1Nouvelles d'anniversaire.

Voilà deux semaines et demi que Harry se trouvait en Egypte avec la famille Weasley, et jusqu'à maintenant c'était les meilleures vacances qu'il ait eues de toute sa vie. Il était en ce moment assis au sommet d'une dune, attendant que le soleil se lève. En contre bas, dans une vallée protégée des tempêtes, se trouvait leur campement pour la nuit, à lui et aux Weasley. Cela faisait quatre jours que leur hôte, monsieur Azmar, leur faisait parcourir le désert dans une excursion qui, selon les dires de leur guide, se rapprochait du parcourt initiatique qu'effectuait les sorciers et sorcières égyptiens à leur majorité.

Aujourd'hui était un jour spécial, Molly et Arthur avaient demandé à Amin de pouvoir rester dans un endroit calme pour pouvoir se reposer et également célébrer ce jour. En effet en ce 31 juillet, la famille Weasley tenait à fêter dignement l'anniversaire de Harry Potter. Son anniversaire. A cette pensée, le Survivant fut empli de confusion. Habituellement, le jeune garçon ne ressentait pas spécialement quelque chose et n'attendait rien de cette journée. En effet, vivre avec les Dursley avait fait que ce jour était devenu au mieux une journée ordinaire. Mais aujourd'hui, pour la première fois en 12 ans, Harry se surprenait à attendre avec impatience la fin de journée ; Mr Azmar leur avait annoncé qu'il leur faudrait une demi-journée pour atteindre une oasis où se trouvaient des ruines parfaites pour l'occasion à laquelle il se ferait un plaisir de participer.

Pour se calmer Harry pensa aux pratiquement trois semaines qu'il avait passées dans ce pays, à ce qu'il avait fait, découvert et appris. La première semaine avait été consacrée à la découverte de la ville à la manière moldue pendant la journée et à l'apprentissage du mode de vie et du passé des sorciers égyptiens, lors des histoires dont leur hôte les ravissait pendant les repas du soir. Ainsi, il apprit que les Egyptiens, bien que sous le secret, étaient parfaitement mélangés aux moldus et que beaucoup de sorciers occupaient à la fois une place dans la monde magique et non magique, notamment dans l'éducation, l'histoire et le tourisme. Cela leur permettait de cette manière de protéger leur patrimoine et leur tradition, mais également de repérer les sorciers d'origine moldu.

Ce qui avait vraiment passionné Harry, c'était les contes sur les premiers sorciers égyptiens, ceux qui étaient, de nos jours, nommés les anciens dieux. Amin Azmar les avaient enchantés de ces légendes sur ces êtres à la puissance inégalé et à la longévité incroyable, sur les théories qui disaient que le fait qu'ils soient, pour la plupart, avec des têtes d'animaux devaient venir de leur source de pouvoirs qui se manifestait par une forme d'animagie particulière en relation avec un animal symbolique.

Harry aimait particulièrement l'histoire des premiers pharaons. Si leur devoir d'histoire de la magie ne devait pas être consacré à la chasse à la sorcière du XIVème, il aurait certainement fait un compte rendu sur ces dirigeants dont la puissance égalait les quatre fondateurs voire Merlin. En parlant du puissant mage, il existait des fables même ici. L'illustre personnage aurait fait plusieurs voyages en Egypte dont un pour y cacher un objet.

Notre jeune sorcier pensa également aux relations qu'il avait liées avec la famille rousse. Bill était le stéréotype parfait du grand frère et le jeune Potter comprenait pourquoi Ginny y était tant attachée. Percy, une fois que l'on passait son côté pompeux et autoritaire, se trouvait être une source d'information formidable et de manière bien moins encyclopédique et textuel qu'Hermionne. Il était donc toujours intéressant de discuter avec lui, quelque soit le sujet. Fred et George, il n'y avait pas photo, personnifiaient à eux seul l'esprit de la journée de leur naissance, le premier Avril. Bizarrement Harry avait constaté, qu'avec Ginny, il était une des rares personnes à toujours pouvoir identifier les jumeaux. Il avait également découvert qu'il possédait un esprit rusé et malicieux qui lui permettait aussi bien d'échapper aux blagues des jumeaux mais également de leur rendre la pareille, à leur plus grande joie et consternation. Ron avait finit par lui pardonner et avait arrêté de le bouder. Ils avaient retrouvé la complicité qui les unissaient, bien qu'un peu plus tendu, du à la présence quasi constante que la benjamine de la famille. Ginny... Harry se demandait comment il avait fait pour vivre sans elle à ses côtés. Au fil des jours, il avait développé avec elle une harmonie qui allait au-delà de tout ce qu'il avait connu avec Ron ou Hermionne. En l'espace de deux semaine, ils avaient réussi à partager une conversation à demi mot comme le faisait les jumeaux. Avec son comportement d'électron libre, elle était toujours prête à s'amuser ou à faire une blague et son esprit diabolique contribuait à l'aider à piéger ses frères d'une manière auquel il n'aurait jamais pensé. De plus, sa passion pour le Quidditch était aussi grande que celle d'Harry mais sans comporter le fanatisme de Ron. Elle était vraiment comme une envoyée du Ciel et jamais Harry ne pourrait assez remercier ce même Ciel de lui avoir permis de la rencontrer.

