Bonjour/Bonsoir tout le monde ! Un grand merci pour votre soutien ! Cela me motive pour écrire le plus vite possible la suite:)
Dans ce chapitre, j'ai décidé de faire un plus long moment Sasuke/Naruto car il me semblait important que l'on voit un peu l'évolution de leur relation qui stagne depuis des mois, malheureusement...Un nouveau personnage apparaît et il s'agit...*roulement de tambour* ni plus ni moins de Saï ! J'aime beaucoup de personnage dans le manga et j'étais obligée de le mettre quelque part:p
Réponse aux Reviews Anonymes :
Kawaii-Sama: Coucou ! Merci de continuer à commenter:) Si tu as une petite idée sur ce qui se passe dans la tête de Sasuke, je suis prête à écouter ta théorie ! Ça me fait plaisir d'avoir des points de vue différents;)
Eirence : Merci beaucoup Eirence ! J'essaye de m'appliquer le mieux possible pour que les sentiments de Naruto soient clairs à comprendre et je suis contente d'y être arrivée ^^ Merci pour ton encouragement !
Pauline : XD tu n'es pas la seule à te demander ce qui lui arrive à ce petit Sasuke ! Mais tout va s'éclaircir petit à petit, ne vous en faite pas, je ne laisserai pas ça sans réponse;)
Myu Tsuki : Merci beaucoup pour ton encouragement:) J'aime vous frustrer MOUAHAHAHAH !
Ondie-Yoko : un partie des explications arrivent avec ce chapitre;) Mais il faudra attendre un petit peu pour comprendre vraiment ce qui se trame dans la tête de notre associable:)
CHAPITRE 4 : JALOUSIE MAL PLACEE ET RECHERCHE DE LA VERITE
Dix jours avaient passé depuis l'incident que je nommerais le Paradoxe de Sasuke...Depuis ce jour, il ne m'avait plus adressé la parole et ne venait plus m'importuner à n'importe quelle heure...Je mentirais si je disais que cela me soulageait. J'avais l'impression que le peu d'effort qu'il avait fait à mon égard s'était envolé et je regrettais presque ces moments où il me malmenait mais où au moins, il me portait de l'attention. À présent, il m'évitait comme la peste, rentrait à l'appartement quand il était sûr que je dormais et repartait au petit matin quand je n'avais pas encore émergé. Mon esprit s'était à nouveau mis à me torturer, cherchant vainement ce que j'avais bien pu faire pour mériter un sort pareil. Mais la réponse ne voulait toujours pas s'imposer à moi. J'avais beau chercher, remuer dans tous les sens cette soirée plus qu'étrange, rien dans mon comportement n'avait pu le mettre aussi en colère. De nous deux, il aurait été légitime que je me mette à l'éviter, que je lui en veuille pour son comportement enfantin et capricieux...Mais la réalité était tout autre. J'étais celui qui pardonnait plus que de raison et il était celui qui me rejetait sans considération...Car je commençais à trouver cette hypothèse la plus plausible. Peut-être n'avait-il aucune raison à ce revirement de comportement...Peut-être s'amusait-il encore avec moi, trouvant cela hilarant de me plonger dans un état de doute et de détresse insupportable. Peut-être riait-il de me voir me torturer les méninges inutilement, car lui savait que je ne pouvais trouver de réponses à ce qu'il se tramait, tout simplement parce que cette réponse était inexistante. Sasuke était-il aussi tordu ? Plus les jours passaient et plus j'avais peur que la réponse soit affirmative...Il ne me montrait aucune faiblesse, savoir que je l'aimais ne l'avait pas même ébranlé. Il était vrai que je ne lui avais jamais dit explicitement...Mais avais-je réellement besoin de le faire ? Mes sentiments n'étaient-il pas déjà assez évident ? Voulait-il me briser un peu plus le cœur en me les faisant avouer pour mieux me rejeter ensuite ? Ce jeux pervers et malsain commençait à me lasser...J'avais tellement envie de le prendre et de le secouer dans tous les sens pour qu'enfin il me parle, pour qu'enfin il se réveille et qu'il réalise à quel point il se détruisait et qu'il jouait le connard fini avec tout le monde...Ce jeux me lassait...et pourtant, je continuais presque désespérément à y participer...attendant un quelconque geste de sa part...
