Pairing : SasuNaru
Disclaimer : Masashi Kishimoto
Note : Après une éteeeeeernité passée à respectivement : glander, m'empiffrer de chocolat, bronzer, et... profiter des vacances en somme ; me revoilà avec ce quatrième chapitre ! Un chapitre un peu, beaucoup, passionnément OOC mais qui j'espère vous plaira quand même :) En tous cas, j'ai aimé l'écrire !
J'espère que vous profitez tous de vos vacances ! :)
Réponse aux reviews anonymes :
CookieMimi : Coucou ! Je suis contente de te retrouver sur ce chapitre :) Et oui, on ne changera pas Naruto, boulet malgré lui ! Mais j'aime beaucoup ce personnage (on lui en voudra pas de pas être trop fut-fut hein xD). J'espère que la suite te plaira autant ;) A la prochaine ! :)
Capi : Salut à toi nouvelle lectrice (lecteur?) ! Je suis très contente que tu aies adoré ce début ^^ Merci pour ce ''bravo'' encourageant ! J'aurai plaisir à te retrouver par la suite, même si avant de lire le prochain chapitre, tu devras t'armer d'un peu de patience parce que je ne suis pas très...rapide en matière de publication ^^' A bientôt :)
Yue : Merciiiiiiiiii pour ta review ! Contente que ma fic te plaise ! :) Ca me fera très plaisir de te retrouver par la suite :)
Bonne lecture,
Naruto avait dès lors eu des papillons dans le ventre dès qu'il pensait à l'oeuvre qu'il avait eu la chance de voir ou au mystérieux jeune homme avec qui il avait discuté. Il se trouvait un peu neuneu sur les bords mais, indépendamment de sa volonté, il était parti dans une sorte de pays des bisounours. Ainsi, le lundi matin il se leva exceptionnellement sans aucun problème et c'est un énergumène blond particulièrement joyeux que ses amis virent arriver à leur première heure de cours. Chose mémorable, ce dernier, loin d'être en retard, avait même deux minutes d'avance ! Ce que Kiba lui fit remarquer pendant au moins dix minutes, trop choqué pour penser à autre chose. Mais de son côté, Gaara avait bien vu que son ami était légèrement dans la lune, un micro-sourire plaqué sur ses lèvres. Il lui fila un coup de coude pour attirer son attention qui était focalisée sur le derrière du sois-disant sublime stagiaire (selon les dires du blond bien sûr).
- Tu baves Uzumaki.
- J'te jure, un jour lui, je me le fais, se contenta de dire son ami en se pourléchant les lèvres.
Le roux jeta un regard au type. Mouais, un châtain de taille moyenne, plutôt bien développé. Certes il avait de beaux yeux...
- Attends ! Regardes-moi ce cul, s'offusqua Naruto devant le regard plus que sceptique de son meilleur ami.
...Et un beau cul. Le jeune Subaku retint un ricanement. Décidément, le blond était un vrai addict du sexe. Son air angélique et son sourire innocent ne le dupaient pas. Contrairement à ce que la plupart des personnes qui le croisait pouvait penser, Naruto adorait plaire et séduire. Bien souvent d'ailleurs, cela s'arrêtait après une nuit bien occupée. La plus longue relation qu'il avait eu avait tenue deux semaines, avant que le blond ne lâche le pauvre type qui ne le satisfaisait plus. Non, il n'était pas allé voir ailleurs, d'ailleurs il ne trompait jamais ses amants, car même s'il finissait par ne plus les supporter, il était bien trop honnête et respectueux des autres pour leur faire subir ça. Ce que Gaara avait du mal à saisir. Lui, pour ses plans cul (c'était un mec tout de même, il avait des besoins comme tout le monde !), il n'y allait pas avec des pincettes. Il ne ramenait personne chez lui et partait toujours le premier. Pas de petit déjeuner non plus. En fait, en y réfléchissant, Naruto aussi. Sauf que lui était incapable de s'investir dans une relation. Traumatisme de l'enfance ne cessait de lui répéter le blond avant de se lancer dans des théories infernales sur son manque d'amour et son besoin d'affection qu'il refoulait. La seule fois qu'il avait essayé de sortir avec un mec (les filles, c'était trop chiant pour lui, trop bruyant et surtout trop sensible) avec lequel il passait du bon temps au lit, il avait fini par aller voir quelqu'un d'autre. Lorsque son copain lui avait dit qu'il était prêt à passer l'éponge s'il pensait pouvoir freiner ses ardeurs, il avait répondu qu'ils feraient mieux d'en rester là.
Gaara jugea que c'était le bon moment pour couper son ami qui partait dans ses délires, s'imaginant ce qu'il ferait à sa prochaine conquête.
- Au fait samedi, tu as vu la toile d'Amaterasu ?
Naruto abandonna son petit air lubrique pour redevenir sérieux.
- Oui. C'était juste...magnifique, murmura-t-il, encore époustouflé par cette cascade d'émotions qui l'avait parcouru.
