Bonjour !
Je tiens avant-tout à m'excuser pour le retard intersidéral ! ^^ mais ça y est je suis en « vacances », je vais donc tenter d'être plus régulière ! D'autant plus que j'ai récupéré mon ordi avec tous mes fichiers (quel bonheur !)
Bonne Lecture !
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Toute la soirée, Hélène avait été complètement secouée. Elle s'était installée à la table des Griffondor, l'air profondément intriguée, si bien que cela avait même soulevé la curiosité de Meg. La blondinette de deuxième année, qui n'avait jamais beaucoup parlé jusque là, avait d'abord regardé Hélène avec insistance. Mais, remarquant que la plus jeune était vraiment perdue dans ses pensées, elle dû se résigner à l'interroger sur ce qui la troublait. Quand Hélène avait prononcé le nom d'Hermione Granger, les têtes autour d'elle s'étaient tournées brusquement et John s'était approché pour l'interroger à son tour.
Très vite, beaucoup d'élèves avaient saisi l'information du jour : Hélène était la cousine d'Hermione Granger.
Et sans qu'Hélène ne comprenne pourquoi, cette information avait déclenché des réactions incroyables et très étranges chez ses camarades. D'abord, ils ne l'ignoraient plus, comme ça avait été le cas toute la journée, et puis Hélène pouvait lire une profonde admiration dans leurs yeux, ce qui l'intriguait plus encore.
Hermione était sa cousine. Elle était plus âgée qu'elle, si bien qu'Hélène se souvenait avoir été souvent gardée par la brunette dans le passé. Hermione n'avait alors pas plus de treize ou quatorze ans et Hélène pas encore tout à fait six. Petite, elle avait adoré passer du temps avec Hermione, parce qu'elle lui apprenait plein de choses et qu'elle était drôle, surtout lorsqu'elle lui racontait des histoires de fantômes et de trolls. Sa soeur Cassandre avait un an de moins qu'Hermione et toutes les deux étaient très intelligentes, si bien que Cassandre avait toujours détesté Hermione, tandis qu'Hélène l'adorait.
Puis un jour, Hermione avait, pour ainsi dire, disparu de leur vie. Elle était trop occupée dans son école pour surdoués selon ses parents, au point de ne pas venir aux réunions de famille à Noël et pendant les vacances estivales. Cela avait beaucoup déçu Hélène, mais avec le temps, cela faisait quatre ans, elle en avait presque oublié l'existance d'Hermione.
Jusqu'à ce soir là.
Dans la nuit, Hélène n'avait pas réussi à dormir pendant de longues heures. Songeant sans arrêt à sa cousine, qui setrouvait en réalité être une sorcière.
Une sorcière !
Et visiblement pas n'importe laquelle... Puisque tous les élèves semblaient connaître son nom et l'admirer farouchement. Finalement, après des heures à se tourner et se retourner dans son lit, Hélène trouva le sommeil.
Le lendemain matin, encore troublée par sa découverte de la veille, Hélène se dirigea vers la Grande Salle, espérant retrouver sa cousine. Mais, à sa grande déception, Hermione n'était pas dans la Grande Salle. Heureusement, pour lui remonter le moral, ses nouveaux amis à Griffondor l'avaient accompagnée pour le petit-déjeuner, l'intégrant avec joie dans leur conversation matinale. Beaucoup d'élèves venaient la saluer, même des élèves des années supérieures, comme si elle était devenue la reine de l'école, et tout le monde autour d'elle lui adressait des regards admiratifs.
Que devait-elle faire? Hélène ne savait pas exactement ce que ces élèves lui voulaient, mais elle décida de profiter de la situation, puisqu'elle semblait être au centre de l'attention.
D'abord, le comportement tout nouveau de ses camarades l'amusait. C'était agréable d'être considérée comme quelqu'un d'important. D'autant plus que ses camarades buvaient la moindre de ses paroles, comme s'ils attendaient qu'elle leur fasse part d'une confidence de la plus haute importance.
