Pour le coup, j'avoue que j'avais complètement oublié de poster... merci à EvilSwanMills de me l'avoir rappelé !

Bonne lecture !


Il claqua la porte de l'appartement à l'aveuglette. Regina prit son visage entre ses mains et, écrasa ses lèvres contre les siennes, l'embrassa avec passion. Robin poursuivit ses caresses enflammées puis il glissa le long de sa mâchoire. Il effleura son cou, descendit le long de ses hanches. Ce ne fut que lorsqu'elle approfondit ses baisers qu'il s'abandonna à quelques attentions plus brûlantes. Il glissa ses mains sous ses vêtements. Il l'effeuilla avec délicatesse, habillant chaque nouvelle parcelle de peau mise à nue d'un nouveau baiser.

« Et Henry ? » demanda-elle dans un soupir.

Elle arrêta son geste.

« Nous irons le chercher demain » murmura-t-il.

Elle plongea son regard dans le sien et hésita une dernière fois encore. Elle s'approcha, le souffle court et Robin attendit. Il déglutit et sa respiration se bloqua dans sa poitrine. Regina plaqua ses lèvres contre les siennes, son corps contre celui de son mari. Elle le sentit bruler de désir pour elle. Elle passa ses bras autour de son cou et essaya de gagner quelques centimètres afin de presser davantage ses lèvres dans un désir ardent. Robin apposa ses mains sur ses hanches et la souleva avec douceur. Elle enlaça ses jambes autour de sa taille.

« Cela me rappelle notre nuit de noces », souffla Robin dans un sourire.

Ils pressèrent leurs baisers et Robin prit la direction de la chambre dont il prit grand soin de fermer la porte.


Regina s'éveilla doucement. Elle passa une main dans ses cheveux bruns et s'étira. Elle sentait les draps glisser et caresser sa peau nue. Elle tourna la tête, espérant trouver son mari mais elle ne trouva que des draps froids. Elle s'assit et ramena les draps contre sa poitrine.

Elle tendit l'oreille. L'eau coulait dans la salle de bain. Regina se rhabilla avec ses vêtements de la veille et s'approcha du miroir afin de se donner un aspect plus présentable.

Cette nuit imprévue lui rappelait le début de leur relation, du temps où elle devait encore braver l'avis sa mère et elle devait bien admettre que c'était grisant. Après s'être abandonnée dans les bras de son mari, elle s'interrogeait sur ses sentiments. Elle était persuadée de ne plus l'aimer depuis deux ans et c'est pour cela qu'elle avait lancé la procédure afin de dissoudre son mariage. Elle avait attendu par appréhension tout d'abord : Henry était si jeune... Comment aurait-il pu comprendre cette séparation ? Puis elle s'était quelque peu résignée à cette relation certes complice mais vite devenue routinière. Robin n'était pas d'une compagnie désagréable.

Un bruit la fit sursauter et elle fut bien vite arrachée à ses pensées. Elle chercha des yeux d'où pouvait venir cette sonnerie. Le téléphone continuait de piailler sans interruptions. Regina le trouva finalement dans le blouson de Robin, qui avait été abandonné dans le couloir de l'entrée. En voulant retirer le portable de la poche, sa main se ferma également sur deux feuilles pliées. Elle reconnut une photo et déplia les pages. Elle reconnaissait aisément l'écriture de son mari...

« Garde exclusive... droit du sol... moi seul propriétaire... » lut-elle sans trop en comprendre le sens.

Absorbée par la lecture de ces notes, elle en oublia que le portable sonnait toujours. La téléphone se tut. La brune revint à la chambre en continuant de déchiffrer l'écriture de Robin. Son cœur battait à présent d'angoisse dans sa poitrine. L'eau coulait toujours dans la salle de bain. Elle toucha l'écran du téléphone qui s'alluma.

« Robin, l'appela-t-elle. Tu as eu un appel de... »

Le nom du contact ne s'affichait pas. Le téléphone vibra de nouveau. Le message s'afficha en partie et elle mit sa phrase en suspens. Elle le lut par simple réflexe tout d'abord puis par curiosité.

