Hé bien voilà c'est parti pour le Chapitre IV

Bon j'ai mis plus de temps que je ne le croyais, navrée... Vous ne méritez pas ça.

Un IMMENSE merci à ma Cin' (Vanille-Fraise)

Encore merci à Florigeon (j'aimerais te répondre personnellement à chacune de tes reviews! Tu n'imagine pas à quel point elles me touchent!)

A Elodu92, titesouris, Fiind-L0ve, qui me suivent, toujours!

Merci aussi à Joufly La Verte, LizoOn et sarah qui m'ont rejoind!

Pas certaine de poster très rapidement le prochain...

je ferais au mieux pour vous!

Bon je vous avoue être très angoissée au postage de ce nouveau chapitre... :$

MERCI


Elle se retourne vivement vers Harry dont le visage a blêmit.

- Tu as dit qu'elle était morte… Tu as dit?

- Je… Je le pensais aussi, murmure-t-il d'une voix blanche. Il y avait ce corps… Ces cheveux qui ont brulés.

Kingsley les toise un instant. La colère qu'il voue à Harry s'estompe quelque peu face à son air déchiré.

- Ce n'était pas elle. Nous avons identifié Luna à cause de sa chevelure, mais il s'agissait de quelqu'un d'autre.

- Mais qui? Fait Hermione d'une voix enrouée.

- Je l'ignore encore…

- Par Merlin… Chuchote-t-elle en prenant son visage dans ses mains. Combien de personnes sont-elles mortes sans que nous sachions qui elles étaient? Combien de familles sont encore dans l'espoir alors qu'il n'en existe plus aucun?

Harry passe un bras autour de ses épaules. Elle vient nicher sa tête contre son épaule, tremblante.

- Granger, fait Kingsley. Montez la soigner.

Hermione se redresse, le toisant.

- Vous ne voyez pas qu'elle est sous le choc! S'emporte Harry. Elle ne pourra pas faire grand-chose dans cet état.

- Contrôlez-vous tous les deux! Grince l'Auror. Nous n'avons pas le temps pour vos états d'âmes.

Harry ouvre la bouche furieux, mais Hermione pose une main rassurante sur son avant bras qui l'apaise instantanément.

- J'y vais.


Du dos de sa main elle éponge les légères gouttes de sueur qui s'agglutinent contre son front moite.

- Molly, comprimez cette plaie, fait-elle d'une voix où percent de légers trémolos.

La matriarche des Weasley se saisit d'un tissu déjà imbibé de sang avant de s'exécuter.

Les mains d'Hermione s'affairent sur les entailles ouvertes de son amie, les colmatant des sorts qu'elle connaît, après y avoir apposé des onguents détoxiquants.

- Hermione, murmure la mère de Ron une note fataliste dans le ton de sa voix. Voilà plus de trois heures que nous tentons vainement de…

- Vous pouvez partir Molly, cingle la jeune femme sans un regard pour la sorcière. Mais tant que son cœur continuera à battre, je ne m'arrêterais pas.

Avec un soupir, elle appuie plus fort sur la plaie. Hermione Granger ne changera jamais


Harry jette un regard nerveux sur la grosse horloge du Salon. Il passe la main dans sa chevelure désordonnée, une vieille habitude qui ne le lâche pas.

- Harry. Kingsley m'a informé.

La silhouette de Ron se découpe dans l'encadrement de la porte, il a les yeux rouges et le front plissé.

- Comment te sens-tu, Ron ?

Celui-ci hausse les épaules.

- J'ai l'impression d'avoir été piétiné par un troupeau d'hippogriffes, mais je vais bien. Je n'arrive cependant pas à me souvenir de ce qui s'est passé. Je n'ai qu'une impression de danger collée à la peau.

Il se traîne lentement jusqu'à la table où son meilleur ami est installé, déplaçant le tabouret avec un grincement sinistre.

- Tu ne trouves pas Hermione étrange ces temps-ci ? Fait Harry sans autre forme de cérémonie.

Le rouquin dessine des petits ronds sur la table, l'air ailleurs.