Puis, Hélène se lassa de la situation. Il lui fallut deux ou trois jours pour comprendre qu'en réalité, ils attendaient tous un scoup à propos de sa cousine. C'était une fille de troisième année qui était venue la voir un matin et qui avait, aussi subtilement qu'Hagrid, essayé de lancer la conversation dans un sens bien particulier : Hermione Granger. Ce qui ennuyait Hélène, ce n'était pas de devoir raconter la vie d'Hermione, bien qu'elle commençait à s'agacer du comportement de cette dernière, mais c'était plutôt qu'elle ne savait pas en quoi la vie d'Hermione était si intéressante pour le reste de l'école.
Alors Hélène commença à éviter tous ses camarades. Elle refusa de répondre à leurs questions, qui devenaient de plus en plus directes, et se renferma sur elle-même.
De loin, Meg avait assisté à ce déchainement de passions. Exaspérée par l'assemblée qui avait envahi la petite Hélène, elle avait pris ses distances. Elle avait même été déçue de voir comme Hélène se complaisait dans cette attention étouffante qui lui était accordée. Et finalement, elle avait vu la déception et l'incompréhension dans le regard de la fillette.
Compatissante, Meg était alors venue à la rencontre d'Hélène, espérant lui changer les idées. C'était un soir, dans la Salle Commune. Hélène s'était réfugiée seule sur une table de travail, écrivant une lettre à ses parents. Meg l'observait depuis un fauteuil, en retrait elle aussi, quand le portrait de la Grosse Dame s'ouvrit, laissant entrer Hermione Granger, accompagnée de Neville Longdubat et de Ginny Weasley. Les trois septième année ne s'attardèrent pas dans la salle commune et montèrent directement l'escalier qui menait au dortoir des garçons.
Lorsqu'elle vit sa cousine passer, Hélène esquissa un mouvement pour se lever, mais elle eut tout juste le temps de se redresser sur sa chaise, car déjà, Hermione avait disparu dans les escaliers. Plus déçue que jamais, Hélène se laissa tomber contre le dossier de sa chaise en soupirant.
C'est à cet instant que Meg décida de s'approcher de son amie. Comme Hélène était trop déçue pour la remarquer, la deuxième année s'installa sur la chaise la plus proche de la fillette et toussota pour se faire remarquer. Hélène sursauta un peu et se tourna vers elle, ne sachant comment l'accueillir. Après tout, que devait-elle penser de la présence de Meg? La blonde avait presque évité Hélène tandis que les autres s'étaient accrochés à elle avec insistance, et quand Hélène souhaitait être seule, elle débarquait de nulle part?
Meg ne savait pas non plus comment se comporter à l'égard d'Hélène. Elle l'appréciait, c'était certain, mais elle ne savait pas si son affection pour Hélène était réciproque... Dans le doute, elle préféra en venir directement à ce qui l'amenait là.
-Elle est célèbre dans le monde magique, dit la blonde.
Comme Hélène ne semblait pas comprendre de qui elle parlait, Meg fit un signe en direction des dortoirs des garçons, où Hermione Granger venait de disparaître avec ses amis.
Le visage d'Hélène s'éclara d'une lueur de compréhension et elle hocha la tête, le regard rivé vers les escaliers des dortoirs. Puis, se tournant à nouveau vers Meg, elle afficha un air perplexe.
-Mais pourquoi? Demanda-t-elle.
Meg prit le temps de la réflexion. Si elle avait remarcué quelque chose chez Hélène, c'était bien son ignorance totale des événements passés dans le monde magique, alors elle ne voulait pas trop la bousculer pour le moment.
-Elle... Elle a été très investie dans la Guerre de l'année dernière.
-Oh! S'exclama la brune.
Son regard se tourna à nouveau vers les dortoirs, comme si elle pouvait voir sa cousine à travers les murs.
-Tu veux dire, fit Hélène, qu'elle a eut un rôle important?
-Plutôt, oui, répondit Meg avec un rire nerveux.
Hélène semblait ravie. La fillette était plongée dans ses pensées, tandis que Meg se demandait si elle devait en dire davantage ou si ces informations étaient suffisantes pour le moment.
