Chapitre 16: Docteur love
"Mon cher Blaise, c'est le moment de mettre mon plan a execution.
-Doux Jésus, comment est ce que tu peux encore penser à séduire Potter...
-J'ai eu besoin d'un peu de temps pour me préparer psychologiquement et rassembler les infos nécessaires pour la bataille. Blaise, nous avons plusieurs options: (dont l'abandon ne fait pas partie) 1) Lui faire du rentre-dedans, du genre "Salut, Potter. Ecoute, je vais pas y aller par quatre chemins...C'est comme ça que ça va se finir de toute façon alors autant passer au meilleur moment: la baise."
-Yeurk, je vais vomir...
-Ouais t'as raison...ça correspond pas à Potter. J'ai pas vu de fantôme le suivre alors je m'attaque à une oie blanche. Deuxième solution: chou à la crème, comme ça : "Harry, hum, c'est étrange comme sentiment mais je…je ne me sens bien que quand je suis près de toi. Le reste du monde je m'en fous, et même si j'ai l'air de perdre les pédales là maintenant c'est seulement parce que je sais plus comment me passer de toi".
-Wow...T'es doué, Draco, ça c'est sur. Mais je vais quand même aller vomir.
-Tu peux le pousser à bout dans son sentiment de haine pour toi » dit une voix sortant du dortoir.
"Tiens, Théo, je croyais que tu dormais! Pourquoi tu dis ça au fait?" dit Blaise.
Théo se tenait sur la dernière marche du dortoir, sa chemise était froissée de sa sieste mais sans se formaliser du regard de ses camarades, il répondit calmement en se frottant les yeux:
"Parce que c'est un grand classique. Il n'y a qu'un pas de la haine à l'amour. On les compare souvent parce que les deux sont des passions. Comme Draco, Harry est probablement focalisé sur son ennemi juré 80% de son temps. A chercher comment le détruire certes, mais il ne pense qu'à toi, Draco. Il faut que tu l'agaces, qu'il te haïsse mais de manière à l'obnubiler. Bonne chance pour ton plan, je vais manger.
-Mais il a raison! Il a raison! Lançons la partie 2 de mon plan de folie. Blaise je vais avoir besoin de toi...
-Je vais pas aimer je sens...
Méthode numéro 3: l'agacement :
"Enorme, qui aurait cru que Mc Go' donnerait des Chocogrenouilles! Je crois que j'ai finalement de la sympathie pour cette vieille... »
Harry s'arreta en plein couloir. Avait-il entendu dire Chocogrenouilles ? Il hésita à rattraper le Serpentard parce que bon, c'est un Serpentard. Mais s'il y a bien une chose qui compensait la vie de merde que le Sauveur avait c'était bien cette sucrerie. Tout le monde a un aliment, un chocolat, un plat qui fait disparaitre toute la misère du monde et pour Harry c'était les Chocogrenouilles. Finalement, il ravala sa fierté et couru rattraper Zabini pour lui dire :
« Euh, Blaise, enfin, Zabini...Excuse moi, t'as dit qu'il y avait des Chocogrenouilles? ...Où exactement..?
-Alors on est addict de Chocogrenouilles, Potter? Sur le bureau de Mc Go', elle en donnait à qui voulait...Une opportunité en or. Moi je dis ça je dis rien...M'enfin bref, je dois aller faire des trucs de Serpentards alors voila...J'espère qu'il en restera..."
Blaise partit avec Pansy qui lui enfonçait son coude dans les côtes, question de lui faire remarquer que son avenir d'acteur était...comment dire...compromis.
Harry Potter, dont le talon d'Achille avait toujours été les Chocogrenouilles depuis le premier Poudlard Express, courait, volait vers la salle de Métamorphose...Ce chocolat fondant, la carte magique à collectionner et l'excitation de devoir chasser cette grenouille qui tenterait de s'enfuir…! Harry fit un dérapage après 10 min difficile de sprint. L'adrénaline de la course et de la chocogrenouille après cette semaine dure.
