¤ BonjOur à tOus ¤ HellO ! Un ptit peu déçu par le manque de reviews au dernier chapt xD (à croire que vous êtes tous supers occupés le samedi quoi ... Enfin, si j'avais posté inexistence, j'suis sure que vous auriez annulé toutes sorties xD) brefouille, j'poste quand même ^^ J'espère que ce chapt vous plaira ! Et aussi, j'viens de lire ton review Mina, et j'me suis mise à rire comme une idiote xD Moi aussi j'ai fait une scène Ginny/Harry dans la salle sur demande -sauf que y'avait pas de pétales de roses mais des bougies... parce que j'supporte pas l'odeur des roses xD- dans Across the Universe. (mais bon, c'était pas qu'ils se rabibochaient après guerre, c'était pendant la guerre, et puis Ginny violait presque le pauv' ryry xD) Par contre pour ton "parce qu'ils vont se retrouver bien sur"... J'dirais rien =p hi hi hi ! Bonne lecture ! ¤°_°¤
Chapitre 3
2004. Londres, Grande-Bretagne.
POV Harry James Potter.
Le bar était bondé, rempli de jolies filles et d'hommes de notre âge. Neville avait réussit à se débarrasser de ses obligations de père et de son poste d'enseignant de Botanique à Poudlard pour la soirée afin de nous rejoindre. Bill et Charlie aussi étaient venu avec Drago et moi, ainsi que quelques amis du bureau, deux collègues du département des sports magiques : Olivier Dubois -ancien ami de Gryfffondor- et Bradley Spade - Américain nous ayant soutenu pendant la guerre et s'étant installé en Angleterre depuis. Olivier s'était marié et avait un fils. Casé comme beaucoup depuis la fin de la guerre qui avait accéléré les relations.
Nous commandâmes des verres -j'obligeais Drago à prendre quelque chose de non-alcoolisé et il m'obéit étrangement avec sagesse. Nous avions laisser sa fille, Teddy, la fille de Bill, et les autres enfants avec Hermione, Luna et Molly pour la soirée afin de nous amuser.
Drago poussa un soupir exaspéré en voyant nos cocktails arriver alors que son verre -un soda sans alcool semblait bien pâle à leurs cotés.
« Comment ça se passe à Poudlard ? M'enquis je auprès de Neville, peu intéressé par les devoirs du ministère mais plus par ceux de mon ancienne école où mon filleul entrerait dans trois ans.
- Toujours aussi peu d'élèves. Marmonna Neville. Et la plupart sont orphelins… Si Luna le voulait bien, je passerais ma vie à Poudlard avec eux. Tu sais ce que c'est toi, d'être seul à onze ou douze ans…
- Ouais, je sais… »
Nous restâmes silencieux quelques secondes avant que Drago poursuive la discussion :
« Et ce gosse là… Joackim… Je crois qu'il est encore plus à plaindre. Qui sait ce qui a pu lui arriver ? »
J'entrepris avec Drago d'expliquer la situation de l'enfant et Bradley nous fit remarquer que nous étions censé nous faire une soirée entre hommes et que nous ne parlions que des enfants. Charlie -expert en la matière- proposa donc de parler des femmes, discussion plus intéressante pour certain que pour d'autres -ceux qui étaient mariés. Le mot de Cho de la veille provoqua un fou rire contre mon gré et ils se moquèrent longuement de moi. J'embrayais sur Drago et son nouvel amour pour l'alcool, décrivant l'état dans lequel il était le matin même alors que notre patron était venu nous rendre visite.
« Rassure moi, tu ne t'es pas saoulé sans raison ? Railla Neville en fronçant les sourcils.
- Bah… si. Plus ou moins. » mentit Drago.
