Toc toc...
après quelques temps d'arrêt, je me suis décidée a rependre cette histoire et la terminer!
voila c'est chose faite! je sais pas en combien de chapitres, je vais le décliner!
alors, hop le chap 4...
bonne lecture :)
Finalement, je les laissais ensembles, échafauder un plan le plus sécurisé et le plus efficace possible. Je me faufilais à l'extérieur de la pièce, les deux mains enfoncées dans les poches et je sentais un air contrarié flotter sur mon visage, si bien que des rides se creusaient entre mes sourcils et mes lèvres se pincer. Je sentais un malaise s'insinuer en moi et je dus faire un effort surhumain pour faire bonne figure devant mes collègues et les patients. Je n'aimais pas mentir et la, c'était un vrai supplice pour moi de voir leur regard à la recherche du moindre espoir, du moindre indice.
« Alors, c'est quoi la suite du programme » m'interpella le médecin, en venant à ma rencontre.
« Euh… » Hésitais je, voyant qu'ils étaient tous pendus à mes lèvres « il va falloir qu'on se sauve d'ici. Je vous conseil de vous préparer… physiquement et psychologiquement. »
Je les vis frémir, alors qu'au même moment la porte s'ouvrit sur le reste de l'équipe qui affichait une mine sérieuse. Trop sérieuse à mon gout.
A mon avis, ils n'étaient pas du tout surpris de devoir faire face à une nouvelle attaque bio terroriste d'Umbrella et compagnie.
Je trouvais cela encore étonnant, qu'ils soient arrivés aussi vite ! Ils devaient déjà soupçonner quelque chose et ne me disaient pas toute la vérité.
Au point, où nous en étions, connaitre le fin mot de l'histoire ne changerait pas la situation critique dans laquelle nous nous trouvions.
« Laure, viens par ici » appela Chris, en me faisant signe de la main.
Alors que j'allais vers lui, je le vis préparer, vérifier et me tendre un révolver.
« Tu en auras sans doute besoin. » marmonna t-il en m'envoyant un pauvre sourire.
Jill me tendit à son tour, une petite trousse de soins, ainsi qu'un couteau de combat et Lucas, une série de chargeur.
Me voila, fin prête et parer à l'horreur qui nous attendait à l'extérieur.
« Et pour eux ? » soufflais je en montrant les patients et mes collègues.
« Il va falloir faire un tri…je suis vraiment désolé Laure » continua Léon en me posant une main sur l'épaule.
A peine avait il dit ça, que nous entendîmes un bruit sourd et insupportable, alors que les murs et les sols tremblèrent de concert.
« Nom de dieu.. » lâcha Rebecca en se cramponnant à Billy.
Je perdis l'équilibre, ne trouvant rien a quoi m'accrocher et je me retrouvais par terre, alors que celle-ci était toujours traversée de secousses. Lucas se retrouva non loin de moi, comme le reste de nos amis.
Les minutes semblaient s'éternisées et ne jamais finir. Je sentis les doigts de Lucas, venir s'emmêler aux miens et au même moment, un pant du mur s'écroula, emportant avec lui la moitié de l'étage et par la même occasion, les survivants qui se trouvaient à proximité.
Dans le trou béant qui prenait maintenant place dans les fondations du bâtiment, apparut une bête gigantesque qui nous soufflait dessus son haleine putride.
Elle possédait une carrure énorme : un large dos vouté et bossu, auquel était rattaché des bras puissants, munies de lames et de piques. Ses jambes étaient aussi effrayantes que le haut et ses pieds se terminaient par des griffes, sans doute aussi acérées que des rasoirs. Sa tête était ridiculement mal proportionnée par rapport au reste de sa stature. Ses dents blanches et pointues brillaient dans l'obscurité du jour, alors que ses yeux morts, nous observaient attentivement.
On aurait dit un troll. Sauf que je ne me trouvais pas dans un livre d'héroic fantasy…loin de la….
J'en eu le souffle coupé et je sentis mes muscles se figés sur place, paralysés par la peur qui avait envahit mon corps. Je le regardais, impuissante, engloutir les survivants alors qu' il donnait des grands coups de fureur dans le bâtiment. J'entendis jurer près de moi.
« Merde…manquait plus que ça ! » dit Lucas en serrant les mâchoires.
« Qu'est ce que c'est ? » eus je la force de demander.
« Nouveau prototype de Tyran…mais en plus gros, plus moche…et plus fort aussi !! »
« Je suppose que ca sent pas bon pour nous ? » dis je
Il me lança un regard mi amusé, mi outré…et me voila que je me m'étais mise à faire de l'esprit, alors que nous étions sur le point de se faire boulotter.