Et là, Harry s'arreta. La vue du bureau vide. Aucune chocogrenouille. Exceptée la dernière, dans la main de son ennemi juré. Malefoy regardait la chocogrenouille avec la même excitation avec laquelle l'aurait fait Harry et fit une légère pause. Draco se retourna au bruit de la respiration saccadée derrière lui, regarda le Gryffondor dans les yeux pendant quelques secondes, sans aucun sentiment ni de haine, ni de plaisir sadique. Juste un regard profond et intense. Avant d'enfourner la chocogrenouille dans sa bouche.
Le monde d'Harry s'effondra un peu à ce moment. Il était furieux contre Draco et était mal à l'aise par ce regard intense échangé. Il décida de céder à la colère et s'écria en s'approchant à pas menaçants de son ennemi :
"Qu'est ce qui te prend de faire ça! Après toutes ces années, j'arrive pas à croire que tu trouves toujours un moyen encore pire de me foutre en rogne! T'es qu'une sale fouine, faut toujours que tu ruines toujours tout!
-On a un problème, Potter? Maintenant un simple regard sur moi te met dans tous tes états..? Je savais pas que je te faisais cet effet...
-Euh...ça n'a rien à voir avec toi !…Enfin pas de cette manière là…Mais tu viens de manger la dernière Chocogrenouille, voila pourquoi je crie ! Tu n'as absolument aucun rôle dans l'histoire...
-Enfin, c'est quand même moi qui l'ai mangé, qui te l'ai prise...Et ton discours "passionné" parlait quand même de moi...
-Oui, enfin euh...pas vraiment...ça ne vaut pas la peine que je m'énerve pour toi. Enfin, que je m'énerve pour « ça » tu vois, du genre « pour ce que tu viens de faire ». Bon, j'y vais alors..." Harry tourna les talons irrité. Pour la chocogrenouille, pas pour Draco bien entendu !
"Blaise...ça a foiré. Faut trouver autre chose." Draco resta a reflechir un peu plus dans la salle, seul. Quelque chose clochait. Il ne l'avait même pas détesté! Non seulement son plan était en train de foirer mais le but même de son plan foirait. Potter faisait tout pour l'ignorer, le mépriser, rester de marbre ! Leur guerre prenait-elle fin? Non, non et non. Malefoy vivant 1) ne serait pas ignoré 2) surtout pas par son ennemi juré ! C'est le genre de personne difficile à trouver, une relation qui prend des années à construire! Il s'était imaginé la scène parfaite : son ennemi dépité, furieux, hors de lui, ce serait approché à quelques centimètres de Malefoy, lui lançant ce regard de haine passionnée. Potter lui aurait dit quelque chose d'acerbe, de blessant mais seul le ton et la ferveur des paroles aurait compté pour Malefoy qui aurait eu son petit sourire en coin favori en attendant potentiellement que la main sacrée entre en contact avec sa peau délicate. Malefoy aurait ressenti une pure satisfaction. Mais bon voilà, son plan avait foiré.
« Blaise, vérifie si Potter s'est pas mis au yoga...juste au cas où… »
Chapitre 17 : Fuis moi je te suis, suis moi je te…enfin bref.
