Titre : Bazard a Poudlard (je sais, question originalité on a vu mieux mais bon…)

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Résumé : Une potion mal préparée et glissée par inadvertance dans le vin de la table des Professeurs lors d'un dîner de vacances ou seuls trois élèves sont présents cela donne un BAZAR A POUDLARD lol. SSLMHP et MMHG…

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Rating : MA et peut être B à l'occasion lol.

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Genre : Humour (normalement) Romance (on va tenter) lol

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Disclaimer : Les personnages appartiennent bien évidemment à la magnifique et unique J.K Rowling.

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Spoilers : Aucun (même si je n'ai aucune idée de ce que c'est ?????!!!????) --'

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Béta lectrice : Camilou (merci ma belle, merci pour tout…je t'aimheuuuu)

Hihi!!! Moi aussi je t'aimeuhhhh!! Rooo trop fière d'être citée! (désoler ma belle, j'ais pas us le cœur d'enlever cette petite remarque MDR^^)

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Attention !!!! CECI EST UN SLASH.!!!!!! Attention !!!!

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HOMOPHOBES, PRUDES, INTOLERANTS, MAMAN, PAPA QUITTEZ CETTE PAGE IMMEDIATEMENT SOUS PEINE D'ARRET CARDIAQUE ET D'ECOEUREMENT A VIE POUR LES JEUNES AUX HORMONES DETRAQUEES !!!!!

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POUR LES SLASHISTES DANS L'AMES, LES YAOIEUSE ET AUTRES PERVERSES EN TOUT GENRE……..BIENVENUE !!!!!

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~*~COUCOU TOUT LE MONDE !!!!!!!~*~

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Je sais, honte a moi de ne pas avoir publié plus tôt mais ma béta et moi étions en vacances a des périodes différentes donc… disons que nous avons eut du mal à nous parlez…, merci a toutes pour votre soutient et j'espère que sa chapitre (trop court encore désoler, il ne m'inspire pas celui-ci hi hi) vous plaira

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La suite est en cour d'écriture et sera beaucoup mieux j'espère (en tout cas, je m'amuse plus a l'écrire lol)

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CHAPITRE ENTIEREMENT DEDICACER A « « Yukimai-chan » »

QUI N'A EUT DE CESSE QUE DE ME BOOSTER AVEC CES PETIS MOTS

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MERCI A TOI ET A MA BETA D'AMOUR AINSI QU'A VOUS TOUTES QUI ME SUIVEZ DANS MON RAMASSIT DE CONNERIE HAHA.

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*~*~*~*~*~*MERCIHEUUUUUU MES BELLES…*~*~*~*~*~*

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~*~Bonne lecture !!!~*~

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°~*~*~*~*~° BAZAR A POUDLARD °~*~*~*~*~°

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Chapitre 2 : Prélude d'explication.

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Une faible lumière éclairait d'une lueur vacillante une vaste pièce regorgeant de livres anciens aux couvertures de cuir élimé reposant depuis des lustres sur d'immenses étagères. Une douce odeur de renfermé et de parchemin flottait agréablement dans l'air, conférant à l'endroit une atmosphère calme et intime. Au milieu de ces illustres récits relatant les plus sombres des âges se tenait Albus Dumbledor. Ses lunettes en demi-lune brillaient faiblement, reflétant la danse sensuelle de l'unique flamme d'une bougie à demi consumée, tandis que ses yeux dansaient d'un bout à l'autre de l'imposant grimoire qu'il lisait avec application. Le silence régnait en maître tandis que le Grand Mage tentait de trouver des informations sur le comportement des Pures… Trouver une solution pour pallier à leur récente transformation n'était guère envisageable sachant que, ni lui, ni Poppy ne savait quelles potions ou quels sortilèges avaient été employés.