Alors ça a marché ?

Elle fronça les sourcils et le téléphone vibra de nouveau. Un deuxième message apparut :

Si elle renonce alors tout est...

Elle ne pouvait en lire plus car elle ne connaissait pas le code pour déverrouiller l'écran du portable et accéder au message dans son intégralité. Ses pensées commençaient doucement à faire leur chemin. Peut-être que leur mariage s'était brisé en parti à cause de lui...

Robin sortit de la salle de bain avec un simple caleçon.

« Bien dormi, mon amour ? », la salua-t-il.

Elle regarda tour à tour le portable, les feuilles griffonnées et son mari. Robin se stoppa dans son élan. Il sentait bien que quelque chose dérangeait Regina.

- « Qui est derrière ce numéro ?, interrogea-t-elle. Cela a-t-il un rapport avec la soirée d'hier ? Et c'est quoi ces papiers ? Tu veux me retirer Henry ? Qu'est-ce que tu es en train de faire ? Tu essayes de me duper ?

- Qu'est-ce que tu racontes ?, demanda-t-il, indécis. C'est quoi cet interrogatoire ? Qu'est-ce qui t'arrive ?

- Ce qui m'arrive ?, répéta-t-elle d'un ton dur. Je vois que tu as fait ton choix et j'ai fait le mien. »

Ses doigts se crispèrent autour du téléphone portable et elle le lança avec force contre le mur. Elle déchira les feuilles dans un excès de rage et prit la direction de la sortie et s'empara de son sac à main et de ses chaussures au passage.

- « Qu'est-ce que tu racontes ? Tu délires !

- Depuis quand as-tu une maitresse ?, cracha Regina. Elle doit être bien précieuse pour que tu n'écrives même pas son nom ! Tu pensais qu'une nuit dans tes bras parviendrait à m'adoucir ? Si tu crois me retirer Henry, c'est toi qui est fou à lier ! »

Regina serra les dents, lui jeta ces mots à la figure avec rage. Robin ne l'avait jamais vue ainsi. Il la regarda avec incompréhension tout d'abord puis céda, lui aussi à la colère.

- « Je n'essayes pas de te retirer Henry !, cria-t-il à son tour.

- Ça c'est ce qu'on va voir, explosa-t-elle.

- Je ne veux pas me battre avec toi, Regina, mais n'oublie pas que ton association repose sur mon terrain. »

Regina lui lança un dernier regard venimeux puis claqua violemment la porte derrière elle, abandonnant désormais Robin sans le moindre remord.


Dans son bureau, Emma faisait doucement tourner un stylo entre ses doigts. Elle gribouillait parfois des formes imaginaires sur une feuille et continua avec assiduité sa conversation téléphonique.

« Oui Monsieur Booth, j'ai entendu moi aussi les arguments de la défense... Stromboli ne peut pas s'en tirer, affirma-t-elle. Il ne fait que reculer l'échéance... Je vous vois donc jeudi. Ce qu'il a fait à votre fils ne restera pas impuni. Au revoir Monsieur. »

L'avocate appuya sur une autre touche du téléphone et prit un deuxième client.

« Mlle Pelekai, la salua Emma d'une voix plus légère. C'est pour vous dire que M. Bubbles viendra estimer si vous répondez à tous les critères... »

Emma vit une femme brune s'approcher du bureau de Ruby. Sa voix s'éteignit, trop occupée à observer ce qui se passait. Elle reconnut Regina sans trop de mal. Le petit garçon qui la suivait en revanche, elle ne l'avait jamais vu. Ruby fit le tour de son bureau pour saluer le petit garçon. Regina l'abandonna aux bons soins de la secrétaire et marcha d'un pas décidé vers les bureaux. Regina tenait une boite entre ses mains. Son regard croisa celui de Maitre Swan, toujours au téléphone.

- Maitre Swan ? Maitre Swan ? Vous êtes là ?, demanda Mlle Pelekai à l'autre bout du fil.

- Oui répondit l'avocate. Votre emploi en tant que serveuse devrait jouer en votre faveur. Le reste, ce n'est que des formalités.

