Bonjour à tous !
Vu que je ne sais toujours pas quand j'aurais de nouveau internet, je profite de la connexion de mes amis pour vous poster directement le chapitre 4 !
Les chapitres vont s'allonger d'ici peu ! Je vous laisse avec ce nouveau chapitre ! Bonne lecture !
Disclaimer : Ce qui est à JKR est à elle, le reste à moi !
Bêta-Lectrice : ShannaRya
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POUR UNE FAMILLE
Chapitre 4 : Rencontre et Explications
Harry Potter, c'était bien la personne qui était devant lui. Il l'avait déjà vu sur de nombreux clichés de la Gazette du Sorcier. Néanmoins, à l'instant, il lui semblait encore plus faible et fragile que sur les photos qu'il avait vues de lui. L'ironie de la situation le frappa, il allait venir en aide à celui qui avait exterminé son père. Et puis soudain, il reprit pied lorsque son regard croisa celui de l'enfant. Ce n'était qu'un enfant, alors pourquoi était-il dehors sous un soleil brûlant ? Il était pourtant désillusionné, alors pourquoi le fixait-il comme s'il semblait voir à travers son âme ?
- Bonjour, je sais qu'il y a quelqu'un, je ne sais pas ce que vous me voulez mais vous ne devriez pas rester là, parla calmement Harry comme s'il s'adressait au vent.
- GARÇON CESSE DE REVASSER ! hurla la voix Pétunia.
- Vous comprenez pourquoi maintenant… parla toujours aussi calmement Harry bien qu'il s'était raidi à l'appellation.
Et en effet, Salem avait sursauté en entendant cette voix grinçante et menaçante. Il ne s'en accommoda pas plus longtemps et leva le sort de désillusion. Quand il apparut face à Harry, celui-ci se figea sous le choc. Devant lui se tenait un jeune d'une beauté saisissante. Il était d'une grande carrure et paraissait être assez musclé. Il portait de longs cheveux châtains bouclés aux nuances ébène ils flottaient sous le vent brûlant de ce mois de juillet. Il avait la peau légèrement halée, il était grand, semblant dépasser le mètre quatre-vingt. Son visage ressemblait à celui d'une statue grecque aux traits nobles, des pommettes saillantes, un nez fin et droit mais le plus troublant était ses yeux. Ils étaient de couleur vert forêt, pailletés d'or liquide qui semblait danser autour de ses pupilles.
Pendant ce temps, Salem détaillait Harry et les yeux verts émeraude le transpercèrent ! On y lisait tant d'émotions, de la surprise, de l'admiration et puis de la peur. Il avait les cheveux noirs corbeau tout ébouriffés, un petit nez en trompette et d'horribles lunettes qui, selon l'avis de Salem, n'avaient rien à faire sur son adorable visage. Il portait des vêtements larges qui semblaient vouloir le noyer dans les flots de tissus usés. Quand il se regardèrent une nouvelle fois dans les yeux, leur magie s'agita, ils sursautèrent de concert et se tournèrent en même temps vers la porte où apparaissait une Pétunia charmée devant la beauté du jeune éphèbe.
- Bon... bonjour mon bon monsieur, minauda-t-elle.
Voyant la terreur se lire sur le visage du jeune Harry, le cerveau de Riddle Jr ne fit qu'un tour pour chercher une excuse à sortir. Il se dit que s'il voulait au moins se rapprocher du jeune Potter pour le délivrer de l'Horcruxe, il valait mieux dire la vérité. Il décida donc de jouer franc jeu. C'était du quitte ou double.
- Bonjour madame, répondit Salem avec un fort accent russe.
Les yeux de Pétunia semblèrent s'animer à l'entente de cet accent. « Beurk, beurk, et rebeurk ! Ça me bave dessus ! Merlin, Morgan, Balder, qui vous voulez, aidez-moi !» pensa fortement Salem, ne laissant rien paraître.
- Je me présente, Salem Riddle-Gaunt. Je suis un parent d'Harry Potter et je souhaiterais le rencontrer, prononça Salem sans jamais quitter Harry des yeux en lui faisant un doux sourire.
