Hello everybody…

Je sais, je sais, je sais :-(… Je suis réellement désolée de vous avoir laissé en plan comme ça.

Je manque de temps pour tout. Les quelques semaines qui viennent vont être assez tendues pour moi avec le BAC dans seulement 6 semaines.

J'aime poster mes chapitres régulièrement et je suis désolée de vous avoir fait poireauter deux semaines. En plus je vous ai laissé dans une scène particulièrement difficile ^^. Ne m'en voulez pas… Oh, et je suis désolée aussi pour ne pas avoir répondu aux reviews, manque de temps…

Dis donc, ça en fait des choses à me faire pardonner !

Bon ben je vais commencer avec ce nouveau chapitre qui, j'espère, vous plaira.

Bonne lecture.

Enjoy it !

Giaah.

Ps : Amaria, s'il te plaît, je t'en pris, fais un compte !!!! C'est frustrant au possible de ne pas pouvoir répondre à tes reviews si tu savais !!!

Tite-lilith, tu sais que je t'aime toi !

Juliette89, enfin Juju c'est mieux ^^, je t'avais promis un chapitre pour ton retour et bon, je l'ai mis un peu en retard, tu me pardonnes ?!

Je vous remercie tous sincèrement pour tous vos reviews qui me touchent énormément. 199 reviews pour 3 chapitres c'est inimaginable. Vous êtes les meilleurs. Merci, merci, merci…

{Titre : Heavily Broken de The Veronicas}


Chapitre 4 : Heavily broken

Je ne savais pas vraiment comment j'avais réussi à conduire jusqu'à l'appartement. Quand je fermai la porte derrière moi, je sentis mes jambes flageoler et je me laissai glisser le long de la porte avant d'éclater en sanglots. Un flot incessant de larmes roulait sur mes joues, n'en revenant pas de ce qu'il s'était passé cet après-midi. Edward, l'homme que je désirais depuis presque deux ans m'avait complètement humilié et blessé. Je fermai les yeux et essayai tant bien que mal de calmer mes sanglots mais la scène se répétait sans cesse dans mon esprit.

J'entendis un glapissement devant moi et relevai la tête. Rosalie me regardait, une main devant la bouche. Elle s'accroupit en face de moi.

« Mon dieu, Bella…mais qu'est ce qu'il t'arrive ? Qu'est ce qu'il se passe ? C'est James ? » dit-elle paniquée.

Je secouai la tête de droite à gauche, incapable de parler...

« Bella, s'il te plaît !! Dis-moi ce qu'il se passe ?! T'as parlé avec Edward ?! »

Au son de son prénom, mes pleurs reprirent de plus belle. Rosalie s'assit à coté de moi et posa ma tête sur ses genoux. Elle commença à caresser mes cheveux pour me calmer. Petit à petit, je sentis mes larmes s'apaiser. Je relevai doucement ma tête des genoux de mon amie, soufflai et passai mes mains sur mon visage.

« Bella… qu'est-ce qu'il s'est passé ? » me demanda gentiment Rose en passant une main sur ma joue humide.

J'inspirai profondément avant de commencer à parler. Je lui racontai alors tout les évènements de la journée, la façon dont j'avais compris qu'Edward m'évitait et lorsque je l'avais trouvé sur le banc dans le campus. A mesure que j'expliquais ce qu'il s'était passé, je voyais la mâchoire de Rosalie se serrer, et la tristesse que j'avais pu ressentir quelques minutes auparavant fit place à la colère. Je m'en voulais de m'être sentie touchée par ses mots alors que ce n'était qu'un tissu de mensonges. Mais je lui en voulais surtout à lui… Pourquoi avait-il fait ça ? Pourquoi m'humilier de cette façon ? Je n'arrivais pas à comprendre en quoi un simple baiser pouvait me valoir une telle animosité de sa part…

« Je n'arrive pas à y croire… Quel con… » me dit Rosalie en secouant la tête « Il a osé te dire ça ! » Elle tourna son visage vers moi et me regarda dans les yeux. Je pouvais voir la colère dans son regard. « Si j'avais été toi, mon poing aurait directement visé sa belle gueule … Je ne savais pas qu'Edward pouvait être un connard aussi bas, lui habituellement si gentil et gentleman... »

Ma vue se brouilla instantanément.