Je lui jetais un coup d'œil et il baissa la tête. Les autres perçurent plutôt facilement notre regard et Bill s'exclama :
« Vous nous cachez quelque chose ! Qu'Est-ce qu'il se passe ? »
Je demandais à Drago l'autorisation de dévoiler ce qu'il m'avait avouer le matin même et il haussa négligemment les épaules, comme si ça n'avait pas d'intérêt pour lui et que ça ne lui posais aucun soucis, chose que je savais fausse. Mais Drago était depuis longtemps un menteur hors pair. Je prenais cependant son haussement d'épaule pour une affirmation et articulais -en tentant d'avoir l'air calme.
« Drago craque pour… Hermione. »
Un blanc s'imposa puis ils se mirent tous à rire, brusquement, presque nerveusement. Apparemment, ils pensaient que c'était de l'humour. Mais Drago blêmit violemment et les autres se figèrent, perdant momentanément l'usage de la parole. Puis Bill souffla :
« Drago Malefoy amoureux de la Sang-de-Bourbe ? Sérieusement ? Ouah… bah… cool. »
Drago le fusilla du regard, agacé qu'il prenne cette histoire si peu au sérieux. Les autres aussi eurent quelques sourires et je ne pouvais que les comprendre. Il fallait avouer qu'il était impensable d'imaginer Drago -froid, aimant l'alcool et les filles- avec Hermione -vaillante Gryffondor amicale, aimant les livres. Neville fut le premier à retrouver son sérieux et demanda avec compassion :
« Elle n'est pas au courant ?
- Devine !? Bredouilla sèchement Drago.
- Bah… On va l'aider à comprendre ! L'encouragea Olivier. C'est Hermione… Je ne la connais pas assez… Mais… Harry pourrait t'aider. Je suis certain que tu sais (il se tourna vers moi) ce qui plairait à Hermione question drague.
- La sincérité, je suppose ! Persiflai-je. Je persiste à dire qu'il faut simplement qu'il le lui avoue. Sinon, il va se planter. Drago est trop… lourd.
- Je ne suis pas lourd ! Riposta le principal concerné.
- Tu fais du rentre-dedans, on croirait un chaud-lapin. Hermione n'est pas de ce genre là. Elle a besoin… de plus. Et elle va penser que tu plaisantes si tu la dragues. »
Bill et Charlie m'approuvèrent de vigoureux hochements de tête et Drago s'avoua vaincu. Bradley se pencha par-dessus la table et lança à la volée :
« Je paie une autre tournée ! Drago aura besoin d'alcool.
- Pourquoi ? S'étonna Neville, n'approuvant guère l'abus de substances de ce genre.
- Si Hermione veut une déclaration… On va tous s'y mettre pour lui en faire une belle ! »
¤*¤*¤
Nous ne rentrâmes chez moi qu'aux alentours de minuit, un petit discours à l'adresse d'Hermione écrit sur un morceau de papier serviette du bar. Nous étions tous un peu ivres, mais surtout assez contents du résultat obtenu par notre petit groupe. Bill récupéra Aglaé, Neville, Luna et leurs filles ainsi que les autres rentrèrent chez eux.
Comme d'ordinaire, Hermione resta un peu plus longtemps avec Lysandre et Astrea qui jouaient avec Teddy et Dalilah dans mon salon. Drago, Hermione et moi nous installâmes avec eux, nos cafés sur les genoux dans des tasses bleues offertes par je-ne-savais-qui.
Je m'amusais à scruter ma meilleure amie et ses réactions face au blond, tentant de remarquer quelques détails qui prouveraient qu'elle ressentait plus que de l'amitié pour lui aussi. Et en effet, certaines petites choses me semblaient louches dans son comportement. Mais je n'avais jamais été doué pour savoir si un homme ou une femme était amoureux. Je n'étais pas des plus perspicace dans ce genre de situation. Je prenais généralement des semaines à comprendre qu'une femme craquait pour moi…
Hermione cependant, multipliait les contacts physiques avec Drago, posa sa main sur son épaule ou sur ses mains, repoussant ses mèches de cheveux blond de son front pâle en riant. Elle suivait la discussion sur la prochaine coupe du monde de Quidditch sans grand intérêt et je me permis un clin d'œil en direction de Drago quand elle posa sa tête sur son épaule avec un sourire las, comme si on l'ennuyait. Elle perçu mon regard et se redressa avant de se racler la gorge.
