Auteur:MotsEtPlumes
Titre:Juste le temps d'un mensonge.
Résumé:Et si Draco Malfoy venait à épouser Harry Potter? Ne serait-ce pas la meilleure façon d'enterrer la hache de guerre entre deux clans ennemis? Sauf qu'aucun des deux prétendus amants n'aimait l'autre; tous deux avaient juré loyauté, amour et sincérité à leur conjointes respectives; Hermione et Ginny. Suivront-ils le chemin de leurs cœurs ? Ou prendront-ils celui de la raison ?
Rating: Toujours T.
Pairing:DM/HP.
Note de l'auteur: Je m'excuse du retard, mais mon ordinateur n'est pas en bonne forme ces derniers temps. M'enfin, le chapitre est tout comme celui d'avant ; une préparation. Dites moi ce que vous en pensez ! J'ai préféré me focaliser sur l'essentiel; Drarry. Première apparition des deux copines, bien que cela ait entraîné l'absence de deux personnages qui seront, plus tard, primordiaux dans le déroulement de l'histoire. Bonne lecture.
Durée de parution: Entre deux semaines et trois, voire quatre en cas d'urgence (plus d'inspiration.)
Je dédie ce chapitre à Brigitte26, voilou. Bisous !
RaR :
Brigitte26:
Eh bien, j'ai suivi ton conseil et je suis allée lire. La ressemblance est flagrante, ça m'a effrayé, même découragée de peur d'être accusée de plagiat. Mais j'ai fini par me rendre à l'évidence que deux personnes qui peuvent développer la même idée dans un monde de sept milliard de personnes est totalement possible. Et puis, seul un élément (assez important...) est en commun. out de même, merci de me l'avoir signalé ahaha. Elle l'avait publié alors que je n'étais encore qu'enfant...
Passons à tes questions. Donc déjà, oui, c'est bel et bien un Drarry ! Harry se dit hétéro, tout comme Draco; vu qu'ils sortent avec Ginny et Hermione et que l'un comme l'autre est amoureux. Pour Draco, nous pouvons avoir un doute (le chapitre t'en dira plus.). De même pour le fait de transplaner. En bref : Certains lieux peuvent être protégés contre le transplanage. C'est le cas de Poudlard. Pour les leçons de transplanage, cette protection est levée temporairement dans la grande salle. Et dans ce cas, elle a été levée pour les élèves de dernières années dans le cadre d'une étude (chapitre).
Harry et Draco se sont enfuis parce qu'ils s'opposaient à l'idée de sortir ensemble et ont donc préféré fugué plutôt que devoir jouer les amants. Ils sont parti au dernier moment sur un coup de tête, en quelques sortes. Le regard qu'ils s'étaient jeté avant d'entrer en dit déjà long sur le sujet. Eeeeeeeeeet pour Lestrange, ça sera une surprise ! Merci encore, ça me fait énormément plaisir de voir que l'histoire te plait autant !
KimyKymi:
J'en suis ravie !
« Professeur ! Les deux élèves ont été vus la veille. Des signaux magiques ont été repérés au niveau d'une des ruelles de Londres en plein jour. Nous avons suivi toute la journée les deux sorciers et il s'est avéré en fin de compte qu'ils ne sont autres que Potter et Malefoy. Ils sont chez Nick Glorden depuis quatre jours», affirma l'espion.
Dumbledore lâcha un rire franc. Il tapota l'épaule de son allié, le remercia puis le laissa se donner à ses occupations. Le sorcier, lui remit son rapport, prit poliment congé et quitta sans demander son reste le bureau du directeur.
Leurs plans avaient marché comme prévu, le faux couple avait exactement réagi comme les membres de l'Ordre l'avaient prédit. Potter n'était pas facile à dompter; un lion, le choixpeau avait eu raison de le placer dans la maison des Gryffondor. Le directeur contacta son adjoint, l'invitant ainsi à venir le rejoindre dans l'immédiat.