« Il l'a fait, Rose... Et crois-moi, il n'y avait rien de gentil ni de gentleman en lui. » dis-je en essuyant une énième larme de mon visage. «Ce qui est sûr maintenant, c'est que je ne l'approcherai plus jamais. Ça ne sera pas trop difficile sachant qu'il m'évite déjà comme la peste… Et c'est terminé les soirées pour moi….De toute manière, je fais partie des filles infréquentables, alors qui voudrait m'inviter ?! » dis-je aigrement en me levant.

Rosalie s'était levée aussi et me prit par le coude pour que je lui fasse face. Un frisson me parcouru quand je vis son regard empli de colère.

« Oh non, non, non… Je te l'interdis ma chère ! Il n'est pas question que tu t'enfermes dans cet appartement ! Ne laisse pas les paroles de ce mec te toucher, enfin Bella !!! Il ne sait pas qui tu es. Tu ne vas pas te laisser atteindre par un gars aussi con, qui juge les gens de cette façon. Tu vaux mieux que ça Bella… Tellement mieux que ça… » dit-elle avec conviction.

Je fermai les yeux et secouai ma tête de droite à gauche. Les paroles d'Edward m'avaient complètement brisé. Rosalie ne pouvait pas comprendre, jamais l'homme qu'elle désirait le plus au monde ne l'avait traité de trainée. Pour l'instant tout ce que je voulais était de me mettre dans mon lit et dormir. J'étais épuisée d'avoir autant pleuré.

« Accepte le rendez-vous de Jacob… »

« Pardon ?! » demandai-je choqué en ouvrant mes yeux.

« Accepte le rendez-vous avec Jacob… Je ne pensai pas que je dirais ça un jour, mais bon… »

« Nan… » dis-je en secouant la tête. « Nan, il n'en est pas question. Je ne peux pas. »

« Si tu peux. Appelle le, Bella. Ca te fera passer un bon moment… »

« Je ne sais pas Rose… »

« Fais-le, je te dis. Ne laisse pas Edward te contrôler Bell's. Tu t'entends si bien avec Jacob, tu ris toujours avec lui, je pense vraiment que c'est ce qu'il te faut. »

Elle n'avait pas vraiment tort. Mais la dernière fois que j'avais accepté un rendez-vous pour oublier Edward, ça ne s'était pas vraiment passé comme prévu. Mais d'un autre coté, je savais que Jacob serait adorable avec moi et j'avais une totale confiance en lui.

« Bien. D'accord, je vais l'appeler… »

Rose me sourit, me déposa un baiser sur la joue et ajouta « Tu me remercieras plus tard, tu verras ! »

Je lui souris faiblement et me dirigeai vers ma chambre où je m'habillai plus confortablement. Je pénétrai ensuite dans la salle de bain et retins difficilement un petit cri. Mes cheveux étaient tout ébouriffés, mes yeux étaient bouffis et mon maquillage avait coulé, laissant des trainées noires sur mon visage rougi.

Je ne me reconnaissais pas dans mon reflet. Je n'étais pas du genre à pleurer pour un garçon, mais là, je me voyais complètement effondrée pour un mec que je connaissais à peine. Ce n'était pas moi. Aussi, je pris un gant de toilette humide et commençai à me nettoyer énergiquement, effaçant toutes traces de mon humiliation et de ma faiblesse. Je lâchai le gant en éponge dans le lavabo et posai mes mains de chaque coté me fixant dans le miroir. Rosalie avait raison, je valais beaucoup mieux que ça. Qui était-il pour se permettre d'émettre un tel jugement ? De quel droit il avait osé dire ça ? On se connaissait à peine. Et quand bien même on se serait connu, il n'avait aucun droit. Je vis dans mes yeux une lueur que j'avais perdu il y avait quelques temps, la confiance en moi. J'étais une fille forte et je n'avais pas à me laisser impressionner de la sorte.

Je me séchai le visage et parti d'un pas déterminé vers ma chambre. Je cherchai ensuite mon portable dans mon sac et composai le numéro de Jacob. Au bout de trois sonneries, il répondit.

« Bella ? » me demanda-t-il étonné mais ravi à en croire sa voix enjouée.

« Oui Jacob ! Tu vas bien ? »

« Je vais très bien…maintenant ! Et toi ? »

« Ça va, ça va… Euh, je voulais savoir si tu avais envie qu'on se voit vendredi soir… ? »

« Oui bien sûr Bell's ! Qu'est ce que tu me proposes ? »

« Ben comme ce que tu m'avais proposé, ciné et resto ? »

« Parfait ! » me dit-il.

