Merci encore à toutes/tous mes lecteurs/lectrices, vous êtes formidables !
Les personnages/lieux sont de Marvel hormis Angèle qui est ma propriété exclusive !
Désolée pour les fautes d'orthographes/grammaires/conjugaisons m'ayant échappées.
Et enfin un grand Merci aux reviewers :
Liline37 : mon chaton, ma bêta ! Merci beaucoup pour tes reviews et même si tu as déjà lu ce chapitre j'espère qu'il te plaira toujours autant ! Je suis flattée d'être lu par une auteure aussi douée !
KillianRose : merci énormément d'être toujours « fidèle au poste » comme tu le dis si bine ! Je suis toujours touchée par tes reviews et j'espère que ce chapitre incontournable dans la relation Loki/Angèle te plaira ! J'avoue que j'appréhende un peu ta réaction mais je te laisse juge si tu souhaites me relaisser une review !
Bonne lecture !
Chapitre 4 : sanglantes préparations
Angèle s'éveilla, quelque peu troublée par les événements des derniers jours. Elle ne savait pas combien de temps elle avait dormi et, en y réfléchissant bien, elle ne se souvenait pas s'être couchée. C'est alors que sa mémoire lui envoya un flash : le visage de Loki au dessus d'elle, les bras de son maître l'enserrant et ses doigts sur ses lèvres...ou bien était-ce sa bouche. Confuse, la jeune femme regarda autour d'elle : elle se trouvait dans un semblant de chambre, allongée sur une couchette au matelas dur et aux draps étonnements doux. Elle passa les mains sur le tissu émeraude : c'était une matière qu'elle ne connaissait pas, entre le lin et le velours, elle semblait résistante et brillait légèrement quand on l'exposait à la lumière. C'est alors que la magicienne remarqua les boucle d'attaches sur le côté « ce n'est pas un drap », pensa-t-elle, « c'est une cape ». Elle la porta légèrement à son nez et resta pensive quelques instants « pas de doutes quant au propriétaire ».
Angèle voulut se lever mais ses jambes se dérobèrent sous elle et elle tomba au sol, qu'elle trouva étrangement froid.
-Dites moi que ce n'est pas vrai, grommela la jeune Héritière, il a intérêt à avoir une bonne explication...
En effet la jeune femme se retrouvait à moitié nue, coincée au sol par ses jambes. Elle ne portait plus que son corset et le short moulant qui lui servaient de sous vêtements. S'aidant de la couchette pour s'appuyer, Angèle parvint à se relever, elle chercha des yeux ses vêtements qu'elle ne trouva pas elle tenta de se vêtir par magie mais la magicienne était encore trop faible et, a peine sa magie activée, elle sentit la pièce tourner autour d'elle. Elle se résigna et se vêtit de la cape, s'appuyant toujours contre la couchette, puis contre les murs, elle tituba vers la porte qu'elle parvint à ouvrir. Un agent se tenait alors devant et dès qu'il la vit il lui enjoignit de ne pas bouger :
-Madame s'il vous plaît j'ai ordre de ne laisser quiconque entrer ou sortir de cette pièce.
-Peu importe, il faut que je vois quelqu'un, l'ignora-t-elle.
-Madame je vous en pris, ne m'obligez pas à utiliser la force.
-Vous pouvez toujours essayer.
Activer sa barrière fut une torture pour la jeune femme qui se sentit immédiatement attirée par le sol mais elle devait avancer, ne pas s'arrêter : comment ferait-elle si elle était attaquée dans cet état ?
-J'ai besoin de renforts, appela l'agent dans un communicateur.
-Super, parvint à prononcer Angèle, elle devait trouver son maître avant que tout ça ne finisse mal.
Elle poursuivit sa route le plus vite qu'elle pût, sa barrière toujours active et l'agent marchant derrière elle. Il n'avait qu'une peur : qu'elle ne tombe ! Si elle se blessait s'en était finit de lui il le savait : le Dieu le lui avait bien fait comprendre en lui énumérant quelques unes des horreurs dont il était capable. Angèle vit alors arriver trois autres agents en face d'elle et deux autres rejoignirent celui qui lui posait tant de problèmes. Tenant toujours la cape de son compagnon autour de ses épaules et de son corps, l'Héritière leva le bras droit et envoya promener le petit monde autour d'elle, commençant vraiment à être énervée. Cependant ses forces la quittait peu à peu et le sol se rapprochait dangereusement et de plus en plus ! Elle tituba et trébucha, se rattrapant de justesse en s'affalant de tout son poids contre le mur pour ne pas tomber. Elle arriva enfin devant dans une grande salle à colonnes où les hommes de Loki s'agitaient à ranger, classer, travailler et s'armer sous les ordres de Selvig et Barton. Elle repéra enfin le Dieu, un peu à l'écart assis sur une marche, il semblait complètement ailleurs et ses yeux étaient clos. Elle entendit alors les gardes courir derrière elle et elle se hâta encore un peu plus d'avancer pour atteindre la pièce.
-Elle est là !, les entendit-elle crier.