Un cri me rappela soudainement à la réalité et je vis Anne, se faire saisir par les chevilles et entrainé par le monstre. Sans réfléchir et dans un hurlement de colère, je bondis et m'élançais vers elle, attrapant une de ses mains. Je tirais de toutes mes forces, ignorant totalement les appels désespérés de mes amis.
« Nooooooon, Anne !! Tiens bon…je vais te sortir de la » hurlais je
Mais le tyran était beaucoup plus fort que moi, et je sentis les doigts de ma collègue s'échapper des miens. Je la vis disparaitre à l'intérieur de son immense paume et il resserra sa prise, brisant ainsi tous les os d'Anne, qui lâcha un cri d'agonie.
Je restais totalement pétrifiée…incapable du moindre mouvement, des larmes dévalaient sur mes joues, alors que deux bras puissants se refermèrent sur ma taille et me portaient en sécurité.
A partir de ce moment là, j'eu un gros blanc…je vivais la scène comme au ralentis. Quelqu'un me soutenait et m'entrainait à sa suite, nous sortant du bâtiment en ruine et nous menant dans les ruelles de la ville. Je me laissais faire, totalement sous le choc.
Le froid et l'humidité me sortirent de la torpeur dans laquelle je m'étais enfermée. Je réalisais que j'étais à moitié avachi sur Lucas qui me portait sans aucun effort. Nous marchions d'un pas rapide et l'air frais me battait allégrement les joues, tandis que mes yeux s'habituaient progressivement à l'obscurité qui nous entourait. Il faisait encore jour malgré le ton grisâtre que prenait le ciel.
Je me rendis compte que nous n'étions pas seuls et que nos pauvres compagnons tentaient de suivre la cadence que le jeune homme nous imposait. J'étais encore étonnée que la chance avait été de notre côté et que nous nous en étions sortis indemnes.
J'étais pourtant incapable de me rappeler quoique ce soit, comme si mon cerveau voulait faire le vide. Sentant sans doute mon agitation, Lucas s'arrêta d'un geste brusque et se tournait vers moi en me prenant le visage en coupe.
« Laure, ca va ? » demanda t-il le regard inquiet
« Oui…enfin je crois » soufflais je, alors qu'il me relâchait et qu'il se retournait pour voir arriver le reste du petit groupe.
Nous étions en tout et pour tout, cinq…Karine, Charles, Christophe, Lucas et moi … mais pas la moindre trace de nos amis.
« Où sont les autres ? » osais je
« Nous avons été séparé pendant l'attaque du Tyran. Beaucoup de tes compagnons de l'hôpital sont morts Laure. Je suis désolé. » Dit il en m'attirant vers lui.
Des images me revinrent en mémoire et je frémissais. La peur fut vite chassée par la colère et la fureur.
Umbrella, venait encore une fois de gâcher la vie de millier de gens et la mienne par la même occasion. C'était la goutte d'eau de trop !! Je me jurais que c'était la dernière fois que cela arriverait, même si je devais y perdre ma vie.
« Bien que faisons nous maintenant ? » demanda Karine en serrant ses bras autours d'elle.
Seul le silence lui répondit alors que nous nous plongions dans nos pensées.
« On va se concentrer sur le plan initial » finit par lâcher Lucas « nous allons rejoindre ce putain d'hélicoptère et se tirer de ce putain d'enfer. »
« Et comment on fait ça ? » continua Karine, alors que sa voix montait dans les aigus.
« Faites moi confiance, je vais vous guider et vous protéger » répondit il sérieux.
Il s'accroupit et fouilla dans son sac à dos. Il en ressortit trois revolvers et deux couteux de combat qu'il tendit à nos compagnons d'infortune.
« J'espère que vous n'en aurez pas besoin, mais au cas où… » Se justifia t-il
Les survivants s'emparèrent des armes et les examinaient avec soins, pendant que Lucas me prenait par le bras et m'isola dans un coin.
« Laure… je vais avoir besoin de toi » commença t-il
« Bien sur… tu sais que tu peux compter sur moi. »
« Je…je ne sais pas ou nous sommes. » lâcha t-il d'une petite voix « je n'ai pas la moindre idée de la direction que nous devons suivre… j'ai tout perdu dans la fuite. »
J'accusais le coup et je retenais l'envie de lui hurler dessus. Après tout, ce n'était pas de sa faute.
« Et les radios ? GPS ? » Demandais je d'une voix tremblante.
« Pareil… nous sommes seuls… »
« Nom de dieu » jurais-je, en serrant les mâchoires aussi fort que possible pour m'empêcher de crier.
« Mais toi et moi…nous y sommes déjà arrivés une première fois et je sais que nous pouvons le refaire une seconde fois ! »
« Lucas, et eux ? …ils ne sont pas habitués, ni entrainés au combat » répondis je, en désignant nos compagnons survivants.
Il sembla contrarié et croisa les bras sur son torse.