Un sourire un semblant doux fit son apparition sur les lèvres du roux devant l'expression de son ami, avant de disparaître aussitôt.
- C'était comme j'avais imaginé, juste fabuleux. Tu sais, c'était comme si tout ce que j'avais ressenti quand j'ai ouvert le bouquin de Kakashi avait été amplifié. J'étais totalement fasciné, c'était incroyable. J'avais jamais ressenti ça avant.
- Hm, fit son ami, approbateur. On dit que ça inspire les artistes quand ils arrivent à comprendre les sentiments humains.
- Oui mais là, c'était ses sentiments à elle, à Amaterasu. J'ai eu l'impression de tout comprendre, de savoir tout ce qu'elle ressent. Quoi ? Pourquoi tu souris ?
- Hm, pour rien.
- Et puis...
- Hm ?
Naruto mordilla son crayon avec un sourire amusé, mais le regard pétillant qu'il avait trahissait ses pensées.
- Y avait quelqu'un d'intéressant.
- Ah ?
- Ouep.
Le blond croisa ses bras sur son bureau et posa sa tête dessus, dirigeant son regard azuré vers son ami.
- Un mec qui comprend rien à l'art et qui se prétend historien en art, tu parles !
- Et ?
- Et c'est un super canon bordel !
Un rictus moqueur se peint sur les lèvres de son vis-à-vis. Quand il disait que Naruto était un obsédé du sexe.
- Non mais c'est vrai, j'te jure ! Tu le vois lui, demanda-t-il en pointant du doigt le stagiaire, ben il lui arrive pas à la cheville, même pas au niveau des pâquerettes !
- Ah oui, alors ça doit être du lourd, intervint Sakura, assise devant lui, en riant.
- Non mais un putain de brun j'vous jure ! Et il était juste wouaw avec son costume noir, même si je suis sûr qu'il doit être pas mal foutu dessous !
- C'est fou ce que ton vocabulaire est riche quand tu dois parler de mec.
- Je t'ai rien demandé toi, le mec frigide.
- Frigide ?
- Ben oui, toi aussi t'étais avec un mec pas mal et y s'est rien passé !
- Qu'est-ce que t'en sais ? Tu m'espionnes peut-être, demanda le roux, légèrement piqué au vif.
- Tu me l'aurais dit sinon !
Devant la mine dubitative du rouquin, Naruto reprit, mimant l'homme offensé.
- Quoiiii ? Tu me le dirais même pas si tu tombais sur le coup du siècle ? Egoïste !
- Tu rêves.
- Il a raison ! Tu te verrais partager ce brun, toi ?
- Laisse tomber Sakura, ce type, je le reverrai jamais de toute façon. Il restera éternellement un fantasme.
- Et lorsque tu seras casé, quand tu seras au lit, c'est son image qui te reviendra.
- Sakura ! Je te savais pas si peu sentimentale, toi ! C'est incroyable Gaara, même les filles se mettent à faire leur goujate !
- Hm.
- Non sérieusement, tu penses qu'il sera pas possible de le revoir ?
- Franchement ? Non. Je connais même pas son nom. Au pire, à chaque critique contre Amaterasu, je pourrai penser que c'est lui qui l'a écrite.
- Amaterasu ? C'est vrai, il y avait une oeuvre d'elle, dit la rosée, pensive. Mais il n'y en avait qu'une, ça ne doit pas être quelqu'un de très connu.
- Tu te trompes !
- Naruto Uzumaki, l'interrompit le prof, je vous demanderai de ne pas taper ainsi du poing sur votre table, elle ne vous a rien fait. Par ailleurs, vous et vos amis êtes priés d'écouter mon cours, ce n'est pas un salon de thé !
- Oui, M'sieur.
- Bien, reprenons, poursuivit-il comme s'il n'avait pas été interrompu. Ici, vous pouvez constater le tracé recherché de...
- Tu te trompes Sakura, reprit Naruto dès que le prof s'était retourné. Je n'ai vu que deux de ses oeuvres, mais c'est quelqu'un de très talentueux ! En plus, elle est la nouvelle recrue d'Orochimaru, et récemment, de nombreux articles ont été rédigés sur elle !
- Et bien Naruto, elle a l'air de te faire quelque chose cette Amaterasu ! Pourtant c'est une fille, fais gaffe, tu vas changer de bord, se moqua son amie.
- Tsss, même pas en rêve, j'aime trop les bi...
- Oui, oui, ça va, on a compris !
Sakura se retourna et le blond tenta de revenir au cours et de le suivre pendant les trente dernières minutes. Mouais, non, c'était pas assez intéressant. Un petit coup d'oeil sur sa droite, c'est bon, Gaara prenait des notes, lui. Il enfouit de nouveau sa tête entre ses bras. Sans pouvoir se l'expliquer, il se sentait irrité par les propos de la rosée. Qu'est-ce qui lui donnait le droit de juger si cette femme avait un talent ou pas ? Il en était convaincu, elle était un génie, une personne qui révolutionnerait le monde de l'art. Et depuis qu'il avait vu la gigantesque oeuvre, son envie de rencontrer cette personne s'intensifiait. Il souffla lentement, puis décida de piquer un petit somme.