Un livre dans une main et sa baguette dans l'autre, Dumbledore souriait fièrement. Ses yeux observaient minutieusement les mots couchés sur le papier d'une des feuilles du manuscrit afin de pouvoir comprendre la signification de chaque. Pour la première fois depuis des lustres, le directeur semblait impatient; il tentait de faire passer le temps par n'importe quel moyen, tantôt la lecture, tantôt la magie. Albus avait eu le temps de lire une infinité de livres sorciers mais aussi moldus, ce n'était guère ce qui manquait. C'était même dans le cadre d'une étude psychologique qu'un certain psychologue moldu avait menée, que le directeur de l'établissement magique décida de suspendre exceptionnellement la loi du transplantée au sein de Poudlard. Bien que les élèves soient libres de trans-planer pendant la journée, le soir, par contre, après le couvre-feu, tout redevenait normal; l'impossibilité de quitter le château en usant de cela était à nouveau de retour, et donc, les professeurs n'avaient pas à s'inquiéter.
Le projet n'avait été mis en place qu'une dizaine de jours plus tôt qu'ils se retrouvaient déjà avec deux élèves de dernière année enfuis quelque part à Londres, quatre jours seulement après le premier essai.
"Deux abrutis d'adolescents égocentriques et complètement irresponsables." Fit remarquer Rogue d'une voix claire et dénudée d'émotions, comme à son habitude.
C'est après cet incident que l'étude s'arrêta, laissant le calme qu'imposait la loi régner à nouveau dans les locaux du château scolaire.
Pourtant, Dumbledore avait l'air heureux, ravi même; ses plans avaient marché à la perfection, les deux bambins avaient réagi exactement comme il l'avait prévu. Harry Potter était peut-être futé, mais Albus Dumbledore l'était bien plus; il pouvait le cerner.
« Eh bien, Dumbledore, vous êtes extrêmement doué ! Comment avez-vous deviné pour Nick ? Demanda le père Malfoy toujours aussi ébahi par la rapide découverte de son ami.
— Nuances, ce n'étaient point mes déductions mais celles de Severus. Hormis mademoiselle Granger et monsieur Weasley, Harry n'a jamais été aussi proche d'une personne comme il l'a été avec le jeune Nick. Même que ce dernier semblait succomber aux charmes de notre survivant !
— Potter est très proche de ses amis, comment aller à Londres sans rendre visite à son très cher Nick ? C'était bien trop prévisible», déduit le professeur Rogue, les doigts crispés autour de la poignée de sa tasse de thé qui fulminait depuis quelques minutes déjà.
Il en buvait quelques gorgées quand il n'était pas occupé à faire tourner le petit ustensile dans le liquide fumant.
« Les Dursley ? Hors de question. Demander de l'aide au Chaudron Baveur ? Encore pire. Alors, il a décidé d'aller se réfugier chez Glorden pour quelque temps, dans l'espoir d'obtenir une trêve et donc d'échapper à nos obligations», conclut Severus Rogue avec noblesse et sérénité. Il parlait comme si c'était la chose la plus banale qui soit.
Lucius et Sirius ne firent que hocher la tête; Severus Rogue était un génie en déduction et cet incident ne faisait que le prouver. Charismatique et fier, le professeur de potions se pavanait, il allait et venait dans la pièce, tournant autour de la table dans l'espoir de trouver une idée qui pourra les sortir de ce pétrin.
« Le ministère fourre son nez partout; tout le monde veut savoir où les gamins se sont enfuis. Heureusement, nous les avons trouvé à temps, ces messieurs comptaient fuguer à bien des kilomètres plus loin ! Soupira Sirius Black. Exaspéré par les actes enfantins de son filleul.
