Me revoilà avec le chapitre 4, merci pour toutes les reviews et les mises en alerte, je suis désolée mais je n'ai pas eu le temps de répondre à tout le monde cette fois, le délais est plutot court entre chaque chapitre et c'est triste mais il faut aussi que je m'occupe de ma petite famille lol.

Merci aux anonymes : marion, couuline, léo, alice, brook3, fanny, alicia, emilie, la plus part d'entre vous me sont fidèle depuis un moment donc merci à vous les filles.

Je vous dis à lundi pour la suite

CHAPITRE 4

POV EDWARD

Ca faisait maintenant une semaine que Dimitri m'avait enlevé dans cette ruelle et que je vivais avec Bella. Nous avions beaucoup parlé pendant ces quelques jourset nous nous étions rendus compte que nous avions des tas de choses en commun. La musique par exemple. Elle était fan de Debussy et fut plutôt surprise de savoirque, moi aussi malgré mon jeune âge, j'aimais beaucoup la musique classique. Elle s'enthousiasma lorsque je lui appris que je jouais du piano et me fit promettre de jouer pour elle très bientôt. Nous avions également le même goût en ce qui concernait la littérature et l'art en général. Je me réjouissais de parler avec elle, elle était la fille la plus cultivée que j'avais connu jusqu'ici. Les autres filles, que j'avais recontré, s'ennuyaient quand je leur parlais des auteurs classiques que j'aimais ou des expos que j'aurais aimé voir un jour. Je me sentais à l'aise avec Bella et nous passions des heures à débattre sur des sujets variés.

-Edward ? Accepterais-tu de faire quelque chose avec moi aujourd'hui ?

-Bien sûr.

-Je ne t'ai pas dit ce que je voulais faire, tu acceptes sans savoir !

-Pourquoi, je ne devrais pas ?

-Tu devrais te méfier, je pourrais t'attirer dans un piège et te vider de ton sang.

-Ca fait des jours qu'on vit ensemble, tu l'aurais déjà fait.

-Ca fait une semaine que tu n'es pas sorti d'ici.

-Toi non plus.

Elle haussa les épaules.

-Ca ne me dérange pas, je n'ai pas vraiment besoin de prendre l'air. Toi, en revanche, tu devrais sortir en plein jour respirer un peu d'air frais et prendre le soleil tu es pale, presque comme moi, ça te ferait du bien.

-Ma paleur c'est naturel, je suis toujours comme ça, je ne bronze pas de toute façon.

-Peut-etre mais j'insiste. Tu es mon fragile petit humain, je dois prendre soin de ta santé.

-Ca ne me déplairait pas de sortir avec toi, mais je croyais que tu ne pouvais pas t'exposer au soleil ?

-Je n'ai jamais dit que je ne pouvais pas, seulement que je ne le devais pas en public. Il y a un jardin privatif du style des maisons marocaines à quelques pas seulement d'ici. Ca reste dans notre domaine et personne ne peut nous voir, ce qui est un avantage. Je voudrais te le faire voir, en plus il est splendide.

-J'adorerais.

-Dans ce cas nous irons après ton déjeuner, il fait beau on pourra en profiter.

-Je vais te voir à la lumière du soleil donc.

-Oui. Ne t'inquiète pas, je ne vais pas fondre ou un truc du genre.

-Je ne m'inquiète pas, je suis juste impatient.

J'avalai mon repas à toute vitesse dès qu'il me fut livré ce qui fit beaucoup rire Bella puis nous nous dirigeâmes dans les couloirs qui m'effrayaient tant. Je n'étais pas sorti depuis que j'avais été amené ici les mains liées dans le dos et j'appréhendais un peu, je dois l'avouer, de sortir des appartements de Bella. Nous ne croisâmes personne ce qui me détendit légèrement mais je restais tout de même en alerte. Au bout de cinq petites minutes nous nous arrêtâmes devant une énorme porte dominée par un porche et Bella me fit un sourire.