Penser à la jeune rousse, amena à l'esprit du jeune homme le souvenir de son autre amie de sexe féminin, Hermionne Granger, encyclopédie humaine et la personne la plus intelligente qu'il ait connue. Il avait échangé deux lettres, en comptant celle de l'avion, avec son amie aux cheveux châtain. Elle lui avait écrit qu'elle était partie en France avec ses parents et qu'elle trouvait leur histoire fascinante, elle avait déjà deux rouleaux de parchemin pour le professeur Binns l'enseignant fantôme de l'histoire de la magie. Elle lui disait également qu'elle était jalouse de lui et de Ron d'être en Egypte, elle donnerait n'importe quoi pour pouvoir étudier une civilisation aussi ancienne. Pour apaiser son puits de connaissance personnelle, il lui avait fait un compte rendu détaillé de tout ce qu'il avait appris, son amie lui avait alors rendu la pareille. Hermionne avait également ajouté des petites missives pour Ginny avec ses lettres, les deux jeunes filles apprenant à ce connaître grâce à ces courriers.

Sa deuxième semaine en Egypte lui apporta une surprise sur ses compétences. En effet, elle fut consacrée à l'aspect éducatif et culturel de leur voyage, et ils reçurent même des légers et rapides cours sur les runes, l'archéologie, l'arithmancie et les magies anciennes pour pouvoir apprécier les visites des nombreux sites qu'ils découvriraient lors des trois dernière semaines du séjour. Les cours furent tellement passionnants que Harry surprit même les jumeaux et Ron à écouter attentivement. Ce fut pendant un des cours de runes que le jeune homme découvrit une capacité qu'il ignorait même posséder. Bill et un de ses collègues étaient en train de leur présenter diverse runes de bases, à quoi elles servaient et comment les briseurs de sortilège étaient amenés à les désactiver. Alors que le collègue de Bill présentait une nouvelle rune un peu plus complexe et demanda de manière rhétorique si quelqu'un se figurait son utilité, Harry surprit tout le monde en donnant la réponse exacte avant que le conférencier ne continue. Bill, après avoir passé sa stupeur, donna à identifier deux autres runes à Harry qui le fit sans difficulté. L'ainé des Weasley annonça alors au Survivant qu'il était un lecteur de rune, quelqu'un qui avait une compréhension instinctive de celles-ci, avant d'ajouter que c'était extrêmement rare et de lui demander s'il comptait étudier les runes anciennes. Harry lui dit qu'à l'origine non, mais que Percy lui avait déjà conseillé de parler à McGonagall pour l'arithmancie. Bill lui conseilla de lui écrire tout de suite car il ne pouvait pas se permettre de perdre son don, il lui écrivit même une lettre de recommandation pour convaincre le professeur de métamorphose. Le reste de la semaine se passa sans incident bien que Ron le bouda un peu pour avoir demander de laisser tomber la divination, qu'il partageait, pour prendre deux cours, selon ces mots, mortellement ennuyeux sous le prétexte, pour lui futile, qu'il y était naturellement doué. Après tout pourquoi s'embêter à étudier quand on n'a pas besoin de le faire ?

En début de semaine, Harry avait confié deux lettres à Hedwige l'une pour le professeur McGonagall, lui demandant la permission d'échanger ses options, l'autre pour Hermionne lui racontant les évènements de la semaine et contenant la petite missive de Ginny.