Leur journée de cours se termina en début d'après-midi et Naruto et Gaara décidèrent d'un commun accord de se mettre à bosser pour l'expo de Noël. Ils se dirigeaient donc en direction de l'appartement du blond qui parlait en faisant de grands mouvements de ses bras, mimant le comportement excessif d'une jeune fille en fleur qui lui avait fait sa déclaration à la sortie des cours. Il avait bien été gentil au début, mais voyant qu'elle insistait et qu'elle n'allait pas le lâcher, il avait du se montrer plus ferme. Et quand elle lui avait dit qu'elle ne le croyait pas, qu'il ne pouvait pas être gay, qu'elle le ferait changer d'avis s'il lui donnait sa chance, il avait roulé une galoche au roux. Y avait pas à dire, c'était efficace. La pauvre fille lui avait lancé un regard haineux teinté de dégoût avant de s'enfuir en courant. Il s'était alors retourné vers son ami – son acte allait lui coûter cher – et avait été étonné de le voir s'avancer en lui demandant combien de temps il comptait rester là. Bon, il lui avait fait comprendre que ce serait à charge de revanche, mais ça, il avait l'habitude.
Gaara esquiva une chaussette qui traînait dans l'exigu salon de son ami, ne cherchant pas à savoir comment elle avait pu atterrir si loin de sa chambre.
- Coca ?
- Hm.
- Tiens. Pfiou, encore toute une semaine avant le week-end, souffla le blond en se laissant tomber sur son canapé.
- Hm.
- Tu as des idées concernant notre expo ?
- Un début, oui. Mais à peaufiner.
- J'en ai aucune, se lamenta-t-il. J'imagine que beaucoup vont faire des trucs bateau du style grandes étendues enneigées ou salon de noël avec sapin et tout le tralala, mais c'est pas ce que je veux faire. Tu vas bosser sur quoi, toi ?
- La mort des pauvres, inconnus de tous, dans les rues où les gens marchent, les bras chargés de cadeaux sans un regard pour eux.
- Euh... Ouais, tu vas déprimer tout le monde là mon vieux.
- Et alors ? C'est la réalité.
- Mouais, répondit-il pas convaincu. Au fait, pour samedi... Ce brun là... D'où tu le connais ?
- Neji Hyuga. Les affaires.
- Je parle pas de ça et tu le sais, lui reprocha le blond. Vous aviez l'air de vous connaître autrement.
- Et après c'est toi qui me trouve trop perspicace ?
- Non mais fallait vous voir bon sang ! Vous vous bouffiez littéralement des yeux !
- On se se bouffait pas des yeux, rétorqua froidement le roux en lui lançant un regard menaçant.
- Vous vous bouffiez des yeux, reprit-il tout aussi calmement.
- Uzumaki, retire ce que tu as dit.
Le ton de Gaara était sans appel, s'il recommençait, il lui en collait une. Il avait maintenant un regard glacial et il s'était renfermé de manière imperceptible. Naruto eut un déclic, ses yeux s'écarquillèrent.
- Bordel Gaara, il te plaît, c'est ça ?
La veine qui pulsa sur la tempe du roux indiquait clairement son seuil d'énervement et Naruto n'eut pas le temps d'esquiver le poing rageur qui vint s'écraser sur sa joue. Il fut projeté un peu plus en arrière dans le canapé mais se releva rapidement et rendit son coup à son ami. Il le savait, quand Gaara n'arrivait plus à s'exprimer (toujours son éternel problème de communication), il en venait aux poings. C'est d'ailleurs comme ça qu'ils avaient communiqué pendant longtemps. Ils se bagarrèrent encore quelques minutes avant que Naruto ne réussisse à l'immobiliser un minimum pour pouvoir lui parler.
- Putain Gaara, c'est pas un crime tu sais !
- Il. Ne. Me. Plaît. Pas, reprit-il en détachant bien chaque mot.
- Okayy, il te plaît pas... Mais il est canon quand même, reconnais-le.
- … Il est canon, oui, concéda le roux.
- Tu vois, ajouta Naruto avec un sourire. Un brun comme ça et avec des cheveux mamaaa ! Ils ont l'air super soyeux, mais j'ai trouvé mieux hein, le mien est encore plus bandant, rajouta-t-il en voyant que Gaara se renfrognait. Le tien ne m'intéresse pas.
- C'est ça...
- Et dis-moi alors, comment vous vous êtes rencontrés ? Va pas croire que j'ai oublié ce que je t'avais demandé !
- J'oublie pas, répondit-il en se retournant vers la fenêtre. On s'est rencontré à une soirée en boîte. On a dansé un peu ensemble, puis on s'est vite éclipsé chez lui. Pas la peine de te raconter la suite, si ?