- Un peu. Pas plus que tout le monde en ce foutu temps de Guerre.

Harry frémit, il a du mal avec ce mot, il sait pertinemment que tout est de sa faute. Du moins il le pense.

- Où en est-elle ? Demande Ron au bout d'un moment, l'arrachant à ses pensées.

- J'ai terminé.

Les deux garçons relèvent les yeux vers elle. Le spectacle leur arrache une grimace. Leur amie leur fait face, l'écarlate la recouvre presque entièrement. Le tissu de sa robe de sorcier buvant le sang largement.

Des cheveux s'échappent de son chignon malhabile, et de larges cernes noirs soulignent ses yeux épuisés. Harry s'est levé, Ron sur ses talons, et a passé un bras apaisant autour des épaules frêles de la jeune femme. Les sanglots s'échappent de sa gorge instantanément. Il le savait, elle avait besoin de cela. La chaleur humaine contre elle. Le réconfort de ses amis. Ron tapote son dos, mal à l'aise. C'est Ron, mais il est là avec ses gestes maladroits et sa touchante compassion. Elle glisse sa main autour de la nuque d'Harry étouffant ses pleurs dans son épaule. Le sang et les larmes se mêlant sur son sweat-shirt gris.

Avec difficultés elle relève finalement son visage inondé vers eux.

- Elle s'en sortira.

- Nous n'avons jamais douté de toi, lui répond Harry déposant un tendre baiser sur son front.


- Ginny! Souffle Hermione avant de serrer son amie contre elle.

Celle-ci étouffe un rire dans son épaule, heureuse de sentir la jeune fille contre elle.

- J'ai cru que tu ne reviendrais plus au QG!

- Je ne suis pas venue seule, fait-elle en s'effaçant de l'encadrement de la porte.

- Neville! Fait Hermione avec un franc sourire.

Il y a longtemps qu'elle n'avait pas rit si aisément. Voir ses amis lui insuffle un regain d'espoir.

- Bonjour Hermione, répond celui-ci avec un sourire.

La jeune fille frémit en apercevant le visage de son ami. Une longue estafilade prend forme de part et d'autre de son œil droit.

- Neville, fait-elle en couvrant sa bouche d'une main. Je vais t'arranger cela.

- Non, Hermione, répond-il.. Je te remercie vivement mais je vais garder mon visage comme cela, en souvenir.

Chacun sa croix, pense la jeune femme, en venant serrer le pendentif contre son cœur.

- Tel père tel fils, clame une voix haut perchée qu'Hermione ne reconnaît pas.

Entrant dans le Grand Salon à la suite de Neville et Ginny, une dame âgée à la stature frêle vient se poster devant la jeune fille en lui tendant une main calleuse.

- Agusta Londubat. Vous êtes Hermione Granger je présume.

Hermione hoche la tête devant cette femme qu'elle a toujours craint sans la connaître réellement.

- Honorée de faire votre connaissance jeune fille, mon petit fils m'a souvent fait l'éloge de votre intelligence et de votre bravoure.

- Merci Madame Londubat, répond Hermione en coulant un regard vers Neville qui lui adresse un petit sourire d'excuse.

- Augusta, la corrige la Grand-mère du garçon. Où est donc Molly Weasley ?

- Dans la cuisine Ma… Augusta, répond-elle avant de la voir s'éclipser dans les couloirs.

Hermione s'empare du livre de Médicomagie qu'elle avait délaissé sur le fauteuil racorni pour venir saluer ses amis, avant de leur demander doucement:

- Par Merlin, que faîtes vous là?

- Grand-mère voulait absolument rejoindre L'Ordre maintenant que Poudlard n'existe plus, lui répond Neville sur le ton de la confidence. Le QG est l'endroit le plus sûr à présent.

Hermione hoche la tête.

- Quant à moi, Maman et Papa sont dorénavant de plus en plus obligés de partir en mission, il était naturel que je vienne ici pour ma sécurité.

- Nous sommes également là pour Luna, fait Neville doucement. Comment se porte-t-elle?

Hermione baisse les yeux.