- On ne m'empêchera pas de retrouver ma sœur si je suis serveuse ?, demanda Mlle Pelekai avec un apparent soulagement

- Si vous pouvez lui offrir un foyer stable, il n'y aucune raison pour qu'on vous refuse cette adoption, assura l'avocate. ...C'était pour vous tenir informée et aussi pour vous dire de ne pas vous inquiéter. Ça va bien se passer. Je dois vous laisser. Au revoir. »

L'avocate abrégea sa conversation et raccrocha. Regina ouvrit la porte du bureau de Maitre Swan. Cette dernière s'accouda à son bureau et se pencha légèrement en avant, arborant un sourire moqueur :

- « Le bureau de Jones ? c'est celui d'à côté.

- C'est vous que je suis venue voir. »

Regina ouvrit doucement la boite et Emma ne put échapper à la douce odeur sucrée qui en émanait. Ses yeux gourmands parcoururent les mets et elle s'humecta les lèvres, avide.

« Je veux que vous repreniez mon divorce », lança la brune dans un sourire enjôleur.

Cependant, Emma n'avait d'yeux que pour la boite et son contenu. L'avocate prit une pâtisserie qui lui était gracieusement offerte et s'adossa à son fauteuil. Elle croisa les jambes et fixa Regina qui avait à présent toute son attention.

- « Vous avez de la chance : il y a une patte d'ours, dit-elle avant d'en prendre une bouchée généreuse.

- Je pense que mon mari a essayé de me corrompre et qu'il a une maitresse.

- Ché embêtant, commenta Emma en ôtant le sucre glace de ses doigts.

- Je n'en suis pas sûre mais...

- La première impression est souvent la bonne, trancha l'avocate. Mais vous savez que si je prends votre affaire. Je veux gagner.

- C'est pour ça que je suis revenue. En ce qui concerne mon association...

- Il a le terrain et vous le bâtiment, se rappela Emma. Techniquement vous n'avez rien mais avec des documents signés de votre main, une preuve que cette association est debout grâce à vous et non lui... C'est potentiellement jouable... Et avec le juge adéquat, on...

- Vous avez carte blanche, coupa la brune. L'argent m'importe peu. Je veux que cette association reste ouverte. Et je veux avoir la garde exclusive de mon fils, avant toute chose. Si mon... Si Robin veut jouer ainsi alors... »

Emma hocha la tête. Ruby bavardait avec le jeune garçon mais se hasardait de temps à autre à jeter un coup d'œil à l'entretien entre les deux femmes. La secrétaire remit une mèche de ses cheveux rouges qui lui barrait la vue, derrière son oreille. La cliente semblait décidée et bien qu'elle n'entende rien de ce qui se déroulait, elle voyait bien qu'Emma était plus qu'enthousiaste.

L'avocate sortit et raccompagna Mlle Mills jusqu'à l'accueil. Henry porta naturellement son attention sur sa mère puis s'intéressa à l'avocate.

- « Henry, commença Regina. Je te présente Miss Swan. Elle va s'occuper du divorce de Papa et Maman.

- B'jour, dit-il timidement.

- Salut Gamin, répondit Emma en se baissant pour être à sa hauteur.

- Tu vas me séparer de mon papa ? »

Emma regarda Regina du coin de l'œil et préféra donner au garçon une réponse évasive :

« Tu continueras de voir ton papa. Moi, mon travail, c'est juste de partager les affaires de ton papa et de ta maman. »

Regina s'étonna de voir l'avocate si pédagogue avec son fils, à des lieues du cynisme dont elle la gratifiait toujours.

La brune passa une main dans les cheveux de son fils et déclara qu'il était temps pour eux de partir. Alors qu'ils disparaissaient dans ascenseur, Ruby se pencha vers Emma :

- « Alors ?

- Alors ?, répéta l'avocate le regard brillant. Elle change de plateau. Elle va se battre, on va gagner. Et je vais détruire son mari. »


Emma ne put cacher sa surprise en voyant son patron entrer dans son bureau. Il était relativement rare de le voir s'aventurer dans les bas quartiers de ses employés. M. Gold s'arrêta sitôt après être entré dans le bureau, il ne prit pas la peine de s'avancer plus.