- Non, non, j'imagine très bien.
- Je ne savais pas qu'il peignait. Je l'ai appris au vernissage.
- Et c'est aussi à ce moment que tu t'es rendu compte que t'aimerais remettre ça ?
- Hm.
- Une première ça, Gaara qui veut retenter un coup ! Il doit être super doué, conclut-il avec un petit sourire lubrique entendu. Hey mais attends, Hyuga comme...Hinata ?
- T'es quand même vachement lent Uzumaki.
- C'est pour ça qu'ils parlaient ensemble samedi soir, s'écria Naruto, illuminé.
Gaara massa ses tempes et s'assit sur le canapé. Parfois, il se demandait vraiment si son ami n'était pas profondément débile.
- Bon sang, t'as pas choisi n'importe qui, plaisanta le blond.
- Toi non plus, un brun dont tu connais rien, se moqua ouvertement le jeune Subaku.
- Tsss, allez, aide-moi plutôt à installer les papiers journaux et à jeter les vieux, dit-il en s'attelant à la tâche.
Ils avaient passé le reste de l'après-midi étalés sur le sol à griffonner des croquis. Les crayons à papier, fusains, gommes et pochettes à papier traînaient ci et là et Naruto balançait ses pieds en un mouvement lent et régulier. La nuit commençait à tomber et Gaara se décida à quitter les lieux, saluant son ami qu'il verrait de toute façon le lendemain.
Quand le roux fut parti, Naruto sortit un croquis de sous la pile de feuilles devant lui. Dessus, l'esquisse d'un visage, dont le blond n'était pas satisfait. Pas satisfait du tout même. Le jeune homme représenté sur la page était bien plus beau en vrai.
Assis devant son petit bureau dans sa chambre, Naruto griffonnait sur une feuille blanche. A ses côtés et sur le sol, s'étalaient déjà plusieurs dizaines de boulettes de papier que le jeune homme avait rageusement froissées, frustré de ne pouvoir retracer sur sa feuille ce qu'il visualisait dans son esprit. Barrant son ébauche du portrait qu'il voulait à tous prix imprimer sur le papier d'un épais trait de fusain, il émit un cri rageur. C'était bien la première fois que cela lui arrivait. D'habitude, et cela sans se vanter, il arrivait parfaitement à retracer ses pensées.
- Mais c'est pas vrai !
Il balança sa feuille à la poubelle et pris sa tête entre ses mains, à deux doigts de s'arracher les cheveux. Il rejeta la tête en arrière et son regard accrocha les photos accrochées au mur orange face à lui. Orange, comme tous les autres d'ailleurs. Quand il avait emménagé, il avait repeint toute la petite pièce qui accueillerait le lit double qu'il avait pu s'acheter. La chambre était toute simple. Il y avait, en plus de son lit et du bureau, une petite armoire supportant un miroir, une table de chevet et un meuble destiné au rangement de son matériel. Cessant de se triturer les cheveux, il contempla la montagne de papier à ses côtés et soupira longuement. Il fallait qu'il sorte s'aérer, peu importe l'heure plus que tardive. Enfilant un sweat-shirt bleu-marine, il prit ses clés et quitta son appart'. Dans le petit hall miteux, il croisa un de ses voisins, un éternel alcoolique, qui titubait et tentait vainement d'appeler le micro-ascenseur, en panne depuis six mois.
Cela faisait dix minutes déjà qu'il était sorti et la seule chose qui lui venait en tête, c'est qu'il aurait vraiment du prendre un manteau. Il amena ses mains jointes au niveau de sa bouche et souffla dessus. Un épais nuage de vapeur s'échappa de ses lèvres. Brrr, il était frigorifié. Il shoota dans les quelques petits cailloux qui traînaient au milieu du petit sentier du parc. La nuit était magnifique et le ciel parsemé d'étoiles dont le scintillement accompagnait la lumière de la pleine lune. Malgré le froid saisissant, Naruto se dit que c'était une nuit agréable. Il en avait bien besoin de cette petite balade improvisée. Il avait passé tous les soirs de cette semaine cloué devant ses dizaines de feuilles de papier et ses multiples crayons et fusains, mais impossible de reproduire les traits lisses et parfaits de celui dont son esprit n'arrivait pas à se débarrasser. Et quand il ne pensait pas à lui, ses pensées se tournaient vers Amaterasu. Il avait fait de nombreuses recherches, aucune ne lui apportant plus d'information que ce qu'il savait déjà par Gaara, mais avait ainsi eut l'occasion de voir certaines de ses oeuvres. Certes, d'autant plus que maintenant il en était certain, le fait de les voir à travers un écran enlevait de leur charme, mais cela ne leur ôtait pas tous les sentiments qu'elles exprimaient. Et plus Naruto pensait à ce qu'il avait vu, plus son désir de rencontrer cette jeune femme s'intensifiait.