« J'ai entendu dire que le Grand Harry Potter allait se marier à une certaine Cho Chang !
- Hein ? Bredouillai-je.
- Un nouveau journal est sorti aujourd'hui. Pouffa ma meilleure amie. La Gazette des Ragots ! Et ça parle exclusivement de toi. Des aventures amoureuses qu'on te prête… Tout ce genre de chose ! Et Cho Chang a parlé d'une… Je cite : « Merveilleuse nuit en compagnie d'un héro aussi fort que doux ! » Tu lui as fait bonne impression.
- Dis moi que tu blagues !? Marmonnai-je alors que Drago luttait contre un fou rire sous mon regard furieux.
- Non. S'excusa Hermione en échangeant un regard complice avec Drago. Enfin, j'ai aussi pu lire que Severus Rogue venait de 'retourner sa veste'. Et aussi que j'avais une relation avec… -Tenez vous bien !- Drago ! »
Elle se mit à rire et le blond baissa les yeux avant de bafouiller :
« Ouais… On se demande comment ils ont pu penser ça, hein ! »
Je me sentais gêné d'un seul coup et le regard d'Hermione oscilla entre nous deux, emplis de doutes. Elle remarqua que sa main était posé sur celle de notre ami, sur son genou et elle s'empourpra.
« Et bien… On passe du temps ensemble. Les journalistes de ce genre de torchons se contentent de peu. »
Elle ne retira pas sa main et j'esquissai un sourire face à eux, Drago semblant troublé par ce simple geste. Les enfants nous observaient et les pupilles de Dalilah se posèrent sur les deux mains liés des adultes avant de sourire. Je remarquais qu'elle et Lysandre échangeaient quelques regards ravis comme si ils avaient déjà prévu de voir leurs parents ensemble et qu'ils souhaitaient vraiment que ça se fasse. Hermione me lança un sourire.
Teddy bailla bruyamment et je réalisais qu'il était près d'une heure du matin et que nous devions tous nous lever à sept heures le lendemain. Mais une idée me vint brusquement en tête et je proposais avec un sourire innocent :
« Vous pourriez rester ici ? Il est tard et j'ai un millier de chambres… Les enfants sont fatigués alors… »
Drago me lança un regard extrêmement surpris et j'haussais les épaules alors qu'Hermione retirait sa main de celle du blond en s'empourprant. Je regrettais d'être allé trop loin mais elle se leva en soufflant :
« Je prend la chambre de d'habitude. Je peux aller doucher les enfants… Vous me réveillez à six heures et demi, demain matin ? »
Nous acquiesçâmes lentement et elle fit signe aux quatre petits de se lever. Ils obéirent, nous embrassèrent et suivirent Hermione jusqu'à l'étage et les nombreuses salles de bain en papotant. Drago et moi restâmes silencieux jusqu'à ce qu'il me fusille du regard et s'écrit -à voix basse pour ne pas qu'Hermione ne l'entende :
« Qu'Est-ce qu'il t'a prit ? Elle va croire que… je veux coucher avec elle ! Que je t'ai demandé de…
- Hermione sait que je ne joue pas les entremetteurs. Et je t'interdis de tenter quoi que ce soit cette nuit. Pas question que vous fassiez ça chez moi. Clair ? »
Drago se leva à son tour en s'étirant, ne prenant pas la peine de répondre. Je savais qu'avec sa fille dans la chambre d'à coté, il ne ferait rien avec Hermione. Il n'était pas fou à ce point là… Même si il n'en dormirait sans doute pas de la nuit, il saurait se retenir.
« Et nous n'avons pas écrit ton discours pour rien. Rappelai-je. Tu dois d'abord lui chanter la sérénade ! »
Je me moquais volontairement de lui et il éclata de rire.
« Dis donc… Tu n'as pas une petite amie quelque part avec qui tu pourrais vivre au lieu de t'occuper de mon cas ?!