-Prêt ?

Je me contentai d'hocher la tête. Bella ouvrit la porte et nous nous retrouvâmes dans un joli petit patio. Il y avait des fleurs partout, principalement des roses mais également des lys,
du freesia et d'autres fleurs que je ne parvins pas à identifier. Une fontaine tronait au centre, quoi que de taille moyenne, elle occupait majestueusement l'endroit. De jolis pavets partaient de l'entrée de la porte pour arriver jusqu'à elle, le tout sur de l'herbe verte légèrement haute qui donnait un air sauvage comme si nous nous trouvions dans un endroit reculé du monde et indompté. C'était magnifique.

J'avais avancé de quelques pas sans me rendre compte que Bella ne m'avait pas suivi. Je me retournai et la vit me contempler. Elle était restée dans l'ombre sous le porche. Elle me fit un petit sourire timide et avança dans la lumière. Rien ne m'avait préparé à ça. Sa peau brillait de mille feux comme si elle était entièrement recouverte de diamants étincellants. Elle était belle à en tomber. J'en eus le souffle coupé pendant un instant jusqu'à ce qu'elle prenne la parole.

-C'est pour ça qu'on ne peut pas sortir à la lumière du soleil, notre différence se verrait tout de suite.

Elle s'approcha doucement et me prit la main.

-Est-ce que je t'éblouis ?

-Je mentirai si je te disais que non.

-Je ne veux pas que tu es peur de moi.

-Je n'ai pas peur Bella, tu es magnifique.

Elle se laissa tomber sur le sol et je fis de même. Nous nous allongeâmes et aucun de nous ne parla pendant un moment. Je me contentais de fixer les nuages perdu dans mes pensées. Bella m'obsédait le jour alors qu'elle était près de moi, et la nuit dans mes songes. Dans ces rêves incensés, elle était à moi et nous étions fou amoureux l'un de l'autre.

Je me redressai sur un coude et la regardai. Elle avait fermé les yeux. Son visage paisible brillait de mille feux m'aveuglant presque. Je mourrais d'envie de la toucher et je m'y risquais timidement laissant courir l'un de mes doigts le long de son bras, la touchant à peine, provoquant des miroitements sur sa peau nue. Elle soupira et je suspendis mon geste.

-Je t'embète ?

-Non au contraire. Tu n'as pas idée des sensations que cela me fait.

-Dis-moi ?

Elle rouvrit les yeux et se tourna pour me regarder.

-Que me donnes-tu en échange de cette info ?

Je fis mine de réfléchir un instant.

-Et bien, je suis ton prisonnier à vie, mon âme et mon corps t'appartiennent déjà.

Je la vit se raidir et me mis mentalement des baffes.

-Je voudrais qu'il en soit autrement.

Je me penchai un peu plus vers elle et lui fis un petit sourire.

-Je le sais.

Une idée me vint à l'esprit et j'étais à peu près sur qu'elle allait appré^cier.

-Je pourrais te jouer du piano, ce soir ?

Un sourire radieux éclaira son visage.

-Vraiment ?

-Ca vaut le coup si je peux savoir ce que tu ressens.

-Hum...Je ne suis plus très sûre, tu devrais le refaire.

Mon coeur se gonfla de joie et se mit à battre plus fort dans ma poitrine. J'étais certain qu'elle pouvait l'entendre et je me forçais au calme. Je repris ma caresse le long de son bras avec tout les doigts de ma main cette fois et elle soupira de plaisir. Je me concentrai avec force sur mon geste afin de ne pas lui sauter dessus.

-Alors ? La mémoire te revient ?

-Tes doigts sont chauds, comme la caresse du soleil sur ma peau. Ta peau est douce et tes gestes sont tendres. J'aime la sensation de bien-être qui m'enveloppeà cet instant. Je crois que ma peau frissonnerait si elle le pouvait et que mon coeur battrait la chamade. Je n'ai jamais rien ressenti de tel auparavant et cette sensation nouvelle me trouble, tout en toi me trouble Edward.

