Disclamer: L'histoire m'appartient mais malheureusement je ne peux pas en dire autant d'Harry Potter
Résumé: Harry Potter est un petit garçon timide, abusé et seul. Il survit aux abus des Dursley comme il peut. Un jour par contre son oncle ira trop loin et petit Harry se rendra compte qu'en fin de compte, il n'est peut-être pas aussi seul qu'il le croyait.
Chapitre 4: Fuite ?
Le lendemain matin, Harry se sentait bien. Extraordinairement bien. En fait il se sentait mieux que jamais ! Il allait enfin être libre ! Fini la vie chez les Dursley, les coups, les insultes et la souffrance. Il ne pouvait pas s'empêcher de sourire comme un fou.
C'est à ce moment qu'il s'aperçut du léger problème de son plan. La porte toujours verrouillée du placard et le fait que son oncle ne la rouvrirait que dans deux jours soit le 31 juillet et donc après la date limite de confirmation.
Il s'accota au mur du fond, le plus éloigné de la porte et réfléchi. Il avait déjà été capable de faire bouger des objets par le passé, mais déverrouiller la porte ? Il ne savait même pas comment il avait réussi à mouvoir ces choses !
En fin de compte, son plan infaillible avait quelques failles...
Malgré tout, il n'était pas question d'abandonner ce qui pourrait être sa seule chance de s'enfuir de cet enfer. Il devait penser à quelque chose, et devait le faire maintenant !
« Ferme les yeux. »
« Quoi ? »
La voix était revenue ! Pourtant ce n'était pas celle qui l'avait protégé. D'où venaient ces voix ?
« Tu le sauras bien assez tôt. Ferme les yeux. » Répéta-il. Car, oui, la voix était masculine. Et contrairement à au premier, cet homme semblait vide et dénué d'émotions. Pourtant, Harry sentait que comme sa consœur, la voix le protégerait.
Alors, ne sachant quoi faire d'autre, il obéit. Ferma les yeux. Un sentiment de paix profonde s'empara de lui. Il n'avait plus la sensation d'être dans un corps. Il... flottait, à défaut d'un meilleur mot. Il se sentait bien, mieux que jamais. Même le sentiment de liberté et d'excitation après avoir reçu sa lettre ne pouvait se comparer à ce qu'il vivait présentement. Il était là, mais en même temps ailleurs. C'était... la plus belle chose au monde.
Brusquement, le sentiment disparut et son esprit revint à la réalité dans un choc terrible. Il se sentit désorienté pendant peut-être quelques secondes ou peut-être des heures. Il ne s'en souciait pas. Il ouvrit les yeux et vit que la porte du placard avait été ouverte. Sa famille n'était pas à la maison aujourd'hui. Tous partis faire les magasins. Alors qui avait ouvert la porte ?
Harry se reprit bien vite. Il n'avait pas le temps de penser à ces choses. Plus tard, s'il avait le temps. Maintenant, il devait trouver un crayon et du papier. Il fouilla les tiroirs et finalement trouva ce qu'il cherchait dans le meuble du téléphone.
Il prit un morceau de papier et écrivit:
Chère Madame McGonagall,
Je me nomme Harry Potter et je vis présentement au 4 Privet Drive. Je serais ravi de faire parti des premières années à votre école. Par contre, j'aimerais acheter mon matériel scolaire le plus tôt possible. Je souhaiterais donc qu'un professeur passe chez moi, aujourd'hui ou demain.
Je vous remercie d'avance pour votre compréhension.
Harry Potter
Cela faisait très adulte et professionnel. Harry en était très heureux. Toutes ces heures de lectures lui servaient enfin !
Prochaine étape, trouver un hibou... Plus facile à dire qu'à faire ! Et comment saurait-il si le hibou pourrait livrer sa lettre ? Il verrait une fois qu'il en aurait trouvé un. Où allait-il chercher ?
« Dehors. »
Harry s'habituait doucement à attendre des voix et demanda simplement.
« Pourquoi y aurait-il un hibou à Privet Drive ? »
« La lettre de Poudlard ne peut s'être livré seule par conséquent un hibou l'a sûrement livrée. Et si la directrice adjointe s'attend à une confirmation d'une personne vivant dans un quartier non magique, il est logique qu'un hibou attende dehors pour une réponse. »
C'était tellement... logique. Harry se trouva bête de ne pas y avoir pensé. Il alla à la porte, l'ouvrit et chercha des yeux un animal volant. Et il était là, perché sur un des lampadaires, juste devant la maison des Dursley. Il appela le hibou qui vint se poser sur son bras. Il tendit l'enveloppe à l'oiseau qui la prit dans son bec.