Le visage d'Harry exprimait une telle surprise et un tel espoir que Salem sentit son cœur fondre pour cette petite frimousse. Il ne lui aurait jamais donné entre douze et treize ans s'il n'avait pas été aussi célèbre. Il lui aurait facilement donné entre dix et onze ans. La voix stupéfaite de Pétunia le fit sortir de sa contemplation.
- Comment ? Vous êtes ici pour…ça ?! lâcha-t-elle brusquement.
- Je vous demande pardon, articula difficilement Salem avec une rage visiblement mal contenue car Pétunia devint livide et recula de quelques pas. Je ne crois pas que ce soit une façon honorable de parler d'un membre de sa famille, madame, cassa un Riddle blanc de rage.
De voir sa tante devenir aussi blême et bégayer des paroles inintelligibles, Harry se dit que ce Salem avait encore plus de classe qu' Hagrid quand il était venu le chercher la première fois. Encore un peu, et si son nom ne lui avait pas fait autant peur, il l'aurait considéré comme son héros. Salem prit une inspiration pour se calmer.
- Et là, tu n'as rien encore vu mon gars, cette moldu est une véritable garce ! siffla une dangereuse voix de serpent, faisant se lever un sourcil appréciateur qui fit Harry ouvrir de grands yeux avant de rougir en baissant la tête.
- Je pense que nous serions mieux à l'intérieur pour discuter de tout cela, non ? demanda chaleureusement Salem en reprenant son attitude enjouée. Et en effet, il sentait qu'il allait s'éclater ou du moins en éclater deux ou trois.
Pétunia acquiesça rapidement et fit tout le monde entrer, elle ne rata pas la main que le jeune homme tendit à Harry pour l'aider à se relever. Cependant elle rata le « Je ne suis pas mon connard de père ! » sifflé en fourchelangue par le jeune homme sous le regard abasourdi du plus jeune.
Quand ils entrèrent dans la maison, Salem referma la porte, jeta un regard circulaire en arrivant au salon et sourit. Finalement, cela serait peut-être plus simple que prévu. En effet, il n'y avait aucune trace du jeune sorcier nulle part, pas de photos, rien. Il n'y avait rien pour lui, juste des cadres montrant fièrement un cachalot, un baleineau et une jument au cou de girafe, « sûrement un croisement » pensa-t-il. Il jeta un coup d'œil à Harry qui le regardait avec scepticisme. Il soupira et se mit à sa hauteur, soit un genou par terre.
- Harry, comme je te l'ai dit, je m'appelle Salem Riddle-Gaunt, se présenta de nouveau Salem. Je suis venu…
- Vous êtes vraiment son fils ? demanda Harry peu sûr de lui mais visiblement, le courage des Gryffondor n'était pas qu'une simple légende.
- Oui malheureusement pour moi, ce crétin est mon débile de géniteur, déclara-t-il théâtralement sous le petit rire d'Harry qui ravit Salem.
- Mais vous avez dit que nous étions parents ? interrogea Harry ignorant purement sa tante.
- Et je le maintiens mon jeune ami, répondit Salem avec son naturel revenu sans la froideur. Disons que tu es mon parent par le petit cadeau qu'il t'a laissé, bien que je trouve qu'il manque cruellement de classe et de style, si tu veux mon avis.
Instinctivement Harry porta sa main à sa cicatrice avec un regard horrifié. Salem hocha simplement la tête avec une tristesse évidente dans le regard. En effet, le monde sorcier avait été fou de croire que cet enfant vivait dans le luxe, l'admiration et l'amour. Rien n'était plus faux. Salem Riddle se fit à cet instant la promesse que s'il réussissait à faire sortir le petit bout de cet enfer, il le couvrirait de tout ce qu'il n'avait pas eu et ce, au centuple.
- J'aimerais savoir quel est votre lien avec le garçon, intervint enfin Pétunia.
- C'est très simple, il s'agit de mon petit frère, ou demi-frère si voulez plus de précision, expliqua calmement Salem en faisant un clin d'œil à un Harry complètement perdu. Quoi qu'il en soit il reste mon frère.
- Comment ?! éructa Pétunia. De quel côté ? Et comment est-ce possible ?