—Nous avons contacté Potter, les aurors arrivent dans quelques minutes. Mais nous n'avons toujours aucun plan pour le faire accepter, fit Malfoy père. C'est un gryffondor, il a la tête dur, du courage et ne renonce que rarement à ses idées. Il ne voudra jamais qu'on le voit avec Draco, son ennemi de toujours et puis, vous l'avez bien vu, la pauvre petite Weasley déprime déjà, c'est sûrement fini entre eux, ajouta-t-il sur un ton mélodramatique.
— Justement ! Il faut savoir jouer de cette situation, ajouta malicieusement le brun aux cheveux ondulés. Si Ginny Weasley s'éloigne de lui et que Albus ici présent lui interdît de la côtoyer, alors, il devra se résoudre à accepter afin de pouvoir tout lui expliquer ! »
Soudain, Rogue se rassit. Sa longue cape noire tomba majestueusement sur les côtés de sa chaise, alors qu'il posait ses avant-bras sur le bois. Une idée lumineuse lui était venue.
« Menaçons-les ! Faisons chanter ces deux-là ! Cette année est la dernière pour cette promotion; derniers week-ends ensemble, derniers cours de quidditch, derniers matchs et entrainement ! Nous pourrons les coller jusqu'à la fin de l'année, les priver de jouer dans leurs équipes et de les supporter. Après tout, nous avons bien le droit; ils ont transplané sans autorisation, n'ont pas donné de nouvelles depuis trois jours et ont utilisé la magie au cœur de Londres.
— Très bonne idée, Severus, je te félicite !
— Oh eh bien, Albus, vous savez très bien que personne ne peut apporter de meilleures idées que Rogue, affirma Sirius Black à son tour, affichant pour l'occasion son éternel sourire en coin. Oh, regardez, messieurs sont arrivés ! »
La cheminée s'agita et une douce lumière verte illumina les lieux, révélant l'arrivée du faux couple accompagné par Nick Glorden, son père et deux autres aurors. Tous se levèrent pour les accueillir, tous sauf Lucius Malefoy qui fusillait son fils du regard. Pauvre Draco; il allait l'entendre hurler pendant des heures. Personne ne parlait, tous se regardaient, misant discrètement sur qui allait briser ce silence de mort. Un soupir se fit entendre au fond de la salle, Glorden père avait quelques mots à dire.
« Je suis franchement déçu par cet acte, mon fils, je m'attendais à nettement mieux venant de toi. Me mentir alors que le ministère les cherchait ? C'est inadmissible !
— Je... Père... je suis tellement désolé, mais je...»
Aussitôt, Harry le coupa, il s'approcha de son ami, posa une main sur son épaule, laissant ses doigts courir sans aucune gêne le long de son bras. Il le soutenait et ne se gênait pas pour le montrer devant tous.
« Il n'y est pour rien, monsieur, intervint le brun aux cheveux aussi noir que du jais. Je l'ai fait jurer, je ne voulais pas qu'on nous retrouve, Draco et moi...
-— Draco ? Releva Albus alors d'une voix légère qui virait clairement vers la malice.
— Enfin... hm... Je... qu'importe... Malfoy et moi, ne voulions pas être retrouvés et encore moins attirer des problèmes à Nick, bégaya Harry. C'est bien pour cela qu'il vous a menti, il ne voulait point le faire, mais j'ai personnellement insisté. Nick ne voulait que rendre service.
— Potter dit vrai, nous avons fugué parce que vos plans pour nous mettre ensemble ne nous plaisent pas. Certes, nous sommes jeunes, mais nous ne voulons point avoir à vivre dans le mensonge pour le bien de la société, intervint Malfoy d'une voix détachée. Et puis, ce n'est pas à nous de le faire, Potter cherche à fuir sa notoriété pas s'en faire plus en s'accouplant à un Malefoy. Le combat est perdu d'avance, messieurs; c'est toujours un non; un non strict et définitif. »
Harry et Draco se dégagèrent de l'emprise des deux aurors, rajustèrent leurs vêtements, jetant à ces derniers un sort de métamorphose afin qu'ils puissent retrouver cet aspect sorcier que le règlement de l'école réclamait.