« Je suis venu vous demander des nouvelles du dossier Nolan » déclara Gold pour répondre à sa question silencieuse.

Emma ne se donna pas la peine de regarder ses notes : elle avait un regard assez clair sur cette affaire.

- « Le dossier de la victime ?, sourit-elle. J'ai été le voir en prison afin d'avoir un compte rendu à la source. Il dit avoir un jumeau duquel il a été séparé à la naissance.

- Vous semblez perplexe.

- Si c'est vrai, admit-elle. Mais on finira bien par le trouver. J'essaye de trouver des vices ou des erreurs de procédures de la part de la police ou du labo qui a fait les analyses. Avec le bon juge, je pense pouvoir obtenir une liberté conditionnelle. »

Gold acquiesça et posa sa main sur la poignée, s'apprêtant à partir. Emma se souvint alors qu'elle avait autre chose à lui communiquer :

- « J'ai finalement repris le dossier Mills-Wood à Jones.

- Je le sais, répondit Gold en ouvrant la porte.

- Vous n'en êtes pas étonné ?, remarqua-t-elle, suspicieuse. Je l'avais refusé et vous m'avez collé Bill Sykes. »

Gold lâcha la porte et se tourna vers Maitre Swan, un air mutin étirant ses traits.

- « Pourquoi ?, interrogea l'avocate.

- J'ai délibérément refusé de m'entretenir avec Regina pour qu'elle s'entretienne avec vous, avoua Gold le regard étincelant. Je savais déjà qu'elle espérait un divorce passif.

- C'est pour ça que vous assez essayé de me la refiler ? Parce que vous-même vous en vouliez pas ?

- Oh non, Maitre Swan, sourit Gold. J'ai simplement fait bon usage de votre insolence. »

Emma jaugea son patron, partagée entre l'incompréhension et la curiosité.

- « D'une manière ou d'une autre, j'espérais que vous sauriez la convaincre de se battre, éclaira Gold. Je ne vous apprends rien si je vous dis que Regina possède la multinationale Mills et que M. Wood est le fondateur des assurances du Major Oak ?

- En effet, murmura Emma.

- Je vous laisse imaginer la visibilité médiatique que laisse présager pareille bataille. Sur ce, je vous laisse, Swan. »

Incrédule, Maitre Swan regarda son patron quitter son bureau, le visage de nouveau impassible.

« Mais quel fils de pute... » marmonna-t-elle, une légère admiration dans la voix.

Gold était un requin du barreau et à cet instant, Emma se rendait compte de l'étendu de ses pouvoirs.


A cette heure, les rues étaient encombrées et les voitures s'étendaient les unes à la suite des autres le long des trottoirs. Il n'y avait plus que les chanceux pour trouver un place à présent. Emma claqua la porte de sa coccinelle, as peu fière d'avoir trouvé une place pour son bolide. Elle fourra ses clefs dans la poche de son jean et mit la lanière de son sac sur son épaule.

« Mlle Mills ? », l'appela-t-elle.

La brune se retourna, bien que surprise par l'appellation. Son avocate devait considérer cette affaire comme gagnée d'avance.

Maitre Swan arrivait à sa hauteur, le pas léger. Regina était quelque peu étonnée que Maitre Swan lui ai donné rendez-vous en dehors de son bureau. L'avocate expliqua platement qu'elle sortait du tribunal et que se rejoindre ici était plus accommodant, pour l'une comme pour l'autre.

- « On va manger ?, lança l'avocate d'un air entendu.

- Je pensais que nous devions nous voir pour parler de mon divorce, fit Regina.

- Oui. Mais je suis meilleure avocate le ventre plein. »

Derrière elles, la devanture rouge et dorée du restaurant attirait l'œil. Deux statues de dragons de pierre encadraient les larges portes. Emma s'y dirigea d'un pas assuré et sa cliente lui emboita le pas, non sans une certaine réticente.


Notes :

Je mettrai la suite samedi !