Quelques minutes plus tard, il accueillit avec joie la vision du petit bar où il avait l'habitude de bosser le samedi quand le patron avait besoin d'un coup de main ou que lui-même était sur la paille. Heureusement qu'il ne fermait pas avant 2h ! Il poussa la petite porte en bois et se dirigea vers le comptoir. Il s'assit sur l'un des tabourets en cuir beige et se retourna pour faire face à la salle et contempler les rares passants à travers la baie vitrée donnant sur la rue en attendant le maître des lieux. Le bar était dans les tons marron, crème et blanc cassé et de petites tables rondes, dont le bois sombre était assorti à celui des murs, étaient entourées de petits sièges semblables aux tabourets.
- Naruto ! Comment tu vas, tonna une voix bourrue derrière lui.
- Asuma ! Bien, bien, et toi ? Et Kurenai ? Elle se porte bien, demanda vivement le blond.
- Ahah, oui, oui. Elle est rayonnante ! Tu te rends compte, elle en est au septième mois !
- Et ben, c'est pour bientôt alors ! Tu te prépares au moins, le charria le plus jeune.
- On a quasiment fini sa chambre, mais on se dispute toujours pour le prénom, rigola-t-il.
- Vous savez toujours pas si c'est une fille ou un garçon ?
- Kurenai veut avoir la surprise, donc on saura qu'au dernier moment. Et sinon, qu'est-ce qui t'amène ? Je te sers quoi ?
- Insomnie. Hmm, je vais prendre un truc léger... Un thé rouge tiens, s'il-te-plaît.
- C'est parti !
Naruto regarda l'homme s'affairer devant lui. Il connaissait Asuma depuis plusieurs années déjà, lui-même étant une connaissance de Kakashi. C'était un homme avec une carrure imposante et les longues heures d'entraînement de boxe avaient développé sa forte musculature. Ses cheveux bruns et épais commençaient à tirer vers le gris par endroits et il portait un bouc. Comme d'habitude, il était là à s'exécuter clope au bec, pas du tout concerné par la loi interdisant de fumer dans les lieux publics. Son patron déposa la tasse fumante devant lui et il s'empressa de la serrer entre ses doigts, appréciant la chaleur qui s'en dégageait, avant de tremper ses lèvres dans le liquide fumant.
Bien que l'heure approchait de minuit et demi, il y avait encore quelques clients. Sur sa droite, un groupe de jeunes disputait une partie de cartes devant de nombreuses bouteilles de bière. Il y avait encore deux-trois personnes isolées, certaines lisant le journal, d'autres regardant un énième match de foot retransmit sur le petit écran au-dessus du comptoir. Une silhouette en particulier attira son regard et un sourire fit son apparition sur ses lèvres. Bien que leur échange ait été bref, il avait revu et revu tant de fois cette silhouette, ce visage et ce regard dans son esprit qu'il aurait pu le reconnaître entre mille. Le jeune homme était assis nonchalamment dans un coin de la pièce. Sa tête rejetée en arrière dévoilait la peau pâle de son cou et Naruto était obnubilé par sa pomme d'Adam. Ses yeux étaient clos et sa respiration avait l'air calme. Il mordilla sa lèvre sous la douce montée de désir qu'il sentait venir devant cette vision. Jamais il n'aurait pensé le rencontrer ici, il n'avait pas l'air d'être fait pour ce modeste endroit. Serrant un peu plus sa tasse, il se leva et se dirigea vers la table du brun. Celui-ci ayant gardé les yeux clos, Naruto se permit de s'asseoir en face de lui. Son vis-à-vis ne daigna pas ouvrir les yeux lorsqu'il entendit le raclement de la chaise.
- Vous auriez au moins pu demander si la place était libre, cracha-t-il d'un ton sévère.
Un petit sourire espiègle prit place sur ses lèvres et il posa sa tasse sur la table.
- Pardonnez-moi, mais lorsque je vous ai vu, je n'ai pu m'empêcher de me dire que si la personne que vous attendiez n'était pas décidée à se montrer, ce serait dommage de vous laisser seul.
Naruto eut la pleine satisfaction de voir les yeux du brun s'ouvrir brusquement après avoir reconnu sa voix. Il avait à présent toute son attention.
- Vous permettez que je reste là ?
Son homologue adopta un léger sourire, vision de rêve pour le blond qui ne se lassait pas de le contempler.
- Allez-y, je n'attendais personne de toute façon.
- Ah bon ?
Naruto vit le brun se renfrogner imperceptiblement, mais cette expression contrite disparue rapidement pour laisser place à un petit rictus supérieur.
- Je n'attends jamais personne.
- Ah je vois, c'est vous qui vous laissez attendre.
- Non, je suis toujours ponctuel.
- Et moi toujours en retard, répondit le blond, espiègle. Au fait, nous ne nous somme pas présentés la dernière fois, rajouta-t-il enthousiaste. Naruto Uzumaki, enchanté.