« Hum... tu pourrais emmener cette lettre à Poudlard, s'il te plaît ? » Harry se sentit un peu bête de parler à un animal. Mais l'oiseau lui fit un signe de tête qu'il avait compris et s'envola.
Harry regarda l'animal partir et prit un siège dans le salon après avoir refermé la porte. Tout ce qui lui restait à faire maintenant c'était d'attendre.
Minerva McGonagall était assise dans son bureau et faisait de la paperasserie quand un hibou entra et déposa une nouvelle lettre sur sa surface de travail. Deux petit mots retinrent sont attention immédiatement : Harry Potter.
Elle ouvrit la lettre et fut étonnée de la maturité des propos. Pour la requête par contre, le temps serait un peu serré et aujourd'hui tous les professeurs étaient occupés. Elle n'avait pas pensé que Harry pourrait avoir besoin d'un accompagnateur. Parce que ses parents étaient tous deux sorciers, elle n'avait pas pensé qu'il était ignorant de son monde. Minerva aurait dû s'attendre à ce que ces moldus négligent son éducation. Elle aurait dûsavoir.
La directrice adjointe se reprit et se dirigea vers le bureau du directeur. Il pourrait régler ce problème. Elle n'eut pas le temps de frapper qu'une voix dit :
« Entrez Minerva. »
Comment faisait-il pour toujours savoir qui était à la porte ! C'était un mystère dont elle espérait connaître un jour la clé.
« Que me vaut l'honneur de votre visite Minerva ? »
« J'ai reçu une requête assez inattendue d'un de nos futur élève. »
« Ah oui ? » Dumbledore était curieux de nature et cette requête l'intrigua.
« Oui vous le connaissez bien, Albus. C'est le jeune Harry Potter. »
Encore plus intriguant. « Et que veut , Minerva ? »
« Il m'a envoyé une lettre dans laquelle il souhaite qu'un professeur puisse venir à son domicile pour le guider au Chemin de Traverse. »
« Hum... » Albus s'attendait à ce que les Dursley ne parlent pas de Lily et James à Harry. Mais Pétunia connaissait bien l'emplacement du Chemin de Traverse pour y avoir été plusieurs fois avec Lily.
« Le seul professeur libre en ce moment serait Severus, je crois. »
Minerva plissa les yeux. Severus Snape détestait James Potter et ne se cachait pas pour critiquer sa progéniture. « Êtes-vous certain que se soit le bon choix, Albus ? »
Dumbledore soupira. « C'est le seul possible, ma chère. »
Severus était dans son laboratoire, préparant certaines potions dont Mme Poppy Pomfrey aurait besoin pour l'année scolaire. Des coups à sa porte, lui firent relever la tête. Qui pouvait bien venir le déranger aujourd'hui ? Une seule personne. Albus.
Il soupira, abandonna la potion en s'assurant qu'elle ne brûlerait pas en son absence et alla ouvrir la porte. Derrière celle-ci se trouvait bel et bien le directeur de l'établissement.
« Que voulez-vous Albus ? Je suis occupé au cas où vous ne le sauriez pas. »
« Bonjour, mon garçon ! Belle journée, n'est-ce pas ? Vous ne devriez pas la passer enfermé dans votre chambre. »
Severus se pinça l'arrête du nez. Albus voulait quelque chose.
« Que voulez-vous Albus ? Je vous dis que je suis occupé pour le moment. »
« Eh bien, j'avais l'espoir que vous pourriez m'aider. Un de nos futurs élèves ne peut se rendre au Chemin de Traverse seul et j'ai pensé que vous pourriez peut-être... » Il n'eut pas le temps de finir sa phrase.
« Albus, je vous le dit et le répète, je suis occupé. Je n'ai nullement de temps à perdre à jouer à la gardienne pour l'une des petites têtes de linotte que vous osez appeler un élève. »
« Je vous prie, Severus, de revoir votre position. Voyez-vous, il serait malencontreux que votre prochaine commande de Whiskey pur feu ou votre prochaine livraison d'ingrédients s'égare, n'est-ce pas ? »
« Êtes-vous en train de me menacer, Albus ? »
Le directeur pris une expression outrée.
