Merci encore une fois à Sherkan Poontekins, ma chère bêta, pour sa correction en un temps record ^^

Enjoy !


Chapitre 4

Lorsqu'Harry se réveilla plus tard ce jour-là, il était près de midi. Il roula sur le ventre et soupira. Il se sentait épuisé. Mettre les choses au clair avec Snape au milieu de la nuit était éreintant pour tous les deux. Il grogna, il avait fait culpabiliser Snape en lui faisant promettre de ne pas avoir de relations sexuelles dans sa propre maison. Qui faisait cela ? Quel type de personne pouvait être aussi épouvantable avec quelqu'un qui l'avait recueilli ?

Harry se dirigea dans la salle de bains perdu dans ses propres pensées. Peut-être qu'il laisserait Snape regarder ses devoirs et qu'il accepterait son offre en potions. Il n'alla pas plus loin dans ses pensées alors qu'il entra et alla faire pipi ; l'abattant était levé, il n'avait pas vraiment besoin de faire quoi que ce soit. Quelque chose n'allait pas, mais il ne savait pas vraiment quoi alors qu'il se tenait là, les yeux fermés. Il entendit un grognement derrière lui et sursauta.

« Il y a des fois comme cela où je pense qu'il pourrait en fait y avoir des putains de choses qui ne vont pas avec vous » entendit-il son professeur dire. Ces mots le ramenèrent entièrement à la réalité. Harry avait lentement arrêté de toquer avant d'entrer dans une pièce, étant donné l'absence prolongée de Snape, et maintenant il avait vraiment bousillé les choses. Comme si leur conversation de ce matin n'avait pas été assez maladroite, il était entré et avait fait pipi sans se rendre compte que Snape était sous la douche.

« Ouais, euh… Je suis un peu inquiet que vous me preniez pour un dingue en ce moment même, monsieur, » murmura Harry. Il se retourna pour pouvoir voir Snape et le regretta instantanément. Le potionniste se tenait sous la douche, dos à Harry. Les cicatrices sur son dos et le haut de ses cuisses semblaient être pour la plupart en train de disparaitre et la peau était de la même pâleur que le visage. Ce fut la définition musculaire qui frappa Harry. « Je suis désolé pour tout à l'heure » Harry se racla la gorge.

Snape se raidit un instant avant de shampouiner ses cheveux. « Ceci est une conversation que nous pouvons avoir plus tard, à condition que vous ayez fini de regarder fixement mes fesses. » dit-il dans un élan inhabituel, la voix peinée. Harry ouvrit et ferma la bouche, puis hocha la tête. Il prit sa brosse à dent sur l'évier, l'humidifia, et étala un peu de dentifrice dessus. Aussi longtemps qu'il ne regardait pas Snape, il pensait que rester une minute de plus serait bon… ou très irritant, ce qui semblait amusant. Snape grogna de nouveau.

Une bulle de peur s'empara de lui quand l'aîné arrêta la douche et sortit. Peut-être qu'irriter Snape quelques heures après lui avoir crié dessus n'était pas une bonne idée. Snape allait-il à nouveau lui casser la figure ? Il bougea simplement les yeux lorsque ce dernier attrapa sa brosse à dents, le dentifrice et commença à se brosser les dents. Harry se pencha pour cracher, ne voulant rien de plus que la situation qu'il avait créée. Il aimait le contrarier et, après leur dispute, il y avait quelque chose d'attirant dans le fait de faire ressurgir le Snape auquel il était habitué- le cruel, l'insensible. Peut-être que si son professeur lui faisait nettoyer des chaudrons, il se sentirait plus normal. Ou peut-être était-ce le conflit qui le faisait se sentir normal ?