Après une minute d'un silence presque religieux, Hélène se tourna à nouveau vers Meg en souriant.
-Je parie qu'elle avait un rôle politique ! C'est bien son genre, elle est très intelligente tu sais?
Meg hocha la tête. Tout le monde savait qu'Hermione Granger était intelligente... Ce n'était pas pour rien qu'on l'appelait la sorcière la plus intelligente de sa génération. Mais bien sûr, Hélène ne savait pas ça non plus...
Meg le lui annonça, ce qui fit beaucoup sourire la première année. Mais en y songeant un peu plus longtemps, Hélène sembla réaliser à quel point Hermione était célèbre. Et cela l'intrigua beaucoup...
Se tournant vers Meg, elle l'assaillie de questions auxquelles la blonde tenta de répondre en mesurant ses paroles. Mais après quelques minutes à discuter, Meg décida de ne rien cacher de ce qu'elle savait à Hélène et lui raconta le rôle un peu spécial de sa cousine dans la Guerre contre Lord Voldemort.
De son côté, Hermione venait de saluer Neville et elle et Ginny se rendirent dans leur dortoir. Les autres septième année n'étaient pas venues se coucher, ce qui laissait Hermione seule avec Ginny. Hermione était épuisée, elle n'avait toujours pas dormi depuis son arrivée à Poudlard, cinq jours plus tôt, sinon quelques minutes à peine. Car dès qu'elle s'endormait, Hermione était en proie à des cauchemars terribles. Heureusement, son statut de Préfète en chef lui permettait d'aller prendre l'air quand bon lui semblait et elle en profitait largement.
Ce soir là, Hermione se sentait plus incapable encore de dormir. Non seulement elle commençait à redouter sérieusement le sommeil à cause de ses cauchemars, mais en plus depuis quelques jours, elle était très pertrubée par la présence de sa cousine. C'était étrange de se rendre compte ainsi qu'il y avait une autre sorcière dans la famille, et que cette sorcière n'avait pas la moindre idée de ce qui lui était arrivé depuis quelques années...
Au départ, Hermione avait eut peur qu'Hélène ne soit rancunière. C'est vrai, elles s'entendaient bien avant qu'Hermione ne se détache complètement de sa vie moldue et, donc, de sa famille pour aller combattre des mages noirs. Et si Hélène avait eut vent de ce qu'elle avait accompli dans le monde magique, peut-être lui en voudrait-elle d'avoir préféré jouer les héroïnes pour des inconnus plutôt que d'être restée auprès de sa famille.
Mais après deux jours à observer Hélène, tout en essayant de ne pas se faire remarquer de la fillette, Hermione en était arrivée à la conclusion qu'Helène ne savait rien des événements des années précédentes. Et cela l'avait encore plus inquiétée.
Ne sachant pas comment se comporter avec elle, Hermione avait décidé de l'éviter, tout simplement. Ce qui semblait beaucoup préoccuper Ginny, qui ne comprenait pas les motivations d'Hermione.
D'ailleurs, profitant de l'absence des leurs camarades de chambre, Ginny lança le sujet de manière un peu brutale.
-Pourquoi ne vas-tu pas parler à ta cousine? Demanda la rouquine en posant un regard inquisiteur sur son amie.
Hermione croisa son regard et soupira.
-Je n'ai rien à lui dire.
-Bien sûr que si ! S'exclama Ginny. Ce n'est pas extra ça? Tu n'es pas la seule sorcière de ta famille !
Sur ce point, Hermione ne pouvait pas lui donner tort. Elle aussi pensait que cette coïncidence était parfaitement inouïe, mais ça ne suffisait pas à rendre les choses faciles.
Comme elle ne répondait rien, Ginny enchaîna sur un autre argument.
-Tu pourrais renouer les liens...