« Non, bien sûr que non, mon garçon. Je n'oserais jamais faire une chose pareille. Mais que pensez-vous de moi ? Ne vous ai-je pas toujours fait confiance ? Ne vous ai-je pas offert un travail ? Ne... »
«Ça va, Albus. Ça va ! Donnez-moi simplement l'adresse et j'irais cette après-midi. »
Les yeux du directeur s'illuminèrent de mille feux. Encore une fois, il avait gagné.
Severus se trouvait maintenant devant la porte du 4 Privet Drive. Il soupira, et frappa à la porte. Un petit garçon à la chevelure noire, aux yeux verts vibrants et dont le front était marqué d'une cicatrice en forme d'éclair lui répondit. Le regard de Snape se durcit. Albus n'avait jamais mentionné que l'élève en question était Harry Potter ! Severus imaginait déjà des moyens de se venger du directeur. Dans son petit monde, il ne remarqua pas que Harry l'observait.
Le petit garçon de son côté, regardait l'homme sur le pas de la porte. Il était grand, sombre et à l'air austère. Harry ne savait pas pourquoi mais le visage de l'étranger à sa vue s'était durci. Comme si l'adulte lui vouait une certaine aversion. Comment pouvait-il lui être antipathique alors qu'ils ne se connaissaient même pas ?!
« Bonjour Monsieur, êtes-vous le professeur qui doit m'aider pour l'achat de mon matériel ? »
Severus, sorti de ses pensées par les paroles de l'enfant, fixa son regard sur celui-ci. Il répondit à la question simplement.
« Oui. »
« Comment allons-nous nous rendre sur place ? » Demanda curieusement Harry.
« Par transplanage. » Il entra, ferma la porte derrière lui et agrippa le bras du petit. Quelques secondes plus tard, ils étaient devant Le Chaudron Baveur.
Harry se sentit compressé comme si on essayait de le faire passer à travers un trou de souris. Quand le sentiment cessa, il vacilla sur ses jambes, la nausée lui tourna l'estomac et il s'écroula au sol. Pourquoi le professeur ne l'avait-il pas prévenu ? L'enfant était sur le point de vomir ses entrailles, il le sentait. Il se promit de ne plus jamais voyager de cette manière !
Severus était ravi de voir l'effet de du transplanage sur Potter. Le petit morveux méritait tout ce qui pouvait lui arriver. Après tout, il ne devait pas avoir souffert une seule seconde dans son existence d'enfant pourri gâté.
« Allez, ne restez pas au sol, c'est sale. » Il fit une pause et ajouta. « Vous êtes vraiment pathétique ainsi. »
« Pardon ? » Avait-il mal entendu. Est-ce que le professeur avait dit qu'il était pathétique ? Pourquoi dire quelque chose comme ça ? C'était leur première rencontre et déjà l'adulte semblait le détester au plus haut point. Avait-il fait quelque chose de mal ou de déplacé ?
« Nous n'avons pas toute la journée, M. Potter, j'ai un travail à terminer et je n'ai pas le temps d'attendre après votre petite personne ! » Snape marcha vers Le Chaudron Baveur et y entra.
« Bien professeur. » Harry se releva. Et courut légèrement pour rattraper l'homme. Une fois dans le bar, tous les clients tournèrent la tête vers lui. Plusieurs personnes le fixèrent, même. Il se sentait mal à l'aise. Jamais personne ne lui avait accordé d'importance ou ne l'avait remarqué. Pourquoi tout le monde le regardaient-ils comme ça ? Severus devait vraiment faire peur en ce moment, car Harry voyait bien que les gens rêvaient d'approcher, pourtant pas un seul client ne fit un mouvement dans sa direction. Il s'approcha de l'adulte et ne s'éloigna plus de lui.
Severus était de mauvaise humeur, de très mauvaise humeur. Tous ces idiots qui regardaient Potter comme s'il était un dieu descendu sur Terre. Il en était malade. Le gosse avait un an à l'époque de l'attaque de sa maison, par le Seigneur Noir ! Il ne se souvenait sûrement de rien ! Encore moins de comment il avait vaincu l'homme. C'était ridicule. Accorder autant d'importance à un gamin gâté, arrogant et capricieux. Les gens n'avaient aucune logique ! Et le morveux qui restait collé à lui ! Pourquoi avait-il cédé à Albus ?