- Sasuke Uchiha, répondit le brun en serrant la main hâlée tendue devant lui.
Les deux jeunes hommes profitèrent du furtif contact de leur peaux, remarquant bien l'effet qu'il produisait sur eux. Une poignée de minutes s'écoula suite à leurs présentations durant lesquelles ils se dévisagèrent et échangèrent quelques banalités, rafraîchissant les souvenirs qu'ils avaient laissés chez l'autre lors de leur première rencontre.
- Alors, reprit Naruto, qu'est-ce qui vous amène ici si tard ?
- En quoi cela vous regarde-t-il ?
- J'aime bien remarquer qui sont les habitués ici.
- Vous travaillez là ?
- Hmm, occasionnellement, répondit le blond en buvant une gorgée de son breuvage.
- En plus de vos études, commenta Sasuke, légèrement étonné.
- Ouais, on fait comme on peut, hein, rétorqua-t-il un peu sèchement.
Un silence légèrement tendu s'installa et Naruto s'en voulu immédiatement. Il n'avait non seulement pas envie de parler de ses problèmes, mais encore moins de les faire partager à cet apollon qui, malgré sa tenue simple en apparence – à savoir un pull col roulé bleu-marine et un jean noir – ne venait pas du même milieu modeste que lui (il reconnaissait la marque de sa veste en velours sombre et de son écharpe, posées sur le dossier du siège à ses côtés). Le brun reprit la parole, le regard ancré dans sa tasse fumante.
- Disons que j'avais des projets pour ce soir, mais qu'un événement imprévu m'a obligé à les écourter.
- A cette heure ci ?
- L'amant de la personne avec laquelle je devais passer la nuit est revenu plus tôt que prévu, rajouta-t-il tranquillement en buvant une gorgée de sa boisson dont de la vapeur s'échappait de la tasse blanche.
- Effectivement c'est une situation délicate, plaisanta Naruto. Et cette personne valait-elle que vous vous retrouviez là ce soir ?
- Pas spécialement, mais nous ne nous serions sans doute pas revus sinon, fit remarquer Sasuke.
- C'est pas faux.
Sasuke but une autre gorgée et Naruto se retrouva à nouveau confronté à cette pomme d'Adam plus que délicieuse. « Bon dieu Naruto discrétion, discrétion ! » se fustigea mentalement le blond. Il va te cramer si t'arrêtes pas de baver devant cette sublime gorge au grain de peau lisse et qui a l'air si douce. Au vu du regard que le brun lui lança après l'avoir surpris en train de suivre des yeux la goutte de lait qui vint s'échouer au niveau de la commissure de ses lèvres, il était grillé, il en était certain.
- C'est dingue n'empêche, je ne vous aurai jamais imaginé dans un lieu comme celui-ci, reprit le blond, histoire de masquer son trouble. Encore moins en train de boire un chocolat chaud !
- Et dans quel genre de lieu me verriez-vous donc ?
- Hmm, plus dans des endroits chics et huppés. Et avec du café, un truc noir et corsé je dirai, même si en l'occurrence c'est pas recommandé le soir.
- Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
- Votre veste là, dit-il en désignant l'objet du doigt, je dirai à vu d'oeil qu'elle doit coûter la peau des fesses. Et puis même votre tenue, trop contrôlée pour être naturelle, trop de manières, trop peu d'expressions, déblatéra Naruto.
Le brun eut un rictus. Décidément, ce petit blond l'amusait tout autant qu'il l'intriguait.
- Je pourrais être une sorte d'agent infiltré envoyé par le gouvernement qui vous aurait pris en filature, proposa-t-il. Et je serais contraint de contrôler mes faits et gestes afin de ne pas faire éclater ma couverture.
- Et je pourrais être un terrible yakuza venu dans ce bar chercher des infos ou récupérer l'argent du patron, mais je ne me douterais pas que j'aurais en face de moi quelqu'un de redoutable, poursuivit le blond.
- Et que ferions-nous lorsque nous aurions découvert nos identités mutuelles ?
- Hmm, fit mine de réfléchir Naruto. En supposant qu'on soit tous les deux des hommes ?
- Oui.
- Et bien... On pourrait entamer une méga fusillade en allant se planquer derrière le bar ou les tables là, répondit-il d'un ton badin, ou alors... Nous pourrions trouver une meilleure occupation, plus...amicale disons, rajouta-t-il, charmeur.
- C'est une proposition très tentante je l'avoue, continua Sasuke en jouant le jeu du blond, adoptant un regard plus sensuel. Et comment cela se terminerait-il ?
- Et bien, d'après les films américains, notre amour vaincrait nos ennemis et nous nous enfuirions au bout du monde et... Nous n'aurions pas de gosses comme dans les contes, termina-t-il en rigolant devant le rictus amusé du brun.
Après quelques minutes passées à se calmer, pour le blond, et à contempler les yeux azurs rieurs, pour le brun, le plus âgé poursuivit :
- Et vous, pourquoi êtes-vous là ? Vous travailliez ce soir ?