- Non. Soupirai-je avec un demi sourire. Non, personne… Même pas Cho Chang. »
Mon tatouage me brûla un peu et je me demandais si la seule personne au monde avec qui j'aurai pu passer ma vie était encore quelque part, et non sept pieds sous terre. Ginny Weasley me manquait. Personne n'en savait rien. Tous la croyaient disparue à jamais. Moi aussi en quelque sorte… Je supposais donc que non, la seule personne qui quelque part aurait pu me convenir n'était plus là.
*¤*¤*¤*
2004. Al Ubayyid, Soudan, Afrique.
POV Ginerva Molly Weasley.
Le soleil se levait derrière mes rideaux oranges déchirés, reflétant d'étranges formes sur le torse nu de Roman qui était allongé au sol avec moi. Mon canapé une place n'était pas des plus confortable pour faire quoi que ce soit. Nous avions préféré le tapis. Je jetais un coup d'œil à ma montre avant de m'appuyer contre le torse de Roman en baillant.
« Il est quel heure ? L'entendis je demander.
- Six heures. On se lève ? »
Je le sentis acquiescer doucement et poser ses lèvres sur ma nuque.
« Bonne nuit ?
- Revigorante ! Avouai-je, sachant d'ores et déjà qu'il comprendrait ce que je voulais lui dire.
- J'ai vu le documentaire sur la guerre avant-hier… Et Harry Potter. Il est beau. »
Je me redressais pour le dévisager.
« Tu veux devenir gay et c'est ta façon de me l'avouer ?
- Je veux juste te dire qu'il est beau. Je peux trouver un homme séduisant, tu sais, sans pour autant avoir envie de me le faire. Et ton ex est sexy… Genre vraiment sexy. Non ?
- Je suppose que si c'est mon ex… Il est sexy. Avouai-je en me mettant debout -nue- mal à l'aise. On pourrait parler d'autre chose ? »
Il fronça les sourcils en me scrutant, avant de sourire.
« Ginny… désolé, je ne voulais pas te gêner.
- C'est rien. Bredouillai-je en m'approchant de mon frigidaire pour en sortir un pack de lait et en buvant au goulot.
- Si. Je m'excuse sincèrement. Je sais que tu n'aimes pas parler de ça… Répéta t-il alors que son sourire s'effaçait.
- J'ai dit que ce n'était rien ! Répliquai-je.
- Je suis vraiment… »
Je me tournais vigoureusement vers lui et m'écriais brusquement :
« J'ai dit que c'est bon ! »
Il se figea et je sentis les larmes brûlantes couler sur mes joues sans que je ne sois auparavant aperçu que j'allais pleurer. Mes mains tremblaient légèrement alors que j'étais en proie à une véritable crise d'angoisse. Je m'écroulais au sol, mes genoux flageolant violemment. Roman fut à mes cotés en moins d'une seconde et me releva la tête alors que je ne cessais de pleurer, mes nerfs lâchant sérieusement sans que je ne sache exactement pourquoi. Il caressa ma joue du bout des doigts, chassant des larmes et articula -mesurant bien ses paroles.
« Je m'excuse. Je ne voulais pas te mettre mal à l'aise en parlant de lui. Je sais que c'est un sujet…
- Délicat ? Sanglotai-je en voyant qu'il ne savait pas comment conclure sa phrase. Je suis ridicule !? Je l'ai vu la télé… et… et j'en sais rien… je… je l'ai trouvé… beau… et… »
Mes sanglots rendaient mon discours incohérent et je pleurais de plus belle en le remarquant. Il sembla néanmoins comprendre, et expliqua à ma place -vérifiant si il avait tout saisit.
« Tu l'as trouvé aussi attirant qu'avant et ça t'as donné envie d'être près de lui, de le revoir ainsi que tes amis et ta famille. Tu as regretté de ne pas être avec eux pour fêter la fin de la guerre et te réjouir. Et tu le… voulais lui. »
J'acquiesçais, tentant de reprendre une respiration normale afin de parler normalement pour m'expliquer davantage.
