Aujourd'hui, tu m'as demandé de venir dans ton temple.
Contrairement à d'habitude, je n'ai pas ressentit de joie, car justement, je n'en ressens plus depuis quelques moi lorsque je suis à tes côtés.
Je ne pensais pas que ce que j'éprouvais pour un autre de nos pairs supplanterais l'amour que j'ai pour toi.
Je ne veux pas te le dire car je n'ai pas envie de te perdre..
Malheureusement, je ne peux plus continuer à me taire car se serait ajouter un peu plus de trahison envers toi.
Je me lance et rien qu'en écoutant le lourd silence qui s'installe entre nous, je sais que je viens de tomber plus bas que terre.
Tes larmes et tes paroles me fendent le cœur et je me sens encore plus mal lorsque tu me dis que tu étais au courant.
Honteux comme jamais, je murmure des paroles que, à l'instant où elles sortent de ma bouche, je les regrette amèrement.
Je n'aurais pas dû te demander cela et tes paroles me le font bien comprendre.
J'ai mérité ta colère, je le sais.
C'est pourquoi, je me tais et pars, en te jetant un dernier regard alors que tu viens de finir de parler, le visage remplit de larmes.
On s'observe quelques minutes en silence, ce qui créé une tension entre nous.
Même si je sais que mon visage est impassible, je ne doute pas que mes yeux te montrent ce que je ressens.
Je finis par tourner les talons, en essayant de garder un semblant de dignité.
Je ne peux empêcher mes larmes de rouler sur mes joues, bien que j'essaye.
En fermant ta porte, je sais que je viens de la refermée sur notre histoire et que je t'ai perdu à jamais même si je garde au fond de moi, bien enfouit, un espoir de te reconquérir que ce soit en amitié comme en amour.
En m'adossant contre ta porte, je laisse ma tristesse déborder.
Quelques minutes plus tard, je suis étonné lorsque je ressens les émotions émanant de ton cosmos.
Cela est très rare que tu me les montres et cela ne fait que confirmer ce que je pense
Si tu me les laisses voir, c'est que tu es profondément blessé
Tristesse, colère, déception sont les émotions que tu ressens.
Mes pleurs s'intensifient, ma peine et ma douleur sont grandes.
Et je ne parle pas de ma souffrance.
Encore moins de la tienne qui me transperce comme une multitude de dards, à la pointe aussi dure que la glace de ta Sibérie.
Je regrette amèrement et sincèrement ce que je t'ai fait.
Je n'ai pas envie de te perdre tout comme je n'avais pas envie de te faire souffrir.
Je m'en veux et tente le tout pour le tout en te demandant d'une voix suppliante :
" Camus, je t'en prie, pardonnes-moi, je ferais tout ce que tu voudras. Ne me laisse pas, je t'aime !".
Ton silence est ta réponse.
Cela me fait mal mais je l'ai mérité, je le sais.
Soudain, je sens la température qui descend.
Je comprends ton message mais décide de rester.
J'essaie de résister mais je finis par capituler et tente de me reprendre.
Je n'y arrive qu'à l'extérieur car intérieurement, je suis détruit, anéanti.
Je te laisse, même si je n'en ai pas envie, car je sais que tu veux que je privilégie mon devoir envers Athéna.
Soit, je le fait tout en me repassant tes paroles dans ma tête et en me promettant de tout faire pour que tu me pardonnes.
Je t'aime et j'espère sincèrement qu'on saura surmonter ça et que tout redeviendra comme avant entre nous.
Je t'aime, Camus!
Mon cœur se serre et je pars sur la plage afin de me calmer avant d'aller retrouver mon nouvel amant.