- Oh non, et encore heureux ! En ce moment, nous sommes déjà assez débordé à l'école comme ça. Et puis pour le moment ça va, pas de retour de crise économique de mon côté, alors c'est bon. Non, en fait, c'est une sorte d'insomnie.
- Une sorte d'insomnie, reprit Sasuke en fronçant légèrement les sourcils. Comment ça une sorte ?
- Ben vous savez, quand quelque chose vous obsède, que vous ne pouvez plus penser qu'à ça et à rien d'autre ?
- Hn.
- Et bien c'est ça. J'ai pas spécialement de troubles du sommeil, mais quand j'ai quelque chose en tête, on peut dire que je l'ai vraiment pas ailleurs, plaisanta le blond.
- Et quelle est cette obsession, si je peux me permettre ?
- Au vu de ce dont nous avons déjà discuté, je doute que cela vous plaise, soupira Naruto. Ce sont les oeuvres de cette Amaterasu qui me reviennent incessamment en tête, souffla-t-il, ne souhaitant pas ajouter que son homologue y était aussi pour beaucoup.
Sourcils froncés et regard rivé sur le fond de son thé, Naruto ne prêta pas attention aux orbes obsidiennes qui le fixèrent plus intensément.
- Je... Je sais que vous pensez que je me fais des films et que j'ai tort, mais... Mais je la ressens, c'est plus fort que moi.
Naruto redressa vivement la tête et fixa son interlocuteur d'un regard déterminé.
- Je la trouverai, je trouverai cette femme. Et je lui dirai que je suis prêt à l'aider, prêt à la soutenir. Je lui dirai qu'elle n'est plus seule, qu'il y a quelqu'un dans ce monde qui la soutient et qui ne la lâchera jamais.
Naruto se sentait affreusement mal, il avait l'impression que l'on serrait son coeur dans un étau. Il n'en pouvait plus, il fallait que ça sorte, même si cela devait aller en contradiction avec l'avis de son vis-à-vis, même si cela voulait dire qu'il devait dévoiler son angoisse et ses sentiments les plus profonds à un parfait inconnu. Sous le regard de ce dernier qui se plissait au fur et à mesure que les mots s'échappaient de sa bouche, il poursuivit.
- Cette personne est très seule. Je... Je pense qu'elle est incomprise, pas par rapport à son art, non, mais dans sa vie. Il paraît qu'elle vient d'une bonne famille, peut-être qu'elle se sent absorbée par les apparences, qu'elle n'arrive pas à vivre. Mais je la retrouverai parce que...parce que cette solitude et cette souffrance je les connais et je les comprends.
Le ton de sa voix avait diminué au fur et à mesure qu'il parlait. Il revivait dans son esprit les scènes d'insultes de la part des autres enfants lorsqu'il était petit parce qu'il n'avait pas de parents et le rejet des adultes qui avaient du mal à accepter ce blond aux yeux bleus, intrus au milieux de tous ces bruns. Avant sa rencontre avec Iruka, il avait été constamment seul, son parrain et sa femme ayant eux-mêmes été traumatisés par la disparition soudaine de Minato et Kushina. Pendant cette période, il n'avait jamais osé faire confiance aux autres et n'avait de fait jamais eu d'amis. Sauf qu'après cela, il avait eu la chance d'en trouver sur lesquels il pouvait toujours compter. Ses années de solitude avaient laissé place à la joie d'être à nouveau entouré et aimé. Il revint à la réalité lorsqu'il entendit le crissement de la chaise en face de lui.
Devant lui, Sasuke avait légèrement reculé son siège et ses mains serraient le bord de la table à s'en faire blanchir les jointures. Ses yeux s'étaient peu à peu écarquillés au fur et à mesure que Naruto parlait et sa bouche était légèrement entre-ouverte. Il avait le regard lointain et semblait hébété, mais la lueur de tristesse qui traversa les prunelles onyx n'échappa pas au blond. Il se leva avec précipitation et récupéra sa veste et son écharpe avec des gestes saccadés avant de sortir rapidement du bar, sous le regard ahuri du blond.
- Attendez ! Mais attends putain, hurla celui-ci tandis que le brun claquait la porte. Bordel, rajouta-t-il en balança la monnaie sur la table, payant aussi la consommation du jeune homme, avant de sortir à son tour.
Bon sang, c'est fou ce que ce type était rapide nota le blond. Sasuke marchait à grandes enjambées, téléphone en main, et il dut trottiner pour le rattraper. Arrivé à son niveau, il le retint en l'agrippant par la manche de sa veste qu'il avait revêtu.
- Attends-moi bordel, jura à nouveau le jeune Uzumaki en reprenant sa respiration.
Le brun le dévisagea étrangement avant de s'adresser de nouveau à son interlocuteur.
- Et dépêchez-vous d'arriver, prévint-il.