OooooOooooO
Je regardais clignoter le néon branlant qui se trouvait devant moi. « RED LIGHT » écrit d'un rouge pétant annonçait l'entrée de la boîte où Sakura et Saï m'avaient traîné. Plus tôt dans la journée, ma fleur fut plus qu'alarmée par mon état et avait alors décidé de me faire sortir un peu. Elle ne supportait pas de voir mon regard éteint et sans vie, surtout lorsque la faute était à jeter sur Sasuke. Je pouvais être triste pour n'importe quelle raison, mais pas à cause de lui. Elle ne le tolérait pas. En un sens, je la comprenais. A sa place, je ne pourrait autoriser que quelqu'un comme lui face du mal à ma meilleure amie...Mais je n'arrivais pas pour autant à me remettre à sourire. C'était pour cette raison qu'elle m'avait traîné devant cette boîte où je n'avais plus mis les pieds depuis que tout mon temps était consacré au brun. Elle n'était pas spécialement sensationnelle, mais son ambiance me grisait, j'aimais beaucoup les musiques qui y passaient et surtout – et ce dont j'avais le plus besoin ce soir – leurs cocktails étaient à damner une vierge.
Saï posa sa main sur mon épaule, bienveillant. Avec Sakura, il était l'un de mes amis les plus proche, l'un des seul avec ma rose à pouvoir me remonter le moral en cette période de doute. Mais Saï...était bien plus que cela. A l'époque où Sasuke m'avait pris ma virginité, car oui, je la lui avais offerte – même s'il n'était pas au courant – Saï avait été mon soutien...disons, physique. Alors que le brun était incapable d'une quelconque affection, mon ami lui, en avait à revendre. J'avais honte de le dire, mais il n'était pas rare que j'accours chez lui à n'importe quelle heure pour un peu de contact humain, tendre et rassurant. Il ne m'en avait jamais tenu rigueur et m'avait toujours offert ce que je lui demandais. La première fois, c'était faite de manière très naturelle...Sasuke m'avait encore poussé à bout et je m'étais réfugié chez lui car Sakura était malheureusement occupée. Il m'avait alors consolé, d'abord en toute amitié et cela avait vite dérapé. Mais aucun de nous n'avait stoppé l'autre. La situation s'était reproduite plusieurs fois mais je n'osais toujours pas lui demander pourquoi il me laissait faire. De mon côté, il était évident que je cherchais ce que Sasuke ne pouvait m'offrir. Du sien...je n'arrivais toujours pas à déchiffrer ses intentions. Tout ce que j'espérais, c'était que je ne l'avais pas mis dans une situation embarrassante et que je ne le faisais pas souffrir...Je ne le supporterais pas. Saï était quelqu'un de très gentil même si parfois il avait du mal à retenir ce qu'il pensait. Mais personne – qui le connaissait bien – ne lui en tenait rigueur. Nous savions tous qu'il avait toujours eu du mal avec les sentiments et qu'il ne comprenait pas vraiment ce que « tact » voulait dire. Mais bizarrement, toutes pensées trahissant la raison de son acceptation à la situation entre nous deux restaient tues. Je n'avais toujours pas eu l'occasion et le courage d'aborder cela avec lui. De plus, cela faisait plusieurs semaines que je n'étais pas venu me réfugier dans ses bras, même si la situation actuelle me donnait vraiment envie de m'abandonner à nouveau à la tendresse de Saï...
Je lui souris pour le rassurer et entrait dans la boîte à la suite de mes deux amis. Un étouffante vague de chaleur m'enveloppa aussitôt et la musique venait tambouriner à mes oreilles. La soirée battait son plein et l'ambiance était déjà plus que réchauffée sur la piste. Les corps se collaient, ondulaient, se frottaient les uns les autres. La musique plus qu'entraînante qui passait en ce moment semblait avoir éveillé le côté bestial de toutes ces personnes et je savais, qu'après quelques verres, j'irais rejoindre cette masse grouillante et dégoulinante de sueur.
De loin, je vis Sakura me faire signe à l'une des tables près du bar. Je m'étais arrêté pour observer la scène qui se déroulait sur la piste, car j'enviais ces personnes de pouvoir s'abandonner sans retenue, de pouvoir tout oublier même l'espace d'une seconde. Je me repris pourtant et les rejoignais. Je m'assis à côté de Saï et en face de Sakura. Celle-ci se leva presque aussitôt :
« Qu'est-ce que vous prenez ? » Elle sourit.
