Note : Et voilà, le chapitre 4 =). Et oui, déjà :D. Bon, je devais le mettre que le weekend prochain mais... J'ai eut mon entretien hier et ma semaine de courte nuit a payé ! Même si j'ai terminé 15 min avant l'entretien... ça a payé ! Donc, pour fêter ça... PIZZA ! Ouai, bon ok, c'était nul mais ça me fait beaucoup rire. Bref. Je suis heureuse alors je vous fait partager ça avec ce chapitre 4. Merci à tous ceux qui me suivent, qui m'ont mit en follow ou favori ou les deux. Merci à tous ceux qui me lisent dans l'ombre et à ceux que j'ai embarqué dans ce petit monde. Mercie tellement pour votre soutien 3. Merci encore à Barjy pour son betareading. Et merci de me suivre encore aujourd'hui.

Hope you'll enjoy it !


La lumière du lampadaire. Jaunâtre au-dessus du trottoir. Castiel la regarde. Penche la tête en arrière pour mieux la voir. Ses pas s'arrêtent juste en dessous de l'éclairage. Une inspiration, une expiration... puis on recommence.

Hhhhh...

Le souffle qu'il libère en un halo blanchâtre.

Le froid est saisissant, ce soir. Il rougit ses joues, glace le bout de son nez, mord ferme ses oreilles. C'est une pluie de flèches qui heurte sa chair, la griffant de sillons vivifiants. Castiel laisse échapper un halo d'effervescence.

Hhhh...

C'est son âme qui s'échappe.

XXX

Et si le monde tournait à l'envers ? Ou que son monde tournait à l'envers ? Alors tout ceci aurait peut-être un sens. Parce qu'il marche dans un sens inverse, Castiel. Parce qu'il nage à contre-courant dans une rivière traîtresse.

Lorsqu'il arpente les couloirs du lycée, il voit, avant de voir un simple mur, l'âme d'une dispute passée. Ce n'est pas seulement une fille qui se dispute avec un garçon. Mais un cœur brisé, dont le regard se veut ferme face à la malice dédaigneuse qui lui sert de petit copain. Plus loin, c'est une bave injurieuse que déverse le professeur sur un élève au travers d'un sourire amène. Même le furieux baiser passionné que se donnent deux adolescent tourbillonne dans une vase amère.

Le mensonge éclate dans ce monde qui tourne à l'envers...

La tête de Castiel semble vriller. Le décor se met à vaciller. Il cherche un appui. Mais le mur sur lequel repose son épaule ne peut le retenir. Le mensonge le ferait vomir. Ses yeux s'écarquillent, sa bouche se crispe. Ses poumons s'étrécissent. Il a besoin de sortir.

Ses pieds s'animent. Fuient. Courent vers la porte de sortie qui se bloque. Ses bras poussent, forcent, se jettent dessus et elle s'ouvre.

Inspiration... Profonde, avide. Comme après une longue apnée. Son cœur à deux milles à l'heure s'emballe une seconde supplémentaire puis redescend. Une bruine désagréable lui fouette le visage. L'air frais s'engouffre dans sa gorge et emplit ses poumons. Glisse sur son visage, lui glace les oreilles. Descend dans le cou, s'infiltre sous le trench-coat. S'immisce dans les ouvertures du tee-shirt et lui arrache un frisson.

Il a besoin de... de décoller ses pieds du sol. De fuir cette insupportable emprise terrestre.

Un regard vers les arbres détrempés bordant l'établissement le dissuade de les escalader. Le pas leste, il file jusqu'au gymnase. Il ne prend même pas la peine de passer par la case vestiaire. Chaussons au pied, il file au mur et commence à grimper. Pas à la grotte, non non. Le mur, le vrai. Celui en bas duquel le parquet remplace la mousse du matelas. Celui qu'on ne grimpe pas sans attache.

Mais Cas s'en fout. Cas n'a pas peur. Il laisse tomber sa besace sur le sol et attaque là où les panneaux forment un angle et s'en sert pour gravir au plus vite la distance.

Tout en haut du bloc d'escalade, ça forme comme un plancher sur lequel il peut se poser. Allongé là, ses yeux peuvent observer le ciel maussade. Un immense velux se dresse à moins d'un mètre de son visage.

XXX

La porte du gymnase grince. Puis claque. Bruits de pas. Cas ne réagit pas. Il écoute mais ses yeux restent fixés sur le ciel qui tourbillonne.

Bruit de sac informe qui tombe.

« Y a quelqu'un ? »

Pas de réponse... Juste un frottement venant des plaques des murs d'escalade.

« Heho ? »

Une boule chevelue de mèches, de plumes qui émerge de sa cachette. Les lueurs de saphir qui suivent. Puis la bouche mimique. Qui remue, se pince et se fige. Castiel observe le gymnase sous lui. Dean le fixe abasourdi.

