Disclaimers: Je ne possède pas Vampire Diaries.
Résumé: Le jour où la réputation de Damon fut ruinée par Bonnie en une seule phrase.
Ses yeux s'écarquillèrent, et ses lèvres s'entrouvrirent légèrement, alors qu'un éclair de réalisation traversait ses pupilles. Le sommeil, la chaussure, les animaux... Mais oui, tout coïncidait. Comment avait-elle pu ne pas s'en rendre compte ?
...
Elles étaient en train de traverser le manoir lorsqu'elle l'aperçut, allongé sur le canapé du salon. Ses deux amies firent encore quelques pas et rejoignirent la cuisine, alors que la brune s'arrêta. Elle s'avança en direction du sofa, prise d'une curiosité étrange. Personne ne dormait jamais ici. Son regard se posa enfin sur la personne étendue sur le canapé : Damon. La jeune fille haussa légèrement les sourcils, surprise. Ce n'était pas dans ses habitudes, de s'endormir comme ça en plein jour, surtout quand des personnes pouvaient le voir. Il ne voudrait pas être vu dans un tel état, aussi inoffensif.
Bonnie s'approcha un peu plus, et aperçu son visage. Ses traits étaient détendus, il paraissait étonnamment calme et serein. Sans même qu'elle n'y fasse attention, la sorcière posa ses avant-bras sur le dos du canapé, se penchant légèrement en avant. Quelques-unes de ses mèches brunes tombèrent, frôlant le visage du vampire, qui plissa le nez dans une grimace adorable, avant de légèrement remuer pour se réinstaller confortablement. Un petit rire échappa des lèvres de Bonnie, attirant l'attention de ses amies, qui ne tardèrent de la rejoindre.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? » lui demanda soudainement une voix
Ses cheveux volèrent dans les airs alors que la brune se relevait brusquement, prise sur le fait. Elle se retourna, faisant face à Elena et Caroline, et ouvrit la bouche, puis la referma, à la recherche d'une excuse plausible. Après tout, qu'est-ce qu'elle pouvait dire ? '' J'observais Damon dormir. Pourquoi ? Je ne sais pas, j'avais envie.'' ?
Alors que quelques rougeurs prenaient place sur les joues de la fautive, Elena s'avança, se mettant à côté de Bonnie, et jeta un coup d'œil à ce qui semblait l'avoir fait rire. La sorcière s'attendait à une avalanche de questions gênantes, mais la doppleganger se contenta de sourire, avant de faire signe à Caroline d'approcher. Celle-ci obéit, et fut tout aussi surprise que la métisse l'avait été, avant qu'un sourire malicieux prenne place sur son visage.
« C'est pas tous les jours qu'on le voit aussi vivable. » se moqua la blonde. « Bonnie, c'est toi qui l'a découverte en première, c'est donc à toi de le réveiller. »
Intriguée, Bonnie lança un regard interrogateur à son amie, ne comprenant pas où elle voulait en venir. La blonde tapota alors un doigt sur ses lèvres, voulant lui faire comprendre par quel moyen elle devait le réveiller. Alors que la sorcière écarquillait les yeux, offusquée, Caroline leva les mains en l'air, et s'exclama. « Eh, ne me regarde pas comme ça, c'est ce que les Disneys m'ont appris. »
Haussant un sourcil, Elena finit par s'interposer, et leur demanda si elles préféraient continuer de comparer Damon à la Belle au bois dormant, ou s'amuser un peu. Cela suffit à obtenir leur attention, et elle attrapa un marqueur posé sur un bureau, une étincelle de malice dans le regard.
« Je ne veux pas mourir jeune... » grimaça Caroline, avant de se reprendre. « Mais l'opportunité est bien trop belle pour la gâcher. »
Il leur suffit d'échanger un regard pour se mettre d'accord, et les trois jeunes filles se penchèrent en avant, les bras appuyés sur le dos du canapé. Le plan était parfait, vraiment. Hors, il suffit que le marqueur frôle le visage de Damon pour que ses yeux s'ouvrent, et que son regard se porte sur elles. A peine quelques minutes plus tard, les trois jeunes filles étaient cachées dans un placard, fuyant un vampire furieux.