« Ok, alors on se retrouve à 18h au cinéma près du campus ? »

« C'est bon pour moi Bell's ! »

« Très bien ! »

Nous continuâmes à parler quelques minutes puis je raccrochai un sourire aux lèvres Je sortis ensuite de ma chambre et pénétrai dans le salon pour retrouver Rosalie et m'assis dans le canapé à coté d'où elle se trouvait.

« Je vois Jacob vendredi soir… » dis-je avec nonchalance.

« Ah ! C'est super, je suis heureuse pour toi… » répondit-elle en fermant le magazine qu'elle était entrain de lire.

« J'espère que ça va bien se passer. » soupirai-je.

« Y'a qu'une façon de le savoir ! » me dit-elle en souriant. Elle attrapa un paquet d'Oreo sur la table basse et sortit un petit biscuit noir et blanc qu'elle me tendit « Tu l'ouvre et si toute la crème reste sur un seul coté du gâteau, tu passeras une super soirée. Par contre si la crème reste sur les deux biscuits ou si tu le casses… Pas bon pour toi. Prête ? »

J'acquiesçai et reportai toute mon attention sur l'Oreo. Je le tenais entre mes doigts et commençai doucement à faire tourner les deux biscuits pour les décoller. Petit à petit je fis tourner le gâteau et d'un coup sec, je séparai les deux parties.

« Youhou !! » hurlai-je en sautant du canapé et en montrant les deux biscuits à Rosalie. L'un était totalement noir et l'autre complètement blanc.

Rosalie éclata de rire et je dirigeai le biscuit avec la crème droit vers la bouche. Je sortis alors ma langue et léchai l'Oreo de façon suggestive avant d'éclater de rire à mon tour.

« Bella, si tu fais ça devant Jacob, il risque de te sauter dessus !!! »

Je poussai un petit cri et engouffrai le gâteau dans ma bouche ce qui fit rire encore plus mon amie.

Quand nos rires se calmèrent, Rosalie me regarda en se mordant la lèvre inférieure.

« Emmett a appelé quand tu étais dans ta chambre et… je lui ai raconté ce qu'il s'était passé avec Edward… »

« Hein ?! Nan Rose t'as pas fait ça ? » lui dis-je paniquée

« Je suis désolée !! Quand il m'a demandé si tu t'étais excusée auprès d'Edward, il a senti mon hésitation et… tu sais comment est ton frère !! »

Je soupirai lourdement. Oui, je connaissais mon frère et le moins que l'on puisse dire était que quand il voulait quelque chose, il l'obtenait…

Rosalie s'éclaircit la gorge et ajouta « il vient nous chercher jeudi soir à l'université pour nous emmener au restaurant. A l'origine, il voulait qu'on fête la réussite de son équipe de football américain, mais là, il m'a dit qu'il voulait surtout te parler… »

« Ok, ok… » soupirai-je, de toute façon je ne pouvais pas y échapper. « On va au campus en bus si je comprends bien. » dis-je en boudant légèrement.

Rosalie acquiesça.

« On commande chinois ce soir ? » me demanda-t-elle.

« Oh que oui… » La nourriture chinoise me faisait le même effet réconfortant qu'une glace Ben&Jerry's pour d'autres...

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La journée de cours se déroula comme tous les autres jours, à une exception près, maintenant je priai pour ne pas tomber sur Edward dans les couloirs, alors qu'auparavant, c'était ce que j'espérais par-dessus tout. Par chance, je ne l'avais pas aperçu de la journée.

Je retrouvai Rosalie devant le bâtiment principal afin de nous diriger ensemble vers le parking où l'on devait retrouver mon frère.

Il y avait du monde sur le campus à cette heure là et j'eus du mal à trouver la voiture d'Emmett. Soudain, nous aperçûmes la grosse Jeep noire et mon frère se tenait contre la portière de la voiture, ses bras musclés croisés sur son torse.

Rosalie accéléra le pas et se jeta dans ses bras en plaquant un énorme baiser sur ses lèvres. Une fois séparés, mon frère me serra dans ses bras et me déposa un baiser sur le sommet de mon crâne comme il le faisait habituellement.

« Alors les filles ça va ? Pas trop dure la journée ? » nous demanda-t-il.

« Un peu longue ! » répondit Rosalie.

« Bon, je me disais que l'on pourrait aller manger à l'italien, qu'est ce que vous – ».