Elle s'était relevée légèrement et je réalisais seulement à cet instant que j'avais suspendu mon geste et que ma main était restée posée sur son bras. Nous nous dévisageâmes en silence encore sous le choc de ses aveux puis elle rompit le silence.

-J'adorerai essayer autre chose, avec ta permission bien sûr.

J'hochai timidement la tête, je ne pouvais pas parler de toute façon.

-Ne bouge pas, d'accord ?

Elle avait murmuré et je me figeais essayant de ne pas bouger. Elle s'avança très lentement vers moi et se stoppa à quelques centimètres à peine de mon visage. Je pouvais sentir son souffle sur moi et je fermais les yeux. Mon coeur allait exploser à tout moment mais je ne pouvais rien faire pour l'empêcher de cogner comme un fou. Puis, tout d'un coup, je sentis ses lèvres sur les miennes, légères et douces qui m'éfleuraient doucement. Elle m'embrassa encore et encore aussi légère qu'une plume et je crus que j'allais perdre la boule. Je me rapprochai et fit une petite pression sur ses lèvres, j'en voulais plus, je voulais la goûter, sentir le goût de sa langue sur la mienne. Elle me donna l'accès à sa bouche et j'en pris pleinement possession. Nos langues se touchèrent et dansèrent un instant ensemble et la sensation qui me parcurut le corps fut indescriptible. Puis, sans rien comprendre, mon bien-être disparut et je rouvris les yeux un peu stupéfait. Bella se trouvait à un mètre de moi en position accroupie me fixant avec un air torturé.

-Je m'excuse.

-Laisse-moi juste une seconde.

Je me sentis stupide tout d'un coup. Bella avait sûrement pris sur elle pour m'embrasser et j'avais repoussé les limites bien trop loin.

-Je n'aurai pas dû, pardonne-moi.

-Non, ça ne fait rien. Je suis plus forte que je l'aurais cru, ça fait plaisir de l'apprendre.

Elle s'approcha de moi et caressa ma joue.

-Tu m'as juste suprise, la prochaine fois, je saurais à quoi m'attendre.

La prochaine fois ? Elle projetait donc de m'embrasser à nouveau ? Je lui fis un sourire timide.

-Tes yeux sont noirs, est-ce que ça va ?

-Oui, je vais bien, ton odeur m'enivre mais je me contrôle, ne t'inquiète pas.

-C'est dur pour toi en ce moment, si je m'éloigne un peu serait-ce plus simple ?

-Non, car je ne souhaite pas que tu t'éloignes, en plus, je me suis habituée et si je m'éloigne trop longtemps de toi j'ai peur de devoir refaire de gros efforts.

-Ne t'éloigne pas dans ce cas.

-J'ai bien peur d'y être obligée cette nuit.

-Pourquoi ?

-Je n'ai pas chassé depuis que tu es arrivé.

-Oh ! C'est douloureux ? Je veux dire d'avoir soif ?

-Et bien, c'est comme si j'avais la gorge en feu.

-Je suis désolé.

-Ce n'est pas de ta faute. J'irai chasser cette nuit, quand tu dormiras.

-Ok.

-Ca sera plus simple demain, et puis on pourra ainsi reprendre cet entrainement.

Je me sentis rougir furieusement et baissai les yeux.

-J'adore voir le rouge te monter aux joues, c'est incroyablement sexy.

Je relevai la tête, fronçant les sourcils.

-Sexy ? Ne te moque pas de moi !

Elle prit un air offensé.

-Edward Masen, m'accuserais-tu de mentir ?

-Non ! Mais je sais bien ce que je suis.

-Et qu'es-tu ?

-Je suis juste banal et ennuyeux.

