Yo ! après pas mal de taff et quelques exams, me voilà de retour pour la suite !
Trêve de bavardages, allons directement à l'essentiel
(juste un petit hello à CordonsBleu : je suis contente que mes fics te plaisent toujours kissou )
et comme d'hab, à votre bon cœur pour les reviews.
Chapitre 4 : les étrangers.
Il la vit s'adresser à lui, mais n'entendit pas ses mots. Quelques phrases résonnaient en boucle dans sa tête, comme un écho ne voulant pas s'arrêter. Incapable de bouger, encore moins de parler, il restait là, simplement abasourdi. Une main se posa sur son bras, qui le fit sursauter. Son regard croisa des yeux bruns embués de larmes, qu'il reconnut à peine. Dans un élan de lucidité, il trouva la force de former quelques signes, et disparut dans un écran de fumée.
« Kakashi… » fit doucement Iruka. Mais celui-ci s'était déjà évaporé. Le jeune chunnin se tourna alors vers Tsunade, et fondit en larmes. Aussitôt une étreinte maternelle l'enveloppa. Il n'opposa aucune résistance, pleurant de tout son saoul dans les bras de son Hokage.
« Il va plus que jamais avoir besoin de toi, Iruka-kun » lui murmura Tsunade, « tu dois être fort, pour lui ».
« pourquoi ? « répondit Iruka, « pourquoi lui avoir caché la vérité si longtemps ? Et pourquoi se manifestent-ils maintenant ? Je ne les laisserai pas l'emmener ! Je ne laisserai jamais personne nous séparer ! je les tuerai de mes propres mains s'il le faut ! Ne croyez-vous pas que Kakashi n'a pas assez souffert comme ça dans sa vie ? »
« Iruka-kun, je sais que tu trouves cela injuste et douloureux. Mais le destin nous rattrape toujours. Je comprends ce que tu ressens. Mais crois-moi, cela ne sert à rien de s'élever contre le destin. Il faut apprendre à composer avec. C'est ce que va faire Kakashi, avec ton aide. Il va devoir prendre de dures décisions, mais tu seras à ses côtés… »
« je…je n'aurai pas la force de… »
« t utrouveras la force, Iruka, tu trouveras la force d'accepter les choix de Kakashi, même si cela doit te rendre malheureux, parce que tu sais combien il t'aime, et que moi je sais combien tu l'aime ».
Malgré la chaleur du jour, il était glacé jusqu'au sang. La douleur lancinante de sa joue droite n'était rien à côté de celle qui lui broyait les entrailles. Les mêmes mots lui revenaient sans cesse dans la tête.
« tu n'es pas né à Konoha »… »ils te réclameraient un jour »… »viendraient te chercher »… et ce mot implacable, comme une sentence : « ta destinée »…
Kakashi se forçait à croire que tout cela n'était qu'un cauchemar, qu'il allait bientôt se réveiller. Et Iruka lui offrirait son maintenant traditionnel baiser matinal sur le nez. Et il arriverait en retard à l'entraînement, et Naruto et Sakura lui hurleraient dessus. Comme toujours. Il sentit une présence, la reconnut aussitôt. Et en voyant son Iruka le visage gonflé par les larmes, il comprit que tout cela était bien réel. Le jounin, si vaillant au combat et tout génie soit-il, sut à cet instant que cette bataille était perdue d'avance.
Comme Tsunade l'avait prévu, ils ne perdirent pas de temps. Une délégation officielle du pays des glaces demanda audience auprès de l'Hokage de Konoha le lendemain matin. Leurs arrivée au village n'était pas passée inaperçue. Trois hommes et deux femmes, arborant des kimonos d'une blancheur immaculée, avec dans le dos un emblème finement brodé : un flocon bleu piqueté d'argent. Ces inconnus ne portaient pas de bandeau frontal, qui aurait marqué une quelconque appartenance à un village caché. En fait tous avaient entendu parlé du pays des glaces, mais beaucoup considéraient les récits le concernant comme des légendes. Jamais on n'avait vu de ninjas se disant du pays des glaces. On savait bien que des gens vivaient au-delà des montagnes, mais tous pensaient qu'ils ne s'agissait que de simples bergers reclus. L'arrivée des étrangers suscita donc un grand intérêt de la part de toute la petite communauté du pays du feu. Les 5 étrangers arboraient tous la même chevelure gris-blanc, et des yeux d'un noir profond, presque effrayant. Ils se déplaçaient sans que le moindre souffle d'air ne fut perceptible.