Je savais qu'elle aimait beaucoup sortir et faire la fête. Sakura était un oiseau de nuit et cet endroit était son élément. Ce comportement ne put que m'arracher un sourire, car la voir ainsi tout excitée, me rappelait mes premières fois en boîte avec elle, quand elle avait compris que tout ce décor criard et entraînant était fait pour elle. De ce fait, j'aimais beaucoup sortir avec ma rose. Sakura aimait mettre de l'ambiance, elle ne s'arrêtait jamais de bouger et son côté plus que sociable lui faisait rencontrer beaucoup de monde. Quand l'ennui me prenait et que le quotidien m'assaillait, il suffisait que je l'appelle pour sortir jusqu'au bout de la nuit, et je savais que la soirée serait trépidante. J'espérais que cette nuit serait à l'image de ma petite fêtarde...que je puisse enfin me vider l'esprit :
« Je vais prendre un whisky-coca. » Saï lui sourit. Il était plus réservé quand il sortait mais...je savais qu'après plusieurs verres, il devenait irrésistible pour bon nombre d'hommes et de femmes, car il se laissait à sourire plus sincèrement.
« Un whisky. »
J'avais clairement l'intention de me saouler et Sakura ne comptait pas m'en empêcher, voulant que je lâche prise pour une fois :
« ça marche ! »
Et elle disparut dans la foule en transe, en direction du bar.
OoooOoooO
Mes oreilles bourdonnaient. Je ne savais plus vraiment à combien de verres j'en étais et tout autour de moi me paraissait bancal, sur le point de s'effondrer. Sakura avait disparu de mon champ de vision mais il me semblait vaguement l'avoir entendu parler d'un groupe d'amis qu'elle avait repéré. J'espérais tout de même qu'il s'agissait bien de cela...Malheureusement, mon cerveau était bien trop anesthésié par les litres - j'espère que j'exagérais – d'alcool que j'avais ingurgité tout au long de la soirée. Nous avions d'abord passé un petit moment agréable à discuter de tout et de rien entre amis, autour de la table. Cela devait être à ce moment-là que j'avais bu le plus de verres. Plus tard, Sakura nous avait laissé et j'étais parti danser sur la piste de danse avec Saï qui semblait lui aussi dans un état de béatitude où tout paraissait drôle, joyeux et gentillet. Nous avions alors alterné entre piste et bar pendant je ne sais pas combien de temps. Je ne savais d'ailleurs pas l'heure qu'il était à présent. J'avais entamé une danse sensuelle avec mon ami, oubliant toute retenue ou réserve, exactement ce que je cherchais. La honte, les interrogations et la peine s'étaient envolées au loin, hors du champs de mon esprit. J'en profitais sans limite, me collant un peu plus au corps bouillant de Saï qui posa alors ses mains sur mes hanches. Cela me fit l'effet d'une électrochoc. L'ambiance chargée d'hormones commençait à m'atteindre et le visage de Saï à quelques millimètres du mien me tentait irrésistiblement. Je savais ce qui m'attendait si je rompais l'espace entre nous et c'était quelque chose qui me faisait cruellement défaut...Mon côté animal avait pris le dessus et je me voyais déjà ne suivre que mon instinct pour le reste de la soirée. J'entourais le cou de Saï de mes bras, me collant un peu plus à lui alors que je frottais mon bassin au sien. Je le voyais se mordre la lèvre et la bosse que je sentais contre la mienne témoignait de son grand intérêt pour ce que je lui faisais. Alors, je décidais de ne pas le faire attendre plus et scellais mes lèvres humides et brûlantes aux siennes. Le baiser n'avait rien de chaste et nos langues s'enroulaient déjà et prenaient un rythme se calant avec celui de la musique. Je m'entendis pousser un petit gémissement quand Saï raffermit sa prise sur mes hanches et qu'il donnait plus d'avidité au baiser. Mon corps semblait être devenu un bouillotte géante prête à exploser par son trop plein de chaleur. Mais j'aimais cette sensation. Je me sentais littéralement fondre et ma langue se faisait de plus en plus entreprenante, au même titre que la main droite de Saï qui se glissa sous mon t-shirt noir. Un long frisson me parcourut et je n'avais pas l'intention de quitter ses lèvres pour le moment. Elles étaient comme un bouée de secours et je m'y accrochais désespérément pour y sentir du plaisir et de l'affection. Tout au fond de mon esprit, je sentis tout de même la crainte que Saï puisse être véritablement attiré par moi mais elle s'évanouit presque aussitôt, un barrière s'étant créée autour du noyau plaisir que se formait dans ma tête. Plus rien autour de moi n'avait de l'importance à par le corps brûlant de désir de mon ami. Sa main remonta le long de mon dos, alors que la musique changeait de rythme. Tout cet univers était vraiment grisant...Je passais mes mains dans ses cheveux, suçotant sa langue. La main libre de Saï vint agripper mes fesses et je gémis alors à nouveau, l'alcool m'ayant rendu vraiment sensible. Il abandonna alors mes lèvres pour venir lécher mon cou, y laissant une traîné ardente et humide.
