra dans le hall d'entrée où se trouvait l'accueil, les infirmières le saluèrent, habituées à sa venue quotidienne. Ce fut également le cas pour Seijuro, qui avait appris à reconnaitre la manière de frapper aux portes du garçon.

« Bonjour Kouki, tu as finis en avance à ce que je vois, fit avec un sourire le garçon allongé sur le lit, tenant un livre entre les mains.

- Oui, c'était un cours que je n'aimais pas. Alors je me suis dit que j'allais le sécher. »

Mais à peine avait-il terminé sa phrase, qu'Akashi le regardait avec des yeux sévères, espérant que ce soit une blague. Voyant l'expression du roux, le plus petit secoua les mains.

« C'est une blague, c'est une blague.

- Je l'espère bien, Kouki. Je n'accepterais pas que tu fasses ce genre de chose. Les études doivent être prises avec sérieux.

- Oui je le sais bien. Mais bon, s'il suffisait d'être sérieux pour avoir des bonnes notes…

- Le sérieux ne fait pas tout, c'est vrai. Il faut aussi beaucoup de persévérances et de motivations pour y arriver. Cela varie d'ailleurs en fonction des personnes.

- Tu dois être fort dans toutes les matières, j'en suis certain.

- En effet. Bien que je t'avoue avoir du mal avec la biologie.

- Quoi ? Je pensais que disséquer des grenouilles auraient été dans tes cordes Akashi-kun, puisque tu as déjà essayé de planter Kagami-kun.

- Ce moment t'a beaucoup marqué.

- Comment ne pas l'être, si Kagami n'était pas venu, je suis sûr que c'est moi que tu aurais planté.

- Non je ne l'aurais pas fait car contrairement à lui, tu n'aurais pas eu le réflexe suffisant. Tu étais trop occupé à trembler. D'ailleurs pour ta gouverne Kouki, la biologie ne comporte pas seulement la dissection des grenouilles et je n'ai jamais dit que j'étais en dessous de la moyenne. Je serais curieux de savoir ta moyenne dans cette matière, puisque tu es si enclin à me taquiner sur ce terrain.

- Je n'ai jamais dis que j'étais intelligent, Akashi-kun.

- Pour que tu dises cela, ta moyenne ne doit pas être formidable », ricana le dit Akashi.

Kouki s'approcha du lit et vit qu'il n'y avait plus de chaise et décida donc de s'agenouiller près de celui-ci. Puis ils se mirent à parler : le roux informa que sa guérison se passait bien mais il serait surement obligé de rater encore pas mal de cours. Et que du coup, il n'allait pas pouvoir jouer au basket pendant longtemps. Cela eut pour effet de peiner Kouki. Ensuite, ce fut au tour du brun de décrire sa journée. En effet, cela apaisait Seijuro de l'entendre parler. Grâce à Furihata, Akashi avait appris des choses intéressantes sur Seirin mais aussi que Tetsuya s'était bien intégré. Il avait aussi appris que le jeune homme près de lui aimait la viande et le chocolat. Qu'il aimait les petits animaux comme les chats et les lapins. Une chose en commun, Seijuro aimait aussi les chats.

Mais alors qu'il avait cru que le garçon avait fini de parler, il remarqua que celui voulait ajouter quelque chose sans qu'il ne puisse oser le faire. Akashi en conclut rapidement que quelque chose de dérangeant avait dû se produire.

« Si tu veux me dire quelque chose, dis le moi, tu n'as pas à avoir peur. Tu le sais non ? »

Furihata regarda la main du blessé qui était posée et sans vraiment se contrôler, il vint poser sa tête contre Akashi qui à cause de la surprise avait écarquillé les yeux face à l'audace inhabituelle du garçon. Mais il reprit rapidement son expression naturelle et écouta la suite :

« A l'école, tous sont au courant pour ton accident, et ils ne parlent que de ça. Du coup, beaucoup soutiennent Yuko. »

Yuko. Il n'avait pas besoin de plus d'information pour comprendre qu'elle était la source des problèmes de Kouki. Afin de l'encourager à poursuivre son histoire, Seijuro passa la main dans les cheveux bruns du garçon et y appliqua une douce caresse qui apaisa automatiquement Furihata qui en ferma les yeux.