« Et pour finir, j'ai fait un power point avec des photos mais aussi des sondages du genre : « pour vous qu'est ce qui est le plus attirant chez un mec ? ». Après j'ai fais une petite sélection d'ouvrages utiles dont tu me diras des nouvelles : « Passer du côté obscur : le guide de passage pour les hétéros apeurés » ou « Sexe entre ennemis » et la biographie de Potter au cas où tu as besoin d'en savoir plus… »
Blaise fit une pause dans son rapport, admirant son plan de bataille, il avait le sourire jusqu'aux oreilles et était fier de ces heures passées à la bibliothèque. Jusqu'à ce qu'il se retourne vers Draco : sa mine déconfite, les sourcils pour l'un relevé et l'autre froncé dans une expression de pure frayeur et d'hallucination. Théo relevait juste la tête de son bouquin, revenant parmi les vivants. Draco s'éclaircit la gorge et prit une mine sérieuse, comme pour annoncer une mauvaise nouvelle :
« Blaise. Je vais essayer de le dire avec le plus grand calme et la plus grande compréhension pour ton état mental instable. TU ES UN GRAND MALADE MON POTE ! J'ai beau réellement apprécié le fait que tu participes activement et reconnaisse le géni de mon plan diabolique, je trouve ton enthousiasme assez alarmant. Je ne me coltinerais pas en plus des bouquins à lire. »
Draco tourna son regard vers la cheminée. Il était assis nonchalamment sur les sièges en cuir de la salle commune et fronçait légèrement les sourcils. Il ouvrit la bouche mais se ravisa. La lueur des flammes se reflétant sur son visage pâle accentuait son air préoccupé. Sans regarder ses amis, il continua :
« Il ne réagit même plus. Ni à mes provocations ni même à ma présence. Je cherche à le pousser à bout sa haine et lui devient indifférent ! Comme si je me mêlais à la populace et que j'étais devenu « banal »… »
Théo, assez surpris par l'air de confession de son ami et son apparente incapacité à draguer le Sauveur, vint à sa rescousse (comme d'hab') :
« Alors change.
-Hein ?
-Blaise, tu te souviens quand on t'as donné un livre au début de l'année ?
-Ah ouais ! Je l'ai pas fini. Mais avec les « semences », les « soins et caresses à prodiguer », les nymphes nues et les « graines », c'est HOT mon gars ! Interdit aux – de 18 ans c'est sur !» dit Blaise d'un air très excité, soudainement animé par la conversation. Lui qui avait lu « Oui-Oui va à la plage » et s'était arrêté là.
Théo passa outre cette remarque profondément stupide et continua tout en regardant Draco toujours pensif :
-Pour le forcer à lire, on a lui a présenté un livre pornographique dont on avait fait la pub et dont on avait changé la couverture…Et Blaise s'est mis pour la première fois de sa vie à lire un livre de cours de soin aux animaux. »
Blaise tomba dans les pommes. Quand il reprit ses esprits, il hésita entre tuer ses meilleurs amis ou vomir. Il se dit aussi que ses bonnes notes dans ce cours compensaient le fait d'avoir passé ses nuits entières à lire ce livre qu'il croyait etre le dernier best seller des plaisirs interdits.
« Attend, ce que tu veux dire donc c'est que je dois changer mon apparence pour être encore plus beau et désirable pour Potter ?
-Non, Draco, tu es déjà une sorte de bouquin porno vivant. C'est l'inverse qu'il te faut. Potter est un type sincère, fragile et mature qui a besoin de voir la « faille » en toi, besoin de tes confidences, que tu te montre autrement qu'avec les autres, besoin de se sentir unique et proche de toi. Laisse tomber tes défenses et montre toi tel que tu es réellement.
-Mais je suis réellement beau, riche et génial.
-Et aussi un con arrogant. Mais ce n'est malheureusement pas le genre de choses qui le font triper.
-Très bien. Potter va devenir mon confident, mon âme jumelle, la personne a qui je peux me montrer nue plus qu'au sens littéral. M'enfin juste pour l'achèvement de mon plan brillant !
-Très bien mauvaises troupes, s'écria Blaise revenu d'entre les morts, quel est ton objectif, soldat ?!
-Devenir proche et vulnérable avec Potter !
-Oui, enfin… Dans quel but ultime ?!
-Pour le séduire !
-Ouais mais encore Draco…
-Coucher avec Potter !
-Sérieusement… Fait un effort je suis sur que tu peux trouver…
-Euh…Non…Ah si ! Devenir son ex fantôme et lui pourrir la vie ! Oui c'était sous-entendu…
-Oui enfin…reste concentré sur le vrai but…ça me peinerai de te perdre en chemin…»
Draco, revigoré, en sortant prendre sa veste pour « accidentellement » tomber sur Potter, lança à Théo : « Dis donc Théo…je sais pas si tu lis trop de bouquins ou quoi mais tu t'y connais vachement en amour et autre viennoiseries…
-Il faut bien que certains hommes aient passé le cap de l'évolution et se mettent à comprendre les femmes.