- Je dirais du coté du visage et de la beauté, répondit nonchalamment Salem. Oh pardon, j'avais mal compris votre question, se reprit-il en voyant la tête à se rouler de rire de Pétunia. Du côté de mon père, indéniablement, bien malheureusement pour nous. Heureusement nous n'avons rien pris de ses mauvais côtés. En fait, j'ai moi aussi pas mal de questions à vous poser, prononça-t-il d'une voix devenue glaciale et tranchante, stoppant ainsi Pétunia qui s'apprêtait à parler. Qui vous a mis Harry dans les pattes, vu qu'il est certain que ce n'est pas par bonté d'âme que vous l'avez chez vous ? De plus, j'aimerais savoir à combien s'élève la pension que vous recevez pour lui ?
- Pension ?! Nous ne touchons rien pour garder ce monstre parmi nous ! cria presque Pétunia d'une voix stridente. C'est ce vieux fou de Dumbledore qui nous l'a collé sur le pas de notre porte un soir.
Salem était abasourdi, c'était pire que ce qu'il avait pensé. Motivé par un instinct qu'il ne se connaissait pas, il rapprocha Harry de lui et passa son bras autour des frêles épaules du garçon. Si Harry avait juste été déposé sur le pas de leur porte et qu'en plus, il n'avait rien perçu, ce n'était pas difficile de comprendre leur haine envers l'enfant. Pire, cela voulait dire que Dumbledore avait enfreint au moins une dizaine de lois magiques concernant la protection des enfants magiques. Et tout à coup, Salem ressentit un étrange relent de magie. C'était tellement faible qu'on aurait dit un résidu mais sa maîtrise des liens et son don de traçage, accentué par sa volonté de protéger l'enfant, décuplèrent ses sens. Il analysa donc la trace et remonta la piste jusqu'à… Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore… Forcément ! Tout prenait sens, tout était dans le but d'obtenir un garçon brisé. En sentant une petite main sur son épaule, il ouvrit brusquement les yeux. Il n'avait pas remarqué qu'il les avait fermés. Il regarda Harry, le propriétaire de cette main, qui fronçait les sourcils en une question muette. Il lui répondit par un sourire triste.
- Madame Dursley, Salem employait tout le contrôle qu'il possédait grâce à ses années à Durmstrang. Cette lettre l'avez-vous encore ? au hochement de tête de la maîtresse de maison, il demanda posément. Madame Dursley, peut-être pourriez-vous me la présenter, si ce n'est trop vous demander, cela va de soit ? demanda-t-il d'une voix trainante d'où suintaient froideur et sarcasme, ce qui fit frissonner Harry. Décidément, même son sinistre professeur de potion ne réussissait pas cette prouesse. Il se sentit soudain très heureux de ne pas être le destinataire de cette demande.
- Je vais vous la chercher immédiatement, balbutia l'épouse Dursley.
- Trop aimable ! accorda sarcastiquement Salem, tout en faisant un clin d'œil à un Harry tout sourire.
- La voici, dit-elle en tendant la lettre à Salem, d'une main tremblante.
Celui-ci sursauta en sentant les effluves de magie qui s'échappaient de celle-ci. La lettre portait différentes traces de magie, et pas des plus blanches.
- Merlin ! jura-t-il, faisant sursauter tout le monde. Cette lettre est baignée de magie de soumission et d'animosité! Harry reste derrière moi. Il nous faudrait un briseur de sorts, un gobelin ou un elfe et comme par hasard je n'en ai pas !
- Un elfe de maison, réagit Harry.
- Oui bonhomme, répondit doucement Salem. Madame Dursley où gardiez-vous cette lettre ?
- Dans ma chambre, dans un coffret offert par ma sœur, lui répondit Pétunia en lâchant la lettre sur la table basse.
- Harry, bonhomme, ta mère était vraiment exceptionnelle ! Je n'ai rien senti en entrant dans cette maison et vu comme ça empeste… Je ne vois qu'une seule explication, ta mère a dû jeter un puissant sort protecteur sur ce coffret, finit Salem en regardant Harry dans les yeux.
- Ma mère ? demanda Harry tout fier. Attendez, un elfe de maison ! Dobby ! s'écria Harry.
A l'instant même, Dobby apparut dans le salon dans un pop retentissant avec une mine froide, prêt à en découdre.