« Que t'a-t-elle dit ? L'incita le roux à terminer.

- Que tu ne m'appréciais pas. Qu'a la base, tu voulais me faire payer mon insolence. »

Furihata sentit alors la main arrêtait tout mouvement et alors, il se redressa pour voir Akashi avec un air affreusement sérieux.

« Kouki …

- Oui ne t'en fait pas. Je sais, elle doit mentir, elle est surement du genre jalouse.

- Ce n'est pas totalement un mensonge. »

Les yeux du brun regardèrent Akashi avec effroi. Pour une fois qu'il me regarde droit dans les yeux, il faut qu'il ait cette expression, pensa le roux. Celui-ci le vit se lever vivement et resta planter debout, regardant le sol.

« Tu-tu veux dire que toi aussi,… tu t'es foutu de moi ?

- Non, j'ai toujours été sincère avec toi. Je te l'ai dit non ? J'ai horreur des personnes fausses. Et ça vaut pour les traitres. Alors il est évident que je ne vais pas adopter ce genre de comportement.

- … D'accord. Mais es-tu amoureux de Yuko ou pas ?

C'est alors que quelqu'un frappa à la porte avant de l'ouvrir.

« Akashi-kun, c'est moi ! » fit une voix féminine.

Les deux garçons présents dans la pièce levèrent les yeux et reconnurent Yuko dont le sourire s'effaça en voyant Kouki. Les yeux de la jeune fille exprimèrent du reproche envers le brun puis elle s'écria :

« Qu'est-ce que tu fais ici, toi ?

- Je viens rendre visite à Akashi-kun, répondit simplement Kouki

- Et bien maintenant que tu l'as vu, tu peux partir non ? J'ai envie d'être en tête à tête avec mon copain.

- Et alors ? Je viens à peine d'arriver, je ne vais pas repartir.

- Quoi ? Mais dégage. Je ne t'ai pas donné le choix !

- Rien à foutre. »

Kouki commençait à en avoir sérieusement marre mais il ne voulait pas quitter cette chambre pour la bonne raison qu'il ne voulait pas laisser cette fille et Akashi seuls.

« Kouki, peux-tu nous laisser s'il te plait ? » demanda soudainement le roux.

Le plus petit plongea instinctivement son regard dans celui hétérochrome de l'autre garçon comme s'il voulait y voir une quelconque plaisanterie. Il ne voulait pas obéir mais il n'avait plus le choix désormais. Si Akashi le lui demandait, il devait le faire. Aussi bien par politesse mais également pour éviter d'avoir ensuite des représailles. C'est péniblement et avec beaucoup de peines qu'il s'exécuta et se retourna vers Yuko qui affichait un sourire mesquin. Elle devait jubilait que son copain soit intervenu pour lui donner satisfaction. Cela avait eu don d'énerver Kouki.

« Ferme la porte derrière toi, Kouki » ordonna Akashi.

Sans répondre, il sortit de la pièce et ferma la porte avant de s'éloigner avec des larmes menaçant de sortir. Il ne comprenait pas sa propre réaction, ni même cette peine qu'il ressentait. Pourquoi ? Pourquoi devait-il ressentir ça ? Les seules fois où il avait eu ce genre de cafards s'étaient lorsque Yuko le rejetait, lorsqu'elle parlait aux autres garçons, lorsqu'elle l'ignorait, bref de nombreuses fois. Or à l'époque c'était parce qu'il aimait cette fille mais désormais, il la détestait. Mais cela n'expliquait en rien cette jalousie et cette peine. C'est alors qu'il repensa à son rêve érotique qu'il avait fait il y a de ça plusieurs jours. Ainsi que les sous-entendus de sa sœur ainée concernant Akashi. Il était évident qu'une personne faisant ce type de rêve et qui semble appréciée devrait avoir des sentiments particuliers pour la personne partageant le rêve. Par ailleurs, Kanade a toujours été plus vive d'esprit que lui et donc elle avait un talent pour comprendre les autres. Elle a toujours eu raisons concernant les autres personnes, comme les amis de son frère ou encore Yuko qu'elle avait rapidement cerné mais Kouki avait été trop tétu pour ouvrir les yeux et admettre la vérité. Alors, il y avait peu de raison qu'elle ait tort sur ce coup là.