Snape choisit également ce moment pour cracher et Harry savait qu'il l'avait fait exprès. Il recula et attendit qu'il eut fini de cracher avant de se pencher en avant. C'était petit, irritant et cela amusait clairement son vis-à-vis. Il saisit le flacon de bain de bouche, se versa un bouchon et pensa avoir gagné, cette fois. Quand il le porta à ses lèvres, Snape attrapa son poignet et arracha le bouchon de sa main. Le gryffondor ferma les yeux et sentit sa main trembler un peu, alors que Snape se rinçait la bouche. « Merci Potter » ricana-t-il, « il aurait été terriblement incommode que je le fasse moi-même. »

Harry secoua la tête, ne sachant pas s'il était amusé ou en colère. Il ouvrit les yeux et croisa les bras, trop têtu pour simplement partir. Snape étala de la crème hydratante sur sa peau et passa un peigne dans ses cheveux mi-longs avant de les tirer vers le haut. Harry mordit sa lèvre et regarda : comment faisait-il pour faire tenir sa serviette aussi bas sur ses hanches sans qu'elle ne tombe ? Il renifla sans s'en rendre compte l'eau de Cologne que Snape avait vaporisé et déplaça ses mains pour qu'elles reposent sur ses hanches. Le professeur sourit à nouveau et heurta l'épaule d'Harry en passant. « Merci pour l'aide, Potter. »

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Harry s'habilla rapidement de ses nouveaux vêtements et descendit à l'étage, ses devoirs à la main. Il jeta ses papiers sur la table et s'attaqua au réfrigérateur. Chaque matin, il faisait un œuf frit, des toasts et prenait quelques morceaux de bacon : pas nécessairement parce c'était ce qu'il aimait manger, simplement parce qu'il ne savait pas faire grand-chose d'autre. Snape entra alors qu'Harry s'occupait de son œuf et se prépara une tasse de café. Son jean était réparé et effiloché d'une manière qui faisait penser à Harry qu'il l'avait acheté comme cela et, au lieu d'une chemise, il portait un t-shirt à un col V couleur saumon. Il était tellement décontracté... Harry essayait de trouver quelque chose d'intelligent à dire alors qu'il s'asseyait et commençait à manger.

Il était bon dans les réponses sarcastiques, mais pour répondre il fallait que quelqu'un dise quelque chose. Le professeur posa son café sur la table avant de retourner au comptoir pour préparer ses bagels. C'était tellement parfait. Harry sourit alors qu'il attrapait le café de Snape. Il prit une gorgée avant de le mettre en face de sa propre assiette ; Snape devra se relever.

Celui-ci grogna en se rasseyant à table, mais ne dit rien. Harry continua de boire le café pendant que Snape mangeait, puis le regarda finir avant qu'il ne ramasse sa pile de devoir. Un à un, Snape les jeta à terre, sans même les lire, jusqu'à ce qu'il trouve celui qu'il cherchait. Le silence était douloureux pour Harry : il était examiné minutieusement par un homme dont il avait volé le café. Homme qui, d'ailleurs, jeta la copie sur la table en haussant les épaules. « Comme d'habitude, vos conclusions n'ont rien de spéciales et valent difficilement la peine que j'y passe du temps. C'est acceptable –cependant vous constaterez que vous ne devriez pas réécrire ces imbécilités, je vais le noter au prochain trimestre. »

Harry déglutit. Il avait fait beaucoup d'efforts pour ce devoir, mais apparemment certaines choses ne changeraient jamais. Il but la dernière goutte du café et souleva la tasse. « Vous faites un excellent café, professeur. » Snape leva les yeux. « Je crois que vous m'avez offert une… opportunité… de gagner une journée de défense » déclara Harry.

Snape hocha la tête. « Et je crois que l'offre impliquait que vous brassiez correctement une potion de mon choix. »

« Ce que je crois être capable de faire. » dit le plus jeune en se redressant un peu pour tenter de minimiser leur différence de hauteur. Snape acquiesça finalement et Harry savait qu'il avait gagné.

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Quand ils entrèrent dans le hangar, c'était juste une chambre minuscule avec une armoire contre un mur et une cheminée. Snape marmonna quelques mots et la salle autour d'eux changea. Il y avait deux longues tables, chacune avec deux chaudrons, et les murs étaient tapissés d'étagères d'ingrédients. Il y avait très peu de lumière, mais cela ne semblait pas sombre- Harry trouvait que c'était presque paisible. Snape le plaça en face de l'un des chaudrons et lui demanda de préparer une potion de Pimentine.