Il ne termina pas sa phrase. Au lieu de cela, je vis ses mains se serrer en deux poings et sa mâchoire se contracter avec force. Son regard devint noir et ses yeux fixaient avec intensité un point situé derrière moi. Sans plus attendre, je tournai la tête dans cette direction pour comprendre ce qui l'avait mis dans un tel état.

Je remarquai que mon pire cauchemar actuel se trouvait juste à quelques dizaines de mètres de là. Edward était en train de discuter avec ses amis avec animation et riait par moments. Soudain, je fus tirée de mes pensées lorsque je sentis le bras d'Emmett sur mon buste pour me faire reculer, et celui-ci commença à avancer droit devant, mais avant qu'il n'aille plus loin, j'attrapai son poignet avec force et tirai vers moi.

« Nan Emmett !! Tu ne feras pas ça ! » dis-je entre mes dents. J'étais une grande fille et je ne voulais pas d'un frère aux allures chevaleresques qui vienne sauver l'honneur de sa sœur. Malheureusement pour moi, Emmett était exactement ce genre de frère.

« Lâche-moi Bella ! » répondit-il sur le même ton en tournant la tête vers moi, « je vais juste donner à ce fils de… » ajouta-t-il avec dédain en reportant son attention sur Edward, « …ce qu'il mérite ! » finit-il en me regardant une dernière fois. Puis il me fit lâcher prise en tirant son bras d'un coup sec et reprit sa marche avec fermeté.

Je m'élançai à sa suite pour tenter de l'arrêter encore une fois, mais je savais que c'était peine perdue. Après tout, en avais-je réellement envie ?

Arrivée à quelques mètres de lui, je ralentis mon allure puis stoppai quand je vis Emmett se poster derrière Edward et tapoter son épaule. Ce dernier eut à peine le temps de se retourner que le poing de mon frère heurta son nez de plein fouet, envoyant Edward au sol sous la puissance du coup.

« Merde !! » jura Edward en portant immédiatement la main sur son nez ensanglanté. Il leva les yeux pour connaitre l'identité de son agresseur et j'eus la satisfaction de le voir se figer en reconnaissant Emmett.

Sans plus de préalable, ce dernier tourna les talons et se frottait les mains en revenant. Je l'entendis dire un lointain « on y va » à Rosalie et moi, mais ses paroles firent à peine écho dans mon esprit tant celui-ci était accaparé par la scène qui venait de se dérouler sous mes yeux. La foule s'était approchée, et un murmure général commença à s'élever, mêlant hoquets de stupeurs, petits cris ou rires. Edward était toujours affalé sur le bitume et il n'avait rien ajouté de plus, se contentant juste de constater l'ampleur des dégâts en examinant sa main. Tout comme moi, il savait exactement pourquoi tout cela était arrivé.

Sans m'en apercevoir, je constatai que mes pieds m'avaient amené à lui quand il leva les yeux vers moi, vrillant son regard dans le mien. Je m'accroupis à coté de lui et penchai ma tête près de son oreille.

« Voilà, tu sais ce que c'est l'humiliation maintenant. Je l'aurais bien fait moi-même, mais vois-tu, contrairement à d'autres, je n'excelle pas vraiment dans ce domaine… » lui susurrai-je dans l'oreille afin que personne n'entende. Puis je reculai mon visage pour pouvoir le regarder, il tenait toujours son nez et une expression de douleur déformait son visage. « On est quitte » dis-je froidement.

Je me relevai rapidement et fis volte-face pour rejoindre mon frère et Rosalie qui m'attendaient dans la voiture, le moteur allumé.

Je n'en revenais pas de ma propre audace et ne pus retenir un petit rire de satisfaction. Quand je grimpai dans la Jeep, un sourire s'étalait sur mon visage.

« Merci Emmett ! »

« Y'a pas de quoi sœurette ! Je renouvelle la chose quand tu veux, c'est défoulant au possible ! » me dit-il.

Je voulais bien le croire. Rien qu'à assister à la scène, l'adrénaline avait envahi mes veines et l'excitation mêlée au soulagement avaient inondé mon corps…

Mais au fur et à mesure que les minutes s'écoulaient, je sentis quelques doutes s'immiscer en moi et mon sourire commencer à se faner. Laisser Emmett frapper Edward, avait-il été une bonne chose ? Quel était le problème avec moi ? J'aurais dû être heureuse de l'avoir humilier, mais non…. Non, je n'étais plus vraiment contente, plus j'y repensais et plus je me rendais compte que le soulagement n'avait pas été celui-ci escompté. Je me sentais mal et idiote d'être rentrée dans son jeu de 'A qui blessera l'autre le plus fort'…

En fait, j'étais juste…pathétique.