L'adulte et l'enfant se retrouvèrent bientôt devant un mur de briques. Severus sortit sa baguette et tapa à certains endroits sur la pierre. Le mur se déforma et se transforma en entrée. Harry pouvait voir une rue remplie de gens habillés de robes. Il devrait avancer au milieu des gens ? Les groupes le mettaient mal à l'aise. Il détestait les foules. Mais il avait besoin de son matériel. Soudain une idée horrible fit son chemin dans son esprit. Il n'avait pas d'argent. Comment allait-il payer ses livres et le matériel requis ? Comment pourrait-il s'enfuir sans argent ? Son plan pour s'échapper et se cacher quelque part dans une auberge ou une chambre du monde magique, juste qu'au départ à l'école, tombait à l'eau !
« Euh M., ... »
La voix du gamin attira l'attention de Severus. Snape se rendit compte qu'il n'avait toujours pas donné son nom au morveux.
« Snape, Severus Snape. »
« M. Snape, comment vais-je pouvoir me payer mon matériel si je n'ai pas d'argent ? »
« Ne soyez pas idiot, Potter. Nous passerons à Gringotts chercher de l'argent dans votre compte. »
Harry avait un compte ? Il avait de l'argent ?
« Comment puis-je avoir un compte, M. Snape. Je ne suis jamais venu dans le monde magique. »
Severus le regardait bizarrement, maintenant.
« Vos parents vous ont laissé de l'argent bien sûr. »
Harry se dit que ce ne devait pas être un gros compte. Son oncle avait l'habitude de lui raconter à quel point ses parents étaient des chômeurs sans avenir. Snape, pourtant, semblait penser qu'il avait assez d'argent pour son matériel, alors il le suivit jusqu'à la banque sorcière.
Une fois dans le bâtiment, Harry fut surpris par l'aspect des banquiers. Ils étaient petits et ne semblaient pas humains.
« De quelle espèce sont-ils ?» Il ne pouvait pas s'empêcher de demander. Toute suite, Harry ferma la bouche et se réprimanda. Combien de fois son oncle l'avait tabassé et lui fait comprendre qu'il ne devait en aucun cas poser de question ?
« Des gobelins. » Snape lui avait répondu. Il ne semblait pas plus fâché que tout à l'heure sinon peut-être un peu plus ennuyé. Harry décida de ne pas retenter sa chance et de garder le silence à partir de maintenant.
Snape guida Harry vers un bureau libre. Il lui donna une clé et dit.
« Ceci est la clé de votre compte. Gardez-la précieusement. Vous irez voir ce gobelin et lui demanderez de vous monter le chemin. J'attendrais ici. » Severus lui désigna le bureau libre et alla s'assoir sur l'un des bancs à l'avant de la banque.
Le gobelin baissa la tête, et observa Harry un moment.
« Bonjour Monsieur. Mon nom est Gornuk que puis-je faire pour vous ? »
« Bonjour M. Gornuk, je viens pour récupérer de l'argent de mon compte. » Dit l'enfant légèrement hésitant. Le gobelin fut un moment surpris par la politesse et le respect de l'enfant. Ce n'était pas tout les jours qu'un sorcier était respectueux envers un gobelin !
« Alors votre nom Monsieur ? »
« Harry Potter, Monsieur » Gornuk le regarda un moment avec un air étrange. Mais pourquoi tout le monde avait l'air si intéressé quand il disait son nom ?
« Avez-vous votre clé, M. Potter ? »
« Oui . » Il la lui tendit.
Le gobelin prit la clé et dit simplement.
« Suivez-moi. »
Harry suivit le gobelin jusqu'à un charriot. Il embarqua et la machine décolla. C'était rapide et comme des montagnes russes. Harry avait déjà vu le manège une fois à la télévision, mais il ne savait pas quel effet ça procurait avant aujourd'hui. Harry adorait ça ! L'air passait dans ses cheveux et il avait l'impression de voler. Il eut peine à retenir ses cris de joies !