Le gryffondor suspectait fortement que Snape avait choisi cette potion en raison du fait qu'Harry avait utilisé une quantité absurde de celle-ci au fil des années. Il commença par la préparation de ses ingrédients et était certain d'avoir tout fait correctement, jusqu'à ce que Snape ne se place près de lui et regarde ce qu'il faisait. L'homme avait l'air irrité et Harry se demandait ce qu'il avait fait de mal. Il vérifia à nouveau les instructions : racine de mandragore en dés. Il avait très certainement coupé la racine de mandragore en dés. Il se retourna pour regarder Snape, qui brassait derrière lui, et se rendit compte qu'ils brassaient la même potion.

Aussi silencieusement que possible, Harry se pencha en arrière jusqu'à ce qu'il puisse voir la table de travail de Snape. Il venait juste de finir de couper sa racine de mandragore et avait sa préparation de base. Harry plissa les yeux et essaya de voir la forme exacte de la racine de mandragore : devant Snape, il y avait un tas de petits cubes. Harry regarda à nouveau les siens et réalisa qu'ils ressemblaient plus à des lignes droites. Il prit une autre racine de mandragore du stock et la coupa très attentivement, s'assurant de faire des cubes, tout comme Snape.

A chaque étape de la potion, Harry sentait la peur gronder dans son estomac. S'il faisait cela bien, peut-être qu'il pourrait obtenir de Snape qu'il lui montre le sort de guérison. La dernière fois qu'il avait brassé cela –et s'en souvenait très bien– tout avait l'air bien jusqu'à ce qu'il n'ajoute la racine de mandragore, mais cette fois, sa potion semblait déjà fausse. Qu'avait-il-fait ? Il regarda à nouveau les instructions. Il avait ajouté la quantité de mucus de véracrasse que la potion nécessitait, mais il savait depuis le temps que Neville faisait exploser ses chaudrons que la coloration voulait dire qu'il en avait ajouté trop. Il tentait de se rappeler comment le mucus de véracrasse réagissait et pensa que, peut-être, il pourrait le contrer avec des piquants de porc-épic. C'était risqué, mais il ne voulait pas demander de l'aide à Snape ou faire exploser son chaudron. Il ajouta 3 piquants de porc-épic et pria pour que cela fonctionne.

La racine de mandragore était la dernière étape avant de laisser mijoter et Harry ne voulait pas que sa potion devienne une substance visqueuse cette fois. Il ajouta la racine de mandragore, et réduisit la chaleur pour laisser mijoter.

Il garda un œil sur le chronomètre tandis qu'il regardait Snape transvaser sa potion. La couleur était mauvaise, il en était sûr, mais Snape était un maître. « Heu, monsieur ? » demanda Harry après avoir une nouvelle fois vérifié son chronomètre. Snape leva un sourcil. « C'estlamauvaisecouleur, » murmura Harry.

Snape se retourna et regarda dans le chaudron d'Harry. « Il semble bien, Potter. »

Harry recula un peu. « Je… je voulais dire la vôtre. » murmura-t-il.

Snape grogna et Harry se raidit. « Ce n'est pas la mauvaise couleur Potter. » Il se dirigea vers les étagères pleines de livres et en prit un en bas. Harry fronça les sourcils quand Snape lui tendit le livre : Potions élémentaires par Severus Snape. « Les manuels de Potions sur lesquels le directeur insiste sont incorrects. Ma potion est de la couleur et de la puissance correcte. Mon travail est de vous apprendre à faire la potion de la façon dont votre texte l'indique, cependant. Il est très rare que j'ai des étudiants qui corrigent instinctivement les instructions et brassent quoi que ce soit correctement. »

Harry était choqué. Dumbledore leur faisait utiliser des manuels incorrects ? « Pourquoi ne pas utiliser votre manuel ? Je veux dire, vous avez pris le temps de l'écrire, monsieur ? »

Snape haussa les épaules. « Le directeur n'a pas l'amour des potions ou le respect de l'art. Laissez-moi finir, et nous allons voir si vous avez réussi à brasser la potion aussi incorrectement que l'auteur incompétent de votre livre le fait. »

Le regard sur le visage de Snape était… triste. Cela fit mal à Harry de le regarder. Il était clair que cela l'ennuyait que Dumbledore ait refusé d'utiliser ses manuels. Harry ouvrit le livre et feuilleta les instructions pour la potion de Pimentine. Il rit et Snape se tourna vers lui. « Monsieur, les deux ensembles d'instructions ont des proportions d'ingrédient totalement différentes ! »

