Note de l'auteur : Je suis désolée de cet immense retard. J'ai eu quelques soucis personnels et chaque fois que je m'apprêtais à poster quelque chose me tombait au coin de la gueule, la bonne nouvelle, du coup, c'est que j'ai bien avancé dans l'histoire. Je ne suis vraiment pas satisfaite de ce chapitre, ni des prochains, d'autant plus que j'ai conscience du fait que Derek soit OOC mais je n'en peux plus de réécrire encore et encore. J'espère que ça vous plaira tout de même. N'oubliez pas de laisser une petite review ! Et sinon, je n'en reviens pas ! 19 reviews et 27 followers ! Vous me gâtez les amis ! Je vous aime d'amour. Je vous fais des bisous et des câlins.
Chapitre 4 :
Celui se contenta d'acquiescer.
Stiles, après avoir réussis à ne pas se faire arrêter par son père et ses députés, et avoir aussi évité les représailles possibles à ses amis, étaient encore plus à cran que d'habitude. Il tripotait son téléphone toute les deux minutes, hésitant à regarder et lire les photos qu'il avait pris dans le bureau de son père.
Il se trouvait, à ce moment précis, allongé dans son nouveau lit, un bras derrière le crâne et jouant à faire tourner son téléphone de sa main libre. Il le souleva pour que l'écran soit en face de son visage, le déverrouilla, soupira, le re-verrouilla avant de le poser à plat sur son torse. Il tapota un rythme rapide dessus avant de se relever d'un coup. Il ouvrit la porte de sa chambre en grand et fonça droit…dans le torse de Derek.
-Est-ce que tu attendais derrière comme un chien attend son maître ? demanda Stiles, regrettant ses paroles presqu'immédiatement lorsqu'il entendit le grondement animal sortir de la gorge de Derek dont les yeux avaient virés au rouge.
-Je vais t'arracher la gorge. Avec mes dents, menaça-t-il en faisant un pas vers Stiles.
-Je rigolais hein, non mais il faut pas s'énerver d'ailleurs tu t'énerves vraiment facilement. Je pense que tu devrais travailler sur ça. C'est pas bon si tu veux te faire des amis, non pas que je pense que tu en aies besoin, mais ça te ferait pas de mal, bafouilla Stiles en trébuchant en arrière. Sinon pourquoi tu attendais ? demanda-t-il en dernier recours.
Derek s'arrêta alors. Il reprit un visage cent pourcent humain (même si ses sourcils restaient impressionnant pour un humain). Il semblait hésiter à prononcer les mots, qu'il finirait, il le savait, par regretter.
-Tu dégageais de l'anxiété, dit-il.
-Tu t'inquiétais pour moi, s'exclama Stiles avec un sourire moqueur. Derek regrettait déjà d'avoir ouvert la bouche. Sourwolf s'inquiétait pour moi.
-Non pas qu'il m'amuse d'entendre mon cher neveu se faire ennuyer par une personne extérieur à la famille, j'aimerais juste faire partager mon expérience de Loup-Garou pour dire que l'anxiété est une odeur fort désagréable pour notre nez, déclara la voix de Peter derrière Stiles qui sursauta et tomba au sol.
-Nom de…mais vous connaissez le principe d'une porte ou c'est bien trop évolué pour votre cerveau ?
Stiles se releva, ignorant le rictus moqueur de Peter et le sourcil relevé de Derek (un sourcil qui semblait le narguer d'ailleurs).
-Je suis passé voir ton père aujourd'hui, Peter s'installa sur le lit en observant Stiles du coin de l'œil, et son bureau sentait ton odeur.
Stiles se tendit légèrement et jeta, alternativement, des coups d'œil inquiet à Peter puis Derek. Il décida que dire une vérité pourrait peut-être lui laisser assez le temps pour trouver de quoi se protéger.
-J'y passe souvent, dit-il toujours tendu.
-Ca n'explique pas pourquoi ton odeur était aussi omniprésente, répliqua lentement Peter. L'odeur était bien trop récente, ajouta-t-il de façon bien plus lente.