- Harry Potter, Monsieur, a appelé Dobby, s'excita le petit elfe de maison en regardant tour à tour les trois personnes présentes dans le salon.
- Oui Dobby, j'ai besoin de ton aide, expliqua Harry. Peux-tu identifier cette lettre et lever les sorts présents dessus, s'il te plaît Dobby ?
- Bien sûr Monsieur Harry Potter, Monsieur ! répondit joyeusement l'elfe de maison en claquant des doigts. La lettre lévita un moment et la mine du petit elfe de maison se fit soudainement contrariée, puis furieuse avec des yeux pleins de rage.
- Potion d'obéissance, Impérium liquide, potion de soumission, potion d'animosité, un sort de révulsion et un sort d'attise-haine. Tous les sorts et potions portent la même signature magique. Ils ont tous comme cible Harry James Potter. « Ne pas l'aimez, le brimer et le soumettre autant que possible ! Ne pas trop l'abîmer si possible… » grogna Dobby. J'ai retiré tous les sorts Monsieur Harry Potter, Monsieur. Dois-je aller chercher le coupable ? demanda Dobby avec une fureur non contenue.
- Monsieur Salem ? demanda Harry.
Il était véritablement inquiet. Salem avait les points fermés, ses jointures blanchissaient à vu d'œil. Son visage s'était fait dur et il avait la mâchoire crispée. Il était dans une rage sans précédent, néanmoins, il devait se contrôler. Il allait tuer ces immondes moldus mais ils étaient avant tout des victimes. Il s'exhorta donc au calme et souffla.
- Non Dobby, pas pour le moment, déclara froidement Riddle Jr, le regard toujours rivé sur la lettre qui lévitait. Peux-tu lever les sorts sur les personnes concernées ?
- Dobby ne peut pas retirer tous les envoutements mais Dobby sait que des gobelins pourraient, répondit prestement le petit elfe. Dobby peut quand même essayer de retirer le maximum.
- Bien, fais donc s'il te plaît, intima doucement Salem.
Tout à coup, la porte de la maison s'ouvrit avec fracas et un hurlement retentit « MAMAN ! J'AI FAIM ! ». Salem regarda dans la direction et un profond dégoût traversa ses traits.
- Je vois que le baleineau est arrivé, lâcha-t-il avec un air particulièrement hautain.
Dobby disparut dans un pop et revint avec Dudley-le-porcelet. Il jeta ce dernier sur le canapé et Pétunia fonça pour tenter de le prendre dans une étreinte protectrice. Salem la regarda amusé et une lueur de défi éclaira son visage.
- Vous savez, je peux faire de même ! dit-il en imitant le comportement protecteur de Pétunia mais cette fois avec un Harry sur ses genoux. Tu ne pèses rien mon bonhomme ! s'exclama-t-il.
Harry de son côté était complètement choqué et perdu. Il n'avait jamais connu ça dans sa vie, une étreinte protectrice, c'était une première pour lui. Salem sortit sa baguette et lança un puissant Somnus sur les deux Dursley présents. Dobby se donna à cœur joie pour retirer le maximum de sorts. Une demi-heure plus tard, Dobby avait terminé. Il n'avait pu retirer que les effets de l'Imperium liquide. Il grogna et demanda comment les emmener à des gobelins et une idée germa dans l'esprit de Salem Riddle. Il expliqua à Dobby la situation. Avec l'aide de Dobby et d'Harry, il mit son plan à exécution et transplana. Une bonne demi-heure après le départ de Salem Riddle-Gaunt, Vernon Dursley arriva chez lui suite à l'appel de sa pseudo-femme. En effet, à l'aide d'un sort, Salem avait imité la voix de Pétunia et avait prétexté une urgence pour le faire rentrer au plus vite.
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Quand Salem revint chez les Dursley, il entra naturellement et ferma la porte derrière le gobelin qui le suivait. Il trouva Vernon Dursley, saucissonné, presque mauve, tant il était rouge, mais ce qui le choqua le plus, fut la masse pondérale faramineuse qu'arborait le moldu. En l'absence de Riddle Jr, Dobby s'était chargé d'endormir Vernon Dursley également afin d'éviter tout désagrément. Devant l'image mentale d'un saucisson au format de baleine, Salem explosa de rire. Se reprenant difficilement, il s'excusa et présenta tout le monde.