« Je… À chaque fois que je le vois… que j'entend parler d'eux… ça me rappelle tout ce que je manque et aussi la façon dont je l'ai quitté… Je ne me suis laissé aucune possibilité de retour. C'était d'ailleurs le but à l'époque… Mais maintenant que je voudrais peut être y retourner…
- Pourquoi veux tu rentrer ? S'étonna-t-il. Je croyais que tu aimais ta vie d'ici…
- J'ai envie… de voir ma belle sœur. Mon frère est mort tu sais. Je n'étais pas là à son enterrement. Et puis, j'ai quitté Harry si brusquement, sans jamais lui laisser d'explications et…
- Tu te sens coupable. »
Il comprit, me comprenait toujours. Contrairement à moi, il n'avait pas fui une guerre, mais le décès de ses proches à cause de la guerre que j'avais quitté. J'avais été lâche. Lui, juste triste. Il avait fui la solitude. Moi, la peur. Ces idées sombres ne ramenèrent aux larmes.
« À en mourir. »
*¤*¤*¤*
POV Joackim.
La chambre d'hôpital était étrangement petite et sentait la nicotine parce qu'une des guérisseuse fumait comme un pompier dans ma chambre à chaque fois qu'elle y pénétrait. Les murs étaient fissurés mais je n'avais pas envie de quitter l'endroit miteux, attendant que la femme qui s'était occupée de moi la veille revienne me voir, comme elle l'avait promis. Elle m'avait fait faire quelques tests et m'avait expliqué que j'avais un problème aux cordes vocales qu'ils ne savaient pas comment résoudre. Je l'avais entendu dire que ça n'avait donc aucun rapport avec un quelconque traumatisme psychologique due à la possible perte de ma famille. Je ne lui avais plus rien apprit sur ma situation, ne voulant pas qu'elle en sache trop. Plus aucun hochement de tête ne m'avait secoué et j'étais resté figé, l'écoutant me raconter des tas de choses de sa voix douce.
La porte s'ouvrit à la volée et je m'attendis à voir une nouvelle fois la guérisseuse accro à la nicotine entrer, mais l'odeur florale de Ginny Weasley pénétra dans la chambre et elle apparut avec un immense sourire aux lèvres.
« Bonjour ! » s'exclama-t-elle.
Je lui rendis son sourire et elle s'approcha de moi en me demandant si j'avais bien dormi. Elle m'examina rapidement, observant mes pieds plus particulièrement. Je m'étais coupé en marchant sans m'en rendre compte -ce n'était qu'une égratignure- et elle craignait l'infection.
« Tu te décides à me reparler un peu, aujourd'hui ? Souffla-t-elle avec une moue boudeuse censé me faire fondre. Enfin, je veux dire… par signe ? Et j'ai eu une super idée… tu veux l'entendre ? »
J'hésitais quelques secondes mais la curiosité pris le dessus et j'acquiesçais. Un immense sourire illumina ses traits que je devinais plus fatigués que la veille.
« Je pourrais t'apprendre à écrire pour qu'on puisse communiquer ? »
Je fronçais les sourcils avant de regarder autour de moi à la recherche d'une feuille et d'un crayon ou de tout autre chose permettant de lui montrer que je savais déjà écrire l'anglais. Je désignais finalement d'un geste impatient son bloc note, dépassant de la poche de son short. Elle me le tendit et sortit un stylo également pour me le passer. J'appuyais une feuille sur mon genoux et griffonnais nerveusement quelques mots avant de la lui donner.