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La journée du vendredi avait été particulièrement forte en émotions pour moi. C'était un peu comme s'il y avait deux personnes en moi. L'une jubilait encore de ce qu'il s'était passé la veille, et l'autre regrettait plus que tout cette scène. J'étais partagée, tiraillée, mais ce qui était fait, était fait. Je ne pouvais pas revenir en arrière.

En plus de devoir gérer ma conscience mise à rude épreuve, je devais aussi réguler mon stress qui montait à propos du 'rendez-vous' avec Jacob. J'essayai tant bien que mal de me dire que ce n'était pas un rencard mais seulement une simple soirée entre amis… Seulement, j'étais persuadée que ça voulait dire plus pour Jacob. Une promesse était une promesse. Dans tous les cas, je n'aurai pas pu me défiler, Jacob ne lâchait rien facilement.

Vers 16h30, je rentrai à l'appartement pour me préparer. J'enfilai un jean clair étroit avec un joli top rose que je venais d'acquérir. Ne pouvant pas résister, je jetai un coup d'œil dans le placard à chaussures de Rose. Je n'avais pas les mêmes moyens que mon amie et le peu d'argent que je disposai me servait à payer le loyer et la nourriture. Rosalie connaissait mon penchant pour les chaussures et m'avait autorisé à lui emprunter des paires dans sa collection. Ni une ni deux, j'attrapai des magnifiques escarpins 'nude' que je ne lui avais encore jamais vu porter. Malgré leur hauteur, ils étaient très confortable et assez stable.

Je passai ensuite dans la salle de bain afin de passer un coup de brosse dans mes cheveux et rafraîchir mon maquillage. Je repassai un léger trait d'eye-liner et posai une touche de gloss sur mes lèvres. Je souris en me voyant dans le miroir, avant de connaître Rosalie, je n'étais pas ce que l'on pouvait appeler 'une vraie fille' avec toutes ses subtilités, et un petit rire s'échappa de mes lèvres lorsque je repensai à notre première rencontre.

Deux ans auparavant

Ce jour-là, je m'étais rendue à l'After, le café du campus afin de demander si je pouvais mettre une annonce pour une recherche de colocation. Je n'avais pas pu bénéficier d'une chambre d'étudiante par manque de disponibilités et mes moyens financiers ne me permettaient pas de louer seule un studio. Je m'étais dirigé vers le comptoir où une cliente était entrain de passer sa commande. Pendant qu'elle attendait que sa commande se prépare, le vendeur me demanda ce que je voulais.

« Euh, je viens juste demander s'il était possible de poser une annonce sur votre comptoir, je cherche une colocation. » dis-je timidement.

Je jetai un bref coup d'œil à la cliente qui me jaugeait de la tête aux pieds.

« Il n'y a pas de problème, mademoiselle, vous pouvez la mettre là. » me dit-il en me montrant un panneau d'affichage où se trouvait déjà six ou sept annonces dans mon genre.

Je punaisai mon papier et remerciai le vendeur avant de sortir du café.

« Eh vous !! Attendez ! » dit une voix féminine derrière moi.

Je m'étais retournée et j'avais constaté qu'il s'agissait de la cliente du comptoir. C'était une magnifique jeune femme blonde, avec de grands yeux bleus profonds. Elle avait l'air d'un top model d'un de ces foutus magazines de mode, qu'il s'agisse des vêtements qu'elle portait ou de sa silhouette elle-même.

Je ne pus m'empêcher de regarder autour de moi pour voir si c'était vraiment moi qu'elle avait interpellé. Mais à mon grand étonnement, il n'y avait personne d'autre que moi sur le trottoir.

« Heu, oui, je peux vous aider ? » lui demandai-je.

« Je pense que c'est moi qui peut vous aider » me dit-elle en me tendant sa main. « Rosalie Hale et je cherche une colocataire… »

Trois jours plus tard, j'emménageai dans son appartement. Quand je l'avais visité, je m'y étais tout de suite sentie chez moi, il était raffiné et cosy. Je n'avais pas hésité une seconde lorsqu'elle m'avait dit le montant du loyer qu'elle me demandait. Un appartement de cette classe pour un loyer aussi raisonnable, était une véritable aubaine pour moi.