-Banal ? Ennuyeux ? C'est ce que tu penses de toi ?

J'haussai les épaules en fixant le sol. Bella mit l'une de ses mains sous mon menton et me releva le visage.

-Tu n'as rien de banal.

Elle ponctua sa phrase par un baiser sur ma joue.

-Tu as les yeux les plus beaux que j'ai jamais vu.

Elle avait murmuré tout en déposant un baiser un peu plus bas et continua de m'embrasser jusqu'au cou à chaque phrase qu'elle prononçait.

-Tu es intelligent, cultivé, tu es drôle et passionné. Tu ressembles à un ange, un ange venu pour me sauver de ma misérable vie.

Elle s'éloigna à peine et plongea son regard dans le mien.

-Tu es convaincu ou il faut que j'approfondisse ?

-Je ne suis pas sûr d'avoir tout saisi.

UN grand sourire se dessina sur ses lèvres.

-Me feriez-vous des avances Monsieur Masen ?

-Ca dépend, suis-je autorisé à vous en faire Princesse ?

-Ca peut s'envisager, avec des mélodies au piano par exemple.

-Ca me va.

J'étais sans aucun doute plus doué pour faire passer des émotions avec mon piano qu'avec le langage. Elle se leva et me tendit la main afin de m'aider à me remettre sur pied.

-Pourquoi attendre ce soir ? Voudrais-tu jouer pour moi maintenant ?

-Bien sûr.

Elle me fit un sourire éclatant et empoigna ma main afin que je la suive. Elle se mit à marcher sur un rythme soutenu et je me mis à rire ce qui l'interpella.

-Qui a-t-il ?

-Serais-tu pressée ?

-Pas du tout ! Je ne marche pas si vite, c'est toi qui es trop lent mon petit humain !

-Si tu le dis !

-Un mot de plus et je te colle sur mon dos et je cours !

-Non merci. Je ne suis pas sexiste mais j'ai pas vraiment envi de me faire porter par une femme.

-Macho !

-Je ne suis pas macho, j'ai juste ma fierté.

Nous atteignîmes rapidement une petite salle d'allure confortable, ou étaient disposés quelques fauteuils et un piano trônant au milieu de la pièce. Je m'en approchai et eut le souffle coupé. Ce piano était superbe et en plus c'était une pièce très rare.

-Est-ce qu'il te convient ?

-Mon dieu oui, il est magnifique !

-Je suis ravie qu'il te plaise, c'est un modèle ancien.

Je fis courir mes doigts sur le clavier puis me m'assis.

-Voudrais-tu que je joue quelque chose en particulier ?

-J'ai un faible pour Debussy mais ce que tu aimes ira très bien.

Je lui fis un beau sourire, Debussy était aussi mon compositeur préféré. J'entamai "claire de lune" et me laissai emporter par la musique. La fin arriva trop rapidement à mon goût et je me retournai vers Bella pour avoir son avis.

Elle s'était assise à mes côtés et avait fermé les yeux. Elle les rouvrit sentant sans doute mon regard sur elle et me fixa.

-Tu joues vraiment bien, c'était superbe.

-Merci.

Son regard sur moi était intense et c'est légèrement troublé que je me remis à jouer. Je jouai environ deux heures avant que ma condition humaine ne me rattrape et que mon ventre crie famine. La soirée passa rapidement puis l'heure de se coucher arriva. Je me mis en pyjama puis me glissai sous la couette moelleuse en soupirant d'aise. Bella vint prendre son poste comme à son habitude dans le fauteuil près du lit et je me redressai un peu surpris.

-Tu ne devais pas aller chasser ce soir ?

-Si, mais je vais attendre que tu t'endormes.

-Ce n'est pas une obligation tu sais.

-Non mais j'y tiens.

Je ne discutai pas d'avantage et m'installai pour la nuit. Elle se mit à fredonner une chanson et le sommeil me gagna rapidement.

Un petit com ??