« Je ne peux rien dire. Lut elle. Tu ne peux rien dire ? Qu'Est-ce que tu ne peux pas dire ? »
Je fis une sorte de signe global à l'aide de mes mains et elle soupira :
« Tout ? Tu sais… (elle sembla réfléchir) Je ne veux rien te faire avouer de particulier. Je voudrais juste savoir… comment tu t'appelles ? Et où sont tes parents ? Si tu as mal quelque part ? T'aider quand tu as faim ou soif… Je veux juste pouvoir te soigner et faire le maximum pour t'aider. »
Je la contemplais. Elle avait l'air si sincère, si inquiète pour moi. Elle désirait vraiment me connaître. Pourtant, il y avait déjà une question -qui lui semblait simple- à laquelle je ne pouvais répondre. Cependant, je me ré emparais de son bloc note et me mit à écrire avant de le lui rendre quelques secondes plus tard.
Elle lut et releva la main vers mon visage, caressant ma joue du bout des doigts. Sa peau était si douce que je me sentis frissonner. Alors je l'entendis murmurer :
« Je suis ravie de te connaître, Joackim. »
*¤*¤*¤*
POV Ginny.
Son prénom lui allait bien, sonnait aussi métissé que lui. Aussi beau aussi. J'étais ravie qu'il sache écrire, cela faciliterait beaucoup de choses entre nous et je pourrais enfin réellement communiquer avec lui. Je lui demandais soudainement si il savait parler la langue des signes et acquiesça, ce qui me donna immédiatement envie d'apprendre à le faire également. Roman et Nyala avaient raison… je m'attachais déjà à ce bout de chou au grand sourire fier et aux pommettes plus foncés.
« As-tu quelqu'un -un proche- que nous pourrions appeler ? »
Il fit signe que non de la tête et je contrôlais mon envie de pleurer. Certaines personnes qui n'avaient rien demandé se retrouvaient sans rien. La fin de la guerre avait peut-être été une bonne chose pour l'Angleterre, mais le reste du monde n'avait pas été épargné. Je savais ce qui attendait Joackim. Il finirait dans un orphelinat minable de la province et ne serait sûrement pas adopté vu la pauvreté du peuple. Je me baissai vers le garçonnet et regardais ses yeux. Ses magnifiques yeux. Il respirait l'intelligence et je décidais de lui expliquer ce qui risquait de lui arriver. Il le savait déjà sans doute… Je voulais le rassurer cependant, autant que j'avais de chances de le faire.
« Tu veux bien que je m'occupe de toi tant que tu es ici ? Je vais essayer de te faire rester à l'hôpital le plus longtemps possible. »
Il fronça les sourcils -comme si il ne voyait pas de quoi je parlais, et je m'expliquai:
« Et bien, vu que tu n'as plus de famille, on va devoir t'envoyer dans un orphelinat. »
Il agita violement la tête de la gauche vers la droite et je la prenais entre mes mains pour la regarder dans les yeux qui s'étaient vite rempli de larmes, comme si -je le devinais- il avait déjà connu cette situation.
« Je vais tenter de te garder le plus longtemps possible ici! Promis. »
Les lèvres de l'enfant tremblotaient légèrement et j'embrassai son front.
« Ne t'inquiète pas, Joackim. Je m'occupe de toi. »
Je ne savais pas pourquoi je lui promettais ça mais je me sentis pour la première fois depuis longtemps responsable de quelqu'un. Vraiment responsable. Et cette promesse eu immédiatement un goût amer de regrets, car j'avais depuis longtemps mis au placard certaines de mes promesses que je respecterais jamais, faisant mine de les oublier.
*¤*¤*¤*
2004. Londres, Grande-Bretagne.
POV Harry James Potter.
J'ouvris doucement la porte de la chambre où Hermione avait couché cette nuit et jetais un coup d'œil à l'intérieur afin de vérifier si Drago avait obéit à mes instruction de la veille. Je compris rapidement que c'était le cas et m'approchais du lit pour réveiller ma meilleure amie, remarquant que la petite Astrea dormait à points fermés contre la poitrine de celle-ci qui avait déjà les yeux ouverts.
« Bonjour ! Chuchota-t-elle pour ne pas réveiller sa fille.
- Tu veux que je la rapporte à son lit ? M'enquis je en m'installant près d'Hermione.