Emmett m'avait aidé à installer mes affaires dans ce que je pouvais appeler maintenant 'mon chez-moi'. Je le voyais lancer de brefs regards à ma nouvelle colocataire et il avait l'air particulièrement intéressé.

Après avoir tout rangé, nous nous installâmes tous les trois sur les canapés du salon avec une bière bien méritée.

« Rosalie, je voulais te demander, si ce n'est pas trop indiscret, pourquoi ton ancienne colocataire est partie comme ça… ? » la questionnai-je en mordant ma lèvre inférieure.

« Il n'y a rien d'indiscret, ne t'inquiète pas ! En fait, je m'étais inscrite dans une de ces associations d'étudiantes, 'les Bêta Sigma truc' » elle avait fait un geste vague avec sa main, « Et le jour de l'initiation, la présidente de la fraternité, à demander à toutes les nouvelles de se mettre en sous-vêtements devant 'nos sœurs'. Là, elle avait sorti un bâton de rouge à lèvres et avait commencé à lister à voix haute et à entourer tous les défauts corporels de chaque fille. Elles étaient toutes pleines de traces rouges sur leurs cuisses, leur ventre et même leur visage. C'était hyper dégradant. » avait-elle dit avec un air outré. « Quand est venu mon tour,voyant qu'elle n'avait rien à se mettre sous la dent, elle avait commencé à m'inventer des défauts totalement inexistants, je n'en ai pas supporté plus et pour me venger, je lui ai demandé si elle s'était faire refaire le nez, lorsqu'elle m'a répondu que non avec un air d'incrédulité, mon poing est parti directement dans son joli nez parfait et je lui ai dit que maintenant, elle allait en avoir l'occasion et qu'il était inutile qu'elle me remercie pour ça. » Elle bu une gorgée de bière avant de continuer. « Pour en revenir à mon ancienne colocataire, elle faisait partie comme moi de cette fraternité et elle n'a pas franchement apprécié que je pète le nez à cette pimbêche, elle me trouvait trop 'méchante et immature' pour reprendre ses termes, c'était plutôt l'hôpital qui se foutait de la charité, oui ! Enfin, voilà l'histoire. » finit-elle en haussant les épaules.

Je restai bouche-bée. Je tentai un regard vers mon frère et constatai que son regard pétillait. Je crois que c'est à ce moment là qu'il tomba complètement amoureux de Rose.

Je jetai un œil à ma montre et constatai qu'il était 17h00. Il fallait que je me dépêche car je voulais passer à la librairie avant de rejoindre Jacob au cinéma. J'attrapai mes clefs de voiture, mon sac à main et ma veste avant de sortir de l'appartement.

Après avoir trouvé tout ce que j'avais besoin, je me dirigeai vers le cinéma avec un bon quart d'heure d'avance mais décidai tout de même de renter dans le cinéma pour attendre à l'intérieur. Lorsque je pénétrai dans l'établissement, l'odeur de pop corn chaud envahit mes narines. J'attrapai mon portable dans mon sac tout en m'avançant vers une banquette afin d'attendre mon ami. Je tapai rapidement un texto à Rosalie mais j'avais comme l'impression d'être observée. Alors sans relever ma tête, je levai juste mes yeux de mon portable. Soudain mon regard rencontra deux yeux émeraude que je ne connaissais que trop bien.

Merde, merde, merde… pensai-je. Edward était là, à quelques mètres de moi contre le mur, les bras croisés sur son torse. Son nez était pansé mais il n'avait pas l'air d'être cassé et sa mâchoire était crispée. Je lançai un rapide coup d'œil vers la porte d'entrée me demandant si je devais sortir ou non du cinéma. Mais qu'est-ce qu'il foutait là, merde ?!! J'allais finir par croire qu'il me suivait. Je ne pouvais donc sortir nulle part sans que je le trouve au même endroit ?!

Sentant son regard encore sur moi, je reportai mon attention sur lui. Sa bouche s'ouvrait sans cesse puis se serrait dans une ligne parfaite, à croire qu'il essayait une nouvelle méthode de respiration.

« Ça te fait mal ? » lançai-je froidement. Les mots étaient sortis de ma bouche sans que je m'en rende compte. Je me mordis l'intérieur de la joue.

« Non. » me répondit-il rapidement. Un peu trop rapidement pour que je puisse le croire.