-Oui, mais ces gens là n'ont plus le temps de les satisfaire sexuellement donc faut bien que les arriérés s'en chargent, non ?
-Je suis plus du genre « on ne mange pas en dehors des repas » pour parler ton langage…
-Mouais…si la monogamie marchait, y'a longtemps que j'aurais dû fermer boutique… ».
Draco était enthousiasmé et remonté à block par sa nouvelle tactique ! Très bon acteur qu'il était, il pourrait même verser une fausse larme. Bon, un Malefoy ne pleurait d'ordinaire pas en public mais il pouvait bien faire une exception. Cette réflexion en court, le prince des Serpentard oublia où il mettait les pieds. Il se rétama donc de tout son long sur les marches en marbre irrégulières.
« Bien suuuuur ! Pourquoi, Salazar ?! Je passais une si bonne journée jusqu'à présent ! Mais ça fait super mal en plus ! ». Draco alla se mettre contre la rambarde le long de l'escalier et regarda de plus près sa cheville.
Parce que le hasard fait bien les choses, le Survivant qui montait lui aussi l'escalier se retrouva nez à nez avec Malefoy, assis dans l'escalier, le visage tiré par l'agacement. Avec son grand cœur, Harry ne se sentait pas de partir en laissant Malefoy (même lui) crever sur le bord de l'escalier, mort plus que pathétique. Il lança donc dans l'espoir que ce dernier l'envoi bouler :
« Tout va comme tu veux, Malefoy ?
-Potter, casse to… » Malefoy s'arreta en pleine reflexion maléfique. C'était le moment ou jamais de montrer à Potter son coté sensible ! Bon, il aurait espéré le faire dans une position plus classe et digne autour de chandelle et de musique de Barry White mais bon !
« Va-t-en, je ne veux pas que tu me vois comme ça…
-Ah. Bon ba, je vais pas insister alors. » Harry, très mal à l'aise de ce Draco de plus en plus bizarre ces derniers temps, s'appretait à tourner les talons.
*QUOI ?! Il va me laisser comme ça ? Quelle sorte de héros tu es, Potty ! Bon, bon, zeeeen. Ne pas l'égorger *
« Oui…merci » soupira doucement Malefoy dans l'espoir de laisser transparaitre une profonde detresse.
Harry la bouche carrément ouverte pantoise de cette politesse de la part d'un Malefoy. Il hésita, se tortillant sur place et craqua.
« Nan, bon, je vais t'aider, on est pas des bêtes… »
Harry prit le silence de Malefoy pour une résignation et le souleva pour mettre le bras du blessé sur son épaule et l'aider à marcher jusqu'à un rebord de fenêtre sur le pallier. Installés sur cet abri de fortune, un silence s'installa. Malefoy le fit durer aussi longtemps que possible car c'était la base des confessions, des discussions intimes et autres. Diabolique. Harry commençait pour sa part à se sentir étrangement pas à sa place. Le silence devenait tellement intolérable pour Harry qu'il avait besoin de dire un truc. N'importe quoi. Enfin, sauf une insulte parce qu'on insulte pas un blessé qu'on vient d'aider. Et là, la proximité de Draco l'influença dans son élan et il dit :
« Hum…Sympa ton eau de cologne.
-Ah, tu es un connaisseur, je vois ! J'estime que c'est le minimum de la dignité humaine d'etre propre et de sentir bon ! Enfin, faut pas abuser non plus comme…
-Zacharia Smith !