Quand ils arrivèrent à destination, le gobelin lui fit signe de débarquer et le conduisit à une porte massive. Gornuk utilisa la clé pour ouvrir le passage et Harry entra dans la chambre forte. Il n'en crut pas ses yeux. La pièce était remplie de pièces d'or, d'argent et de bronze. Il demanda d'une voix faible, incrédule et hésitante.
« T... tout cela est à... m… moi ? »
« Bien sûr M. Potter, ceci n'est que l'argent qui à été réservé à vos études. Quand vous deviendrez majeur, la fortune des Potter sera à votre disposition. »
« Il y a plus ?! »
« Oui M. Potter. Mais cela devra attendre votre majorité. »
Harry était choqué ; tout ça n'était qu'une partie de sa fortune ? Harry reprit lentement ses esprits et se rendit compte qu'il ne connaissait pas la valeur de l'argent sorcier.
« Pouvez-vous me dire la valeur de la monnaie, s'il vous plaît, ? »
« Eh bien, les pièces en bronze s'appellent des Noises, celles en argent des Mornilles et finalement celles en or des Gallions. Un Gallion vaut 17 Mornilles ou 493 Noises. Une Mornille vaut 29 Noises. C'est tout M. Potter ? »
« Oui, merci M. Gornuk. » Harry prit le sac que lui tendit le gobelin et ramassa assez de pièces pour le remplir. Il se tourna vers le gobelin.
« Je suis prêt, Monsieur. »
« Bien allons-y. »
Ils retournèrent à la salle principale et Harry retrouva Severus facilement. En sortant de la bâtisse, Harry se promit de revenir souvent afin de pourvoir réessayer les charriots... ^^
Ils commencèrent leur magasinage par Fleury et Bott. Harry y acheta ses manuels et en profita pour acheter L'histoire de Poudlard afin d'en apprendre un peu plus sur sa future école. Ils allèrent ensuite chez Madame Guipure, un magasin de vêtements sorciers.
L'employé fit monter Harry sur une plateforme afin de prendre ses mesures. Elle dut par contre s'absenter quelques minutes afin de voir à un autre client.
Près de lui se tenait un petit garçon de son âge. Il avait des cheveux blonds pâles et des yeux gris. Il se tenait droit et fièrement. L'enfant le regarda.
« Tu entre aussi à Poudlard ? »
« Oui. » Fit Harry nerveusement. Le garçon l'observa de haut en bas.
« Tu n'en as pas l'air. On ne dirait pas que tu as 11 ans ! »
« En fait j'ai dix ans, mais mon anniversaire est demain. »
« Alors, dans quelle Maison crois-tu que tu iras ? Moi, je suis certain d'allez à Serpentard. Ma famille va dans cette maison depuis des générations. » Il disait cela très fièrement.
« Maison ? »
« Tu ne connais pas les maisons ? Serais-tu un né moldu ? »
« Moldu ?»
« Ça va, j'ai ma réponse. »
L'employé revint à ce moment, finit de prendre les mesures d'Harry et l'entraîna jusqu'au comptoir. Elle lui passa les robes pour l'école. Le petit lui demanda si c'était possible d'avoir des pyjamas, des sous-vêtements et des vêtements de tous les jours. Elle le regarda bizarrement, mais lui montra tout de même ce qu'il demandait. Il choisit paires de boxers noirs, quelques paires de bas, un pyjama en soie noire, un pyjama en coton vert émeraude et un simple pantalon de nuit à carreaux noir et rouges, 4 chandails à manches longues : un en laine verte, un en coton noir et deux en nylon rouge. Il prit ensuite 6 T-shirts deux rouges, deux noirs et deux verts. La même chose pour ses pantalons. Finalement, il acheta une cape d'hiver noire, une paire de souliers noirs, une paire de bottes chaudes de la même couleur, une écharpe, deux cravates et son chapeau pointu.
Il n'avait pas put s'en empêcher, il adorait ces trois couleurs et il avait de l'argent, maintenant ! Il ne serait plus obligé de porter les vieilles guenilles de Dudley !
Snape réduisit tout ses achats et Harry les glissa dans sa poche. Le prochain arrêt était Dumalley shop qui vendait des malles et des coffres.
Harry regardait les modèles, alors que Severus, jugeant que leur journée prenait trop de temps, était parti acheter les chaudrons, parchemins, plumes, encre et lunascope du futur étudiant. Celui-ci s'avança vers le marchand.