Elle savait que le sujet de la famille était un peu tabou chez Hermione, surtout depuis la fin de la guerre. Ses parents étaient rentrés d'Australie passablement choqués et Hermione en avait fait les frais pendant plusieurs semaines. Jusqu'à ce qu'elle se fasse tout simplement mettre à la porte par sa mère... La brunette s'était réfugiée au Terrier, où la famille Weasley avait été aux petits soins avec elle, Ron avait même essayé d'aller parler aux Granger, sans succès. Mais Hermione ne souhaitait pas en parler et la famille avait décidé de respecter son silence.
Ginny savait également que, depuis quelques années, et parce qu'elle avait toujours été présente pour Harry dans les moments les plus durs, Hermione n'avait plus de rapports avec le reste de sa famille moldue, ce dont la jeune femme ne parlait pas non plus.
C'est pourquoi, cet argument jeta un froid dans la pièce. Voyant qu'Hermione ne répondait pas, Ginny alla s'asseoir à côté de son amie et posa une main réconfortante sur la sienne.
-Hermione, il est peut-être temps ?
La brunette leva les yeux et croisa le regard de la plus jeune Weasley.
-Je ne crois pas, elle n'a pas besoin de moi.
-Qu'est-ce que tu racontes, demanda Ginny. Bien sûr qu'elle a besoin de toi, elle est complètement paumée! Et c'est ta cousine...
-Justement, répliqua Hermione. Elle n'a pas besoin que je vienne m'en mêler! Ce sera assez compliqué pour elle, déjà.
-De quoi tu parles ? S'enquit Ginny.
Elle ne comprenait pas où Hermione voulait en venir. Si Hélène était paumée, justement Hermione pourrait lui venir en aide, lui expliquer ce qui avait touché le monde magique et pourquoi tout le monde semblait si triste.
Hermione se leva brusquement, l'air presque en colère.
-Hélène doit apprendre à évoluer dans ce monde ! Elle est arrivée là, par hasard... elle ne sait rien de ce qui a secoué tous ces élèves, tous ces gens, elle ne comprend pas leurs douleurs et elle ne les partage pas... Elle va être exclue et elle va terriblement m'en vouloir si j'interfère...
-Pourquoi t'en voudrait-elle? Demanda Ginny en se levant à son tour.
-Ginny... Je représente tous les malheurs de cette guerre... J'ai perdu des amis, j'ai souffert et aujourd'hui je suis reconnue dans le monde magique. A côté de moi, il y aura Hélène, la petite Hélène qui n'était pas là, qui ne sait rien et qui vit une vie épanouïe. Comment crois-tu qu'elle supporterait la comparaison.
-Mais qui...
Hermione la coupa d'un ton presque désespéré.
-Tout le monde ! Tout le monde va faire la comparaison Ginny ! Ils vont la traîner dans la boue parce qu'elle n'était pas là, et rien de tout ça n'est sa faute.
Hermione se laissa retomber sur son lit en soupirant et en se massant le front, comme si elle souffrait.
-Elle ne doit pas être comparée à moi, conclut-elle.
Ginny comprenait maintenant ce qui effrayait Hermione. Et bien qu'elle ne soit pas exposée aux médias, comme l'était son amie, elle avait vu tout ce dont ils étaient capables dans de simples articles a priori annodins.
-Alors tu ne vas pas lui parler du tout? Même pas pour lui expliquer par quoi tu es passée? Demanda-t-elle d'une voix plus douce.
La rouquine s'installa à nouveau à côté d'Hermione, en attendant que cette dernière reprenne la parole.
-Elle a seulement onze ans, finit par soupirer la brunette. Comment puis-je lui expliquer quoique ce soit sans l'effrayer?
Ginny ne répondit rien. Du coin de l'oeil, elle remarqua qu'Hermione avait posé une main sur son avant bras, celui où, Ginny le savait, se trouvait la cicatrice qui lui avait été infligé quelques mois plus tôt. Ginny détourna le regard... Hermione avait raison, elle-même ne pouvait pas supporter la vue de cette cicatrice, ni même l'idée de cette cicatrice, alors comment une gamine de onze ans pourrait-elle encaisser?
-Je ne veux pas qu'elle sache, déclara finalement Hermione.
Et Ginny ne trouva rien à redire.