- Son état est stable, elle va s'en sortir, je dois lui prodiguer des soins toutes les heures. Elle devrait récupérer.

- Mais? Demande Ginny percevant la légère hésitation de son amie.

- Mais dans quel état… Chuchote-t-elle, blessée. Elle a été tellement torturée, j'ignore si elle retrouvera toutes ses facultés.

Elle refoule un sanglot pénible. Neville pose une main réconfortante contre son épaule. Elle se reprend rapidement.

- Je suis si heureuse de voir ici tous les deux! Harry et Ron le seront également, ajoute-t-elle en les entraînant à sa suite le long de l'escalier qui mène à la chambre des deux garçons.


Hermione lance une œillade à Harry dont les yeux évitent superbement de croiser ceux de la rouquine en face de lui. La jeune fille a assisté à l'échange tendu de ses deux amis lors de l'annonce de leur retour. Un simple « bonjour » de leur part avait fusé, empreignant la pièce d'un froid polaire. Ginny affiche une mine de circonstance, profitant des diverses conversations qui se profilent à l'occasion de ce repas qui réunit bon nombre des Membres de l'Ordre à table.

- Pourquoi évites-tu ainsi Ginny? Souffle-t-elle à l'oreille du brun profitant d'un instant où les conversations sont suffisamment bruyantes.

- Je ne l'évite pas, répond-il entre ses dents.

- Je ne suis pas aveugle Harry, renchérit-elle en lui resservant un peu de ragoût.

- Molly vous savez faire des merveilles avec peu de choses, entend-elle son meilleur ami clamer à la mère des Weasley.

- Oh Merci, Harry cela me fait tant plaisir de te voir manger.

- Tu n'échapperas pas à cette conversation, Potter. S'offusque-t-elle en baissant la tête sur son potage.

Elle sent son ami pivoter vers elle, et relève la tête avant de croiser un regard émeraude, profondément affecté. Elle frémit, se levant brusquement de table, attirant tous les regards sur elle.

- Je suis navrée d'être aussi impolie mais je dois monter administrer les derniers soins à Luna. Toutes les deux heures durant 24h. C'est la dernière..

- Bien entendu Hermione, lui répond Remus Lupin avec condescendance.

- J'aurais besoin d'aide, Harry, fait-elle doucement à son ami qui s'est levé pour lui emboîter le pas.

Avec empressement elle avale les quelques marches du Grand escalier avant de pénétrer dans la pièce qui sert de chambre à son amie. Elle vient s'assoir sur le tabouret disposé près du lit, avant d'effleurer son front du bout des doigts. Elle a l'air paisible ainsi, reposée. Son teint blafard resplendit à la lueur de la lune. Harry a croisé les bras, appuyé dans l'encadrement de la porte il observe son amie, sourcils froncés.

-¨Penses-tu réellement qu'il y ai une chance? Demande-t-il.

- Elle vivra, répond Hermione. Néanmoins, je peux soigner le corps mais pas l'âme. Elle gardera de terribles séquelles je le crains.

Il baisse les yeux. Elle étouffe un soupir.

- Je sais que tu te sens responsable de tout cela, Harry. Mais tu es le seul à te voir ainsi. Tu as apporté l'espoir dans le monde Sorcier. Tu es le Survivant.

Harry esquisse une grimace.

- Je déteste ce nom là. De tous les sobriquets ridicules que l'on m'a affublé celui-ci est bien le pire.

La jeune femme admet un petit rire.

- C'est certain. Pourtant c'est-ce que tu es. Tu ne peux pas le combattre.

Elle attrape une petite boite en métal qu'elle ouvre afin d'en sortir un cachet rond et blanc qu'elle glisse dans la bouche de la blessée.

- Adanonium! Chuchote-t-elle en agitant sa baguette au dessus de son amie.

Elle se relève péniblement, une main posée sur ses reins, avec l'impression de n'avoir pas dormi depuis des jours.

- Cela devrait rendre son sommeil paisible. Maintenant nous n'avons plus qu'à attendre, elle se réveillera quand elle sera prête.

Elle caresse le front de Luna, l'air profondément triste.