« Veuillez nous excuser, nous devons aller en cours, annonça Malfoy sur un ton hautain et sarcastique.
— Pas si vite, Malfoy, revenez ici ! Et c'est de même pour vous, Potter ! »
Severus Rogue s'approcha du faux couple, son air de marbre avait été remplacé par un sourire sadique, effrayant, un sourire que Harry Potter connaissait à la perfection. Il s'attendait presque à le voir sortir un manuel pour le lui balancer en face.
« Vous devez être punis pour vos actes, messieurs, en êtes-vous conscients ? Transplaner sans permission, sécher les cours sans excuses, utiliser de la magie devant une centaine de moldus, jouer au chat et à la souris avec le ministère, et j'en passe. Vous n'allez pas vous en sortir aussi facilement. Le professeur Dumbledore et moi-même, avions décidé de vous punir; vous serez collés du matin au soir, enfin, hormis les heures de cours, fins de semaines et vacances y comprises, fini les matchs et les excursions; à présent, la salle de colle sera votre seule échappatoire. Vu que messieurs ne s'apprécient pas, nous allons changer cela ! Pas d'exception, jusqu'à ce que vous ayez vos diplômes dans six mois. »
Les deux adolescents pâlissaient un peu plus à chaque seconde, ils n'y croyaient pas. Pas de quidditch, enfin, plus ! Comment pouvaient-ils leur faire ça ? Certes, ils l'avaient mérité, mais ils devaient être cléments tout de même. On les obligeait à se marier au nom de la paix, alors qu'ils n'avaient même pas dix-neuf ans ! Par Merlin, qu'est-ce que cette injustice ?!
Harry essaya de parler mais rien ne sortait de sa gorge, même pas un faible son qui pouvait montrer son mécontentement et sa désapprobation. Draco était dans le même cas, il ne savait plus où donner de la tête.
« Père..., fut le seul mot qu'il prononça, alors que ses yeux cherchaient ceux de son paternel qui ne trahissaient aucune émotion.
— Non, Draco, vous l'avez mérité. Enfin, nous pouvons nous arranger !» Le coupa son paternel, sans même lui jeter un regard, bien trop occupé à discuter avec Black.
Sirius Black décida de prendre la parole, il leva les yeux vers les deux adolescents pour leur faire comprendre qu'ils devaient s'asseoir. Harry prit place sur une chaise et Draco fit de même, l'un tapait nerveusement du pied et l'autre faisant craquer ses doigts. Ils avaient peur. La dernière fois qu'ils avaient été confrontés à un "Nous pouvons nous arranger", ils durent faire semblant de s'embrasser. M'enfin, nous connaissons la suite !
« Cette punition peut se révéler inutile si vous acceptiez de jouer le jeu. Comme ça, tout sera oublié et tout le monde sera gagnant. Et n'oubliez pas que si vous sortez d'ici sans accepter, eh bien, vos copines ne sauront jamais la vérité; un sort vous sera jeté pour ne pas en parler.
— Mais, Sirius, comment peux-tu être aussi cruel pour être dans leurs rangs ? Professeur Dumbledore, faites quelque chose ! Vous savez très bien nous manquons cruellement de crédibilité ensemble ! Et... Et... Je ne suis pas gay ! »
Le survivant semble effondré ; le château de son enfance se transforme soudainement en prison. Qu'est-ce que diable arrivait à tous ces gens pour vouloir impérativement le coller à Draco ? S'il ne disait rien à Ginny, celle-ci ne lui pardonnerait jamais ! Et Ron alors? Il était dans la salle aussi, et merde ce qu'il avait eu l'air dégoûté, voire déçu de ce qu'il allait faire. Le dilemme était bien présent, mais tout le poussait à choisir l'option de se mettre avec Draco, pour leur bien à tous les deux. Et puis, il n'y aura rien de sérieux; des baisers par-ci par-là quand ils seront en public, des articles dans la gazette qui feront l'éloge de leur couple, des photos et quelques témoignages pour tout crédibiliser. C'était faisable. Et puis, après tout, Harry s'entendait bien avec le blond, même s'ils ne pouvaient tout de même pas s'empêcher de s'envoyer des piques ! Une habitude...