- Harry, Dobby, je vous présente le Maître gobelin Durkil. Parrain, je te présente Harry Potter et Dobby son elfe, lança joyeusement Salem.
- Enchanté Monsieur Potter, Dobby, répondit poliment Durkil alors que Dobby s'inclina très bas.
- Enchanté Maitre gobelin, appelez-moi Harry, surenchérit le jeune sorcier. Dobby est mon ami, pas mon elfe.
- Mes excuses Dobby, parrain, voici les sujets dont je t'ai parlés, chantonna Salem.
Pendant ce temps, Dobby croyait rêver. Un sorcier venait de s'excuser et l'avait présenté comme s'il était une personne à part entière. Le gobelin confirma rapidement les maléfices posés sur la lettre, gonflant la fierté du petit Dobby. Il se mit rapidement au travail et au bout d'une heure tous les sorts étaient levés. Salem laissa à son parrain le soin de réveiller les Dursley sans une once de douceur. Quand ce fut fait, Vernon prit immédiatement la parole.
- Qui êtes-vous et que faites-vous chez moi ? tonna-t-il.
- Tu es sûr d'avoir correctement retiré tous les sorts ? demanda Riddle Jr en fronçant les sourcils.
- Parfaitement, il faut croire que c'est dans le caractère de cette chose d'agir ainsi, supposa nonchalamment Durkil.
- Je ne vous permets pas ! Sortez immédiatement de chez moi, bande de monstres ! Et toi aussi Garçon, Har…vey….. dehors ! Vous tous aussi !
Tous étaient complètement choqués, Vernon Dursley vociférait des menaces à qui voulait l'entendre, maudissant par la même Harry et son anormalité. Le gobelin et le sorcier majeur étaient tout bonnement horrifiés. Harry, lui, avait baissé la tête de honte. Salem le prit dans ses bras sous le regard goguenard de son parrain. Pétunia Dursley de son côté, était silencieuse depuis le début mais elle fronçait, de plus en plus, les sourcils.
- Il suffit Vernon Dursley ! s'exclama Pétunia d'une voix puissante. Tu ne mettras pas mon neveu dehors ! Oh mon dieu, Lily, qu'ai-je fait ?! s'écria-t-elle en plongeant son regard dans celui de son neveu. Mais qu'ai-je fait ? Faire dormir un enfant dans un PLACARD ! Vernon NOUS sommes les monstres ! Ecoute-moi bien, Vernon ! Harry, son nom est Harry et non Harvey, Harold, Garçon ou que sais-je encore ! Mon dieu, Harry, je suis désolée ! s'exclama Pétunia en prenant conscience de l'enfer qu'elle avait fait de sa vie. J'étais jalouse de Lily mais c'était ma sœur ! Elle n'était pas une traînée comme tu le disais Vernon ! Ma sœur était une femme honorable ! Et de ce que je sais, c'était une sorcière exceptionnelle ! Je ne connaissais pas ton père, Harry, mais ta mère était la douceur incarnée et tu tiens tellement d'elle. J'ai bafoué la mémoire de ma sœur. Oh je n'ai pas été une sœur exemplaire, enfant je lui ai dit des monstruosités. Mais jamais, oh grand jamais, je ne t'aurais fait toutes ces atrocités. Foutu sorcier, foutu Dumbledore ! Je suis sûre que tout est de sa faute ! A toujours venir mettre son nez chez nous ! Depuis le début quand il est venu, accompagné de cette femme à chignon, pour annoncer à Lily qu'elle était une sorcière, avec ses petits yeux hypocrites et perçants.
Harry était figé devant le comportement de sa tante. Il n'avait jamais reçu d'elle autre chose que des coups, des insultes et de vieux vêtements. Alors, la voir broyée de chagrin le laissait perplexe. Sans s'en rendre compte, il demanda à Durkil dans combien de temps elle allait revenir à son état normal. Cette simple phrase brisa le cœur de Pétunia Dursley et broya celui de Salem qui emprisonna Harry dans une étreinte réconfortante.