- Prends ton temps, chuchote-t-elle. Nous comprenons que tu ne souhaites pas retourner trop vite dans ce monde brutal et atroce.

Elle rejoint Harry qui a à nouveau vrillé son regard au sol, contemplant le lambris écaillé.

- Hermione que s'est-il réellement passé sur le chemin de Traverse?

Elle se fige sur le seuil, le regard fuyant.

- Je te connais par cœur tu sais. Quelque chose ne va pas. Dis le moi.

Ses pensées vont à Malefoy, déclenchant des frissons qu'elle tente de réfuter. Elle a besoin de réponses, elle supporte difficilement cette tension permanente, ses doutes constants. Sa solitude.

- C'est la Guerre Harry. Personne ne va bien.

Laissant le silence s'installer entre eux, elle ajoute après un moment:

- Et toi Harry? Que se passe-t-il avec Ginny?

- Ne vas-tu pas me laisser tranquille avec ça? S'emporte-t-il soudain.

Elle sursaute, trop surprise pour s'outrer.

- Excuse moi, souffle-t-il en s'ébouriffant les cheveux avec nervosité. C'est que… Je l'ai quitté tu vois? Elle n'a pas le droit d'être si conciliante avec moi… Comme si tout ce que je faisais était l'œuvre d'un dieu. Je suis Harry. Et je fais des erreurs.

- La quitter pour son bien n'en était pas une.

- Non, effectivement, mais elle devrait me haïr pour avoir fait cela. Au lieu de ça, elle continue de me soutenir sans faire de concession.

- Préférerais-tu qu'elle te déteste?

- Non. Mais cela rendrait ma tâche plus facile. J'essaie de ne pas rester trop longtemps dans la même pièce qu'elle, de ne pas croiser son regard débordant d'amour. Sinon j'ai peur que toutes mes résolutions se fassent la malle.

Hermione pose sa tête contre son épaule. Comme elle la toujours fait.

- Je te comprends Harry. Tellement.

Elle se redresse et glissant sa main dans la sienne, elle le conduit dans la Salle inférieure où les Weasley, Remus, Augusta et leurs amis continuent leurs discutions animées.


- Je pense qu'il serait temps pour nous de partir, fait Hermione d'une voix assurée.

Ron la contemple médusé.

- Que dis-tu?

- Nous tournons en rond ici et Kingsley tente sans cesse de nous mettre des bâtons dans les roues. Je pense que nous devrions partir à la Recherche des Horcruxes à présent. Nous savons ce qu'il y a à savoir. Le médaillon est forcément dans le bureau d'Ombrage au Ministère. Et les autres Horcruxes doivent être des objets ayant appartenus aux Fondateurs de Poudlard. Nous avons donc le diadème de Serdaigle, la coupe de Poufsouffle, l'épée de Gryffondor.

- Ca ne fait que quatre, répond Ron incertain.

- Cinq avec le journal de Jédusor, argue Harry.

- Et six avec la bague de Gaunt. Il ne nous reste donc qu'à aller au Ministère en premier lieu.

- Et Luna? Demande à nouveau Ron.

Hermione baisse les yeux.

- Nous ignorons combien de temps elle mettra pour se réveiller. Nous ne pouvons nous permettre d'attendre indéfiniment. Elle n'aura plus besoin de moi à son réveil, et je fais confiance à Ginny et Neville pour prendre soin d'elle.

- Quand partons-nous? Demande Harry en se redressant.

- Je dois d'abord me procurer quelques ustensiles nécessaires à notre voyage.

- Où donc? Demande Harry inquiet.

- Ne t'en fais pas Harry, je m'absenterais juste quelques heures. Je prendrais le Polynectar.

- Pourquoi n'irions nous pas ensemble?

La jeune fille baisse à nouveau les yeux, refusant de croiser son regard.

- Il vaut mieux que nous ne nous fassions pas remarquer.