Ses yeux se tournèrent vers son nouvel ami et peut-être futur copain, il avait besoin de son accord pour en parler, une bonne fois pour toutes. Draco semblait tout aussi absorbé par la situation, il s'inquiétait pour son couple, seulement son couple. Qu'est-ce qu'il pouvait s'en foutre de ceux qui s'opposaient à son choix de sortir avec Hermione, il l'aimait et seul cela comptait. Draco devait se comporter en homme et seule cette initiative pouvait en faire de lui un.
« Vous permettez ? On voudrait en parler, Potter et moi», annonça Draco d'un air détaché, froid et imposant.
Draco est l'incarantion du pouvoir, de la force, de la froideur et de la noblesse. Un dieu sur terre.
Tout homme présent dans la pièce alla se mettre table, tous sauf Nick qui vint se joindre aux deux adolescents.
Nick désapprouvait ce choix, au fond, il voulait que ça soit lui et non pas Malfoy. Il aurait tellement voulu être un mangemort afin de pouvoir dortoir avec Harry, même si ce n'était que le temps d'un mensonge. Il avait toujours rêvé de s'afficher avec le survivant, main dans la main, non pas pour son titre glorieux, mais pour sa personnalité attractive et fort aimable. Sauf que, malchanceux, il se retrouva sur le banc et ce fut ce fils d'aristocrate prétentieux et irrespectueux qui y aura droit. Le monde était si injuste, si cruel pour le pauvre sorcier. C'est alors qu'il se mit à espérer. Les sorciers n'étaient pas dupes ; comment deux êtres qui ne se supportent pas depuis la nuit des temps se retrouvent-ils ensemble du jour au lendemain ? Bonjour la logique. Si Merlin était aussi clément que ce qu'on disait, il lui accordera peut-être la chance d'avoir Harry pour lui seul un de ces jours, même si Harry n'était pas...
« ...Gay ! Je ne suis pas gay, Malfoy et toi non plus, je le sais, mais il le faut. Tu aimes Hermione, non . Alors faisons-le, pour elle, pour Ginny, pour le monde sorcier aussi. Et puis... Comment dire? On va finir par divorcer, je ne vais pas rester éternellement avec toi, normalement, dans un an, on se serra déjà marié et on sera en train de divorcer.»
Malfoy leva les yeux au ciel. Qu'est-ce qu'il pouvait être convaincant ce Potter ! Bien qu'il en fût convaincu, il ne pouvait s'empêcher de ressentir du dégout au fin fond de son être. Il n'avait aucune attirance pour les garçons; mais à part quelques baisers échangés avec les garçons de sa maison lors des jeux pendant des soirées organisées, il n'avait jamais essayé et n'en avait guère envie. Mais qu'est-ce que Draco ne ferait pas pour sa dulcinée, pour eux deux, pour cet amour que tous deux partageaient depuis bientôt deux ans ? Pour son bonheur, le blond était prêt à tout. Depuis le jour où il l'avait vu pleurer sous l'un des premiers arbres de la forêt interdite, il s'était juré de rendre cette jeune fille heureuse, qu'importe le prix que ça allait lui coûter. Même si, entre nous, il préférait de loin —de très loin même, bécoter un gnome plutôt que de sortir avec Potter. Non pas qu'il le trouvait repoussant, bien au contraire ; mais c'était Potter tout de même!
« Un gnome ? Tu es sérieux ? Eh bien, excuse- moi d'être aussi laid aux yeux de Votre Grandeur ! Cracha Harry amèrement.
— Mais de quoi est-ce que tu parles ? S'étonna Draco. Qui a parlé de gnomes ?