Tsunade les laissa poireauter une bonne heure. Elle avait bien pensé à les éconduire, mais elle savait pertinemment qu'ils obtiendraient, par la force s'il le fallait, ce qu'ils étaient venus chercher. Elle finit par esquisser un signe de la tête afin qu'on les laisse entrer.
Les cinq étrangers s'inclinèrent pendant de longues minutes devant leur hôte. Tsunade leur désigna des sièges, mais ils déclinèrent l'offre poliment. La tension était palpable dans la pièce. Même ton-ton n'osait pas pousser ses petits grognements habituels. L'une des deux femmes, la plus âgée, prit la parole :
« je suppose que vous connaissez le but de notre visite. Nous sommes venus chercher ce que vous conservez au sein de votre village depuis 26 ans, et qui nous appartient ». le ton était donné.
« Sachez que ce qui vous appartient, est avant tout un être humain et non une chose » répliqua sèchement Tsunade. « et c'est à lui qu'il appartient de décider de vous suivre ou non ».
Le plus grand des hommes répondit :
« Nul homme ne peut fuir sa destinée. Il ne lui appartient pas de fuir ses devoirs envers son pays »
« jusqu'à preuve du contraire, il porte et a toujours porté l'insigne de Konoha sur son front » se surprit à crier Tsunade, qui sentait les larmes lui monter aux yeux.
« mais il porte également la marque des glaces sur sa joue droite, et celle-ci est indélébile ! » répliqua l'un des étrangers avec agressivité.
Tsunade était sur le point d'éclater dans une de ses colères légendaires, mais la femme qui semblait avoir l'autorité sur le groupe, tenta d'apaiser la situation.
« laissez-nous le rencontrer. Nous ne désirons pas de conflit avec Konoha, et nous nous soumettrons à son choix » conclut-elle dans un sourire glacial ;
Tsunade ne put réprimer un frisson devant cette froide assurance, comme si la femme était sûre d'obtenir ce qu'elle était venue chercher. Finalement s'ils laissaient le choix à Kakashi, l'Hokage était convaincue que celui-ci resterait à Konoha, ne serait-ce que pour Iruka. Mais l'attitude assurée des étranges la mettait mal à l'aise.
Devant la porte de l'office, Kakashi se raidit. Il chercha la main d'Iruka, et la serra fort. Le chunnin lui offrit le regard le plus rassurant qu'il put, incapable sur l'instant de trouver des mots de réconfort et d'encouragement. Kakashi prit une profonde inspiration et entra, seul.
Leurs regards se croisèrent dans un silence glacial. Les cinq étrangers sourirent à la vue du ninja-copieur, puis se mirent à genoux, face contre terre, pour le saluer. Surpris, Kakashi chercha Tsunade du regard, mais celle-ci préféra éviter ce contact visuel, de peur de fondre elle-même en larmes. Sans relever le visage du sol, la plus âgée des femmes dit :
« Seigneur » Ce titre fit sursauter Kakashi, mais le femme semble ne pas y prêter attention.
« le début de votre charge est imminent. Nous sommes envoyés par les dignitaires de votre (elle insista bien sur ce mot en marquant une pause) pays. Vous y serez formé afin de pouvoir assurer le rôle que votre sang et votre nom vous ont attribué à votre naissance ».