« L'odeur du marqueur... On aurait dû y penser. »
Debout devant un miroir, Bonnie était en train de fouiller dans une trousse de maquillage, et trouva enfin son mascara, un petit sourire satisfait sur les lèvres. Alors qu'elle commençait à se maquiller, Damon entra dans sa chambre, l'interrompant. Elle posa son regard sur le vampire, mais décida de l'ignorer, et reporta son attention sur le miroir.
« Bon-Bon, où est ma chaussure ? »
La brune haussa un sourcil, lançant un regard bref au vampire. Elle sembla se demander pendant quelques secondes s'il se moquait d'elle, avant de finir par lui répondre « Non, Cendrillon, je suis sincèrement désolée, mais je n'ai pas vu ta chaussure. ». Damon ne sembla pas du tout amusé, et s'approcha de quelques pas, lui disant que faire des blagues stupides ne la sortirait pas de cette situation. En voyant l'expression perdue de la sorcière, il continua.
« Arrête, je sais très bien que c'est toi qui l'a. Tu es la seule qui a accès à ma chambre, et tu as voulu te venger parce que j'ai renversé du bourbon sur ton grimoire. »
Cette dernière phrase suffit à finalement avoir l'attention de la jeune fille, qui écarta soudainement le mascara de ses cils, se retournant vers lui. « Quoi ?! Alors c'était toi ? » s'exclama-t-elle, les yeux écarquillés. Quelques pages de son grimoire étaient devenus illisibles, et elle avait vite compris que quelque chose s'était renversé dessus, mais n'avait jamais su quoi. Malheureusement, ces quelques pages contenaient des sorts qu'elle ne connaissait pas encore, et il était trop tard pour les sauver.
« Ne fais pas comme si tu ne le savais pas. » grogna le brun en retour
« Je ne le savais pas. » affirma Bonnie, furieuse
Damon sembla prit de court, se demandant si elle mentait ou non. Il lui suffit de croiser son regard pour comprendre qu'elle était complètement sérieuse. Il poussa un soupir, et passa une main dans ses cheveux. Après quelques secondes de réflexion, pendant lesquelles Bonnie n'avait cessé de le fixer d'un mauvais regard, il finit par lui demander s'il était possible qu'elle ne se fâche pas si il lui achetait ce qu'elle voulait.
« Tu sais très bien que je n'ai besoin de rien. Et en plus, tu ne m'auras pas avec de l'argent. Mais si tu tiens tant que ça à te faire pardonner, j'ai pleins d'autres choses à te demander. » lui rétorqua-t-elle, un sourire malicieux sur les lèvres
Une chaussure en cuir dans les mains, Stefan se dirigeait vers la chambre de son propriétaire. Heureusement qu'il avait réussi à nettoyer la tache qu'il avait faite dessus. Damon devenait encore plus imbuvable que d'habitude quand on touchait à ses affaires...
Alors qu'il comptait la reposer discrètement dans la chambre de son frère, il l'aperçut dans la chambre de Bonnie, dont la porte était ouverte. Avant même que Stefan ne puisse accélérer, Damon tourna la tête, et vit son frère, au milieu du couloir, une chaussure à la main. Bonnie ne tarda à l'imiter, intriguée, et sa bouche forma un ''o'' parfait quand elle se rendit compte de ce que tenait Stefan entre ses mains.
« Tu vois ! » s'écria-t-elle, pointant la chaussure du doigt. « Ce n'était pas moi, tu m'as accusé pour rien ! Tu dois te faire doublement pardonner ! »
La jeune fille croisa les bras contre sa poitrine, un air satisfait sur le visage. Damon jeta un rapide regard à son frère, et lui souffla « Couvre-moi », avant de disparaître. Bonnie ne tarda pas à déchanter, et s'élança à sa poursuite.