- Non, ça va aller… Je la laisse juste finir son rêve. Regarde moi ce sourire ! »
Je remarquais en effet que dans son sommeil, les lèvres de la fillettes montaient presque jusqu'à ses oreilles. Je restais silencieux à l'observer, détaillant son visage où chaque tâches de rousseur me rappelaient son père. Hermione me dévisagea et finit par marmonner d'un ton incertain.
« Tu as parlé avec Drago d'un sujet me concernant ?
- Pourquoi tu me demandes ça ? M'étonnai-je avec un rictus hypocrite, décidant de ne pas me laisser cuisiner.
- Je n'en sais rien… La façon dont vous me regardiez hier soir, tous les deux. Ce genre de choses… C'était assez… étrange. Enfin, en ce moment, Drago me regarde toujours comme si il allait… me dévorer toute crue. »
Elle eut un petit rire et je ne pu que la suivre, trouvant la situation bien cocasse. Nous n'avions jamais discuter de cette façon là tous les deux. Elle m'interrogea du regard et je finis par hausser les épaules.
« Et bien… disons… que…
- Je lui plais. Conclut elle.
- Oui. » Admis je avec réticence, attendant sa réaction.
Elle ne cilla même plus pendant une bonne minute si bien que je tentais de me rappeler un sort de réanimation lorsqu'elle s'empourpra davantage -comme une adolescente prise en faute. Puis des larmes vinrent perlé aux coins de ses yeux et je me redressais sur le lit, surpris par ses réactions si soudaines et inhabituelles.
« Hermione !? Qu'Est-ce qu'il y a ? Ce… ce n'est pas grave si tu ne ressens pas la même chose ! Tentais je de la rassurer. Il comprendra, c'est un grand garçon… Tu n'as pas à te sentir coupable. Il pourra encaisser ! Il…
- C'est Ron. » me coupa-t-elle.
Je la contemplais longuement avant de comprendre que sa culpabilité et ses larmes ne devaient rien à Drago. Ou du moins, qu'elles ne dépendaient pas de ses sentiments envers lui mais en ceux qu'elle ressentait encore pour son défunt mari. Je posais ma main sur la sienne et elle chassa ses larmes d'un geste rageur en jetant un coup d'œil à sa fille, de peur qu'elle se réveille et ne la voit pleurer.
« Hermione… Ron est mort depuis quatre ans. Et il voudrait que tu sois heureuse. Je sais que c'est complètement ringard de dire ça mais… Il t'aimait et aurait voulu que tu refasses ta vie. Tu ne peux pas… vivre dans le passé. Ce n'est bon ni pour toi, ni pour Lysandre et Astrea. Tu dois avancer…
- Tu devrais appliquer tes conseils à toi-même. Me remarqua-t-elle en reniflant.
- Pourquoi Est-ce que tu dis ça ? Me vexai-je automatiquement.
- Ginny… »
Je baissais les yeux et marmonnais :
« On ne parlais pas de moi. Mais de toi.
- On devrait peut être parler de toi justement. Souffla-t-elle.
- Toi d'abord ! répliquai-je tel un gamin de cinq ans que je n'étais plus depuis longtemps.
- D'accord. »
Elle savait qu'elle ne gagnerait pas cette bataille. J'étais têtu.
« Je sais que Ron aurait voulu que je refasse ma vie. Mais… Drago… Il est si… volage.
- Il a changé.