Le même jour, leur hôte leur avait dit qu'ils iraient à pied au delta du Nil, où commencerait leur circuit des divers sites qu'ils visiteraient. Il leur apprit que cette traversée du désert lui permettra de déjà leur faire découvrir quelque ruine mais aussi quelques oasis et leurs tribus, magiques ou non, et comment faisaient caravanes et bédouins dans l'ancien temps. C'est ainsi qu'après déjà quatre jours de pèlerinage dans le désert, Harry Potter se trouvait dans la fraicheur de l'aube, au sommet d'une dune, attendant le levé de l'astre du jour.

-Harry … ! L'appela une jeune voix. Tu ne dors pas ?

-Comme tu voix Gin, lui répondit-il, cela fait déjà une bonne heure que je suis debout.

-Et tu peux me dire se que tu fiches, assis là, à six heures du matin !

-J'attend.

-Et tu attends quoi ? S'exaspéra la jeune fille. Surtout en te levant à cinq heures du matin ?

-J'attend le levé du Soleil. Je me suis réveillé il y a une heure, parfaitement en forme et avec trop de pensées dans ma tête pour espérer me rendormir. Donc je suis venu ici pour réfléchir à tout ce qui m'est arrivé ses dernières semaines et essayer de profiter d'un magnifique spectacle dans un cadre féerique.

-Je peux t'accompagner dans ce moment ? demanda Ginny en s'asseyant à ses côtés.

-Je t'en prie, le désert est à tout le monde et puis je ne vais pas dire non de partager un agréable moment, dont j'ai rarement eut le droit, en charmante compagnie, lui sourit Harry.

-Merci, rougit la jeune fille. Qu'entends tu dire par « dont j'ai rarement eut le droit » ?

-Tu sais, soupira le jeune homme, en treize ans j'ai eu droit à une chambre personnel que pendant trois ans de ma vie, dont la moitié pendant ma toute petite enfance. Et quand je me lève à l'aube c'était généralement pour préparer le petit déjeuner, ça ne donne pas le temps d'apprécier un lever de Soleil. Enfin, si par miracle on me laissait tranquille lors de cette période, être dans un placard n'aide pas à contempler ce moment.

-Dans un placard ! S'étrangla Ginny. Que veux-tu dire par être dans un placard ?

-Hum ? Je pensais l'avoir déjà dit. Pendant mes onze premières années, en excluant la période chez mes parents, mon adresse c'était 4 Privet Drive, le placard sous l'escalier.

-Mais c'est horrible ! Pourquoi tu n'en as jamais rien dit ?

-Je pensais que vous étiez au courant, après tout c'est à cette adresse que j'ai reçu mes premières lettres pour Poudlard, et puis tes frères ont raconté pour moi après mon sauvetage l'année passée, non ?

-Comment veux-tu qu'on soit au courant ? Tu ne dis jamais rien ! Quant à mes frères, tout ce qu'ils ont dit, c'était pour les barreaux à ta fenêtre et je pensais qu'ils exagéraient pour éviter d'être punit. Enfin pour ton « adresse » sache que les lettres sont effectuées de manière magique au moyen de plumes enchantées et d'un livre répertoriant chacune des entrées à Poudlard, c'est à peine si le directeur est au courant de la livraison de celles-ci ! Donc même Dumbledore doit ignorer que tu logeais dans un placard, conclu la rousse avec une pointe de hargne.

-Oh ! Réalisa le brun tout penaud. Et bien tu sais, ce n'est pas facile pour moi de parler de ma vie là bas, quand je suis dans le monde de la magie je préfère oublier les instants que je vis avec eux.

-Je ne peux pas dire que je comprenne, Harry, mais je compatis. Si un jour tu veux en parler sache que je serais là. Je suppose qu'avec mon frère ta fierté masculine t'empêche de parler et d'après ce que j'ai deviné au travers de ces lettres Hermionne est un petit peu trop poussive. Donc je serai là pour toi comme tu l'as été pour moi ! Termina la jeune fille le rouge aux joues.

-Merci Ginny, tu ne sais pas ce que cela signifie pour moi. Par ailleurs, où était donc passé ce joli rouge aux joues que tu arbores ? demanda le brun flirtant.

-Harry ! Cria la Weasley, le feu au visage et le frappant à l'arrière de la tête.