Stupéfait, Stefan restait debout au milieu du couloir, sans bouger. Il s'attendait à ce que son frère s'énerve, et devienne insupportable -enfin, encore plus insupportable que d'habitude-. Le vampire haussa les épaules, continuant sa route jusqu'à la chambre de Damon. Peut-être que c'était cette relation qui le rendait plus vivable.
« Bonnie, tu sais quand je t'avais dit que je t'achèterai ce que tu voudrais pour me faire pardonner, ce n'était pas exactement ce que j'avais en tête. » soupira pour la énième fois le vampire
Allongée sur un canapé en cuir, la concernée ne l'écoutait même pas, trop occupée à câliner le chat blotti contre sa poitrine : Cuddles. Après qu'elle ait été d'humeur exécrable pendant une semaine entière à cause des pages ruinées de son grimoire, Damon avait finit par craquer, bien qu'au début, il s'était contenté de l'ignorer, lui lançant quelques remarques mal reçues de temps en temps. Au final, lorsqu'il lui avait demandé ce qu'elle voulait pour arrêter de bouder comme une enfant, son choix avait été rapide : ce stupide chaton noir aux yeux bleus.
Il se souviendrait toujours du cri de Stefan lorsqu'il avait fermé un placard, et était tombé nez à nez avec Cuddles. Il n'avait pas peur des chats, mais il n'était même pas au courant que l'un d'eux habitait chez eux depuis quelques jours, alors évidemment il avait été surpris, au plus grand bonheur de Damon qui n'avait cessé de se moquer de lui depuis.
« Ne dis pas ça, on sait tous que tu l'adores ce chaton. » rétorqua Bonnie, sans même poser les yeux sur lui
Au début, Damon n'approchait même pas Cuddles. Pas parce qu'il le haïssait, ou quelque chose du genre, mais juste par manque d'intérêt. Après tout, à part son nom ridicule, il n'avait aucune raison de ne pas aimer ce chaton, mais il n'était juste pas du genre à adorer les animaux. Mais le jour où Stefan avait eut peur de lui, le chaton était monté dans l'estime du vampire. Comme s'il avait développé une certaine fierté envers lui. Depuis ce moment, il le caressait quand il était près de lui, et quand venait se coller à lui, il ne le repoussait pas.
« Je ne l'adore pas, il est beaucoup trop collant. »
Parce que, oui, le chaton collait très souvent Damon. Il le suivait tout le temps quand Bonnie n'était pas là, et ne cessait de sauter sur ses genoux quand il s'asseyait, au plus grand damne du vampire. « Regarde les choses en face, les animaux t'adorent Damon. » lui avait un jour dit Caroline. A cette annonce, le brun avait froncé les sourcils, avant d'ignorer la blonde. Il ne voulait pas que les animaux l'aiment. Il n'était pas un genre de gentil ''Stefan, ami des animaux''. Mais lorsqu'il avait confié ça à Bonnie, celle-ci s'était contentée de lever les yeux au ciel face à son attitude.
« Quoi ? Mais je croyais que tu étais l'ami des animaux ? » se moqua Bonnie
Comme pour confirmer ses dires, Cuddles sauta des genoux de sa maîtresse, et se dirigea vers Damon, lâchant un petit miaulement. Le vampire poussa ce qui ressemblait à un mélange entre un soupir et un grognement. « Voilà une des deux raisons pour lesquelles je ne voulais pas de chat. Ça ruine ma réputation. » grommela l'aîné des frères Salvatore en réponse.
« Et quelle est la deuxième ? » l'interrogea la sorcière, une lueur de curiosité dans le regard
Damon s'approcha du canapé sur lequel elle était allongée, et se pencha en avant, leurs visages n'étant plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. « Tu l'adore plus que moi, et je n'aime pas ça. » répondit-il, avec un sourire en coin, avant de clore l'espace entre eux en capturant les lèvres de la brune.
...
Bonnie eut soudainement un hoquet de réalisation, attirant l'attention de ses amies. Celles-ci la dévisagèrent, lui demandant ce qu'il se passait. La brune posa alors un regard ébahi sur elles, avant de déclarer d'une voix déconcertée, comme si elle venait de faire une découverte scientifique incroyable :
"Damon est une princesse."