Je commençais sérieusement à me sentir à l'étroit dans mon jean et je soupçonnais que le même problème arrivait à Saï car il releva la tête pour croiser mon regard :
« Tu viens chez moi...après ? »
Pour toute réponse, j'acquiesçais et reprenait possession de ses lèvres. J'avais encore envie d'onduler un peu contre lui, au rythme déchaîné de la musique. Je n'avais pas encore envie de quitter cette ambiance frénétique et jouissive. Pas encore...Mais une main puissante me fit basculer en arrière, et, quittant les bras de Saï, je me sentais percuter de plein fouet le torse musclé de quelqu'un. Je grimaçais, ma tête me tournant fortement dû à la brutalité du mouvement. Je posais en premier lieu un regard sur mon ami qui arborait une mine incrédule et vraiment surprise. J'osais alors me retourner pour engueuler proprement l'enfoiré qui m'avait sorti de mon petit moment de plaisir. Mais mes paroles moururent d'elle-même au fond de ma gorge quand je vis qui était l'inconnu qui serrait violemment mon bras :
« Sas' ? »
Il resta silencieux, fixant d'un regard noir Saï. Ses doigts s'enfonçaient de plus en plus dans ma peau et me meurtrissaient, m'arrachant une nouvelle grimace. Qui d'autre pouvait être aussi brutal et violent... J'aurais dû deviner tout de suite de qui il s'agissait. Mais il y avait plusieurs choses que mon cerveau n'arrivait pas à enregistrer. La première, qu'est-ce que Sasuke faisait ici ? La réponse vint finalement d'elle-même : Il passait sa vie à sortir dans n'importe quelle boîte. La deuxième : pourquoi cette réaction hostile envers Saï qui ne lui avait jamais rien fait ? ça...je n'arrivais pas à le comprendre et le brun ne me laissa pas le temps d'y réfléchir. Toujours sans un mot, il me tira violemment hors de la piste, laissant Saï planté au milieu de celle-ci et qui n'osait pas encore bouger.
Je tirais faiblement sur mon bras pour le faire lâcher prise mais sa poigne était bien trop puissante pour moi. Soudain, un vent glacial me fouetta le visage et je réalisais qu'il m'avait traîné en dehors de la boîte de nuit, dans une ruelle adjacente. Il me plaqua violemment contre un mur. La ruelle était sombre et je ne distinguais que très mal son visage. Mais je n'avais pas besoin de plus pour voir que ses traits étaient tirés et que ses yeux lançaient des éclairs. Il avait positionné ses bras de part et d'autre de mon visage et ne quittait pas mes yeux du regard. Ma tête me tournait toujours et j'avais du mal à comprendre ce qui se passait. Je réussis tout de même à sortir, dans un murmure à peine audible :
« Qu'est-ce que tu fous Sas' hein... »
Il frappa alors violemment son poing près de mon visage, vibrant de colère :
« La ferme ! »
J'écarquillais les yeux. Je n'avais jamais vu Sasuke aussi énervé de toute ma vie. Il semblait réellement se contenir pour ne pas me frapper. Pourtant...il n'avait jamais hésité à le faire...Peut-être avait-il pitié de mon état...Il n'était pas difficile de comprendre que je baignais dans l'alcool et que je n'avais presque plus de lucidité. Il attrapa le col de mon t-shirt, le serrant violemment dans sa main. Je me sentais légèrement quitter le sol et je voulus le faire lâcher, posant ma main sur la sienne. Quelque chose de poisseux et d'humide s'y trouvait. Je baissais alors mon regard et remarquait qu'il saignait...Il avait dû drôlement le frapper fort ce mur... :
« S-Sas'...l-lâche-moi...tu...tu saignes. »
« Tch ! » il me lâcha sans ménagement et j'eus à peine le temps de voir son poing se diriger vers mon ventre que la douleur était déjà présente, me coupant le souffle.
La violence du coup me fit perdre le peu d'équilibre qui me restait et je me laissais glisser contre le mur. Pourtant, Sasuke ne l'entendit pas de cette oreille et attrapa mes deux épaules pour m'obliger à me relever et à me plaquer à nouveau contre la surface glacée et inerte. J'entourais mon ventre de mes mains, toussotant. Il me lançait atrocement...Le brun n'y était pas allé de main morte. Je fermais les yeux, me mordant la lèvre. La dure réalité venait de me rattraper...Sasuke était partout. Jamais il ne me laissait en paix. Croire que j'avais pu à un moment donné l'oublier même l'espace d'une seconde avait été ridicule de ma part. Il était bien là, devant moi, me fixant d'un regard incendiaire que je ne lui connaissais pas. Il n'était en aucun cas une chimère :
« Sas' qu'est- »
Une nouveau coup s'abattit sur moi, cette fois au visage. Il avait été si violent que ma tête suivit le mouvement et vint s'écraser contre le mur. Je gémis de douleur, ayant à présent l'impression que quelque chose me martelait la tête. Ma joue me brûlait et me lançait atrocement. Si je ne faisais pas vite quelque chose, Sasuke allait me ruer de coups et me tuer sous le coup de la colère.