Etant déjà dans les rues, il s'était arrêté sans raison apparente en plein milieu du trottoir, obligeant les personnes à se décaler.

Il était amoureux d'Akashi ? Du moins, il devait lui plaire ne serait-ce qu'un minimum. Ses yeux s'écarquillèrent à cette prise de conscience. Ce n'était plus de l'admiration simple ou le fait d'apprécier une personne, il commençait à être attiré voir à ressentir de l'amour. Il ne voulait pas. Non, il ne voulait pas revivre ce qu'il avait vécu avec cette fille. Surtout vu qui était Akashi, ça serait bien plus compliquer. Et puis, c'était un homme. Et s'il ne l'acceptait pas ? Essayerait-il de le tuer ?

Il finit par rentrer chez lui et vit que sa sœur était à la maison. Quand il arriva dans le salon, celle-ci était en train de regarder la télé.

« Bonsoir Kouki, alors tu as été voir ton amoureux ? Plaisanta sa sœur

- Justement Kanade, je peux te poser une question ? »

La jeune femme se retourna à l'entente de la voix tremblante de son petit frère.

« Bien sûr, répondit-elle incertaine

- Ais-je des sentiments que je ne devrais pas avoir pour Akashi-kun ? »

Kanade compris rapidement de quoi Kouki parlait. Elle avait compris que les chances que son frère soit amoureux ou au moins attiré par le roux étaient grandes. Mais elle avait peur de comment aller réagir aussi bien l'un que l'autre s'ils venaient à le comprendre.

« Je ne sais pas si c'est vraiment de l'amour mais tu as une grande admiration et même une attirance pour Akashi. Et il y a de fortes chances que tu en tombes amoureux si tu restes auprès de lui car jusqu'à maintenant, tu n'as fait qu'apprendre à l'apprécier, plus tu en as appris sur lui, plus tu es devenu proche de lui. Pour moi, ce n'est pas une mauvaise chose, l'amour est à la base une chose merveilleuse mais tu sais, certaines personnes pourraient ne pas accepter cet amour que tu as pour un homme, Akashi le premier. S'il accepte l'homosexualité d'un de ses co-équipiers, cela ne veut pas dire qu'il acceptera l'amour d'un autre homme. Et puis, il y a l'autre là, Yuko. Si ça se trouve, tu risques de te mettre en travers de leur amour.

- Yuko voulait me jeter dehors et alors j'ai résisté mais Akashi-kun m'a demandé de partir. Ça veut dire que je devais gêné.

- Je n'en sais rien mais c'est bien possible.

- Je pense que je ne devrais plus y aller tous les jours. J'irais seulement prendre de ses nouvelles de temps en temps. »

Kanade fut peinée de voir Kouki dans cet état. Elle voulait son bonheur et en amour, elle le voyait que souffrir. Elle en avait marre de cette situation. Mais elle était autant impuissante que son propre frère.

Un jour, presque deux passèrent. La veille, Kouki n'était pas passé rendre visite à Akashi. Chose qui fut dure et ce soir, il dût encore se résoudre à rentrer directement chez lui. Aucune nouvelle ni de Yuko, ni d'Akashi. C'était mieux ainsi mais il se demandait pourquoi la jeune fille n'était pas présente au lycée. Aujourd'hui, il avait fini les cours plus tard que d'habitude car il avait eu soutien en mathématique. Et du coup, il entra pour manger. Kanade avait fait la cuisine. Le repas se passa dans une bonne entente mais se sentant épuisé, le garçon fit la bise à sa famille avant de monter prendre une douche. Sous l'eau chaude, il laissait s'échapper ses pensées. Celles principalement tournées vers le roux. Lorsqu'il sortit de la douche, il se sécha rapidement le corps avant de mettre son pyjama. Mais alors qu'il se séchait les cheveux, il entendit son portable sonner. Il regarda l'écran, ne reconnut pas le numéro mais il décrocha quand même.

