Bonjour- OH MON DIEU ON EST DÉJÀ EN SEPTEMBRE! LA RENTRÉE APPROCHE! AAAAAAAAAAAAH! *s'enfuit*
Désolée, mais j'arrive pas à croire que les vacances sont quasiment finies. C'est un coup dur, croyez-moi.
Bref! Trêves de conneries. Comme vous le voyez, j'ai -ô miracle- finalement réussi à finir ce chapitre! J'espère qu'il vous plaira, je vous souhaite une bonne lecture et on se retrouve en bas :)
Chapitre IV : Affection
Boom.
« Bordel, mais qu'est ce tu fous !? »
Poussé par Bakugo, Kirishima n'eut pas le temps de se redresser de lui-même qu'il fut à son tour empoigné par le t-shirt et tiré vers l'avant. Sans qu'il ne puisse comprendre ce qu'il était en train de faire, il l'avait embrassé en retour.
Le baiser dura quelques secondes seulement. Maladroit et brutal, il finit aussi violemment qu'il avait commencé, Katsuki repoussant presque immédiatement Eijiro avant de s'essuyer les lèvres d'un revers de la main. Il le fixait, ses yeux débordaient de colère avant qu'il ne cligne des paupières. Son regard dériva et vint se perdre vers le bas. Mâchoire et poings serrés, il n'osait plus le regarder en face. Katsuki était en train de se laisser envahir par la gêne et Eijiro, en face, n'était pas mieux.
Il ouvrit la bouche comme s'il voulait parler, avant de la refermer. Aucun son ne voulait sortir. Il n'avait jamais été aussi largué. Il avait l'impression que tous les derniers évènements qu'il venait de vivre n'étaient qu'une succession de paroles et d'actes sans queue ni tête. En face de lui, Bakugo le dévisageait méchamment. Le rouge qui lui était monté au visage trahissait son embarras. Le silence retombait sur eux, plongeant la chambre dans une atmosphère pesante. Il finit par tourner son visage :
« T'en as mis du temps, putain.
-Attends, Katsuki, je pige que dalle là… »
La passivité d'Eijiro lui arracha un grondement sourd. Ses poings s'étaient desserrés mais ses doigts se contractaient, comme traversés par des spasmes incontrôlables. Il perdait patience.
« Mais qu'est ce qui tourne pas rond chez toi ? Pourquoi t'es si con ? Raaah, j'ai envie de te cogner ! Et me regarde pas avec ces yeux là, abruti ! »
Katsuki transpirait la rage, mais son comportement était bizarre. Il ne le regardait pas vraiment en face et la chaleur qui l'étouffait augmentait toujours plus.
« Toi aussi tu ?… Mais pourquoi tu m'as rien dit ?
-La ferme ! J'te retourne la question, connard ! T'attendais quoi au juste pour venir m'en parler ?
-Putain, tu crois que c'est facile d'aller voir son pote pour lui sortir un truc pareil ? Tu me vois me pointer et te largeur 'désolé mec mais j'crois bien que j't'taime ?' hein ? »
Kirishima avait lui aussi élevé la voix, l'énervement qui s'entendait dans son intonation avait au moins eu le mérite de rabattre le clapet de Katsuki. Il reprit :
« Et puis comment tu veux que je devine quoi que ce soit ? T'es aussi fermé que d'habitude.
-N'importe quoi !
-Bien sûr que si ! »
Le rouge serrait les poings. Ce n'était pas dans son habitude de s'emporter face à lui, mais cette fois, il avait ses raisons. Il soupira, essayant de laisser retomber la pression. Katsuki croisa les bras et tourna la tête à l'opposée. À bien y regarder, son comportement avait en fait un peu changé. Et si cette indifférence n'était rien d'autre que de la timidité ?
« Katsuki. »
Il n'eut qu'un énième grognement en réponse. Il se pencha vers lui, prenant le bas de son visage dans sa main, essayant de lui faire tourner la tête vers lui mais il résistait.
« Allez Katsuki, regarde-moi !
-Ferme la ! Tu me soûles, grogna Bakugo en repoussa sa main.
-Qu'est ce qu'on fait ? »
Il le regarda du coin de l'œil.
« De quoi tu parles ?
-Ben, nous… On est toujours potes ?
-Ça fait longtemps qu'on est plus 'potes', du con ! »
Quelques secondes furent nécessaires à Eijiro pour déchiffrer le message, d'abord horrifié par la déclaration. Lorsqu'il comprit, il sentit la boule d'appréhension qui lui bloquait la gorge depuis la nuit dernière éclater en morceaux. Une larme déborda au coin de son œil. En la sentant glisser sur le bord de son nez, il l'essuya d'un revers de main rapide avant d'afficher un large sourire. De son côté, Katsuki, envahit par la gêne, s'énerva devant le visage réjouit du garçon en face de lui.
« C'est quoi cette gueule d'abruti ?
-Pardon… »
Kirishima eut un rire embarrassé, il se frotta la nuque, son regard fuyant encore une fois vers le bas avant de revenir se planter dans les prunelles rouges de son vis-à-vis.
§
Ça avait fini par s'arranger, tout compte fait. Eijiro sentait peser moins lourd sur ses épaules. Il était heureux de voir que ce qu'il ressentait n'était pas seulement accepté mais aussi partagé. À aucun moment il n'aurait osé imaginer que cette issue serait envisageable.
La soirée se termina plus ou moins dans le calme. Les deux apprentis héros passèrent près d'une heure à discuter pour mettre les choses au clair. À la fin de leur longue conversation, alors que Kirishima s'était levé pour retourner dans sa chambre, Katsuki le retint.