Elle rassembla toute sa maigre puissance, se retourna et releva son bras devenu bleu, les gelant tous sur place. Elle essaya de ne pas tomber, fatiguée d'avoir tant utiliser son pouvoir et reprit sa route vers la salle, elle avait de plus en plus de mal à avancer, elle sentait son corps et son esprit lourds et quand elle n'eut plus de murs ni de colonnes auxquels se raccrocher l'inévitable arriva : elle tomba au sol.
Sentant ses esclaves s'agiter autour de lui Loki revint à lui. Les Chitauris le pressait et il était profondément agacé : rentrer dans une transe assez profonde pour communiquer avec eux était fatiguant et il ne pouvait se permettre de partir à leurs rencontres et laisser les humains livrés à eux mêmes sans Angèle opérationnelle. Le fait d'avoir dépensé autant d'énergie pour se faire humilier et reprocher sa lenteur le mettait hors de lui, Loki n'était pas un enfant que l'on pouvait sermonner à volonté ! Mais être en plus dérangé par sa propre armée ça c'était de trop et le Dieu s'apprêtait à leur faire regretter leur vacarme quand il aperçut Angèle, vêtue de sa cape, inconsciente au sol.
Il s'approcha d'elle, alors qu'elle tentait de se redresser autant qu'elle le pouvait, et la releva en la prenant par les épaules.
-Ne peux-tu rien faire correctement ?, gronda-t-il
A nouveau il passa les bras en dessous de ses jambes et dans son dos et la souleva pour la ramener à la chambre. En chemin il croisa les agents congelés et les fit tout bonnement exploser.
-Je vous avais dit de ne laisser sortir personne, murmura-t-il pour lui même.
Angèle se fichait de la mort de ces humains, tout ce qui comptait c'était de comprendre ce qui leurs étaient arrivés à elle et ses vêtements ! Loki la reposa sur le lit et elle l'assaillit immédiatement de questions :
-Pourquoi suis-je ici ? Comment suis-je arrivée là ? Pourquoi je me sens si faible ? Et où sont mes vêtements ?!
-Tu t'es évanouie, je t'ai porté, tu as apparemment un pouvoir extrêmement puissant qui te pompe de l'énergie et pour pallier à ce manque ton corps se régénère et te rend encore plus puissante mais cela prend apparemment plus de temps qu'on le pensait, je te les ai enlevé, lança le Dieu sur le même ton et non sans sourire à l'énonciation des dernières paroles.
-Vous les avez quoi ?!
-Je te dis que tu es entrain de devenir encore plus puissante grâce à un pouvoir qui, hypothétiquement, met ta vie en danger et toi tout ce que tu retiens c'est que j'ai du retirer tes vêtements ?, rigola-t-il peut être allait-il enfin la faire rougir...Cette idée fit sourire Loki encore un peu plus.
-Pourquoi les avoir enlevé ? Resta borné la jeune femme.
-Pour m'assurer que tu n'étais pas blessé petite maligne.
-Où sont-ils ?
-Je les ai fait disparaître, sourit-il nonchalamment.
-Pourquoi ne pas m'avoir rhabillé ?
Il lui fit son plus beau sourire carnassier :
-Oh mais tu es bien trop appréciable dans cette tenue ma chère.
Elle ne rougit pas se contentant de déterminer si le Dieu se jouait d'elle ou était sérieux.
-Et j'ai eu la bonté de te couvrir, rajouta-t-il
-Combien de temps ai-je dormis ?
-Quelques heures seulement.
-Quand mes pouvoirs reviendront-ils ?
-Je ne saurai te dire, je suis un Dieu pas un devin.
-Ils vont revenir au moins ?
-Je l'espère pour toi, susurra-t-il.
-Vous m'abandonneriez ?
-Sans aucuns doutes.
-Je ne vous crois pas.
-Tu te donnes un peu trop d'importance petite humaine. Ton arrogance te perdra.
Il n'était pas contre un peu de provocation de temps à autres mais il devait veiller à ce qu'elle ne dépasse pas les bornes.
-Tu devrais te concentrer sur tes pouvoirs plutôt que de réfléchir à des sottises, lui dit-il en commençant à sortir, sinon tu vas devoir rester dans cette tenue quelques temps, et il arrivera bien un moment où ma cape me manquera.
Un sourire se dessina sur le visage de l'Asgardien à l'évocation du corps très peu vêtue de sa compagne, corps qu'il avait eu l'occasion d'apprécier pendant qu'elle dormait.
-Vous n'allez pas me laisser ainsi ?, s'indigna la jeune femme.
-Que cette leçon t'enseigne l'humilité très chère, lui lança-t-il avant de sortir et d'appeler de nouveaux gardes la laissant ainsi pitoyablement dévêtue et seule.
Angèle avait envie de le frapper, là maintenant tout de suite ! Elle s'allongea sur le lit et s'octroya encore un peu de sommeil : après tout plus vite elle aurait retrouvé ses pouvoirs, plus vite elle pourrait lui botter les fesses ! Elle fit une sieste qui lui parut durer des heures et quand elle se réveilla, elle eut le bonheur de constater qu'une partie de sa force physique était revenue voir même avait amené des copines, même si sa magie restait encore trop faible pour lui permettre de se vêtir ! Elle jubila et prépara son plan afin de se venger du Dieu de la Malice.