Pendant encore dix minutes ils restèrent assis là en silence, appréciant le calme et leur compagnie réciproque. Puis le spectacle commença, tout d'abord comme une fine raie d'or loin à l'horizon. Ensuite la luminosité gagne peu à peu tout le ciel le peignant de chaudes couleurs allant du rouge au jaune en passant par le rose et l'orange tout en côtoyant le bleu sombre résidu de la nuit et le cyan du jour plein. Enfin c'est le désert lui-même qui s'éclaire. Par une vague de lumière, le Soleil vint réveiller chaque grain de sable et chaque être qui y vit pendant que, dans les souffles de vent prenant les couleurs du ciel, les djinns, dont leur avait tant parlé leur guide, batifolaient gaiement.

-Magnifique spectacle, n'est ce pas ? Les surpris une voix venant de derrière eux.

Ils se retournèrent.

-Il était un temps ou tout Egyptien se levait pour vénéré Ra, l'aider et le remercier pour l'acte de la renaissance du jour, dit Amin Azmar en s'approchant d'eux.

-L'acte de la renaissance du jour ? demandèrent harmoniquement les deux amis.

-Oui cela fait partie de notre mythologie. Chaque jour, Ra, le dieu soleil parcoure le ciel, nous bénissant et nous réconfortant de ses rayons sacrés. Chaque soir, il monte à bord d'une barque sacrée afin de faire le chemin inverse en remontant le Nil souterrain du Monde des Morts. Durant ce périple, qui durera douze heures, Ra combattra sans relâche Apophis le dieu serpent du Chaos et de la Nuit afin de franchir les douze portes du monde du dessous et de renaître plus brillant que jamais. C'est ainsi que les moldus d'autre fois interprétaient le cycle du soleil. D'un point de vu sorciers nos philosophes et nos historiens émettent l'hypothèse qu'il s'agit là d'une sorte de retranscription d'une bataille opposant l'un des premiers mages noirs à l'un des premiers défenseurs de la lumière. Seulement les forces en présence étaient tellement imposantes qu'elles devaient jouer sur le jour et la nuit d'où l'impression des forces divines.

-Tu sais quoi, murmura Ginny à l'oreille de Harry, c'est la première fois que je trouve l'histoire aussi passionnante.

-Ouais, répondit le brun dans un souffle, c'est comme ça que devrait être les cours d'histoire de la magie, il y aurait sûrement moins de cas de sieste profonde.

-Imagine Binns nous raconter ce qu'on vient d'entendre, taquina la rousse.

-Ginny, protesta Harry, c'étaient il y a deux heures que j'avais besoin d'une telle image mentale, ça m'aurait immédiatement rendormi.

-Peut être, mais alors tu n'aurais ni eu la chance d'écouté cette magnifique histoire, ni eu la chance d'observé un magnifique levé de Soleil en compagnie de ma non moins magnifique personne.

-Et bien, ce n'est pas la modestie qui t'étouffe. Dit il en roulant des yeux.

-Que veux tu mon cher, ma perfection n'a aucune limite, fit la jeune fille d'un faux air snob.

Amin assistait à la scène avec un pétillement amusé au fond des yeux. Néanmoins il décida d'arrêter ce petit jeux, bien que assez divertissant à son goût, avant qu'il n'aille trop loin.

-Hum, hum ! Désolé de vous interrompre en si bon chemin mes jeunes amis, mais il serait temps d'aller réveiller votre famille. Après tout nous avons encore un long chemin devant nous avant d'arriver à l'oasis et si j'ai bien compris un anniversaire doit être préparé.