« Attends. »
Il était assis sur son lit, recroquevillé sur lui-même, ses jambes repliées contre son torse étaient entourées par ses bras. Eijiro se rassit sur le matelas pour l'écouter. Il avait l'air d'avoir encore quelque chose à lui dire.
« Par rapport à Kamino. »
Il se tut. Ses yeux se posèrent sur le rouge en face de lui avant qu'il ne reprenne la parole.
« Quand j'ai vu que t'étais venu pour moi… Ça m'a fait plaisir. »
Kirishima acquiesça. C'était inhabituel, voire inédit qu'il lui parle à cœur ouvert de cette façon. Enfin, venant de lui, cette simple phrase signifiait déjà beaucoup. Il était soulagé de voir que leur mission de sauvetage n'avait pas blessé sa fierté. Ça aussi, ça faisait partie de leurs craintes à lui et aux autres qui étaient venus pour l'aider. Iida, Shoto, Momo et Izuku. Ils ne savaient toujours pas comment le principal intéressé l'avait vécu de son côté, au final. Ils n'en avaient pas reparlé avant ce soir.
Un peu plus tard, Bakugo finit par mettre Kirishima à la porte. Il ne savait pas vraiment comment agir maintenant qu'ils étaient chacun au courant des sentiments de l'un et de l'autre, et même si pendant la longue conversation qu'ils avaient eu un peu plus tôt où ils avaient pris la décision d'entamer une relation, les démonstrations d'affection n'étaient pas son fort et il avait du mal à s'exprimer autrement qu'avec agressivité.
Kirishima s'engouffra dans sa chambre avant de se vautrer dans ses draps. Il se tourna pour faire face au mur qu'il partageait avec l'autre, celui auquel était collé son lit. Il prit une grande inspiration avant de souffler bruyamment. Il avait encore du mal à réaliser que les deux dernières heures qu'il venait de vivre étaient bel et bien réelles.
§
Il était vingt heures. Dehors, le soleil avait déjà passé la ligne de l'horizon. Plus les jours passaient, plus il se couchait tôt. Le ciel prenait une teinte violacée alors que les premières étoiles pointaient et pour la première fois depuis le début de l'été, la fraîcheur se laissait ressentir dans le fond de l'air. Trop pour se balader avec un simple t-shirt sur le dos.
Kirishima enfila sa veste de sport, celle de la tenue qu'ils portaient lors des entraînements. Bakugo et lui sortaient du gymnase, ils avaient passé la fin de l'après midi à s'entraîner ensemble. Ils avaient terminé depuis quelques minutes mais avaient un peu traîné, manière de se retrouver seuls.
Une semaine entière était passée depuis la discussion qu'ils avaient eue dans la chambre de Katsuki. Ils n'avaient pas parlé aux autres du changement de leur relation et gardaient en leur présence le même comportement que celui qu'ils avaient toujours eu. Ils donnaient l'image de deux bons potes, rien de plus pour l'instant. De son côté, Katsuki, lui, s'était un peu adouci. Il était moins agressif envers Eijiro et ne le repoussait plus lorsque ce dernier affichait des signes de proximité.
Les lumières automatiques du bâtiment étaient déjà éteintes. Ils remontèrent le couloir éclairé par la faible clarté extérieure qui passait à travers les vitres, seul le son de leurs pas résonnant sur le lino qui recouvrait le sol. Kirishima passa un bras autour de ses épaules, un large sourire au visage. Bakugo le laissa faire, gardant ses poings enfoncés dans les poches.
« Il est tard, ils ont déjà éteint les lumières. J'espère qu'on va pas être enfermés.
-Ouais. »
Le silence retomba de nouveau sur eux alors qu'ils arrivaient à l'entrée du gymnase. Katsuki appuya une main contre la poignée qui s'enfonça dans un grincement métallique, la porte s'ouvrant sur l'extérieur. De là où ils étaient, ils pouvaient voir la silhouette des bâtiments de Yuei se détacher dans le ciel qui s'assombrissait. Au dessus d'eux, les nuages noirs se fondaient avec la nuit. Les alentours étaient déserts, seul le chant de quelques oiseaux résonnait jusqu'à eux.
Quand ils reprirent leur marche jusqu'aux dortoirs, Katsuki sentit la main d'Eijiro se glisser dans la sienne. Il tourna la tête sur le côté pour croiser son regard, le rouge se grattant la joue du bout de l'index, peu sûr de lui. Il lui répondit par un sourire, un rictus à peine visible qui étira le coin de ses lèvres, dont Eijiro comprit immédiatement le sens. Il serra sa main un peu plus fort, et alors que la nuit les enveloppait, il se fit la réflexion qu'il avait bien fait de lui dire la vérité, ce soir là, lorsque Bakugo l'avait fait entrer dans sa chambre.
Parce que maintenant, ses sentiments étaient partagés. La chaleur de la main de Katsuki dans la sienne le lui prouvait.
Aaaah... Ne sont-ils pas adorables? Non mais, imaginez-les, là, en train de se tenir la main comme deux idiots! Moi, je craque.
Bref, ce chapitre clos l'histoire, mais ce n'est pas le dernier! Les deux prochains seront des bonus qui complètent un peu tout ça. Le V est prêt et bouclé, il n'attend plus que vous donc si tout va bien, vous pourrez suivre les aventures de votre ship favori dès la semaine prochaine.
Comme d'hab' j'attends vos retours avec impatience :) Et surtout, merci pour tous les avis que vous m'avez déjà laissé! C'est super, vous êtes géniaux ;A;
A plus les gars!