Kakashi se surprit à sourire. Tout ceci est ridicule ! Ne sachant trop quelle attitude employer, il décida de jouer dans le registre qu'il maîtrisait le mieux, à savoir la dérision. Adoptant sa position habituelle de nonchalance, et poussant le jeu jusqu'à sortir son Icha Icha Vol 6 (sous les yeux exorbités de Tsunade et Shizune : il ne va pas oser quand même ! ben si, il a osé !), le ninja-copieur répondit :
« je crois que vous faites erreur. Je suis un simple jounin de Konoha, je n'ai rien d'un seigneur, et je compte rester dans ce village jusqu'à mes vieux jours ».
La femme sourit. Ce jeune homme avait de la répartie et de l'audace. Il était bien le digne héritier de sa lignée ! Elle savait que la partie serait dure, d'autant qu'elle n'avait pas beaucoup de temps pour le convaincre. Mais elle savait aussi pertinemment que c'était gagné d'avance. Elle espérait juste ne pas avoir à recourir à ses pièces maîtresses tout de suite. Car ce jeune allait apparemment lui donner du fil à retordre au cours de son initiation. Elle se releva prestement, sans qu'aucun ne puisse pressentir son mouvement, et plongea son regard noir dans celui du ninja-copieur.
« Hatake Kakashi ! Ton peuple t'attend dans la souffrance. Tu es l'unique espérance à laquelle il se raccroche depuis des années. S'il tente de survivre, c'est uniquement dans l'espoir de ton retour au pays ! Oserais-tu jouer les enfants gâtés et capricieux, et refuser ce destin de gloire qui s'offre à toi ? n'entends-tu pas leurs cris dans ton sommeil ? ».
A cette mention, Kakashi frissonna, car depuis quelques mois il était en proie à des cauchemars, où il entendait des hommes, des femmes et des enfants gémir en murmurant son nom. Le femme reprit :
« la marque que tu caches sous ce masque, elle te fais souffrir n'est-ce pas ? ». Comme pour faire écho à ses paroles, la marque se mit à brûler la joue de Kakashi, avec une violence si soudaine qu'il ne put réprimer un rictus de douleur.
« cette douleur que tu ressens n'est rien à côté de la souffrance qu'endure ton peuple. Le destin t'a choisi, Kakashi. Il te désigne aujourd'hui par cette marque comme l'unique héritier du pays des glaces ». Elle le saisit alors par les épaules et lança d'une voix forte, qui fit trembler les murs :
« Hatake Kakashi, à partir de ce jour, tu es le Prince des Glaces ! » Se radoucissant alors, elle entoura ses épaules d'un bras protecteur et lui murmura à l'oreille :
« Kakashi, fais honneur à tes parents, qui ont choisi l'exil pour te protéger, et pour préserver l'avenir de leur peuple, de ton peuple ». Pendant tout le discours de l'étrangère, la douleur n'avait cessé d'augmenter. L'émotion qui submergea Kakashi à l'évocation de ses parents acheva de le mettre à terre. Il tomba à genoux, le visage ruisselant de larmes, ployant sous la douleur insoutenable.
La deuxième femme, beaucoup plus jeune, s'approcha alors du ninja-copieur, et saisit son visage entre ses deux mains. Plongeant son regard au plus profond de Kakashi, elle se mit murmurer des paroles dans une langue incompréhensible. Aussitôt la douleur s'atténua et Kakashi tomba comme une masse dans ses bras, évanoui.
« que lui avez-vous fait ? » hurla Tsunade, en se précipitant vers Kakashi pour l'arracher des bras de la sorcière.
« ne vous inquiétez pas, il est simplement inconscient. Quand il se réveillera, nous partirons avec lui ».
« je vous ai déjà dit que vous ne l'emmènerez pas contre son gré. Lui seul décidera, et je ne pense pas que… »
« il viendra avec nous » coupa la jeune femme en souriant, d'une voix étonnamment douce « il viendra de son plein gré ».
voilou pour le chapitre 4 ! il y aura plein de révélations dans le chapitre 5, intitulé « le rêve de Kakashi » ! gros kissous à tous mes reviewers et à bientôt !