— Toi. Tu penses à voix haute depuis tout à l'heure, Malfoy»,lui fit remarquer Nick, ravi de le voir rougir de honte.
Boudeur, le garçon aux yeux d'océan se tourna vers l'assemblée des sorciers qui semblaient bien trop occupés pour leur prêter attention. Poliment, il toussa pour se faire remarquer. Tous les yeux furent alors braqués sur lui, c'était le moment ultime. Un rictus étirera les lèvres de Draco, alors que ses yeux cherchaient ceux de son professeur de potions, une lueur de défi brûlait de mille feux dans son regard.
« Marché conclu.»
Les adultes se regardèrent tous, échangeant des regards victorieux au début, puis beaucoup plus douteux. Depuis le début de leur disparition, Dumbledore avait ordonné qu'on note l'expéditeur de chaque courrier reçu par un élève ou un enseignant, dans l'espoir de tomber sur une lettre de Draco Malfoy ou d'Harry Potter. Et ce fut lors du compte rendu de McGonagall présenté la veille, qu'il avait découvert la lettre de Draco pour Hermione.
Alors, par précaution, Draco et Harry devraient jurer par leur pouvoir et leurs âmes.
« Bien. Messieurs, donnez moi vos bras. Cette fois-ci, vous êtes obligés de donner votre parole. Il est temps de faire un serment magique.»
OoO
Ginny Weasley était assise sur son lit, les yeux braqués sur un bout de papier que son ami venait de recevoir. Cela faisait déjà quatre jours que les élèves parlaient de ce qui s'était passé la dernière fois dans la Grande Salle. Elle avait honte d'être la risée des moqueries et la cible de toute rumeur, enfin, Hermione Granger était tout aussi concernée. On faisait courir tant de mauvaises choses sur les deux jeunes filles; tantôt cela concernait leurs couples, tantôt on visait leurs sexualités ! Et puis quoi encore ?
Les serpentards, amis même de Draco, s'amusait à raconter des balivernes; ils n'avaient jamais aimé les deux amies, et s'amusaient donc à raconter de fausses aventures que Draco Malfoy avait soi-disant menées avec Harry Potter en personne. Leurs récits étaient si précis, si détaillés, que presque tout le monde les croyait. Seuls quelques individus qui connaissaient personnellement Harry et Draco avait l'esprit neutre et sain, notamment Zabini; le meilleur ami de Draco et Longdubat; un ami proche d'Harry. Pauvre Ron, aveuglé par la scène qui tournait en boucle dans sa tête, il ne pouvait qu'en vouloir à Harry "d'avoir couché avec Malfoy dans les vestiaires du terrain. D'avoir fait l'amour avec maintes fois pendant leurs heures de colle commune. D'avoir utilisé sa sœur pour cacher son homosexualité." Mais surtout d'avoir incité leur meilleure amie depuis tous jeunes à sortir avec son amant pour que lui aussi puisse cacher son jeu, tout en étant proche de son pseudo ennemi.
Ginny et Hermione étaient toutes deux assises, l'une près de l'autre. Leurs yeux suivaient le cours des mots couchés sur un papier fin et doux, d'où l'odeur de l'ancre moldu, parfumé au doux nectar d'une odeur suave et attirante, digne des plus grands aristocrates du monde sorcier; une odeur de Rose, douce et chatouilleuse pour Granger et aux parfums des livres et du bois, de terre et d'agrumes, d'amour et de... sexe (?!) pour Ginny. De l'amortentia. L'encre était mélangé à ce doux philtre d'amour que Draco réussissait à la perfection !
Les deux jeunes filles semblaient concentrées, chacune lisait attentivement les mots écrits par Draco. Toute la peine s'envola pour laisser en place un sentiment de bien-être intense. Elles ne s'étaient pas faites trompées, ce n'était que l'œuvre de leur directeur qui cherchait à unir les habitants du monde sorcier.