Pendant ce temps, celui-ci contrôlait ses nouveaux jouets.
-Docteur c'est ça que vous voulez ?, demanda Barton à Selvig en lui montrant l'écran qu'il tenait à la main.
-Oui, de l'iridium on le trouve dans les météorites, il forme des anti-protons ! Le problème c'est de s'en procurer, lui répondit gaiement le docteur qui semblait aux anges dans son nouvel espace de travail.
-Surtout si le S.H.I.E.L.D sait qu'il vous en faut, répliqua Barton, pragmatique
-Moi même je l'ignorais, poursuivit Selvig, le Tesseract m'a révélé tant de choses, ajouta-t-il pour Loki, c'est plus que du savoir c'est de la vérité !
Le Dieu sourit légèrement...les humains, si facilement corruptibles, l'esprit lent et faible...
-Je sais, lui répondit Loki avant de se tourner vers Barton, que vous a-t-il révéler agent Barton ?
-Ma prochaine cible.
-Dites-moi ce qu'il vous faut.
Oeil-de-faucon se dirigea vers la table, ouvrit la mallette posée dessus, en tira son arc et répondit :
-Un moyen de diversion, d'un geste il bandit son arc, et un point de mir.
Oeil-de-faucon expliqua rapidement son plan à Loki et celui-ci approuva y apportant tout de même des modifications. Un problème restait pourtant à résoudre: il lui fallait l'aide d'Angèle et si celle-ci se trouvait toujours dans l'incapacité d'utiliser ses pouvoirs cela rendrait les choses plus compliquées. Il marcha jusqu'à sa chambre, où il l'avait laissée quelques heures plus tôt, en souriant d'avance à l'idée qu'elle n'avait peut être toujours pas réussi à s'habiller. Il passa la porte, la referma et vit enfin celle dont il avait besoin. Elle était debout au milieu de la pièce, sa cape sur ses épaules et semblait l'attendre. Sans dire un mot, juste en le fixant de son regard envoûtant, elle dégrafa la cape et la retira sensuellement, laissant apparaître sa tenue légère. Le Dieu n'avait jamais était aussi choqué de sa vie, elle s'offrait à lui ainsi, sans conditions ! Pourquoi ? Il s'en fichait royalement, trop occupé à contempler la femme qui avançait, désormais, doucement vers lui pour se préoccuper de futilités ! Il la dévorait des yeux...littéralement : ses longs cheveux cuivres tombant sur ses épaules nues, la courbe de ses hanches moulée par son corset noir, la marque de ses muscles sur ses cuisses, sa poitrine se soulevant lentement et il jurerait avoir vu du rose à ses joues...
« C'est le moment » pensa la jeune femme. Tout à coup, elle lança sa cape sur le Dieu, profitant de sa surprise pour le désarmer et lui coller son propre sceptre sous la gorge tout en le plaquant au mur.
Elle attrapa la cape au niveau du visage du Dieu et le découvrit. Il était en colère ! Dans une colère si noire qu'il lui aurait presque fait peur mais Angèle, bien qu'un peu faible et privée d'une partie de ses pouvoirs, restait forte.
-Mes vêtements, gronda-t-elle
Le regard de l'Asgardien se fit encore plus mauvais ! Ainsi elle s'était jouée de lui ?! Il allait lui faire regretter car il avait su discerner le vrai du faux dans ce petit numéro et il sentait l'effet qu'il avait sur elle depuis quelque temps. Il sentait sa peau vibrer sous son contact, son cœur s'accélérer lentement quand il s'approchait un peu trop prêt, ses pupilles dilatées quand il l'observait...
-Mes vêtements, répéta-t-elle en appuyant le sceptre un peu plus fort.
Elle était belle quand elle était en colère, la lueur dans ses yeux brillait tellement fort qu'elle lui parut venir d'ailleurs et Loki se demanda si son ascendance extra-terrestre avait quelque chose à voir avec ces , il approcha sa tête de celle de l'Héritière, tentant de faire fi de la pointe de sa lance qui s'enfonçait douloureusement dans la peau tendre de son cou, et lui donna un baiser.
Déstabilisée par la situation et son état physique, la jeune femme baissa sa garde l'espace de quelques secondes donnant ainsi assez de temps à son maître, lui en pleine possession de ses moyens, de renverser la situation en la plaquant contre le mur à son tour, le sceptre contre sa poitrine, une main contre sa gorge.
-Tu as bien trop d'audace pour une petite humaine de rien du tout, siffla Loki entre ses dents, tu...