Stiles ne pu s'empêcher de penser que Peter était une sacrée Drama Queen qui aimait se jouer des autres. Il devait sans doute s'attendre à ce que Stiles lâche toute la vérité comme ça, d'un coup, mais c'était bien mal le connaître. Il reprit une posture plus stable, se détendit et se tourna, de façon complète, face à l'homme.
-Au lieu de tourner autour du pot j'aimerais que tu en viennes aux faits, déclara-t-il, ignorant le léger choc qui s'afficha sur le visage de Peter (qui se reprit bien vite). Je n'aime pas qu'on me fasse perdre mon temps stupidement.
-Tu ne devrais pas jouer avec le feu, ce n'est pas un jeu plaisant quand on ne connaît pas les conséquences, lui répondit le plus âgé.
Il était dans la merde et il le savait. Il allait y passer et tout ça serait de la faute de sa grande bouche et de son cerveau et de son filtre cerveau-bouche inexistant et tant pis, il mourrait vierge, la vie était injuste et triste comme ça.
Il était en plein monologue intérieur lorsqu'il remarqua enfin le grondement qui résonnait derrière lui.
Il allait mourir et en plus de ça il n'avait même pas la possibilité de fuir.
-Arrête Peter. Soit tu nous dis ce que tu sais soit tu te tais, gronda Derek derrière lui (et Stiles remercia toute les puissances supérieures qui faisaient qu'il avait une certaine chance).
-Stiles a lu ton, ou plutôt notre dossier.
La tension dans la chambre se faisait sentir et Stiles supportait de moins en moins les grognements de plus en plus menaçant de Derek (il lui tournait le dos, le fou !).
-C'est faux ! S'exclama-t-il. Oui je l'ai pris en photo mais je ne l'ai pas lu. Je me sentais bien trop mal hein, ok, surtout après que Scott m'ait fais la moral. Sortez de chez moi, cracha-t-il à Peter en le poussant vers la fenêtre.
Derek ne fit rien, se contentant de fixer la scène les bras croisés. Une fois que Peter se laissa passer par la fenêtre et que Stiles se retourna avec l'air de quelqu'un qui allait mourir, Derek décroisa les bras, soupira se frotta le visage.
-Tu es la personne la plus stupide, la plus fatigante et la plus irritante que j'ai jamais pu rencontrer.
Stiles encaissa le tout sans rien dire, s'attendant à pire, et fut choquer lorsque Derek s'en alla en laissant la porte ouverte.
-Je vais faire un tour, cria-t-il par dessus son épaule.
Et Stiles n'eut même pas le courage de le retenir, si jamais son père apprenait qu'il avait failli lire le dossier de Derek, ou même qu'il laissait Derek sortir sans supervision, il était bon pour une punition qui durerait jusqu'à la fin de sa vie.
Quand Derek rentra, deux heures plus tard, Stiles attendait sur le canapé, les coudes appuyés sur ses genoux, se rongeant les ongles. Il était inquiet et ne le cachait pas. Si les personnes qui en voulaient à Derek étaient en ville, comme le tague chez Deaton l'avait fait comprendre, et qu'ils étaient aussi dangereux que ce que Derek et son père pensaient, alors oui, il avait de quoi s'inquiéter. D'autant plus que Derek était parti en laissant Stiles et que si John rentrait avant Derek, ou s'il était arrivé quelque chose à Derek, c'était sur Stiles que ça retomberait.
Bon, oui, Stiles s'inquiètait plus pour lui-même mais ça avait un rapport avec Derek donc ça comptait quand même non ? Et puis il se sentait mal, coupable. Certes il n'avait pas lu le dossier de la famille Hale mais il avait failli le faire. Il l'avait photographié et comptait le faire. Il avait pris des risques pour ça. Alors il comprenait la colère de Derek. Comment se sentirait-il, lui, si Derek décidait d'aller fouiner dans son passé ?