Sous l'embarras de Harry, les trois sorciers se dirigèrent vers le reste de la tribu Weasley. Après une heure, comprenant un rapide petit déjeuner et le paquetage du camp, ils étaient à nouveau en train de traverser l'infini du désert. Enveloppé dans sa tunique bleu clair, perché sur le dos de son chameau, Harry observait comment se débrouillait les autres sur leur monture. Tout d'abord Ginny ne semblait pas présenter de réel problème, murmurant des mots doux à l'oreille de son animal, celui-ci avançait gaiement et paisiblement. Ron semblait être sur le point de tomber tous les dix pas et le brun l'entendait râler sur beaucoup de chose : sur ce crétin d'animal, sur le petit déjeuner trop court, sur le fait qu'il se soit lever trop tôt, sur le manque de nourriture approprié, sur la chaleur déjà omniprésente. Tout cela bien sûr à grand renfort de jurons murmurés bien loin des oreilles de madame Weasley. Vint ensuite les jumeaux, rien de spécial à dire, Fred et George semblaient s'amuser autant de la situation que de Ron. Le regard du jeune sorcier se posa ensuite sur Percy qui essayait de diriger son chameau avec toute la dignité possible malgré la difficulté et le ridicule de la situation. Bill dirigeait sa monture avec toute l'expérience qu'il avait et enfin les parents Weasley s'en sortaient comme ils pouvaient et avec un grand enthousiasme pour monsieur Weasley. Harry, y parvenait plutôt bien, à sa grande surprise. Il arrivait à plus ou moins comprendre l'animal et parfois à anticiper ses réactions. Durant le trajet, le jeune sorcier se demanda une fois de plus à quoi ressemblait l'initiation des Egyptiens. Il avait une fois demandé à monsieur Azmar qui lui avait répondu que les jeunes sorciers égyptiens étaient amenés dans le désert et laisser à eux même. En écoutant et en se servant de leur magie, ils devaient survivre et se diriger dans le désert à travers sept ruines leur correspondant. A leur sortie du désert ils étaient considérer comme adultes. Bien entendu les jeunes sorciers étaient observés pour éviter que rien de trop grave n'arrive.

En début d'après-midi, le groupe arriva finalement à l'oasis qui était surveillé par une petite tribu sorcière et Moldus assimilés . Après un déjeuner copieux, Amin les présenta au chef de camp et lui expliqua la situation. Celui-ci fut enchanter d'y participer et présenta Molly aux cuisinières du camp et lui expliquant qu'elles allaient l'aider. Ensuite il se tourna vers le guide égyptien et lui dit qu'il allait préparer le cercle pour le soir.

Durant l'après-midi, les plus jeunes Weasley et Harry reçurent leurs lettres de Poudlard ainsi que des cadeaux pour Harry. A la grande consternation des jumeaux et de Ron, la joie de madame Weasley et la fierté du concerné, Percy fut nommé Préfet-en-chef. Ce dernier commençait déjà à prendre des grands airs jusqu'à ce que Harry lui fasse discrètement remarquer que s'il continuait il serait encore plus sous le feu des jumeaux. Instantanément, Percy revint presque à son état normal. Le courrier de Harry le surpris. Avec Hedwige, qui avait fait escale chez Hermionne et rapportait une lettre et un cadeau, il n'y avait pas un, ni deux mais trois hiboux venant de Poudlard. L'un apportait la traditionnelle lettre de Poudlard, bien que celle-ci soit un peu plus épaisse cette année. Un autre portait un cadeau, celui-ci étant accompagné d'une lettre avec l'écriture brouillonne d'Hagrid. Enfin le dernier portait une simple lettre avec une écriture élégante et penchée retranscrite dessus. L'écriture disait quelque chose à Harry, mais ce qui l'étonna le plus c'était que la lettre était à son nom et à celui de Ginny, il décida de l'ouvrir en dernier.

Il commença par la lettre d'Hermionne.

Cher Harry, Joyeux Anniversaire. Encore une fois tu ne peux pas savoir combien je t'envie. Je ne sais si les récits que tu m'envois me frustre ou me ravisse, en tout cas je te remercie de ta gentillesse à me faire partager tout ça, Ron n'y a pas vraiment pensé. Non, non tu ne rêves pas, Ron m'a bien envoyé une lettre, le pauvre Errol se repose encore dans notre maison de vacances. J'ai cru qu'il allait tomber raide mort en arrivant. Sinon, j'ai enfin terminé mon devoir d'Histoire de la magie, les sorciers français sont quand même fascinants ! Savais-tu que Flamel était originaire d'ici ? Sinon, pour en revenir à ta lettre, tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureuse que tu suives également les cours d'Arithmancie et d'étude des Runes. J'avais peur d'être la seul griffondor de notre année à avoir pris ces options. C'est bête que tu ais du laisser tomber la divination pour ça par contre. J'ai été également très soulagée de voir Hedwige arrivée. J'ai eu peur qu'elle ne soit pas là à temps pour que je puisse t'envoyer ton cadeau et je n'avais pas assez d'argent pour m'offrir un voyage long courrier.

Je suis impatiente de pouvoir te revoir lors de la dernière semaine d'Août, sinon je te reverrai avec plaisir à bord du Poudlard express le premier septembre.

P-S : Excuse moi auprès de Ginny je n'ai pas eu le temps de lui écrire une lettre cette fois si.