Je hochai simplement la tête. Il n'était plus question pour moi de parler sans l'avoir décidé. Je reportai mon attention sur mon portable afin d'éviter de le regarder. Je n'avais jamais autant souhaité voir Jacob de ma vie. J'espérai qu'il arrive rapidement afin de mettre fin à ce calvaire. Soudain, j'entendis des bruits de pas et je relevai ma tête par réflexe. Edward se tenait maintenant devant le panneau d'affichage sur ma gauche. Je ne pus m'empêcher de le regarder du coin de l'œil, tout en feignant d'être absorbée par mon portable Il passa sa main dans ces cheveux puis retourna à l'endroit où il se tenait juste quelques minutes auparavant. Il se mit ensuite à taper du pied rapidement, puis après quelques instants, il fit quelques pas dans ma direction avant de faire demi-tour et passer une fois de plus sa main dans ses cheveux. A quoi jouait-il ? Je l'observai à travers mes cils, il faisait des allers-retours avec une expression contrariée sur le visage. Brusquement, il arrêta tous mouvements et me fixa quelques secondes.

« Quoi ?! » lançai-je sentant la colère monter en moi.

Il ouvrit sa bouche puis la referma instantanément avant de reprendre ses allers-retours. Je soupirai d'exaspération. Jacob n'allait donc jamais arriver.

« Bella, je… je suis désolé… » dit-il de but en blanc.

Je relevai la tête brusquement.

« Pardon ?!! Tu te fous de moi là, hein ?! » rétorquai-je amèrement. « Tu t'excuses pourquoi en fait ? Pour avoir refusé mes excuses ? Pour m'avoir fui comme la peste ? Pour m'avoir traité de trainée, de croqueuse d'hommes ? » continuai-je hors de moi.

Comment osait-il après tout ça me sortir un simple 'je suis désolé Bella ' ? Il croyait quoi au juste ? Que c'était aussi facile que ça ?

« Euh…oui… entre autre… » souffla-t-il.

« Entre autre ?! Pourquoi Edward ? Pourquoi est-ce que tu m'as dit ça ? » fulminai-je.

Il resta un moment à me contempler. Je sentais ma vision devenir rouge. Il restait là, à me regarder alors que j'attendais une explication à ses paroles.

« Je… en fait, c'est juste que – » commença Edward.

« Bella !! »

Je tournai subitement la tête et vis Jacob, un grand sourire aux lèvres. Je me levai et lançai un coup d'œil vers Edward. Il avait la mâchoire serrée et était visiblement énervé. A vrai dire, j'étais dans le même état que lui.

Jacob s'approcha de moi à grands pas et passa un bras autour de ma taille en déposant à baiser sur ma joue presqu'à la commissure de mes lèvres. La soirée risquait d'être longue.

« Jacob voici Edward Cullen. Edward, Jacob Black. » les présentai-je rapidement en faisant des signes de la mains.

Les deux hommes se serrèrent brièvement la main. Je sentais les muscles tendus du bras de Jacob autour de ma taille. Cette situation me mettait très mal à l'aise. J'attrapai le bras de Jacob qui m'enserrait et le dégageait de ma taille.

« On y va Jake ? » lui dis-je. Il acquiesça et j'ajoutai à l'intention d'Edward « Bonne soirée. »

Nous nous dirigeâmes alors vers le guichet pour acheter les places, puis Jacob et moi pénétrâmes dans la salle noire.

Le film ne commençait que dans quelques minutes et Jacob en profita pour me faire la conversation. Je ne l'écoutais que d'une oreille et répondais superficiellement à ses questions, mon entrevue avec Edward monopolisait complètement mon attention. Je ne comprenais absolument rien à la personnalité de cet homme.

« Bella, le gars de tout à l'heure, Edward, c'était pas le mec dont t'attendais l'appel la dernière fois? » me demanda Jacob. « Bella… ? »

« Hein…euh, oui, oui c'est ça, c'est lui. » répondis-je en émergeant de mes pensées.

« Ah… et vous êtes…proches ? »

« Non. » lui dis-je sèchement.

« Okay, okay… Vous aviez l'air énervé… »

« Légèrement… ça m'a donné mal au crâne d'ailleurs, donc si on peut éviter d'en parler s'il te plaît, ça m'arrangerait.»

« Pas de problème. De toute manière le film va commencer. »

Il avait raison, quelques secondes plus tard le générique de début apparut sur l'écran blanc.

A peine le film avait commencé que je sentis les doigts de Jacob glisser sur ma cuisse. Ça, ça n'allait pas être possible. Imaginer Jacob comme autre chose qu'un ami me donnait des nausées. Je décidai d'agir avant qu'il ne soit trop tard et me tournai vers lui.