- Chaton, celle que tu as devant toi est ta véritable tante, s'adressa Salem à l'attention d'Harry. Je ne sais pas quel enfer ils t'ont fait vivre mais ils vont tous le payer, sans exception. J'ai beaucoup de choses à te dire et à t'expliquer. Est-ce que tu te sens prêt ? demanda-t-il à Harry.
- Je vais de ce pas vous laisser en famille, répliqua joyeusement Durkil. Salem, tu sais où me trouver.
N'attendant pas de réponse, il transplana. Dobby suivit et disparut dans un petit pop. Vernon avait été refroidi par sa femme mais restant un idiot, il réitéra.
- QUI êtes-vous ? beugla Dursley père, faisant sursauter Harry.
- Salem Riddle-Gaunt, le frère d'Harry ! cassa froidement Salem.
- Alors pourquoi est-ce seulement maintenant que vous venez pour cet anormal ?! Vous devez être tout autant anormal, renchérit Vernon.
Si c'était de cette manière que le cachalot traitait Harry sans effet de potion, alors avec la potion ça devait être catastrophique.
- Harry, emmène ton frère dans ta « chambre » pendant que je parle à ton oncle, trancha Pétunia d'une voix sans appel tout en regardant son époux. Là-haut, vous serez mieux pour discuter.
- Oui Tante Pétunia, répondit mécaniquement Harry puis il entraîna Salem à l'étage.
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- Je suis désolé de tout ce chamboulement Harry, je te jure que… commença Salem.
- C'est bon, l'interrompit Harry. C'est vraiment étrange et je ne suis pas sûr de pouvoir le digérer mais c'est bon. Ce que je ne comprends pas, en effet, c'est cette histoire de frère, et puis pourquoi est-ce maintenant que vous débarquez, et puis je croyais que les sorciers ne pouvaient pas venir ici ! explosa finalement Harry. Je suis désolé, vraiment désolé, ce n'est pas votre faute. Au contraire, je devrais vous remercier, se reprit Harry, les larmes aux yeux.
- C'est bon, t'inquiète pas ! le calma Salem. Ça fait beaucoup en un après-midi. Tu serais resté calme que je me serais interrogé sur ta santé mentale, plaisanta le plus âgé. D'ailleurs, je t'interdis de me vouvoyer ! Je n'en supporterai pas davantage, ça fait trop froid ! pleurnicha Riddle, faisant rire Harry. Pour tout te répondre, le soir où Voldemort à tenté de te tuer, tu l'as vaincu. C'est la version officielle. Je ne sais pas comment t'expliquer ça…
- Faire au plus simple, je pense que c'est une bonne idée, exposa Harry.
- Ouais bonne idée, tu possèdes une partie de la magie de Tom Riddle, mon père, en toi. Apparemment, sa source se trouve dans cette cicatrice. Comme tu l'as remarqué, tu as hérité de certaines de ses capacités, telle que le fourchelangue.
- Alors je n'avais pas rêvé vous, euh…, tu as bien sifflé ?! demanda Harry, heureux de ne plus être si bizarre.
- Si tu veux, nous pouvons continuer cette conversation en fourchelangue, proposa Salem en sifflant sous les yeux rieurs d'Harry. Pour ce qui est de la magie dont tu as hérité, j'ai hérité de cette magie de façon naturelle. Néanmoins, ce que nous possédons reste authentique. De part cette magie, je suis en mesure de te revendiquer devant la magie comme mon frère. C'est ce que j'aimerais te proposer mais je peux comprendre que vu le passif entre Voldemort et toi… Eh bien que ce ne soit pas évident pour toi.
- Tu sembles faire une différence entre Tom Riddle et Voldemort, remarqua Harry.
- En effet, mon père, Tom Riddle a donné naissance au personnage de Voldemort… Et pour tout te dire, je reste persuadé qu'il ne l'a pas fait de son propre chef, informa Salem.
- Comment tu peux en être sûr ? De ce que je sais, il a commencé à créer ce personnage depuis ses années à Poudlard ! interrogea Harry.
- Comment ? Comment est-ce possible ? Si ce que tu dis est vrai alors ça confirme absolument tous mes soupçons et mes théories, réfléchit doucement le jeune Riddle.
- Eh bien, j'ai rencontré Tom Riddle l'année dernière, expliqua Harry en regardant Riddle Jr droit dans les yeux.
