Un chapitre un peu plus chaud que les autres, les âmes prudes zapperont les deux derniers paragraphes (il y en a 3 en tout), même si tout cela reste relativement soft
« Réveille-moi, Tony, réveille-toi fissa »
Il entendait au loin la voix de Ziva mais il se sentait trop fatigué pour parvenir à sortir de son sommeil.
Au vu de son manque de réactivité, Ziva le secoua vigoureusement et lui hurla :
« Di Nozzo, réveille-toi et fais moi l'amour »
Cette dernière phrase le fit se redresser immédiatement
Et il cria à son tour :
« Quoi ! »
Il jeta un rapide coup d'œil au réveil qui affichait « 2h13 » et ajouta rapidement :
« C'est une envie subite suite à un rêve érotique ou c'est encore une de tes provocations stupides ? »
« Ni l'un, ni l'autre. Gibbs vient d'appeler. Les micros que l'on vient de placer fonctionnent mais ils semblent que les Johnson aient de gros doutes sur nos identités, même si pour l'instant ils ne nous ont pas placés sur écoute »
« Tu m'étonnes, répliqua vivement Tony, on a complètement foiré cette mission »
« On peut se rattraper, lui dit Ziva, selon les écoutes, ils vont nous rendre une petite visite nocturne, soit on les arrête pour intrusion et on dit adieu aux armes qu'ils planquent, soit on les convainct qu'on est un vrai couple d'innocents voisins et on continue l'enquête. Moi, je vote pour l'option deux. »
« Tu peux développer l'option 2, s'il te plait » lui demanda Tony
« On fait ce que beaucoup de couples font la nuit, enfin on fait semblant de faire, ça nous rappellera des souvenirs » lui indiqua Ziva
« Va pour l'option 2 » lui répondit Tony un sourire en coin.
Il ajouta :« Une question quand même s'ils viennent pour nous descendre et qu'on n'est pas assez convaincant à leur goût, on fait quoi ? »
« Ne t'inquiète pas, Tony, j'ai déjà planqué des couteaux sous les oreillers »
« Pas de pic à glace ? »
La question de Tony laissa Ziva perplexe, n'ayant pas compris son énième réference cinématographique.
Elle allait répondre qu'elle n'en voyait pas l'intérêt quand ils entendirent des pas dans leur salon.
XXX
Ziva se plaça rapidement sur le bas ventre de Tony et commença à se mouvoir de façon lascive, en poussant des gémissements assez sonores.
Tony resta interdit quand il réalisa qu'il était complètement nu. Il se dit qu'il devait à tout prix trouver un moyen de calmer ses ardeurs afin qu'il ne perde tout contrôle.
Il se força à focaliser son esprit sur tout ce qui lui faisait peur, ou ce qui lui déplaisait chez la belle israélienne.
Il commença par le plus évident, ce qui l'impressionnait chez elle :
C'est un assassin, super entraînée, elle peut tuer à mains nues, elle connaît toutes les techniques pour repousser ses assaillants, elle se contorsionne à merveille, elle est très souple
Son esprit commençait à divaguer et il sentait l'excitation monter en lui.
Il se dit alors :
Bon Dinozzo, concentre-toi sur son physique, qu'est ce qui te déplait en elle ?
Elle a un visage aux traits fins, elle a une superbe chevelure. Bon sang, faut que je trouve quelque chose. Ça y est : elle a de petits seins et j'adore les grosses poitrines.
A cet instant, son regard se focalisa sur cette partie de son anatomie. Ses seins, moulés dans la dentelle de sa nuisette bougeaient à merveille et semblaient être d'une fermeté et d'une forme parfaite.
Son esprit s'aventurait encore sur une voie dangereuse.
Trouve autre chose, se dit–il, Ziva est une fille romantique qui croit aux âmes sœurs. S'il se passe quelque chose, elle vaudra sûrement entreprendre une relation sérieuse, mais bon elle semble aussi assez portée sur la chose et avoir de l'expérience en la matière.
Ca dérapait encore et il ne savait plus à quoi penser : il se dit qu'il avait besoin de toute urgence d'une tape derrière la tête administrée par Gibbs pour lui remettre les idées en place. La fameuse règle n°12 édictée par son patron lui vint à l'esprit quand Ziva se pencha vers son visage.
Elle lui lécha le lobe de l'oreille, en lui susurrant « Tony, il faudrait un peu y mettre du tien, tu sembles comme tétanisé »
Tony perdit tout contrôle et attira le visage de Ziva vers le sien en plaçant sa main derrière sa nuque.
XXX
A cet instant, Ziva vit la porte de leur chambre légèrement s'entrebâiller. Elle passa rapidement une main sous l'oreiller pour se saisir d'un couteau.
Elle trouvait la situation à la fois compliquée à gérer mais terriblement excitante. Elle devait faire preuve d'énormément de self-control pour ne pas succomber aux caresses et aux baisers de Tony aux risques de mettre leur vie en péril.
Tony qui s'était jusqu'alors contenté de l'embrasser dans le cou, s'aventurait maintenant sur ses joues et se rapprochait de ses lèvres. Ziva se raidit alors immédiatement, Tony le sentit et arrêta aussitôt de l'embrasser. Il la regarda droit dans les yeux avec un air interrogateur.
Elle se dit en un quart de secondes qu'il y avait deux options soit ils s'embrassaient et elle disposait d'une réactivité nulle en cas d'attaque, soit ils évitaient de le faire au risque de passer pour des simulateurs.
Elle savait que l'option une était la plus risquée de toute car il serait dur de mettre un terme à leur étreinte, mais c'est celle qu'elle choisit.
Elle posa ses lèvres délicatement sur celles de Tony, qui s'entrouvrirent immédiatement. Leurs langues s'entremêlèrent alors goulûment pendant de longues minutes.
Quant à bout de souffle, Ziva se redressa, elle remarqua aussitôt que la porte de leur chambre s'était refermée. Elle posa son index sur la bouche de Tony et tendit l'oreille. Elle perçut au bout de quelques instants le bruit du claquement de leur porte d'entrée.
« Je pense qu'ils sont partis, dit-elle à Tony, notre numéro d'acteurs a du les convaincre »
« Parce que tout était joué même le dernier acte ? » lui demanda Tony avec un air sérieux, qu'il n'arborait que rarement
« Ça fait trois ans que l'on joue, Tony, et tu devrais savoir maintenant quand je bluffe ou pas » dit-elle en rapprochant ses lèvres des siennes.
« Tu ne bluffais pas Ziva et moi, non plus » lui répondit-il en la renversant sur le lit.
Ils s'embrassèrent encore plus intensément que la première fois, leurs mains explorant avec envie le corps de l'autre.
Ziva était en train de retirer sa nuisette quand son portable sonna.
Elle échangea avec Tony un regard affligé et se saisit de son mobile, où le nom de « Gibbs » s'affichait.
Leur conversation dura à peine 20 secondes.
« Les suspects ont quitté leur domicile en voiture, McGee et Gibbs les prennent en filature, on doit fouiller leur maison tout de suite ».
Sur ces dernières paroles, Tony enfouit sa tête dans l'oreiller et poussa un énorme hurlement de rage.
Plus qu'un chapitre, avant la fin de cette fanfiction, n'hesitez pas à laisser des commentaires !!