« C'est cruel comme idée ! Pourquoi ne pas avoir pris Parkinson et Finnigan ?! Ils sont ensemble en plus ! Se plaignit la plus jeune, alors qu'elle se levait pour attacher sa crinière rousse.
— Ils ont choisi deux opposés, Ginny, le jeune homme considéré comme le sauveur et celui vu comme un traîtr»e, répondit Hermione, le regard perdu.
Son regard en disait long ; elle tentait d'élucider le mystère de ce choix. Son explication était bien trop facile pour être considérée comme seule et unique, quelque chose se cachait derrière ce choix; un choix bien trop important pour être basé sur des surnoms, des faits ou des actes.
OoO
Assises à l'écart sur une table, les deux amies appréciaient leur déjeuner. Tout le monde avait remarqué le changement d'humeur qu'elles abordaient; comment deux filles qui pleuraient encore la veille pouvaient-elles être aussi joyeuses le lendemain ?
Bien que tentée de tout révéler, Ginny dût se taire; Hermione lui avait interdit de parler, personne ne devait savoir ce pour quoi elles ont été contacté par le jeune serpentard. Personne ne devait rien savoir, pas avant le retour de Potter et de Malfoy.
Surgi de nulle part, Nick Quasi-Sans-Tête apparut au beau milieu de la table des Gryffondor.. Il cherchait la prénommée Granger pour lui communiquer une information.
« Bonjour mademoiselle Weasley ! Auriez-vous vu mademoiselle Granger ? Demanda le fantôme qui semblait aussi excité qu'une puce.
— Je suis ici !» S'écria la concernée.
Le vieux spectre fit pivoter sa tête à cent quatre-vingt degrés toujours aussi souriant.
« Vous êtes convoquées au bureau de Dumbledore, vous et mademoiselle Weasley aussi ! Ne tardez pas trop, vous avez encore une petite demi-heure devant vous, mesdemoiselles ! »
Et ce fut sur ces mots que le vieil homme quitta la salle, laissant une nouvelle fois tous les regards braqués sur les deux amies qui se dévisageaient d'incompréhension.
Sans même avoir fini de déjeuner, Hermione et Ginny se retrouvaient déjà en route pour le bureau de leur directeur. Elles appréhendaient cet appel soudain. Qu'est-ce que Dumbledore pouvait bien vouloir à les interpeller ? Certes, tout le monde avait remarqué l'absence de Sirius Black : nouveau professeur de Défense-Contre-Les-Forces-Du-Mal, Severus Rogue: le professeur de potions et adjoint du directeur de l'école qui n'est autre que Dumbledore. Sauf que personne ne soupçonnait le fait qu'une réunion top sécrète se déroule à quelques mètres au-dessus d'eux.
Une fois devant la porte, Hermione toqua puis entre, suivie de près par Ginny, elle n'avait toujours pas levé les yeux qu'une voix lui parvenait à l'oreille.
« Montez à l'étage, nous vous attendons !» Fit la voix enrouée de Dumbledore.
Nous ? Les filles se mirent à gravir les marches, hâtives mais méfiantes. Des éclats de voix et de rire se faisaient entendre. Des voix assez familières même. Plus elles s'approchaient, plus les rires se faisaient plus stridents.
« Je lève mon verre à ce nouveau couple !» Fit joyeusement le père de Nick Glorden.
Le son des verres qui s'entrechoquent s'ajouta à la cacophonie auditive provoquée par la symphonie des rires collectifs. Hermione grogna, ferma les yeux puis souffla un bon coup avant de monter la dernière marche, révélant sa présence aux yeux de tous. Ginny s'arrêta à ses côtés, leva à peine les yeux pour observer la pièce mais elle se figea nette; sa mâchoire allait presque se décrocher tellement la surprise était présente sur son visage.
« Par Merlin ! Que fais-tu ici, Harry ?!»
OoO
A suivre...
Alors? Qu'en pensez-vous?
A bientôt !