- Vers la fin du mois de juin…souffla Salem faisant le lien.
- Comment tu le sais ? sursauta Harry.
- C'est à partir de ce moment-ci que j'ai compris que c'était ta magie qui m'appelait à ton secours. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Et d'ailleurs, il y a deux semaines, il s'est passé la même chose mais en pire. J'ai même perdu connaissance, alors il a dû se produire quelque chose de terrible. Est-ce que l'inutile t'a fait du mal ? Mon dieu, je vais le tuer si c'est le cas.
- Pour Tom Riddle, il a ouvert la chambre des Secrets par le biais d'une personne contrôlée par un journal-souvenir, expliqua calmement le plus jeune. Il ne comprenait pas pourquoi mais sa magie le poussait à faire confiance au jeune homme en face de lui. Et puis, il fallait bien le dire, l'idée d'avoir un grand frère l'enchantait complètement. Du coup, je me suis retrouvé dans la Chambre des Secrets avec un basilic face à moi, et heureusement Fumseck et le Choixpeau sont venus à mon secours.
- Tu es train de me dire que tu t'es retrouvé à faire face à un basilic de vingt mètres de long et que tu es encore en vie, balança l'aîné entre incrédulité et frayeur.
- Oui mais rien ne s'est passé comme l'avait prévu Voldemort et du coup Shanasssya s'est calmé et m'a reconnu comme un héritier de Salazar Serpentard, rajouta rapidement Harry en voyant les yeux écarquillés de Salem.
- Harry, il va vraiment falloir qu'on mette les choses au clair ! siffla dangereusement l'étudiant de Durmstrang. On est dans la merde, prononça-t-il en prenant soin de détacher chaque syllabe. Je vais t'expliquer une chose particulièrement importante, parce que là, tu vois, j'ai l'impression que l'on se joue de toi. J'imagine que Dumbledore a déjà été proche de ta cicatrice, non ? voyant le hochement de tête, il continua. Donc il ne peut pas ignorer ce qu'il se passe ! Non, écoute-moi…
Ils furent interrompus par une gerbe de flammes. Salem avait déjà dégainé sa baguette et de son corps, faisait bouclier. Il n'avait pas cherché à comprendre, il avait seulement voulu protéger le plus jeune en le plaçant derrière lui. Pourtant devant lui se tenait un phénix le toisant fièrement et un chapeau à l'allure miteuse. Harry posa doucement sa main sur le bras tenant la baguette, lui intimant par là qu'il n'y avait rien à craindre.
- Fumseck, Eventrail, que faîtes-vous ici à cette heure ? demanda Harry surpris par cette visite inattendue.
- L'elfe nous a dit que tu avais de la visite alors on a pensé venir étudier ce fameux jeune homme, répondit le Choixpeau.
- Mouais, comme il dit le tas de poussière, rouspéta le phénix. Bon alors il est comment ce jeune homme ? On peut lui faire confiance ou pas ?
- Totalement, chanta le basilic qui sortit du cou d'Harry. Il n'y a que le bien-être d'Harry qui lui importe. J'ai suffisamment étudié sa magie pour le confirmer.
- Donc la prophétie de cul-de-bouteilles se réalise, demanda l'oiseau de feu.
- Il semblerait bien, siffla un basilic tout excité sous les yeux émerveillés du sorcier plus âgé.
- Une prédiction, argua Salem en levant un sourcil.
- « Ne craignez pas, le vent du Nord entendra votre voix et la glace au cœur du soleil, le rêve de l'enfant réalisera ! Ne craignez surtout pas ! » rappela le Choixpeau.
- Le vent du Nord entendra votre voix…J'étais à Durmstrang quand j'ai commencé à entendre les appels de ta magie, expliqua le jeune homme. Et effectivement, le vent glacial y est monnaie courante. Bon après, la glace…je n'en ai pas la moindre idée, je suis tout sauf une personne glaciale…
- C'est que tu ne t'es pas entendu parler à la jument ! Il l'a littéralement congelé quand il lui a demandé la fameuse lettre trouvée avec bébé Harry ! se moqua ouvertement Shanasssya. De plus, tu es arrivé à midi tapante, soit au cœur du soleil. Après pour ce qui est du rêve de l'enfant… Avoir une famille, si je ne m'abuse Harry, est ton rêve depuis toujours. Et je ne pense pas me tromper en disant que c'est aussi le tien mon grand, siffla chaleureusement le serpent.