Il fut coupé par Angèle, les yeux devenus noirs de désir, qui venait de poser ses lèvres sur le siennes et l'embrassait maintenant comme si sa vie en dépendait. Intrigué mais méfiant le Dieu la laissa faire, sans pour autant intervenir. Elle passa sa langue sur ses lèvres, en dessinant légèrement le contour, avant de revenir les capturer entre les siennes. Mais c'est lorsqu'elle mordilla doucement sa lèvre inférieur que Loki s'abandonna entièrement à cet être que beaucoup pensait légendaire ! Il la souleva contre le mur, lâchant son sceptre et abandonnant sa gorge au profit des cuisses de la jeune femme qu'il sentait vibrer contre lui. La première fois qu'il l'avait embrassé avait été un baiser d'accord, la seconde fois un baiser retord, mais celui là, celui là était différent : c'était un baiser de désir profond, de passion insatiable et de feu ardent ! Le baiser des Dieux ! L'Héritière, ayant retrouvé de la mobilité, avait passé ses bras autour du cou de son maître et passait délicieusement ses mains dans ses cheveux qu'elle délaissa rapidement au profit de son visage, l'éloignant quelque peu de ses lèvres à elle, léchant et mordillant les siennes le rendant ainsi fou de désir. Elle ne savait qui des deux gagnerait la partie mais elle était prête à perdre pour rester tout contre lui.
Trois coups secs à la porte les ramenèrent pourtant à la réalité :
-Monsieur, l'agent Barton demande à vous voir.
Frustré, la mâchoire crispée, Loki reposa sa compagne au sol et passa une main dans ses cheveux, se recoiffant ainsi automatiquement avant de répondre :
-J'arrive, d'un ton peu enclin à la conversation.
-Bien monsieur.
Le Dieu sentit quelque chose se poser puis se fixer sur ses épaules avant de se rendre compte que sa cape venait de lui être rendue : il se retourna et fixa Angèle, dubitatif et vaguement amusé avant que celle-ci ne se change d'un claquement de doigts.
-Tes pouvoirs sont revenus ?
-Comme par magie, répondit la jeune femme en passant devant lui dans un souffle, tirant un sourire carnassier au magicien.
Un jour, il posséderait cette femme toute entière : cœur, corps et âme, il s'en fit la promesse. Mais en attendant, son devoir de futur souverain l'appelait. Il sortit de la pièce, suivant la jeune magicienne de près.
-Barton, appela-t-il
-Monsieur ?
-Que se passe-t-il ?
-J'ai trouvé une meilleur opportunité pour récupérer ce que nous voulons plus facilement.
-Dites-moi.
-Il sera à un bal de charité à Stuttgart dans deux jours.
-Où cela se trouve-t-il ?
-En Allemagne monsieur.
-En Allemagne..intéressant, n'est-ce pas un pays voisin de celui où tu vivais ma chère, ajouta-t-il à destination de l'Héritière.
-Si, grommela-t-elle en fronçant légèrement les sourcils, visiblement très en colère.
Cela n'échappa pas au Dieu qui eut une idée pour le moins abominable afin de rendre son sourire à ce petit bout de femme.
-Veux-tu que nous nous y arrêtions ?
-Pourquoi faire ?
Au sourire mauvais du Dieu, Angèle comprit : il lui laissait enfin la possibilité de se venger.
-Vous feriez ça ?, sa voix trahissait son espoir et son appréhension.
-Nous partons demain , Barton c'est parfait nous nous y rendrons mais vous devrez être prêt : vous n'aurez pas de seconde chance.
-Monsieur, sauf votre respect je suis un professionnel !
-J'espère pour vous.
Il se tourna vers la jeune femme mais ne la trouva pas, il parcourut la salle des yeux et le repéra devant les armes. Elle louchait sur les couteaux et les lames, les jaugeant selon leur poids ou leur forme : le S .H.I.E.L.D en avait mis au point de toutes sortes. Loki sourit, dégaina un de ses poignards Asgardiens, arriva derrière elle et lui mit sous le nez :
-Celui-ci te conviendrait-il ?
Elle prit l'objet délicatement et le soupesa : il était long pour un poignard mais sa légèreté l'équilibrait parfaitement. La garde était simple, de couleur noir et dans une matière qui facilitait sa prise en main la lame était très légèrement recourbée et gravée de runes, Angèle en suivit le contour du bout du doigt.
-Que signifient ces inscriptions ?
-Langue d'Argent.
-Ce qui veut dire ?
-C'est ainsi qu'on me nommait du temps où je vivais à Asgard, soupira Loki légèrement agacé par son ignorance, on ne vous apprend pas ça dans vos écoles ?
-Non, répondit-elle franchement.
Elle semblait pensive et cela intrigua l'Asgardien qui l'interrogea du regard.
-J'aimerai avoir un surnom...
-Tu es l'Héritière, c'est déjà un titre noble...
-Vous êtes prince non ? Et on ne vous surnomme pas le Prince ! Comme vous le dites si bien c'est un titre, pas un surnom.
-Alors cette lame te convient-elle ?, changea de sujet le Dieu quelque peu exaspéré.
-Elle est parfaite.
-Pourquoi une lame au fait ? Tes pouvoirs seraient-ils trop faibles ?, s'inquiéta Loki.
Si elle lui cachait son état, elle n'arriverait jamais à suivre le plan qu'il avait concocté.
-Non ce n'est pas ça : je veux qu'il souffre physiquement avec une arme.