« Jacob, je me sens vraiment pas bien. Je crois que je couve quelque chose. » lui dis-je à voix basse. Je commençai à me lever et ajoutai « Je préfère rentrer chez moi. Je suis vraiment désolée. Mais reste ici, je t'appelle demain. » Avant qu'il n'ait le temps de répondre, je me dirigeai rapidement vers la sortie de la salle.

Quand je pénétrai dans le hall, il me fallut quelques secondes pour que mes yeux s'habituent à la luminosité. Mais lorsque ma vue se clarifia, je vis Edward se tenant vers la sortie du cinéma devant le panneau d'affichage, dos à moi. Il tenait son portable à la main et semblait en grande conversation. J'espérai pouvoir partir sans qu'il me voie même si cela me paraissait difficile. Edward était bien la dernière personne avec qui je voulais avoir une discussion, ou dans son cas, une fin de discussion. Ce n'était ni le moment ni l'endroit propice.

Je fis quelques pas vers la sortie quand d'un seul coup, il haussa la voix.

« …Merde Tanya ! C'est toujours comme ça avec toi ! C'est pas la première fois que tu me laisses en plan… » s'écria-t-il au téléphone.

Je n'avais pas l'intention d'écouter sa conversation mais lorsque le prénom de Tanya se fit entendre, je ne pus m'empêcher de tendre l'oreille. Le couple le plus parfait n'avait plus l'air aussi parfait maintenant. Contre ma volonté, je jubilai intérieurement. Trouvant mon comportement plutôt immature et impoli, je continuai de marcher vers la sortie, suppliant pour que sa conversation mouvementée le distraie assez pour qu'il ne me remarque pas. J'attrapai la poignée et poussai la porte quand j'entendis Edward mettre fin à sa conversation et souffler bruyamment. Sentant mon cœur s'accélérer, je sortis le plus rapidement possible du cinéma.

« Bella ?! » Je sus immédiatement qu'il s'agissait d'Edward mais je décidai tout de même de continuer ma route sans me retourner. Je n'avais vraiment pas envie de lui parler et j'avais l'impression de commencer réellement à me sentir malade. En quelques pas, Edward m'avait rattrapé et il se mit devant moi pour que je m'arrête de marcher.

« Quelque chose ne va pas ?! » me demanda-t-il légèrement anxieux.

Je le regardais, complètement ahurie.

« Qu'est ce que ça peut te faire, Edward ? Tu t'en fous certainement qu'une trainée de mon genre aille bien ou pas, non ? » rétorquai-je avec sarcasme.

Sans lui laisser le temps de répondre, je le contournai et repris ma course. Soudain, je sentis sa main forte m'enserrer l'avant-bras et il me fit pivoter pour que je sois face à lui.

« Ne. Me. Touche. Pas. » sifflai-je entre mes dents en lui lançant un regard menaçant.

Il me lâcha immédiatement et se racla la gorge.

« Bella, je suis réellement désolé pour ce que j'ai pu dire. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Je sais que tu n'es pas comme ça –»

« Arrête s'il te plaît. » le coupai-je. « Je ne veux pas en entendre plus Edward. Là, je veux simplement rentrer chez moi. Ce n'est vraiment pas l'endroit pour parler de ça maintenant. »

Soudain, je vis Jacob sortir du cinéma et s'avancer vers nous d'un pas rapide.

« Bella, je suis vraiment désolé pour tout à l'heure. Je ne – »

Je senti une vague de colère m'envahir.

« Ok, ça suffit… » le coupai-je « Et ça vaut pour tous les deux ! Je vous appelle plus tard mais pour l'instant je veux juste renter chez moi, d'accord ?!»

Sans une parole de plus, je me retournai et me dirigeai vers ma voiture les laissant tous les deux sur le trottoir.


Je sais que beaucoup d'entre vous avait maudit Edward dans le dernier chapitre, mais est-ce encore le cas maintenant ? ^^ Est-ce que Bella a bien réagi selon vous ? J'espère ne pas trop trainer pour la suite, mais encore une fois, mon temps libre est limité en ce moment, et je tacherai de faire au mieux ! Et laissez des reviews *yeux hypnotisants* (ça a marché une fois alors pourquoi pas deux ?! ^^).

~ Certains de vous auront surement remarqué une scène du film Domino... Je n'ai pas pu résister, je suis fan ^^!