Derek l'aperçut et, bien qu'il fut toujours en colère, le fait de sentir la culpabilité émaner du fils du shérif le fit s'arrêter quand Stiles se leva pour se planter devant lui. Il ne le poussa pas, ne le contourna pas, mais il ne fit pas non plus d'effort pour faire comprendre qu'il était ouvert à une discussion. Il attendait clairement que Stiles fasse tout le travail et c'était tout à fait compréhensible.
- Je voulais te présenter mes excuses, déclara le plus jeune de but en blanc tout en fixant le sol. Je sais que ça change en rien le fait que j'avais l'intention de lire ton dossier et celui de ta famille mais je voulais que tu saches que je comprends ta colère et qu'elle est légitime.
Stiles prit une grande inspiration, il ne présentait jamais d'excuse, il détestait ça, mais il n'avait pas le choix. Dans cette situation tout était bien plus complexe et bien plus profond.
- J'ai supprimé toute photos que j'ai pu prendre, tu peux vérifier mon téléphone et aussi mon ordinateur. Et je voulais aussi te dire que personne n'a de copies de ces photos et que personne n'y a eu accès à part moi. Et que, bien sûr, je n'ai rien lu.
Il releva les yeux vert l'homme, se mordillant la lèvre inférieur comme il le faisait chaque fois qu'il était nerveux. Il se passa la main dans les cheveux avant de se frotter la nuque.
- Je…j'accepte tes excuses, grogna Derek. Et je te crois. Mais si tu ne fais ne serait-ce que penser à fouiller dans ma vie encore une fois, sache que je te tuerai. Je sais comment cacher un corps, lui dit Derek avant de se diriger vers la cuisine.
Il se servit un verre d'eau avant de s'installer sur le canapé et de faire signe à Stiles de le rejoindre. Ce dernier s'installa à une distance raisonnable du loup-garou, le corps toujours tendu.
- Je pense aussi, et je n'aime pas ça plus que tu n'aimeras l'idée plus que moi, qu'on devrait faire un effort pour se… connaître.
Stiles le dévisagea, ce n'était clairement pas Derek. Non pas qu'il connaisse vraiment la personne en face de lui, mais Derek était quelqu'un de très fermé, il l'avait fait clairement comprendre. Ce n'était pas comme si les deux s'entendaient mieux non plus. Mais Stiles devait admettre qu'il avait raison. Premièrement ils vivaient dans la même maison et il faudrait bien qu'ils apprennent à se côtoyer sans se sauter à la gorge une fois sur deux, mais aussi, ils étaient tout les deux dans ce merdier alors il fallait qu'ils puissent au moins se faire un minimum confiance.
Ils n'allaient certainement pas devenir meilleurs amis ou quoi, non, mais ils allaient apprendre à se connaître un minimum pour s'aider à survivre.
- D'accord, oui, fini par répondre le fils du shérif.
- Bien.
Quand John Stilinski rentra du travail quelques heures plus tard se fut pour trouver son fils en train de faire la cuisine et babillant sur, sans aucun doute, une de ses aventures tandis que Derek l'écoutait patiemment, assit à la table. Pour un choc s'en fut un. John faillit en laisser tomber les clés.
Il salua Derek d'un signe de tête, passa derrière Stiles pour se servir une bière dans le frigo et en profita pour lui passer la main dans les cheveux, sans l'interrompre.
- Et c'est comme ça que Scott m'a retrouvé, la tête en bas, accroché par les pieds, fini Stiles.
John ricana, il voyait très bien de quoi Stiles parlait, et observa Derek qui se contenta d'un sourire narquois. Il ne savait pas ce qu'il c'était passé entre ces deux là, mais il était heureux que ça ait eu lieu, surtout si ça voulait dire plus de dispute et une meilleure ambiance. Peut-être même que Stiles serait plus enclin à lui laisser manger du bacon vu qu'ils avaient un « invité ».
Le lendemain John parti au travail l'esprit bien plus tranquille, la soirée c'était bien passée, tout le monde avait parlé (Stiles plus que lui et Derek mais c'était à prévoir).