-Pourquoi cela ?, s'enquit le Dieu, de plus en plus curieux quant à ces stupides humains qui avaient mis la plus grande force de l'univers en colère.
-Ils m'ont battu... ils ont frappé mon corps, ils m'ont battu ! Avec des mots, ils m'ont blessé, tailladé mon esprit ! Pendant des années ils ont torturé mon corps et mon âme parce que j'étais différente et peu encline à l'obéissance ! Le pire c'est que j'ai appris que ces gens qui m'ont élevé et fait du mal n'en avaient aucuns droits : ils m'ont adopté !
Loki ne répondit pas : il était sidéré que cette créature si forte ce soit laissez battre.
-Tu n'as pas riposté ?
-A l'époque je ne pouvais pas : j'étais trop faible. Et comme ils étaient les plus forts je me soumettais, mais je n'ai jamais oublié et je me suis promise de me venger un jour ! De ça et de tout le reste !
-Parce qu'il y a pire ?, s'étonna le Dieu du Chaos
-Je me suis faite agresser à l'école par des garçons qui avait trouvé l'idée de me déshabiller devant out le monde formidable ! Savez-vous ce que cela fait d'être humiliée de la sorte ? Que l'on force votre intimité pour la mettre à nue aux yeux de tous ? Que l'on vous touche sans que vous en ayez donné la permission ? On est marquée à vie.. Mais quand vos proches qui sont sensés vous protéger ne font rien, quelque chose se brise en vous : mon « père » n'a même pas pris ma défense...
-Quelque chose me dit qu'il va le regretter, ricana le magicien, plus en colère qu'il ne le laissait voir, pourquoi n'a-t-il rien fait ?
Il ne supportait pas l'idée qu'un autre que lui embête ou déshabille la jeune femme ! Et encore moins celle que de simples humains aie pu violenter un Dieu ! Il prendrait du plaisir à les voir souffrir.
-Oh oui, répondit l'enchanteresse, ses yeux gris ayant viré au noirs lumineux, apparemment je n'avais qu'à porter une tenue décente...je n'ai plus jamais remis de jupes après ça. Mais l'important aujourd'hui c'est qu'ils payent !
Le reste de sa journée, elle le passa à chercher les meilleurs moyens et approches de torture : elle allait tous les tuer. Tous sans exceptions : les adultes, les adolescents et les enfants. Elle allait faire couler leur sang, elle allait faire couleur leurs larmes et les faire crier ! Et elle jubilait, jamais elle n'avait ressentis aussi peu d'appréhensions ou de peurs. Et c'est sur ces pensées terribles qu'elle ferma ses yeux, peuplant ses rêves de morts et de corps démembrés.
Le lendemain matin, elle était prête aux aurores. Elle revêtit une tenue qu'elle trouva approprié à savoir un pantalon en cuir qu'elle avait vu sur l'agent Hill au S.H.I.E.L.D, un fin plastron métallique en guise de haut et elle choisit de porter un cape légère, semblable à celle de son maître mais bleue. Elle accrocha la lame de son mentor à sa ceinture et attendit qu'il vienne la chercher. Longtemps elle attendit, patiemment, sans se mettre en colère : après tout elle avait attendu quinze ans ce moment alors quelques heures de plus ou de moins... Il était près de quinze heures quand Loki se montra enfin.
-Es-tu prêtes ?
-Depuis que je sais parler...
-Alors allons-y, lui dit-il tranquillement en tendant le bras vers elle.
Elle s'en saisit et il la ramena contre lui.
-Où étiez-vous ?, le questionna-t-elle avant qu'ils ne se téléportent.
-Régler les derniers détails du plan, je t'en parlerai plus tard, accroche-toi.
Elle eu à peine le temps de suivre son ordre qu'ils avaient déjà atterris dans le rue si familière qu'Angèle détestait. Un chien aboya et le cœur de la magicienne s'emballa. Après tout ce temps elle allait enfin avoir sa vengeance, ce qu'elle avait attendu durant presque toute sa vie, son souhait le plus cher et le plus secret allait s'accomplir et cela grâce à son maître. Jamais elle n'avait été autant reconnaissante. Il la poussa légèrement par la taille et elle avança devant le portail de son ancienne demeure.
A cette heure-ci (décalage horaire : il est 20h en France), ce dernier devait être fermé. Elle n'avait pas la clef et n'en avait pas besoin : d'un geste du doigt, elle fracassa le loquet en deux, sans un bruit et pénétra dans son ancienne propriété suivit du Dieu qui commençait à s'amuser. Elle sentit le gravier criser sous leurs pas et vit son chat noir disparaître,se fondant parfaitement dans la nuit. Elle posa un premier pied sur la terrasse devant la maison, tendit le bras, attrapa fermement le crochet, et frappa trois coups à la fois forts et tranquilles. Elle se délecta du bruit de pas hâtifs que faisait celui qu'elle avait appelé « père » durant tant d'années sur le sol, du son des clefs qui tournent dans la serrure et encore plus de la vision de surprise que l'homme eut sur le visage en l'apercevant. Elle passa le pas de la porte, suivit de son mentor et elle vit une femme arriver en courant, sa « mère » s'immobilisa et mit une main devant sa bouche, étouffant un sanglot en la voyant.