Le professeur fit un signe de tête et leva les mains comme s'il demandait à Harry ce qu'il attendait. Le temps s'écoula et Harry passa devant Snape pour éloigner sa potion du feu. Il ne regarda même pas sa potion- il était persuadé que Snape allait hurler, même si elle était correcte. « Regardez, Potter, » ce dernier tendit la main et le tira vers le chaudron. Harry regarda dans le chaudron, ayant peur de ce qu'il allait voir, et fit un bond en arrière : elle était de la même couleur que la potion de Snape. « Dites-moi, étape par étape, ce que vous avez fait, Potter. »

Harry s'assit, tira ses genoux jusqu'à sa poitrine, et se mit à rire. Il était une merde en potions et avait pratiquement détruit celle qu'il avait brassée uniquement pour la corriger et obtenir une qualité supérieure à ce qu'il pensait pouvoir faire. Snape s'assit devant lui, les jambes croisées, et se pencha en avant. Harry se racla la gorge. « La quantité de mucus de véracrasse que j'ai ajoutée était mauvaise, même si j'ai juré avoir ajouté la bonne quantité. Je le sais parce que c'est la raison pour laquelle la potion de Pimentine de Neville avait explosée. Donc j'ai ajouté quelques piquants de porc-épic en pensant que cela pourrait l'équilibrer. » Il fit une pause. « Je crois que j'ai mérité mon après-midi de défense avant de manger, monsieur. »

Snape inclina la tête, prenant compte de ce qu'Harry avait dit. « Voilà qui est intéressant Potter, » Snape posa son menton entre son pouce et son index. « Je vous donnerai votre temps de défense après le déjeuner. Je veux que vous écriviez tout ce que vous vous souvenez sur la préparation de cette potion, étape par étape. Demain vous allez la brasser à nouveau, avec vos modifications, pour voir si vous pouvez obtenir le même niveau de perfection. Ce n'est pas parce que le mot 'impossible' ne fait pas partie de votre incroyablement petit vocabulaire que ce n'était pas un coup de chance. » Snape souffla lentement et plissa des yeux. « Décantez votre potion, Potter. » Il se leva et revint à sa table de travail pour prendre des notes dans son journal tandis qu'Harry riait à nouveau.

Il décanta sa potion en se sentant plus confiant que jamais. Au cours de la matinée, il avait volé le café de Snape et brassé une meilleure potion que l'auteur de son manuel scolaire. Il fredonna tranquillement, incapable de contenir son excitation. Quand il eut finit de décanter, il écrivit les corrections exactes qu'il avait apportées à la potion et partit tranquillement déjeuner, les textes de potions de Snape dans la main.

Il dansait en faisant des sandwiches, étant de trop bonne humeur pour ne pas en faire un à Snape. L'homme ne l'avait pas complimenté, mais il avait été choqué. En attendant que Snape vienne pour le déjeuner, il feuilleta le livre de potions en essayant de voir combien de différences il pouvait déterminer entre ce livre et son manuel scolaire de mémoire.

Alors que Snape le remercia pour le déjeuner, Harry sourit poliment. Ils mangèrent les sandwiches en échangeant des regards, essayant tous les deux de comprendre l'autre. « Aimez-vous les potions, Potter ? » demanda finalement Snape.

Harry haussa les épaules en reposant son verre d'eau sur la table. « Pas particulièrement, monsieur. Je veux dire, j'aime cuisiner, donc si vous n'aviez pas été un tel connard dès le premier jour, j'aurais probablement aimé. Mais la façon dont vous avez parlé de ça, et les choses que vous avez écrites dans votre livre pourraient avoir piqué mon intérêt. » Harry haussa les épaules à nouveau. Il trouverait le moyen d'être meilleur en potion si c'était ce qu'il fallait à son professeur pour lui apprendre. De toute évidence, il avait sous-estimé l'intelligence de Snape.

« Intéressant, » dit Snape en mettant les plats dans l'évier. « Si vous n'avez pas changé d'avis pour mon aide en Défense… »

Harry se leva d'un coup et jeta ses plats dans l'évier avant de suivre Snape jusqu'au hangar. Quand ils entrèrent, c'était encore une fois la petite chambre avec une armoire et une cheminée, jusqu'à ce que Snape ne commence à marmonner. La chambre s'élargit jusqu'à ce qu'elle soit juste un vaste hall, mal éclairé et vide. Harry avança un peu et réalisa que le sol sous lui était spongieux. « Incroyable, » murmura-t-il.