Harry éclata de rire en lisant les diverses réactions, assez prévisible, de son amie et se promit de montrer la lettre à Ginny. En prenant le volumineux et lourd cadeau et en le confiant à Arthur pour le soir, le jeune sorcier se demanda qu'elle genre d'Encyclopédie lui ait envoyé Hermionne.

Il se dirigea ensuite vers le cadeau de Hagrid, il avait la forme d'un livre, ce qui était peu probable, surtout que le paquet avait frissonné quand il l'avait touché. Il se décida de lire la carte.

Cher Harry, Joyeux anniversaires ! On m'a dit que tu étais en Égypte, petit veinard va ! Non, tu ne rêves pas, c'est bien un livre que je t'ai envoyé, fais bien attention à être le premier à le toucher car il s'ajustera à la première personne à le toucher et il faut que ça soit toi. Ce livre devrait être utile cette année. Je ne t'en dis pas plus pour le moment. Je t'en parlerai quand on se verra.

Harry trouva très étrange que Hagrid lui ait envoyé un livre, en lui disant qu'il lui serrait utile. En toute franchise il était inquiet, connaissant Hagrid et son amour des créatures dangereuses. Le brun pris alors la lettre de Poudlard. En plus de l'habituelle liste de fourniture qui, Harry en était content, contenait ses nouvelles options, il y avait une autorisation signé du directeur. Il lut la note du professeur McGonagall.

Cher Mr Potter, Tout d'abord vous voudrez bien notez que votre demande de changement d'orientation a été enregistrée, acceptée et effectuée. Vous voudrez bien prendre note que la nouvelle année scolaire commencera le premier septembre. Le Poudlard Express partira de la Gare de King 's Cross, quai n°9 ¾ à onze heures précises.

Lors de certains week-ends, les élèves de troisième année auront la possibilité de visiter le village de Pré-au-Lard. A cet effet, il est normalement nécessaire de posséder une autorisation signé d'une personne responsable légale. Dû à divers facteur, le directeur a décidé de vous accorder une autorisation signée de sa main, veuillez la conserver précieusement. Néanmoins, le directeur souhaiterait vous parler de ses divers facteurs personnellement et risque de vous contacter. Avec mes meilleurs sentiments,

Professeur M. McGonagall, directrice-adjointe.

Harry était vraiment confus par rapport au contenu de cette lettre. Pourquoi le directeur avait signé personnellement son autorisation de sortie ? Cependant, il était extatique d'avoir la permission de visiter Pré-au-Lard, un village exclusivement sorcier. Il se dirigea vers Ginny pour lire la troisième lettre qu'il devina être du directeur de Poudlard. Quand il eut rejoins son amie rousse, tous deux s'assirent côte à côte pour lire la lettre de Dumbledore.

Cher Harry,

Tout d'abord laisse-moi te souhaiter un bon anniversaire.

Ensuite permets-moi de te féliciter pour ton judicieux choix de changer de section. Je ne suis pas sensé te le dire mais le Professeur McGonagall en a presque dansé de joie. Sinon je dois te congratuler également pour la découverte de ton don. Celui-ci est fort rare, les derniers sorciers célèbres connus pour l'avoir étaient Merlin et Griffondor, bien que je suspecte ta mère de l'avoir eu. Sinon je souhaiterai te parler d'affaire te concernant à ton retour d'Egypte, ainsi que te présenter quelqu'un. Si tu es d'accord de me rencontrer moi et cette personne, jette la plume de Fumseck se trouvant dans l'enveloppe et je saurais.

Ensuite je ne crois pas me tromper en disant que Mlle Weasley est à tes côtés.

Chère Mlle Weasley, suite aux événements de la fin de l'année passée je souhaiterai vous voir effectuer quelques tests magiques qui auront lieu si vous êtes d'accord à votre retour et peu après mon entretien avec Mr Potter. Au regard des futurs résultats de ces test, il pourrait s'effectuer une avancé dans l'année avec un soutient de votre choix. Je vous laisse le temps de réfléchir à cette proposition et nous en reparlerons sois à votre retour, sois au début de votre semestre.

Sincère salutation,

Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore, directeur de Poudlard.

P-S : Harry, au cas où tu te le demandes considère l'autorisation comme un cadeau d'anniversaire.

A la fin de la lecture, Harry et Ginny échangèrent un regard confus, cette lettre apportait plus de questions que de réponses. C'était décidément un très étrange anniversaire.