« Tu sais… à toute victoire, il y a des sacrifices Laure. »
Je me détestais à cet instant, mais je devais reconnaitre que Lucas avait raison. Je me voilais la face, et ce depuis le début.
Je croyais avoir le droit de vivre une vie normale, mais il fallait croire que c'était chose impossible et que j'étais destinée, tout comme mes compagnons, à combattre Umbrella jusqu'à ma mort.
J'aurais peut être dû affronter mes peurs plus tôt et prendre le taureau par les cornes, au lieu de venir m'encrouter dans une existence qui ne me plaisait pas. Je vivais dans le passé et surtout dans le mensonge, en essayant de me convaincre que tout irait bien.
Lucas me serra la main à nouveau, me ramenant à la réalité. D'un coup d'œil rapide, je vis que nos compagnons avaient plus ou moins récupéré. Je savais au fond de moi que je ne pourrais pas tous les sauver !!
« Je suppose que tu a raison » dis je, en lui adressant un piteux sourire « alors faisons de notre mieux pour survivre, encore une fois. »
Pour réponse et comme s'il sentait que j'en avais besoin à cet instant, il m'attira dans ses bras solides et m'étreignait un instant avant de me relâcher.
Le bruit d'une rafale de balle, suivit de près par des hurlements stridents, nous arracha de notre petit monde. Aussitôt, je dégainais mon arme et me mis en position, Lucas en soutien à mes côtés.
Karine était en train de vider son chargeur sur un groupe de zombie, qui avait surgit de l'ombre et qui se dirigeait lentement vers nous. D'un mouvement souple et rapide, je me retrouvais près d'elle, posant une main sur son arme. Elle lâcha la gâchette avant de me regarder complètement paniquée. Christophe et Charles se précipitèrent derrière nous, tremblant.
« Ne gaspille pas tes balles inutilement » soufflais je à l'intention de mon amie « elles sont précieuse. Alors maintenant, tu vas respirer et tu vas te calmer. »
Les zombies avançaient toujours vers nous, d'un pas mal assuré et lent. Je ne m'affolais pas plus que ça, car en soi ce n'étaient pas les plus dangereux ici. J'armais tranquillement mon Beretta et fit mouche, directement dans le crane poreux des cinq morts vivants. Ils s'écroulèrent les uns après les autres sur le sol.
« Une balle dans la tête… ne l'oublie jamais » ajoutais je en reculant de quelques pas « bon, remettons nous en route, le temps presse »
Lucas passa en tête de notre compagnie, tandis que je fermais la marche, assurant les arrières. Nous arpentions les ruelles en direction de l'ouest, endroit le plus proche de notre point de rendez vous. Il n'y avait plus âme qui vive dans cette ville. Je resserrai ma prise autour de la crosse de mon révolver et je sentis une tension s'installer en moi. J'étais attentive au moindre bruit, à la moindre odeur et au moindre geste. La puanteur des corps en décomposition nous emplissait le nez, alors que des milliers de gémissement, plus glauque les uns que les autres s'élevaient dans les airs.
Lorsque nous croisions des zombies, soit nous réussissions à les éviter soit ils se retrouvaient le crane farcit de plomb. Je constatais que nos compagnons étaient à bout de nerf et qu'ils ne tiendraient pas très longtemps dans ces conditions.
Alors que nous avions décidé de couper à travers une maison abandonnée, ce que je redoutais tant arriva.
Lucas, après nous avoir fait signe, s'immobilisa tendu comme un arc et observa les alentours. Doucement, je me faufilais près de lui et m'accroupissais.
« Qu'as-tu entendu ? » murmurais-je
Il n'eut pas besoin de me répondre, le bruit régulier de griffe cognant le métal du toit, le fit à sa place. Des chiens ? Des hunters ?ou pire des lickers ? Et à en croire, le raffut qu'ils faisaient, ils y'en avaient plusieurs.
Un long frisson me secoua et je retins ma respiration à leur seul souvenir. J'entendis près de moi, Lucas jurer et enclencher le chien de son arme. Avec ce genre de créature, il n'y avait pas de fuite possible, juste un affrontement où la victoire n'était pas certifiée. Je fis un signe aux autres de se tenir prêts.
Avec un peu de chance, ils ne feraient que passer et ne nous prêteraient pas la moindre attention. Le bruit assourdissant de mon cœur résonnait jusque dans les oreilles.
Dans un hurlement et traversant la toiture, ils se laissèrent tombés lourdement sur le sol, tout autour de nous.
Des Lickers… des espèces de monstres, qui se déplaçaient comme des animaux alors qu'ils avaient été autrefois humains. Leur peau était comme écorchée et mise a vif, tandis que leur cerveau était d'une taille impressionnant et ressortait de leur boite crânienne. Des griffes, aussi aiguées que des couteaux ornaient leurs extrémités. Ils nous encerclaient, toutes langues dehors. Sans plus attendre, j'ouvris le feu, essayant de viser le crane de ces sales bestioles, qui se mouvaient avec une habilité et une rapidité déconcertante.