Naruto restait toujours fermement accroché à la manche, pas du tout décidé à laisser tomber l'affaire. Sasuke rangea son portable dans sa poche et ancra son regard dans celui de son vis-à-vis. Ce dernier fut troublé par la foule d'émotions qu'il y lisait : tristesse, nostalgie, rancoeur. Mais il y voyait aussi un petit éclat de curiosité et d'hésitation.
- Bordel Sasuke, t'aurais pu m'attendre ou au moins éviter de te barrer en courant, lui reprocha Naruto avec un faux-air sévère.
- Je n'ai pas de compte à te rendre, répondit sèchement le brun en dégageant son bras.
Il détourna le regard, le laissant se poser sur la pleine lune, fuyant les deux perles azures. Il se sentait encore bouleversé malgré lui par les paroles du blond. Ce dernier saisit le mal-être du jeune brun qui tentait de le dissimuler et reprit d'un ton badin :
- Tu me dois un chocolat chaud maintenant.
Sasuke fit de nouveau face au blond, un sourcil légèrement arqué sous l'étonnement. Décidément ce dernier avait l'art de passer du coq à l'âne, mais il n'allait pas s'en plaindre. Ses paroles... Un sourire doux se peint sur les fines lèvres pâles dont Naruto n'arrivait pas à se détacher. Ce changement d'humeur interloqua le jeune Uzumaki qui finit par sourire gentiment devant le regard désormais apaisé de son homologue. S'il se sentait un peu mieux, tant mieux.
- J'y penserai, répondit doucement Sasuke.
Une poignée de minutes passèrent sans qu'aucun d'eux n'ajoute quoique ce soit, profitant uniquement de cette tranquillité qu'ils trouvaient en l'autre. Ils se dévisageaient à nouveau tandis que le froid de la nuit s'infiltrait sous le sweat-shirt du plus jeune.
- Tu as froid ?
Sa question sonnait plus comme une affirmation et de toute façon ce n'était pas le Naruto tremblotant qui pourrait le contredire.
- J'aurais décidément du prendre mon blouson, grommela Naruto. Je... Je vais y aller, je pense.
- Mon chauffeur va arriver, tu veux que je te ramène ?
- Non, non merci, mais j'habite à côté.
- C'est dangereux la nuit, fit remarquer le brun en fronçant les sourcils.
- C'est que tu t'inquiéterais pour moi ?
Naruto abordait à présent un petit sourire espiègle tandis que son vis-à-vis détournait le regard.
- Non, pas du tout.
Naruto rigola devant la mauvaise foi évidente du jeune homme. Ses dents commençaient méchamment à claquer, mais il n'arrivait pas détacher son regard de ce visage opalin aux traits à la fois délicats et parfaits. Cette fin de soirée passée avec le brun avait été des plus agréables et il était intrigué par le comportement qu'il avait eu quelques minutes plus tôt. Aussi, il ne voulait pas s'en aller maintenant sous prétexte qu'il était un peu frileux. C'était pas une gonzesse bordel ! Il pouvait bien supporter ce froid au moins jusqu'à ce que le chauffeur de Sasuke arrive ! Grelottant un peu plus, il sursauta quand il sentit la main douce et chaude du brun se poser délicatement sur sa joue.
- Tu devrais rentrer, reprit doucement celui-ci.
- Tu...
- C'était très agréable de discuter avec toi, rajouta-t-il. Mais je te l'accorde, ce n'était pas très convenable de ma part de partir ainsi.
- T'es pardonné, sourit le blond. Dis... Est-ce qu'on se reverra ?
Naruto avait pour habitude de lier rapidement des liens, mais avec lui c'était différent. Il semblait être spécial et le blond avait vraiment envie de le revoir. Il attendait, anxieux, que le brun lui réponde. Un rictus amusé finit par faire son apparition sur le visage de Sasuke.
- Il me semble que votre école organise un gala à Noël. Nous nous reverrons très certainement là-bas.
- Pourquoi un historien y serait ?
Sasuke eut un sourire énigmatique.
- Je me débrouillerai pour venir. Va-t'en maintenant avant de mourir de froid, termina-t-il en abaissant sa main, caressant au passage la douce joue du blond.
- D'accord. A la prochaine alors, sourit Naruto avant de tourner les talons.
Quelques minutes après, le chauffeur de Sasuke arriva et celui-ci accueillit avec plaisir la douce chaleur qui y régnait, s'interrogeant sur son comportement qu'il ne parvenait à expliquer. Cela ne lui ressemblait pas de se laisser aller ainsi, ni de montrer ces facettes de lui. Mais ce blond avait paru pouvoir le comprendre et il s'était senti réellement bien pour la première fois de sa vie. Qui était-il ? Et surtout, que savait-il exactement sur Amaterasu ? C'est sur ces questions que le brun s'endormit tandis que dans son petit appartement, Naruto avait encore cette sensation de brûlure sur la joue qui avait été en contact avec la main du brun.