-Bonsoir, fit Angèle.
-Où étais-tu ?, se reprit son « père », on s'est fait un sang d'encre ! Plus d'un mois que tu as disparue ! Tu imagines l'angoisse que tu nous a causé ?
-J'avais juste besoin de changer d'air, répondit-elle tranquillement.
Elle ne chercha même pas à esquiver la gifle que lui envoya l'homme en face, elle ne dit rien, se contentant de l'observer l'œil mauvais . Le Dieu, en revanche, gronda attirant enfin l'attention sur lui.
-Qui est-ce ?, demanda la femme.
-Mon ravisseur.
L'air nonchalant qu'elle affichait amusa Loki, « le calme avant la tempête », pensa-t-il.
-Ton quoi ?
-Mon ravisseur, maître et Dieu.
-Ton Dieu ? Paul, se tourna-t-elle, cherchant du réconfort auprès de son époux, elle ne comprenait rien à ce que racontait sa fille.
-Carole tu vois bien qu'elle se moque de nous ! Un Dieu c'est cela, et je vais voir Casimir débarquer d'un moment à l'autre ? Et qu'est-ce-que c'est que cette tenue ridicule dont tu es encore affublée ?
-Regarde-là bien car c'est dans cette tenue ridicule comme tu dis, que je vais accomplir mon premier acte en tant que Déesse !
-Déesse ?, Paul lui riait ouvertement au nez, tu te prends pour une Déesse maintenant ? Et bien ma fille c'est clair, demain je te fais interner, quant à vous, commença-t-il à s'adresser au Dieu qui prit un air faussement innocent et choqué, vous allez finir en prison pauvre cinglé, vous rendes-vous compte...
Il fut coupé net dans sa tirade quand ses pieds décolèrent du sol, ébahis il regardait tout à tour sa femme, sa fille et l'homme qui l'accompagnait et vit au sourire mauvais de ce dernier qu'ils n'allaient pas tarder à avoir des ennuis. D'un geste, Angèle l'envoya au sol, plaçant sa lame sous sa gorge.
-Appelle tes fils, ordonna-t-elle à Carole, appelle-les ou je le tue.
Tremblant de peur et ne comprenant rien à la situation, celle-ci s'exécuta. Loki avait pris place dans la canapé et avait croisé les jambes, s'installant confortablement pour admirer son arme en action.
-Tu peux dire du mal de moi autant que tu veux mais je ne permettrai pas qu'on insulte mon maître !, expliqua Angèle, reportant son attention sur Paul.
Elle était parfaite. L'Asgardien ne l'avait pas emmené ici pour lui faire plaisir mais pour tester sa fidélité : malgré ce qu'ils lui avaient fait subir, ces gens avaient du aimer et prendre soin de la jeune femme et si elle était capable de faire abstraction de cela et de tous les tuer, enfants compris, rien ne pourrait l'arrêter sur le champs de bataille face à des inconnus. Alors il la laissa faire : de plus si cela lui permettait d'obtenir encore plus d'elle pour son geste, il n'allait pas s'en priver. Il admira la petite famille devant lui : il y avait le père au sol menacé de mort, la mère tremblante et ridicule et les quatre garçons du couples, deux adolescent à l'air un peu idiot et les deux petits, jumeaux apparemment, qui ne devait pas avoir plus de cinq ans. Angèle envoya d'abord le père au mur :
-Contemple, lui dit-elle, ma vengeance.
-Ta vengeance ? Pour quoi : nos bons soins ?, lui hurla-t-il au désespoir, il sentait le danger et avait peur, au plus grand bonheur d'Angèle.
-Je te l'avais dit : chaque coup, chaque parole blessante je te le rendrai au centuple ! Toi, s'adressa-t-elle à la femme qui l'avait élevé, prend ça.
Et elle lui tendit sa lame. Loki regardait, avide de connaître les plans de son élève, et quand il compris il rigola quelque peu. Elle était parfaite.
Angèle la força à tuer ses propres enfants à l'aide de sa magie, faisant abstraction des cris de Paul et la regarda, avec délectation, s'ôter la vie, horrifiée par ce qu'elle venait de faire. Le sang coulait sur le carrelage tranchant avec le blanc de celui-ci. Puis elle s'occupa de l'homme contre qui elle avait des griefs : alors lentement, en se couvrant de son sang, ses gestes aussi parfaits que sadiques, elle lui prit sa vie. Quand ce fût fait, quand le désir de vengeance fut assouvit, Angèle sentit son cœur se libérer d'un poids. Elle avait enfin accomplit son noir dessein et le sourire qui s'afficha sur ses lèvres fut le plus cruelle que la jeune femme avait et ne fit jamais plus.
Elle tourna ses yeux gris vers Loki et celui-ci se leva, impassible. L'expression de son visage effraya la jeune femme qui recula quelque peu jusqu'à ce que son dos touche la rampe de l'escalier. Elle était coincée. Il l'attrapa par le cou et lui dit, les yeux pleins de convoitises :
-Ce soir, je vais te faire mienne, ce soir petite humaine je vais te faire reine.