« Pardon, Monsieur ? »
« Oui mon gars ? »
« Je voudrais savoir s'il serait possible d'avoir une malle où je pourrais ranger tout mon matériel sans problème, que je serais le seul à pouvoir ouvrir et que je pourrais réduire au besoin sans baguette. »
« Bien sûr mon gars. Tout est possible. Mais tu devras y mettre le prix, bonhomme. »
« Ça me va. Combien ? »
« 56 Gallions, 16 Mornilles et 342 Noises. » Fit l'homme après calcul.
Harry regarda dans son sac qu'il avait bien rempli.
« D'accord. »
L'homme alla à l'arrière et revint avec une petite malle blanche.
« De quelle couleur la veux-tu ? »
« Noire, s'il vous plaît. » La malle d'un coup de baguette devint effectivement noire. L'homme lui expliqua comment le mécanisme de réduction fonctionnait. L'adulte coupa légèrement le bout du doigt de Harry et en versa une goutte sur la malle, maintenant personne à part l'enfant ne pourrait l'ouvrir. Finalement l'homme agrandit les fournitures de Harry et l'enfant les rangea dans sa nouvelle malle. Harry paya la malle, acheta un sac et alla retrouver Severus qui l'attendait à l'entrée.
« J'ai vos fournitures M. Potter. »
« Bien. » Harry agrandit la malle et y rangea le matériel d'écriture.
« Il ne reste que trois arrêts. La ménagerie pour votre animal de compagnie, l'apothicaire pour les ingrédients de potions et Ollivander pour votre baguette. Nous irons d'abord chercher votre baguette, ensuite nous irons à la ménagerie et finalement nous irons chez l'apothicaire car j'ai, moi aussi, quelques commissions à y faire. »
Ils entrèrent chez Ollivander quelques minutes plus tard. L'homme sortit de l'arrière boutique et vint les accueillirent.
« Ah, M. Snape ! Chêne, 33,2 centimètres bois, très rigide, très bonne pour les duels. » Il se tourna vers Harry.
« Ah, M. Potter ! Je me souviens de vos parents. Lily : Saule, 25,6 centimètres, souple et rapide, excellente baguette pour les enchantements. Et James : Acajou, 27,5 centimètres, flexible, un peu plus puissante que celle de Lily et remarquablement efficace pour les métamorphoses. Voyons voir ce que j'ai pour vous. »
Harry essaya un grand nombre de baguette. Chaque fois qu'il en prenait une, elle était presque arrachée de ses mains par le fabriquant qui murmurait en se secouant la tête.
« Je me demande si... » Ollivander alla chercher une nouvelle boîte, l'ouvrit et tendit la baguette à Harry. Le garçon la prit dans sa main et un doux sentiment l'emplit. Il secoua un peu la baguette et un petit feu d'artifice en sortit.
« Houx, plume de phénix, 27,5 centimètres, facile à manier, très souple. Mais c'est étrange, très étrange. »
« Qu'est-ce qui est étrange ? »
« Très étrange que cette baguette vous ait choisi quand on sait que sa sœur est celle qui vous à fait cette cicatrice.» Dit-il en pointant son front.
Harry ne sut quoi répondre. Il avait été attaqué dans sa jeunesse par quelqu'un de magique ? Quand et pourquoi ? On lui avait toujours dit que ses parents avaient été tués dans un accident de voiture, se pourrait-il qu'on lui ait menti ? Mais pourquoi lui mentir sur la mort de ses parents ? S'il ne pouvait pas s'en souvenir, alors ce devait-être, il y a longtemps. Il se décida à demander.
«M. Ollivander, de qui parlez-vous ?»
Avant que le fabricant de baguette n'ait pu répondre, Severus prit, par le bras, Harry et ils sortirent de la boutique. Harry voulu protester ce traitement. Mais un regard particulièrement sombre le fit taire. Il se dit qu'il pourrait faire des recherches une fois à Poudlard.
Ils allèrent ensuite à la ménagerie. Harry observait les animaux quand une voix lui fit tourner la tête.
« Et toi ! Approche que je te morde. »
L'enfant s'aperçut que la voix appartenait à un serpent. L'animal était noir mesurait environ 1 mètre. Un homme était au dessus de sa cage et frappait le verre pour faire bouger le reptile inanimé. Il décida finalement de passer sa main dans la cage et de le piquer avec le bout de ses doigts.