« Allo ?

- Kouki ? C'est Akashi. »

Kouki cru qu'il allait lâché son téléphone. Il ne s'était pas attendu à ce que le roux l'appelle.

« Oui. T-tu vas bien ? Tenta-t-il.

- Tu l'aurais su si tu étais venu ! »

Une voix teintée de reproche. Akashi lui en voulait ? Il lui en voulait de ne pas être venu ? Mais …

« Je suis désolé, mais j'avais plein de devoir.

- Même au téléphone tu mens très mal. Je croyais t'avoir dit que je n'aimais pas quand tu me mentais. »

Un silence s'en suivit. Mais finalement, ce fut Akashi qui le brisa en utilisant une voix que Kouki qualifierait de plus douce et même peinée.

« Pourquoi n'es- tu pas venu ces deux derniers jours ? Je t'attendais. »

Il l'attendait ? Une pointe de remord s'insinua traitreusement en Kouki sans qu'il puisse faire quoi que ce soit.

« Je suis désolé, Akashi-kun, mais j'ai réfléchis et je me suis dit que le mieux serait que je vienne te voir moins souvent.

- … Pourquoi ?

- Ben parce que je n'ai pas envie que Yuko se fasse des idées et que cela créer des tensions dans votre couple. Et puis, ma présence auprès de toi ne lui plait pas du tout. Alors pour éviter qu'elle te cherche des noises, j'ai décidé ainsi.

- Et alors ? Que ça lui plaise ou non, je fais ce que je veux non ? Et toi aussi. Nous n'avons aucun compte à rendre à qui que ce soit. En réalité, Kouki, j'ai l'impression que tu te voiles la face, tu as décidé de ne plus venir me voir pour une autre raison n'est-ce pas ? Après tout, si ce qu'elle pensait t'aurait affecté, tu serais parti dès qu'elle te l'avait demandé la dernière fois. Or, tu lui as tenu tête et je dirais même que tu as voulu la provoquée. Enfin de toute manière, ça ne change rien. Si je t'avais demandé de partir, c'est pour une raison précise : j'avais l'intention de rompre avec elle. »

Derrière son téléphone, Kouki s'était assis sur le bord de son lit, n'en croyant pas ses oreilles. Ils avaient rompus ? Il parvenait bien à imaginer la déception de Yuko et il y aurait de ça quelques semaines, il aurait tout fait pour la consolée mais elle-même avait fait trop de mal.

« Je sais que ce ne sont pas mes affaires mais pourquoi ? Vous étiez ensemble depuis peu de temps non ?

- Justement, je ne vois pas l'intérêt d'être avec une fille comme elle. Tu connais surement le proverbe disant « mieux vaut être seul que mal accompagné » ? Elle est certes jolie physiquement mais sa beauté intérieur est bien terne. Je n'en étais pas amoureux, je cherchais à l'être et je pensais que j'aurais pu avec elle. Il est de toute manière inutile de parler de ça au téléphone, j'ai quelque chose à te dire et j'aimerais que tu viennes me voir demain. J'ai le droit de sortir un peu prendre l'air, nous irons nous promener dans le parc de l'hôpital »


Et voila :) Bon j'avoue que c'est du rapide mais bon. Pas besoin de faire trainer les choses pour que ce ne soit pas intéressant. J'ai limite envie de dire que " le temps c'est de l'argent" mais dans le contexte suivant, c'est ridicule. Alors que je vais dire " Le temps c'est des reviews ?" xD