Elle avance à pas feutrés. Le bruit de son cœur cognant contre ses cottes, éclatant dans ses oreilles. Elle déteste mentir à ses meilleurs amis. Si Harry savait où elle se trouve il ne le comprendrait pas. Elle ne le comprend pas elle-même. Elle abat sa capuche sur sa tête, ramenant ses cheveux derrière ses oreilles. La lourde porte qui clôt l'église lui fait face, imposante. Angoissante. Un son de cloche puissant lui arrache un sursaut. 12h30. Parfait. Elle entre. Une buée hivernale s'échappe de ses lèvres. Dehors il neige. Elle longe les murs avec prudence, quand elle les aperçoit. Ils sont deux, leurs capes de Mangemort soigneusement jetées sur leurs épaules. L'un deux dont les cheveux blonds cendrés s'échappent de la capuche, fait battre son cœur d'une façon qu'elle voudrait bien occulter. Elle s'approche, un pas puis deux. Toujours plus près. Bientôt elle discerne des yeux glacés, c'est le moment.

- Stupéfix !

La silhouette chute au sol, inanimée pareille à une poupée de cire. L'autre pivote vers elle avec une rapidité déconcertante, baguette en main.

- Malefoy ! Siffle-t-elle.

Un mot. Il stoppe son geste, la surprise empreinte sur ses traits gracieux.

- Granger ? Qu'est-ce que tu fous ici ?

- Tu ne devrais plus faire tes petites affaires ici, Malefoy, fait-elle en s'avançant vers lui. N'as-tu pas compris que si j'étais ici la première fois c'est parce que l'Ordre a mis la main sur votre petit coin secret ?

Il la toise défiant.

- Peut être attendons-nous un membre de l'Ordre pour le rosser à notre manière, grince-t-il menaçant.

Quelques centimètres les séparent à présent. Leurs baguettes pointées l'un vers l'autre ne fléchissent pas.

- Pourquoi es-tu là ? Demande-t-il de nouveau.

Elle jette un œil sur la silhouette inanimée à ses pieds.

- Marcus Flint, argue-t-elle. Que fabriques-tu avec ton ancien capitaine ?

Il hausse un sourcil.

- N'espères pas des réponses alors que tu éludes les tiennes.

- Ok Malefoy. Je joue franc jeu. Je suis venue te voir.

Ses traits se teintent de surprise. Hermione abaisse sa baguette avant de la ranger dans son ceinturon. Abasourdi le jeune homme l'imite, avec des gestes lents.

- Tu ne peux plus te passer de moi, donc. Fait-il

- Ne te fais pas plus arrogant que tu ne l'es déjà, imbécile. J'ai besoin de savoir.

- De savoir quoi, Granger ? Fait-il avec agacement.

- Pourquoi m'avoir épargnée ? Pourquoi m'avoir aidée ?

- Je te l'ai déjà dit il me semble. Un prêté pour un rendu.

- Allons ! Tu n'es pas comme ça, Malefoy. Pour toi c'est œil pour œil, dent pour dent. Je t'aide, tu me balance à tes petits copains.

- Mais que veux-tu entendre Granger ? Lance-t-il avec une impatience non feinte.

Elle se sent vulnérable soudain, elle sent son cœur s'emballer, ses mains devenir moites.

- Je ne sais pas… Souffle-t-elle hésitante.

Elle glisse ses iris hésitants dans le regard acier du jeune homme. Elle n'y lit qu'impassibilité et arrogance.

- Je n'aurais pas dû venir… Fait-elle tremblotante.