Elle cherchait du jeu dans son regard, elle n'en trouva pas : il était on ne peut plus sérieux. Il fondit sur elle, plaquant ses lèvres sur les siennes, ses mains allant de ses hanches à ses cuisses, et la porta pour la mettre à sa hauteur. Elle passa les bras autour de son cou, rapprochant la tête du Dieu toujours plus près de la sienne, une grande chaleur s'insinuant en elle. Il la sentit vibrer contre lui et en voulut plus : il voulait l'entendre gémir, crier et demander grâce. La maintenant de tout son poids contre l'escalier, il fit courir ses mains sur son corps, dégrafant sa cape au passage, caressant le bas de son dos, allant chercher au creux de ses reins pour la plaquer contre lui. Elle souffla quelque peu à ce contact et il alla titiller le lobe de son oreille avec sa langue. Angèle perdit tout contrôle, la part d'humaine en elle reprenant le dessus : elle passa ses mains dans le cou du Dieu, caressant la peau fraîche de son mentor de ses doigts, remontant jusqu'à son visage qu'elle attrapa, maintenant fermement la tête de l'homme qu'elle aimait à quelques centimètres de ses lèvres. Elle créait du désir en lui, elle était proche de lui mais ne lui permettait pas de la toucher : s'en était trop pour Loki ! Il la plaqua au sol, la dominant entièrement et recommença à l'embrasser, laissant ses mains parcourir librement de la corps de la femme sous lui, lui tirant des frissons de plaisir quand il touchait sa peau mise à nue par le doigté expert du Dieu. Il allait faire disparaître ses vêtements, si désagréables, d'un geste du doigt quand il fut stoppé par Angèle qui venait de porter ce même doigt à sa bouche, l'embrassant langoureusement. D'un mouvement de bassin elle le retourna, se plaçant au dessus de lui et elle commença à onduler tout en retirant son haut, mettant à nue ses épaules et son décolleté, provocant son mentor de ses yeux de perles. Loki sentit quelque chose s'agiter au fond de lui et gronda. Les mains poisseuses du sang des enfants, il porta ses doigts au visage de sa compagne et traça un trait ensanglanté du haut de son front jusqu'à son menton, s'arrêtant quelque peu sur ces lèvres. Puis il peignit ses joues, son cou et ses épaules de traits et de glyphes, symboles d'un ancien rituel humain visant à décupler la puissance des rapports pour rapprocher l'homme et la femme des dieux Il la faisait sienne : entièrement à lui.
Il positionna la magicienne sur les genoux, en face de lui et délassa son corset mettant ses seins et son dos à nues. Il trempa ses doigts à nouveau dans le sang et traça une ancienne croix sur la poitrine de la jeune femme qui semblait à la fois fascinée et enivrée de ce contact. D'un geste elle fit disparaître une partie des vêtements de l'Asgardien qui se retrouva torse nu, plongeant à son tour ses mains dans le sang de sa famille, Angèle les posa paumes à plat contre le torse de son maître qui savoura le contact. La trace ensanglantée des mains de son élève vibrait sur la peau du sorcier et d'un mouvement il ôta le peu de vêtements qu'ils restaient sur Angèle.
-Lève-toi, lui ordonna-t-il
Elle s'exécuta et il continua de lui peindre le corps avec soin et délicatesse jusqu'à ses pieds, s'amusant des frissons que procurait son toucher sur Angèle. Il porta alors sa main à sa bouche, y faisant couler un peu de sang et mordit légèrement sa compagne à l'arrière de sa cuisse, y apposant une marque ensanglantée. La jeune femme retint un cri de surprise, appréciant tout de même le geste. Elle sentait le sang sécher sur tout son corps, elle passa les doigts sur les glyphes tracés par Loki et la voir toucher ainsi son œuvre, se caressant du bout des doigts, rendit le Dieu fou de désir : jamais il n'avait voulu posséder une femme de la sorte et ce que Loki voulait, Loki l'obtenait. Il se releva lestement et souleva à nouveau la jeune femme. Il aimait la porter, lui faisant bien sentir qu'elle était à sa merci complète : il avait accès à tout son corps et elle devrait se contenter de subir. Il ricana à l'idée de la jeune femme gémissante sous lui, son sourire mauvais s'accentuant et, comme si elle devinait les pensées de son mentor, Angèle lécha son cou à nouveau, l'encourageant. Il la déposa à même le sol, chaud du sang des victimes de la Déesse, et entreprit d'explorer son corps plus en détail, faisant courir ses doigts de ses seins à son intimité, se laissant lui-même caresser. La magicienne ne gémit pas de plaisir mais ronronna et le son félin retentit aux oreilles du Dieu comme une cloche : il la voulait là maintenant sans plus de cérémonies. Alors il s'inséra en elle, lui tirant cette fois ci un gémissement de plaisir et elle compléta son geste d'un lent et délectable mouvement de bassin. Elle se mouvait en même temps que lui, les entraînant dans une danse parfaite.