« Comment t'es arrivé là toi ? Tu t'es pris pour Angel ou quoi ? »

Froncement de sourcil... Il penche sa tête duveteuse sur le côté.

« Je suis pas un ange, Dean.»

– C'était une image, Cas...

– Oh, je vois. »

Mais voir ne signifiait pas comprendre. Castiel n'était pas un ange. Les anges ne vivent pas sur terre.

« Bon, tu descends ? »

Dean le fixait, son regard éclatant, vert d'herbes folles, droit dans le sien.

« Pourquoi ? Je suis bien là.

– Parce que je ne vais pas continuer à crier pour que tu m'entendes. »

Les lèvres du volatile se glissent l'une contre l'autre. Et là, avec son trench-coat toujours sur les épaules, ses yeux perçant rivés sur le Winchester, Cas avait ses airs de rapace. Attentif, juge et grand maître des plaines.

« Raaah, descends, Cas. C'est chiant... »

Le corbeau, ouvre son petit bec. Le referme. La commissure de ses lèvres s'agite, se trémousse sous son petit nez. Et la tête disparaît. Pas longtemps, mais disparaît quand même. Et les yeux verts qui se vexent d'une telle ignorance... Dean fait la moue, sa bouche s'étrécit, ses épaules se crispent.

Une jambes s'élance dans le vide au moment où il allait grogner. Ça le coupe dans son élan, au moment où le reste du corps suit cette jambe. Nu de toute protection de corde ou de baudrier. Juste les chaussons au pied.

« Mais t'es malade ! »

shhh...

« Non, mais, attends... Cas ! Merde. T'es monté sans rien ?! Com...

– Silence, Dean. »

Vu l'instant muet qui suivit, Castiel avait réussi son petit effet. Une de ses mains en serre agile agrippe le dessous d'une prise. L'autre l'imite à l'opposé. Les pieds se fixent à des accroches improbables et lorsque le corps se vrille pour observer le terrestre, Dean est pétrifié. Ses yeux sont écarquillés. Il semble suffoquer.

L'espace d'une seconde, le cœur de Castiel s'arrête. Sans mains manquent de lâcher.

La vibration dangereuse est perçue par le Winchester qui étouffe tant bien que mal son hoquet crispé. Bordel, de bordel, de bordel, de...

Ce type était complètement taré.

« Cas, fais...

– Dean ! »

Silence. Enfin, le silence. Dean est pétrifié mais... Le silence règne. Cas peut se concentrer. Après un instant de fureur dans son regard d'acier contre l'émeraude liquide, il détourne ses yeux. Observe sa prochaine prise. Se jette dessus. Puis sur une autre, une autre...

Et il parcourt les deux derniers mètres d'un bon.

Son Trench-coat se déplie comme des ailes dans sa chute. Il n'est plus que rémiges gracieuses qui se replient, lorsque Castiel atterrit et se redresse.

Leurs regard se raccrochent. Et le Winchester se précipite à sa rencontre avec un soulagement mal dissimulé.

La tête sur le côté, le rapace est bel et bien un Corbeau. Mystérieux observateur que l'audace n'a pas oublié.

« Ne refais jamais ça ! »

Bam, bam... Le cœur du Winchester.

Même sans aucun contact, Castiel pouvait sentir, voir l'organe qui menaçait d'exploser sa cage. Se jeter contre les barreaux comme une bête sauvage.

« Dean... »

Plissement du regard bleuté.

« Cas ! »

Qui rencontre un mur repeint de vert.

Alors il soupire et l'air s'échappe de ses narines, ses lèvres se crispent. Il les mordille, les libère.

« Je prendrais une corde, d'accord ? »

Les sourcils de Dean se froncent, peu convaincus.

« Promis, Dean... »

Mais Castiel ne plierait pas plus. On lâche les armes. La tempête était terminée.

« D'accord... »

Prenant une longue inspiration, la tension s'évapora comme l'éther d'une bouteille. Si rapidement disparue que le corbeau en resta pantois. L'insouciance avait repris ses quartiers sur le visage de Dean. Son sourire, franc sourire, étirait la commissure de ses lèvres.

« Bon, pas tout ça, mais ça m'a filé la dalle. Burger ça te dit ?.. En fait t'as pas le choix ! Allez embarque ton sac. Je connais le meilleur burger de la ville ! En plus, le nom de tous les burgers, ce sont des titres de musique ! Genre Come As You Are, ou Personnal Jesus.Y en a même un qui s'appelle Highway To Hell ! Une Tuerie. »

Sa main lui attrapa le poignet et Cas se fit entraîner par ce courant d'air winchesterien.


À suivre...


Voilà, j'espère vous retrouver pour le prochain chapitre. J'avance peut être lentement, mais mes chapitres étant court... peut-être que ça ne choque pas. Comme toujours, que vous ayez aimé ou non, vos retours sont toujours aussi précieux.

Encore, merci (je le dit beaucoup mais tant pis).