Je défiais alors son regard, l'alcool aidant sûrement à ne pas me laisser cette fois faire et surtout, à lui dire ce que je pensais :
« Si t'as un truc à me reprocher dis-le moi au lieu de rester muet et de me frapper comme un punching-ball ! »
Il n'avait pas lâché mon col et je sentais sa prise se resserrer dessus. Il serrait tellement ses poings qu'ils tremblaient sous la pression. Il était visiblement prêt à me cogner à nouveau. Nerveusement, je me mis à ricaner. Tout tournait autour de moi et je trouvais la situation tellement aberrante que ni plus ni moins, je la trouvais amusante. Sasuke fut un peu désorienté de ma réaction, car il fronça les sourcils et je le soupçonnais même de se demander s'il n'avait pas frappé un peu fort.
Une idée germa petit à petit dans mon esprit. En temps normal, je n'aurais pas osé en faire part à l'Uchiha mais cette nuit, tout était différent, rien n'avait plus aucun sens :
« Quoi ? Tu ne vas pas me dire que c'est à cause de Saï ? » Je le sentis se crisper un peu plus sur sa prise. « Je croyais que l'on était pas exclusif Sasuke... »
Il brûlait à présent littéralement de rage et je réalisais que l'idée absurde que Sasuke puisse être dérangé par mon flirt était peut-être la cause de toutes ses réactions. Il frappa à nouveau le mur alors qu'initialement, il visait ma tête. J'entendis un horrible craquement et compris qu'il avait dû se casser un ou deux doigts. Pourtant, cela ne l'arrêta pas et il s'appuya de manière possessive contre moi, passant une jambe entre les miennes, la remontant pour la presser contre mon entrejambe. Je retenais alors mon souffle. Si l'alcool m'avait rendu sensible à Saï, les gestes de Sasuke me faisait frissonner puissance mille. Sa main valide vint agripper sans douceur mes cheveux et il me fit pencher la tête sur le côté droit, lui offrant ainsi mon cou. Je le sentais trembler contre moi tandis qu'il vint mordre avec violence ma peau. Je gémissais de douleur à nouveau :
« Sas'...s'il te plaît stop ! »
Il ne s'arrêta que lorsqu'il fit couler mon sang. Il se redressa alors vivement et vint capturer mes lèvres. Un goût salé et rouillé vint se répandre dans ma bouche, tandis qu'il forçait déjà le passage avec sa langue. Je finis par le lui autoriser et, tremblant tout autant que lui, j'entourais son cou de mes bras. Le brun ne m'avait jamais embrassé de manière si avide, si possessive que mon cœur battait la chamade et que mes jambes menaçaient de me lâcher.
Il fut cependant de courte durée et, son regard noir se posa à nouveau sur moi :
« Tu es à moi, tu entends ? Personne d'autre que moi n'a le droit de te toucher. »
J'écarquillais à nouveau les yeux. Qu'étais-je censé en conclure ? Me voulait-il car...car au fond, il m'appréciait ? Ou me voyait-il comme un jouet qu'il ne voulait pas partager... ? :
« Mais tu- »
« Tu as compris ? » Sa voix était plus qu'autoritaire et ressemblait au grondement d'un animal en colère, défendant son territoire.
J'acquiesçais simplement, totalement perdu. Il m'agrippa le poignet :
« Bien. Si tu as compris, rentrons. »
Je le laissais faire, le voyant m'éloigner de la boîte pour nous ramener chez nous. À ce moment précis, je ne pensais absolument pas au fait que j'avais laissé Saï et Sakura en plan et qu'ils pourraient vraiment s'inquiéter de ce qui pourrait se passer avec Sasuke. Je ne regardais que le dos puissant de l'homme qui marchait d'un pas pressé et impatient, n'ayant pas lâché mon poignet. Cet homme qui venait de me donner un mince espoir d'un avenir plus lumineux à ses côtés.
Et voilà c'est la fin de ce quatrième chapitre ! J'espère qu'il vous a plu et n'hésitez pas à commenter pour exposer votre point de vue:)