Derek se leva en même temps que Stiles et ils prirent le petit déjeuner ensemble, et assez silencieusement, Stiles semblant en pleine réflexion. Quand, au bout d'une heure et demie de ce spectacle, Derek en eut marre, il soupira lourdement.
- Pose ta question.
Stiles sursauta et releva les yeux vers lui.
- Quelle question ? De quoi parles-tu ? Moi ? Je n'ai aucune question, zero, nada, rien. Enfin si j'en ai, mais elles t'intéressent pas, s'empressa de dire Stiles légèrement affolé.
Derek se contenta de le fixer en relevant un de ses sourcils. Stiles pouvaient lire dans es sourcils qu'il le jugeait, un truc du genre « Je sais que tu es bête mais ne confond pas les rôles ». Il soupira alors.
- Nan mais vraiment, c'est des questions que tu ne veux pas entendre, soupira l'adolescent en rougissant légèrement. Et ça ne te concerne pas toi. Enfin, peut-être, j'en ai aucune idée en fait, baragouina-t-il.
- Je pensais qu'on avait décidé de faire des efforts, répondit Derek.
Alors certes c'était une remarque quelque peu basse et, bien qu'ils en soient conscients tout les deux, elle marcha tout de même. C'était comme si le Hale avait lancé un défi au Stilinski. Un défi qui dirait « Je suis certain que tu n'es pas capable de me poser ta question. » Et un Stilinski ne recule jamais devant un défi, c'est bien connu !
- C'est juste que…bon, y'a un mec ok ? Et jusqu'à aujourd'hui j'ai jamais vraiment eu de crush sur un mec. En même temps pendant presque ma vie entière j'étais persuadé d'être amoureux de Lydia et qu'elle était la femme de ma vie. Alors oui je me demandais si j'étais attirant pour les mecs qui eux étaient gays mais je m'étais jamais dis « Hey Stiles, tu aimes les gars ». Mais dernièrement j'ai remarqué que je regardais les garçons autant que les filles le font mais je regarde toujours les filles. Alors je me demandais : est-ce que je suis juste curieux ou est-ce qu'il est possible que je sois vraiment bi ? Parce que ce garçon je l'aime vraiment bien mais je veux pas que, si ce n'est que de la curiosité, je le blesse, lâcha Stiles d'un coup tout en rougissant de plus en plus.
Derek soupira. Non pas que c'était une question stupide mais pour quelqu'un né loup tout était différent. Oui, Derek n'avait jamais vraiment été attiré par un garçon, mais c'était différent. Son instinct lui parlait. Il n'avait jamais été attiré par un garçon parce que son loup ne l'avait jamais senti. Mais si demain un garçon plaisait à son loup il lui plairait aussi.
Non pas que le loup le faisait choisir ses partenaires, non. C'était juste que les liens entre sa partie humaine et sa partie animale étaient si entrecroisés et noués que son choix de partenaire se basait à la fois sur ses sens et sur leur personnalité. Derek et sa famille n'avait jamais parlé de sexualité car, de par ce fait, ils étaient tous plus ou moins pansexuels.
- Je te dirais d'y aller avec ce que tu penses être le mieux, mais tu foncerais tête baissé. Tu as fais des recherches ? demanda-t-il.
- Un peu, répondit Stiles, mais avec tout ce qui nous est tombé sur la tête j'avoue ne pas y avoir vraiment pensé. C'est juste que maintenant que j'ai un peu moins d'actions dans la vie, enfin, un peu moins de menaces pour ma vie j'y pense.
- Alors prends juste ton temps. T'es pas pressé pour le moment. Et puis, même si le gars décide d'essayer avec toi et que finalement ça ne se fait pas, alors il comprendra. Mais pour ça il faut que tu lui…
Un grand fracas venant du bureau du shérif résonna et Derek sauta sur ses pieds tout en poussant Stiles pour qu'il soit au sol, protégé.
- Ne bouge pas, tu ne bouges pas sauf si je te le dis ou si je ne reviens pas, chuchota-t-il vers celui qui se contenta d'acquiescer.