- Eh bien, j'imagine que je suis plus que percé à jour, sourit Salem de façon désabusée. Néanmoins, je ne comprends pas que tu sois aussi calme devant le fils de l'homme qui a prit tes parents, j'ai beau chercher, je ne comprends pas. Explique-moi au moins pourquoi tu es si calme devant moi, par Merlin ! explosa finalement Salem.
- Est-ce que tu sais ce que c'est de se faire juger et reprocher des choses dont ses parents sont les seuls responsables ? De se prendre en pleine face des pics parce que tu es simplement le fils de quelqu'un que tu n'as pas connu ? De se demander pourquoi est-ce que tant de haine est retourné contre toi alors que l'on te reproche tout ce que tu n'as JAMAIS EU ! explosa finalement Harry. EH BIEN, MOI JE LE SAIS ! JE SAIS CE QUE C'EST DE SE VOIR REPROCHER D'ETRE LE FILS DE MON PERE CHAQUE JOUR OU JE VAIS EN COURS ! hurla Harry en s'effondrant les larmes aux yeux.
Salem s'agenouilla au niveau d'Harry et le prit dans ses bras tout en le berçant contre lui, alors qu'Harry ne cessait de murmurer qu'il savait à quel point ça faisait mal. Et Salem, de son côté, se faisait une note mentale pour trouver les gens qui avaient mis son petit frère dans cet état. Dobby arriva dans un pop silencieux cette fois et les quatre mousquetaires d'Harry regardaient le tableau devant eux avec une vive émotion. Finalement, Harry finit par s'endormir et Salem appela Duncan depuis la fenêtre d'Harry. L'aigle vint directement sur l'épaule de son maître et observa avec curiosité tout ce petit monde. Salem fit alors les présentations entre les différentes créatures, n'oubliant pas Hedwige qu'il salua et laissa un mot à l'attention d'Harry. Il quitta ensuite la chambre en demandant à tout le monde présent de continuer à veiller sur Harry et les remercia en les informant qu'il reviendrait le lendemain.
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Quand Salem arriva au salon, il trouva la famille Dursley au grand complet et regarda froidement les mâles de la famille qui semblaient vouloir lui bondir dessus. Il haussa un sourcil avec tant de mépris qu'ils se renfrognèrent dans leur siège. Pétunia se leva en le voyant descendre.
- Madame Dursley… commença-t-il.
- Pétunia, appelez-moi Pétunia, mon garçon ! l'interrompit-elle. Voyant la suspicion sur le visage du jeune homme, elle précisa. Vous êtes le frère de mon neveu, pas de Madame entre nous !
- Très bien, Pétunia, appelez-moi Salem dans ce cas ! obtenant un vif signe de tête, il continua. Harry s'est endormi, la journée a été très riche en émotions pour lui.
- Je le conçois bien, s'il ne se réveille pas pour dîner, je le réveillerai tout de même. Cet enfant n'a pas mangé un seul jour à sa faim depuis qu'il est dans cette maison ! Foi d'Evans, il mangera correctement maintenant. Enfin, quand il sera là, enfin, s'il revient… lâcha piteusement Pétunia.
- Il s'est endormi avant que nous n'ayons pu parler de tous les points mais…, faisant pleinement face aux mâles de la maisonnée, Salem continua. Mais il me parait évident que je ne laisserai pas mon frère plus longtemps que nécessaire dans un milieu où on lui est hostile. Je pense que vous en conviendrez également.
- Oui, oui bien évidemment, c'est normal, répondit Pétunia avec un certain aplomb, et bien que cela me chagrine, il est évident que nous sommes aussi les responsables de cette situation.
Pour toute réponse Riddle Jr hocha simplement la tête. Il annonça qu'il serait présent le lendemain, à sept heures tapantes et salua Pétunia.
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Voilà !
J'espère que ce chapitre vous a plu !
J'attends avec impatience vos retours, vos avis, vos reviews !
Je vous souhaite une excellente journée et soirée !
Que la folie Byak' & Sha' soit avec vous !
A très vite !