-Exactement ! Ce type est une bouteille de parfum à lui tout seul. »
*Contact établit ! Voila, Potter et moi, on est presque sur la même longueur d'ondes. Je devrais penser à remercier Smith pour etre notre seul point commun…*
Maintenant que la glace était brisée et même si cette complicité ou bulle était très fragile et instable, Harry se sentait une soudaine envie de parler à Draco :
« Et ta cheville, ça va mieux ? Autant tu es habile au Quidditch mais là, tu t'es bien ramassé, je sais pas à quoi tu rêvassais mais fait gaffe quand même…
-Oh un compliment venant du Survivant ! Enfin, je crois. J'ai de la chance que le grand Malefoy ne se soit pas étalé aux yeux de tous. La honte m'aurait poussé au suicide peut etre. Là, je n'ai que toi comme témoin à liquider ». Le sérieux et calme du visage de Draco fit déglutir bruyamment le Gryffondor. Draco rompit ce moment de mal aise en revélant un sourire taquin, montrant qu'il blaguait.
« Détends-toi Potter ! Nous, Serpentard et Malefoy, ne sommes pas seulement programmés à semer le chaos et la destruction ! C'est encore une blague, au cas où tu as envie de rapporter ça à tes petits copains. Pour tout te dire, j'en ai un peu marre de tout ça. [pause dramatique] Quand j'étais en 2ème année, je me suis même imaginé que je pouvais avoir une autre famille à Poudlard, tout recommencer : Blaise serait mon demi-frère (question couleur que ce soit crédible), Pansy serait une nièce hystérique et Théo un cousin éloigné un peu étrange ! Sauf que je les ai toujours plus traités comme mes hamsters…J'ai eu un animal une fois mais c'était une mygale. Pas vraiment le genre à faire des calins… »
Harry se tenait silencieux de peur de briser le seul moment où il avait vu Draco parler autant. Quand il pensait que c'était lui la piplette d'habitude ! En y pensant, ce n'était qu'un truc à ajouter à la liste d'opposés de Draco /Harry : l'un sûr de lui l'autre toujours hésitant l'un riche et extravagant l'autre pauvre et ayant la valeur des choses en tête l'un brillant et l'autre un élève normal sans plus. Harry sembla s'amuser de ses constations et dit à Draco :
« Qu'est ce que tu causes quand même ! Pauvre Draco ! Grâce à mon enfance j'ai la capacité de relativiser et tout apprécier donc je ne me plains pas. A vrai dire, j'ai même des anecdotes marrantes ! Une fois pour Noël j'ai reçu un capuchon de stylo mâché.
-Heiiiin ? C'est affreux ! Si j'avais reçu une boite entière de stylos j'aurais cramé la maison…
-Oui, mais en fait c'était pour me dire que pour Noël prochain j'aurais le reste du stylo. Rusé, non ? »
Sur l'ébahissement de Draco, Harry rit, se leva et proposa a Draco de le raccompagné à son dortoir. A l'approche de la fatale porte, Harry commença à transpirer à grosses gouttes, étrangement. Ses paumes moites faisaient glisser Draco. C'est stupide mais c'est comme le moment fatal où on ramène une fille à sa porte. Tout le monde attend ce moment avec impatience mais c'est une grosse responsabilité : bisou pas bisou ? Quand, comment, où (lèvres, joues ?) Est ce qu'elle vous filera une claque ? Les filles ne se rendent pas compte de la pression...Harry commençait à devenir tout rouge. C'est lui ou il faisait chaud dans ce couloir ?!
Après une brève pause à une distance raisonnable l'un de l'autre, Harry lança un « bon, bonne nuit et j'espère que la cheville ira mieux…a plus ».
Mais bien que la banalité de ces mots résonnait dans la tête de Draco alors qu'il remontait à son lit, l'important n'était pas là. Un sourire s'étira sur le visage de Draco en même temps que l'étonnement dans ses yeux. Oui, le regard d'Harry qui s'arretait plus longtemps sur lui, la rougeur, la maladresse et le sourire sincère du « a + » : Potter avait craqué. Draco commençait à lui faire de l'effet.
« Putaiiiin ouiiiiii ! Je suis un géni ! »