Loki ne fut pas brutal avec elle mais ne la ménagea pas non plus : ils étaient des Dieux et chaque mouvements de bassin faisait trembler la maison entière, si ce n'est la ville. Il venait en elle à une telle vitesse que la jeune Déesse se sentait défaillir de plaisir, elle atteignit des sommets tels qu'elle pleura deux fois, tirant des rires à son maître qui accélérait ou ralentissait en fonction. Elle voulait lui offrir cela elle aussi. D'un mouvement de reins, elle bascula sur lui et le fit gronder de plaisir, prenant le contrôle de leurs ébats par des gestes dignes des plus grands maîtres de l'amour. Elle se mouvait sur lui comme une anguille, prenant appuis sur le torse puissant de Loki, l'entraînant dans des sensations nouvelles car jamais il n'avait encore permis qu'une femme le chevauche. Le Dieu du Chaos fut agréablement surpris du savoir faire de sa compagne qui provoquait en lui des désirs insoupçonnés. Il grondait, lui refusant le luxe de le voir gémir même si il devait pour cela se maîtriser comme jamais, et plusieurs fois il ne put se contenir. Il s'assit, passant une main dans le dos d'Angèle, la soulevant légèrement pour la ramener à son rythme à lui et le regard de Loki la transperça encore plus que ses coups de reins. Il faisait l'amour comme la guerre et c'était une guerre que tous deux menaient...et elle voulait gagner. Elle allait l'amener aux sommets des plaisirs charnels, ne le quittant pas des yeux elle renversa sa tête en arrière lui laissant alors tout loisir d'apprécier les courbes de son corps alors très vulnérable et à son entière merci. Loki ne se gêna pas pour y poser avidement ses mains et les faire redescendre jusqu'aux seins de la jeune femme qui continuait de bouger au dessus de lui, lui procurant un plaisir jusque là inégalé. Le Dieu se ressaisit et repris le dessus : il était le maître et elle l'élève et il allait lui en faire démonstration. Basculant la jeune femme sur le dos, il noua ses jambes autours de ses reins et se surpassa, malmenant son corps par des coups de reins indécents et vifs. Il la porta si loin dans les méandres du plaisir qu'elle parvint à peine à maîtriser ses cris, suppliant jusqu'à l'extase et, enfin, elle rougit de plaisir provocant l'ultime plaisir de son compagnon.
Il la prit plusieurs fois cette nuit là, parfois rudement, parfois doucement mais toujours avec désir et fièvre. Jamais elle n'oublierait cet homme et c'était exactement ce qu'il voulait ! Mais ce qu'il ne lui avoua jamais c'est qu'elle le transporta si loin dans ses plaisirs que jamais plus une autre femme ne saurait le contenter : après avoir goûté Angèle, jamais plus il ne pourrait en désirer d'autres !
La jeune femme s'était endormie tout contre lui au petit matin, complètement épuisée de sa nuit de bonheur. Loki caressait nonchalamment le corps de sa compagne, presque par réflexe, suivant la courbe de ses hanches, descendant sur ses cuisses pour remonter vers sa poitrine. Elle semblait tellement fragile, tellement innocente ainsi et ressemblait plus à une petite fille qu'à une femme : comme si le tigre de la nuit était devenue chaton au matin. Et pourtant c'était belle et bien une femme qui lui avait fait l'amour inlassablement quelques heures auparavant, c'était une femme qui avait tué les personnes gisant encore au sol. D'ailleurs, celles-ci ennuyaient Loki et il fit disparaître cadavres et sang d'un geste dédaigneux de la main. Il aurait voulu bouger, se lever afin d'aller explorer cette maison qui avait été celle de l'ange endormie auprès de lui mais il avait trop peur de la réveiller pour esquisser le moindre geste.
Jamais il ne l'avouerait mais elle était importante à ces yeux, précieuse même. Et le sentiment qui tourmentait son âme à chaque fois qu'il posait les yeux sur elle depuis quelques temps, prenait à présent tout son sens. Il aimait cette petite humaine et cela les mettait en danger tous les deux. Alors il choisit de se taire pour le moment, de faire l'impasse sur ce qu'il éprouvait et de les protéger. Mais quiconque désormais la toucherait dans le but de la malmener ou lui faire du mal aurait affaire à lui et connaîtrait un sort plus horrible encore que la mort ou toutes les tortures des Neuf Royaumes. Alors il se laissa couler aux côté de son Héritière et s'octroya quelques heures de sommeils non sans avoir préalablement protégé la maison de tout intrus. Ce qu'il ne savait pas c'est que dès qu'il plongeait dans le pays des songes, Angèle en revenait pour veiller sur lui à son tour.
Voilà j'espère que vous avez aimé ce chapitre un peu plus long que les autres comme promis !Étant la première scène érotique que j'écrivais hésitez pas à me laisser une review pour donner votre avis bon comme mauvais ! N'oublier pas que les reviews font toujours plaisirs aux auteurs !
Je vous dis à la semaine prochaine pour un nouveau chapitre avec notre couple d'enfoirés (et oui j'admets volontiers que mon héroïne est une belle garce et nous savons tous ici que, malgré ses bons côtés, Loki n'est pas un enfant de chœurs).