Snape était assis sur le sol mou, les jambes croisées, et fit signe à son étudiant. « Dites-moi ce que vous voulez apprendre et nous allons discuter de la théorie. »

Harry se laissa tomber devant lui et copia sa position. « Que diriez-vous de ce sort que vous avez utilisé pour guérir mon nez ? 'Ossiocrae'. J'ai déjà fait beaucoup de recherches, donc je pense que je comprends comment cela fonctionne.

Il fut surprit quand Snape grimaça. « Cela n'est pas de la défense contre les arts sombres Potter. C'est un art sombre. Êtes-vous sûr que vous voulez l'apprendre ? » Harry hocha la tête avec enthousiasme. Bien sûr qu'il voulait l'apprendre. « Très bien. Tentez de me l'expliquer. »

« Eh bien » Harry pensa à toutes les recherches qu'il avait faites. « Ça utilise la magie latente, et la plupart des adultes ne peuvent pas le faire. Les gens qui savent l'occ… occu… »

« Occlumencie, Potter. »

« Oui » rougit Harry. « Les gens qui savent la pratiquer peuvent utiliser la magie latente. »

Snape hocha la tête et soupira. « Je n'étais pas au courant que vous étiez un sorcier tellement impressionnant que vous pouviez réussir, dans votre temps libre, à devenir un maître en occlumencie. Je me sens complètement stupide. Il est clair que vous devriez me l'enseigner puisque vous êtes si avancé. »

Harry pinça les lèvres. Snape était un… Il prit une profonde inspiration. « Alors apprenez-moi l'occlumencie, Monsieur. »

Snape sauta sur ses pieds et secoua la tête d'irritation. « Croyez-le ou non, Potter, la magie mentale demande certaines aptitudes que vous n'avez jamais prouvé pouvoir posséder. »

Bien sûr, Snape ne pensait pas qu'Harry pouvait le faire. Il n'avait jamais cru qu'il pouvait faire quoi que ce soit. Le gryffondor se leva lentement, rassemblant ses pensées. « Je peux le faire » murmura-t-il en s'approchant de Snape. « Est-ce que je ne vous ai pas prouvé que je pouvais travailler dur et faire mieux ? »

Le professeur prit quelques longues, longues, inspirations avant de regarder Harry. « Videz votre esprit Potter. » Harry se mordit la lèvre en pensant à ce que Snape pouvait vouloir lui dire. Est-ce qu'il voulait qu'il ne pense à rien ? « Ne me demandez pas Potter, je ne peux pas vous l'expliquer. » Harry soupira et essaya difficilement de penser à un espace vide et noir. Quand il pensa avoir réussi, il leva les yeux vers Snape.

Avant qu'Harry ne réalise quoi que ce soit, il sentit un souvenir essayer d'attirer son attention. Il ne savait pas vraiment ce qu'il se passait, puis il se vit lui-même avec Vernon. Ils étaient dans le couloir, Vernon tenait un petit Harry à bout de bras contre la porte du placard. « Tu es pathétique ! » criait Vernon. « Un monstre sans valeur ! »

« Ce n'est pas réel, » murmura Harry. Il ferma les yeux, essayant de comprendre ce qu'il se passait, puis il le sentit : un picotement sur la nuque. Dumbledore lui avait fait sentir la même chose après qu'il se soit échappé et qu'il ait menti. Comment l'avait-il contré ? Il avait laissé le souvenir de son viol dans une petite boîte verrouillée. Si seulement il pouvait se rappeler comment… Lorsque Vernon claqua sa main costaude dans le mur à côté du petit Harry, il pensa à l'envie qu'il sentait de fuir… de voler. « Je l'ai ! » cria-t-il en se rappelant le souvenir d'un vol en balai qu'il avait utilisé contre Dumbledore.

Harry sentit une traction bizarre à son nombril et se rendit compte que lui et Snape étaient encore debout dans le hangar, à quelques mètres de distance. Snape le regarda d'un air ahuri et Harry voulut rire. C'était en train de devenir une journée fantastique ! « Qu'est-ce que… qu'est-ce que c'était bordel de merde, Potter ? »


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