- Je le sais. Sinon, je n'imaginerais même pas une minute seule en sa compagnie. Mais, Drago est le parfait opposé de Ron… Il est si… sûr de lui, et dragueur… Je ne suis pas habitué à ce genre d'homme. Je ne veux pas le blesser parce que je me sens très proche de lui. Vraiment proche. Nous avons des discussions incroyables à chaque fois que nous nous retrouvons… et… ça fait longtemps que mon cœur ne s'était pas emballé comme ça juste à cause d'un homme. (elle s'empourpra violemment en voyant mon sourire légèrement moqueur mais je me retint, ne voulant pas qu'elle cesse de se confier à moi) Mais, je suis maman avant tout. Mes enfants passent avant le reste. Et je ne voudrais pas qu'ils s'attachent davantage à Drago… Ils sont si jeunes… Ils auraient du vivre des choses avec leur père. Des choses qu'ils ne vivront jamais… et je ne veux pas que…
- Que Drago vole ses moments à Ron ?! Hermione, soit réaliste… Lysandre verra un jour à son premier match de Quidditch, montera sur son premier vrai balai, ira à son premier rendez vous… Les premiers moments ne s'arrêteront jamais. Personne ne tiendra le bras d'Astrea quand elle se mariera sauf si elle demande à l'un de ses oncles ou à moi… ou à Drago de le faire. Ces moments là… Ron les a perdu. Ne vaudrait il mieux pas que quelqu'un accompagne tout de même vos enfants lorsqu'ils les vivront, au lieu de les faire affronter ça tout seul ?
- Et si ça ne marche pas avec Drago ? S'inquiéta-t-elle. Lysandre et Astrea se seront attachés à lui et…
- Si tu tentais le coup avant de penser à ce genre de choses ? Drago ne quittera pas le pays si ça ne fonctionne pas entre vous. Il sera toujours aussi proche de nous tous quoi qu'il arrive… Il est assez intelligent pour ça.
- Et… Dalilah ? Bredouilla-t-elle en caressant les cheveux de sa fille. Et si elle s'attache à moi ?
- Dalilah t'appelle Mione depuis qu'elle sait parler ! Pouffai-je. Elle t'aime déjà. Que tu sois l'amoureuse de son papa n'y changera rien ! »
Hermione esquissa un sourire face à mon expression et les mots que j'avais employé alors que la petite Astrea se réveillait doucement, ses petits doigts se resserrant autour des vêtements de sa mère. Ma meilleure amie baissa la tête et tamponna ses yeux à l'aide de sa manche une dernière fois.
« Saute le pas. Lui conseillai-je. Sois une courageuse Gryffondor. Fonce. »
Elle posa sa main sur la mienne en plantant son regard dans le mien, ses yeux noisettes doré emplis de doutes et j'attendis qu'elle parle, ce qu'elle finit par faire, sa voix tremblant légèrement.
« Si je saute… Tu me rattraperas, hein ?
- Drago sera là pour le faire. Lui rappelai-je. Mais… Oui, je serais toujours là en dernier recours. J'ai toujours été là. Et je serais toujours là. »
Je ne savais pas pourquoi je lui promettais ça mais j'avais pris l'habitude de m'occuper des autres, et Hermione était la personne la plus importante de ma vie en quelque sorte. Il n'était pas du tout question que je la laisse tomber, quel que soit ce que je risquais. J'avais fait une promesse à Ron, à des années lumières… Mais je tenais toujours mes promesses.
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Pour info, j'posterais pas Inexistence demain... pour la bonne raison que j'n'ai pas écrit une ligne du prochain chapitre ! Et j'reprend les cours lundi... et n'ai pas bossé des vacances. Donc, demain... boulot xD Bref', j'suis désolée pour ceux qui l'attendaient. Il sera posté jeudi prochain sans doute. Mais après j'reprendrais tous les dimanches (donc, beaucoup d'attente entre le chapt6 et le 7, mais que 4jours entre le 7et le 8... J'espère que ça m'fera pardonner...)
Et reviews s'il vous plait !!!! [et même si il vous plait pas xD] [ah oui et ptit message pour quelques unes qui se reconnaitrons surement si elles prennent la peine de lire mes notes d'auteur : j'en ai un ptit peu -beaucoup- marre de recevoir une alerte sur chacune de mes fics et qu'ensuite la personne me mette dans ses favoris dans laisser un seul reviews sur aucune des fics... Vive la solidarité quand j'vois que ces personnes écrivent et demandent des reviews ensuite... --' à vous de voir si vous faire partie de ces... greluches j'dirais pour être polie.] Bisous bisous à toutes -ou presque! ^^
°¤ Bewitch_Tales ¤°