Elle se retourne vivement, son regard déjà vissé sur la sortie. Une main agile s'enroule autour de son poignet, son cœur rate un battement. Retournée habilement, elle croise le regard fiévreux de Malefoy avant que ses lèvres s'abattent sur les siennes avec brutalité. Fébrile elle se laisse couler entre ses bras. Il agrippe ses hanches la soulevant avec facilité, elle fait glisser ses doigts dans sa chevelure, y fourrageant avec hargne. Elle sent le mur glacé rentrer en contact avec son dos, et alors seulement, elle sait qu'il l'a porté jusqu'à celui-ci. Ses mains avides parcourent son corps, la comblant de désir impatient. Le décor ne s'y prête pas. Pas plus que les circonstances. Pourtant c'est avec le cœur qui s'emballe, et le rouge aux joues qu'Hermione défait maladroitement, le lacet qui noue la cape du Mangemort, avant de s'attarder sur les boutons de sa chemise qui n'opposent qu'une faible résistance. Il retient un petit rire, alors que ses doigts cheminent vers sa jupe, qu'il remonte sur ses cuisses. Elle noue ses jambes autour de lui, avant de croiser son regard, elle frémit devant ses yeux assombris par le désir. D'une tendresse dont elle le croyait incapable, il dépose un léger baiser dans le creux de sa clavicule, tout en se débarrassant du tissu qui le sépare d'elle. Elle sent la folie l'emprisonner, le doux frisson de l'interdit glisser contre leurs corps en sueur. Ses mains s'attardent sur son pantalon qu'elle fait glisser le long de ses jambes.

- Malefoy… Chuchote-t-elle comme une supplique dans son oreille moite.

Elle sent son corps se tendre, ses mains agripper ses hanches plus fermement alors qu'il entre en elle en retenant son souffle. Elle laisse échapper un soupir lascif qui le fait frissonner, ses reins se pressent contre les siens. Cette guerre a définitivement tout foutu en l'air. Il mord son cou presque avec tendresse, elle griffe son dos par-dessous sa chemise, alors que la chaleur monte en elle par afflux incessants. Un dernier coup de rein, leur fait gagner l'extase. De grognements de plaisir, leurs corps se complaisent, Hermione étouffe un cri dans le tissu de sa chemise, il frissonne contre elle. Le début de la fin.


Harry fait à nouveau les cents pas, les yeux rivés au sol il n'a pas entendu la cadette des Weasley pénétrer dans le Grand Salon.

- Harry, chuchote-t-elle et sa voix le fait sursauter.

- Ginny, fait-il d'une voix rauque et tendue.

- Tu m'évites, affirme-t-elle sans toute autre forme de cérémonie.

Il fuit son regard, elle cherche le sien.

- Parle-moi.

- Non.

- Pourquoi?

Il relève les yeux, croisant son regard marine suppliant. Il avance d'un pas puis se ravise. Il voit la douleur se peindre sur ses traits.

- Je ne fais que te blesser, pardonne-moi, lui dit-il sincère.

- C'est à moi de m'excuser. Je ne te rends pas la tâche facile n'est-ce pas?

- Non, murmure-t-il avec un petit sourire qui la détend quelque peu.

Il approche d'elle avec lenteur, tend le bras pour effleurer la courbure de sa joue.

- Je suis désolé, Ginny.

Elle attrape sa main la gardant contre sa joue. Un instant, encore…


Lentement, elle reprend ses esprits, la culpabilité la rongeant de toute part, la honte s'infiltrant en elle, la poignardant douloureusement. Il ramasse les quelques vêtement épars au sol. Elle garde sa position, figée.

Il se redresse, époussette sa cape, avant de se tourner vers elle. Elle tremble de tous ses membres.

- Je n'aime pas te voir faible, Granger, claque-t-il d'une voix où perce le mépris.

Elle frissonne, s'attife de nouveau, ses gestes sont lents et mesurés, elle évite de faire le moindre faux pas. Elle a la sensation de se voir nager dans un brouillard épais.

- C'était une erreur, lui dit-elle en se postant face à lui le regard flamboyant.

Alors ses résolutions fondent comme neige au soleil, face à son regard électrisant. Il agrippe sa nuque scellant leurs lèvres avec violence.

- Je suis d'accord, fait-il le souffle court avant de se détacher d'elle. Tâche d'éviter de t'envoyer le premier Mangemort venu la prochaine fois.

- Espèce de… Fait-elle en levant sa main furieusement dans le but de le gifler.

Elle est retenue cependant dans son élan, par une poigne violente, ses iris métalliques brûlantes la toisant avec défi.

Le temps se suspend.

- Sois prudente, lui dit-il enfin avant de tourner les talons, la laissant seule plus perdue que jamais.

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Alors? Olala l'angoisse!

Je vous avoue que c'était mon premier lemon! J'espère ne pas avoir tout gâcher.