« Restez groupé » hurla Lucas à l'intention de nos compagnons.
Les autres tiraient sur les bestioles qui ne faisaient qu'échapper aux impacts de balles. Nous arrivions tout de même à les garder à une distance raisonnable.
C'était sans compter, leurs langues à rallonge qui passaient juste à coté de moi, pour venir s'empaler sur Christophe. Ils le trainèrent jusqu'à eux et se jetèrent sur lui pour le dévorer. Karine poussa un hurlement alors que Charles, qui se trouvait derrière nous, recula de quelques pas, avant de prendre la fuite.
Un de licker bondit habillement devant lui et l'attaqua au visage, emportant la moitié de celui ci. J'essayais de rester concentré, malgré les cris d'agonie qu'avaient poussé les deux hommes et parvint à tuer un des licker… Lucas se chargea d'un deuxième. Nous canalisions notre puissance de feu sur le troisième puis sur le quatrième. Nous étions venus à bout de ces monstres, mais nous avions perdu aussi deux de nos compagnons.
Nous étions plus que trois. Sans plus attendre, nous nous empressâmes de ressortir de la maison dans laquelle nous nous étions enfermés et retrouvions l'air frais et l'obscurité de l'extérieur.
Karine était choquée et semblait s'enfermer dans un mutisme sans fond. Je me retournais vers elle et la saisit par les épaules.
« Ecoutes moi bien, tu n'as pas 36 solutions…. C'est soit nous, soit eux…tu comprends ? » Commençais-je d'une voix douce « tuer ou être tuer… personnellement, je préfère la première solution et j'espère que toi aussi. »
Elle sembla revenir un peu à elle et se ressaisit, alors que sa poigne se refermait plus fermement autour de son arme.
« Oui… » Murmura t'elle
Je me retournais vers Lucas, qui continuait d'être tendu comme un arc et soudain, je le vis braquer son arme. Quelques secondes plus tard, Léon, Claire et toute la troupe sortirent de l'ombre, accompagnés toute fois de quelques survivants.
Je sentis un poids s'envoler de mes épaules, j'étais vraiment heureuse de les retrouver…. C'était décidé, si je sortais vivante de cette merdre, je ne les lâcherais plus d'une semelle.
« Nous avons entendu des coups de feu ! » justifia Chris, en serrant la main de Lucas.
« C'était bien nous… des lickers » répondit celui-ci.
« Ah quelle Merde !! Nous avons eu affaire à des Hunters et autres horreurs puantes… encore des expériences qui ont mal tourné. » Ajouta Barry en astiquant le canon de son magnum.
Je restais une seconde perplexe… alors finalement, il y avait bien un labo secret dans le coin avec des savants fous et des virus mutants !!
« Umbrella ? » demandais-je
« Officiellement, Umbrella n'existe plus. Cependant les virus T, G et Veronica continuent de faire parler d'eux. » Expliqua Chris « j'ai pu constater cela en Afrique cette année. »
« J'ai aussi vu ça en Espagne, il ya cinq ans et à Hardville, quelques temps après. » continua Léon. « Même si la maison mère n'existe plus, des branches ont subsisté un peu partout dans le monde, livrées plus ou moins à elles mêmes. Tout allait bien, jusqu'à qu'ils n'arrivent plus à contenir la folie et la cupidité des chercheurs qui ont décidé de revendre la marchandise au plus offrant. »
« Quoi de mieux que de tester les virus sur le terrain » lâcha Claire
« Bien que je ne sois pas très sûre, qu'ils savaient ce qu'ils faisaient à chaque fois » disait Jill en tapotant l'épaule de Chris.
Le silence s'empara de notre petit groupe, chacun plongé dans ses réflexions.
« Étiez-vous au courant de toute cette merde ?» demanda Karine en postant à côté de moi.
« Je comprends que vous ayez pas mal de question à nous poser…mais ce n'est pas vraiment, l'endroit idéal » répondit Chris.
Le hurlement de rage d'un monstre s'éleva près de nous, lui donnant raison et nous sentîmes un frisson d'horreur nous traverser, tous sans exception. Il nous fit signe de bouger et sans broncher, nous le suivions, nous enfonçant dans l'obscurité tombante de la nuit.
Nous marchâmes pendant ce qui me semblait une éternité. Les zombies, les chiens et parfois les hunters ralentissaient considérablement notre avancer.
Finalement, nous arrivions au point de rendez vous tant attendu et les hélicoptères nous attendaient patiemment.
Alors que nous grimpâmes à l'intérieur, un sentiment de soulagement nous envahissait et il nous emporta loin de toute cette horreur.
A suivre...
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