« C'est ça, continue. Juste un peu plus à gauche. »
« Monsieur, si vous ne sortez pas votre main, il vous mordra. » Harry avertit le client.
« Tais-toi gamin, je sais ce que je fais ! »
« Bien, Monsieur. »
« Juste au bon endroit. » Le serpent bondit vers la main et mordit aussi fort que possible dans la chair de l'homme. Celui-ci cria de toutes ses forces et pleura pour qu'on détache le reptile de sa main.
« Pauvre inconscient. » Disait le marchand. « Il est strictement interdit de passer la main dans les cages pour cette raison. Vous êtes chanceux qu'il ne soit pas encore mature ou vous seriez mort depuis longtemps, d'empoisonnement. » Finalement, le client fut libéré et s'enfuit de la boutique à toutes jambes.
Harry approcha le serpent et lui demanda si tout allait bien. Si un serpent pouvait avoir une expression, alors celui-ci était surpris.
« Tu parle ? »
« Oui. Je ne devrais pas ? » Le serpent ne répondit pas.
« Quel est ton nom, jeune humain. »
« Harry Potter. »
« Harry Potter. C'est un bon nom. Je m'appelle Sterfelijk1. Tu seras mon nouveau maître et tu vas m'emmener avec toi. » Ne sachant pas quoi répondre, Harry acquiesça. Il se dirigea vers le vendeur.
« Je prendrais celui-ci. » Il pointa Sterfelijk.
« Bien, vous êtes certain jeune homme. »
Harry fit signe que oui. Il prit le serpent dans sa main et celui-ci grimpa le long de son bras, puis dans son chandail jusqu'à s'enrouler autour de la taille de l'enfant. Harry alla au comptoir payer son nouveau compagnon et le vendeur l'avertit que le venin du serpent deviendrait venimeux d'ici trois à quatre mois et d'être extrêmement prudent. L'adulte lui donna de quoi nourrir le reptile pendant quelques jours et l'adresse pour commander d'autre nourriture au cas où. Normalement, le serpent chasserait pour manger.
Severus, qui avait attendu à l'extérieur ne supportant pas les bestioles à fourrures, fut surpris du choix de Harry, mais retint sa langue. Ils se dirigèrent vers l'apothicaire, leur dernier arrêt. La boutique était vide à cette heure et Harry trouva vite tout ses ingrédients qu'il paya.
Après les avoir rangé dans sa malle, Snape lui avait donné son billet de train avant d'entrer et il le rangea aussi. Il attendit que Snape ait terminé. Severus prit plus de temps. En attendant, Harry passait dans les allées et étudiait les différents ingrédients. Certains avaient encore l'air vivants dans leur bocal. C'était dégoûtant.
Alors que deux enfants entraient dans la boutique à la course, l'un d'eux trébucha et essaya de se rattraper sur une étagère qui tomba. Par un effet de domino, les autres l'imitèrent. Harry se vit aspergé de plusieurs liquides poisseux et malodorants quand une étagère lui tomba dessus. La tête lui tourna un moment et il n'entendit pas tout de suite la voix de Snape.
« Potter, Potter répondez-moi ! »
« Oui, monsieur ? »
« Je vous ramène chez vous. » dit-il après avoir lancer un sortilège de Recurvit pour nettoyer ses vêtements.
Harry n'eut pas le temps de dire un mot que déjà il rentré chez les Dursley. Ceux-ci, de retour, ne paraissaient pas très contents de le revoir. Son oncle l'enferma dans son placard. Il ne le frapperait pas tout de suite puisqu'il devait être en forme pour son rendez-vous de demain. Mais son oncle l'engueula tout de même et le punit sans nourriture.
Le plan de Harry était tombé à l'eau. Tout ça à cause de Snape. Il devait penser à un autre moyen de s'enfuir. Il n'était pas question qu'il aille à ce rendez-vous...
1 : Mot allemand signifiant Mortel.
Il a été plus long à écrire dsl. Le chapitre 5 est démarrer, mais puisque j'ai beaucoup de travail en ce moment avec mes cours et tout, cela pourrait prendre du temps...
Merci encore à Lyly.u s'en qui vos yeux souffrirait de voir toutes ces fautes d'orthographes !