Avec un soupir fatigué, le vénérable sorcier s'appuya confortablement contre le grand siège sur lequel il reposait. Cela faisait des années qu'il n'était pas venu dans cette pièce, des années qu'il avait relégué dans un sombre recoin de son brillant esprit tout ce qui touchait de près aux Pures et là, c'est justement son passé qui le rattrapait au galop. Il avait peur et était, dans le même temps, terriblement excité à l'idée de pouvoir les étudier réellement, de les voir évoluer, vivre, utiliser leurs pouvoirs que l'on citait à de nombreuses reprises comme étant d'une puissance inégalable. Mais la peur sourde qui enflait dans son cœur n'était pas en rapport direct avec la santé de ses professeurs et élèves, non, ce qui le terrifiait vraiment c'était les conséquences que cela pouvaient entrainer sur la Communauté Magique. Si conséquences il y avait bien sûr, mais un acte de magie avancée et ancienne n'avait que rarement aucune répercutions à long terme, tout comme les voyages dans le temps…

Il passa doucement une main tremblante sur ses yeux fatigués avant de conjurer l'heure dans un mouvement fluide de poignet à l'aide de sa baguette.

Sept heures trente deux.

Il avait passé toute la nuit à lire et à relire les grimoires les plus anciens, certains écrits par Merlin lui-même, tous relatant l'existence des Pures, leurs caractéristiques frappantes, leurs pouvoirs, leur mode d'union… Certes, tout cela était purement théorique et il le savait. Mais avait-il le choix ? Pouvait-il laisser faire les choses comme elles venaient ou devait-il réagir en fonction de ce que ce livre disait ? Ses recherches n'avaient pas été aussi fructueuses qu'il l'espérait et ses souvenirs avaient été obstrués par son jugement sur le sujet. De plus, aucun renseignement ne concordait. Dans un grimoire, ils étaient décrits comme des Dieux vivants d'une intelligence impressionnante et dans un autre, comme des animaux dont le seul but réel dans l'existence était de se reproduire autant de fois que cela était possible afin d'assurer la pérennité de leur espèce. Il avait oublié que les livres n'apportaient pas vraiment de réponse impartiale et concrète. Ils étaient tous écrit de la main de sorciers qui avaient des points de vue différents sur ce qu'ils étudiaient. En somme, il se retrouvait au point de départ avec pour seul point de repère les souvenirs qu'il avait conservé lors de sa visite sur l'île des Pures et qui n'étaient, hélas, en rien utiles à la situation présente.

Il poussa un second soupir de lassitude avant de se repencher sur la lecture du pavé qui reposait devant lui depuis deux bonnes heures maintenant.

La pièce sombre, faute de fenêtre pour l'éclairer correctement, l'avait toujours attiré pour faire des recherches poussées et ce depuis qu'il était étudiant dans cette prestigieuse école qui était désormais sous son commandement. Il l'avait trouvée par pur hasard quand il n'était encore qu'en première année.

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Il s'était perdu dans les immenses couloirs en voulant regagner son dortoir pour récupérer un livre avant d'aller à son premier cours. Il avait marché au hasard des heures durant, avant de trouver une unique porte faite de bois sombre et gardée par l'unique tableau de cet interminable couloir.

Il représentait une lune ronde dans un ciel sombre, surplombant une colline verdoyante qui luisait sous le clair de lune. Un magnifique tableau, bien qu'assez inquiétant tout de même, peint d'une main de maître. Le tracé encore visible du crayon dénotait d'une certaine haine, d'une certaine mélancolie, le coup de pinceau, lui, était tantôt brutal et violent, tantôt doux et appliqué. Une véritable œuvre d'art d'un réalisme saisissant qui laissait pantois tous ceux qui posaient les yeux sur ce chef d'œuvre d'harmonie aux couleurs à la fois vives et troubles. Il avait poussé la porte sans poignée pour pénétrer dans une pièce surchargée d'ouvrages et dégageant une formidable odeur de parchemin, de poussière et de renfermé. Il s'y était immédiatement sentit à l'aise, lui, pauvre petit enfant de Moldu et de Sorcier, que tout le monde évitait et insultait.

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Depuis, cette pièce situait au cœur du château était devenue son repaire, son foyer, sa douce solitude, son unique ami. Personne à part lui n'avait l'air d'être venu ici, comme si le château avait décidé que lui et lui seul pourrait faire honneur à sa juste valeur à cette pièce qui appartenait jadis au grand et courageux Godric Gryffondor. Un honneur et un privilège pour un enfant au Sang-Mêlé.

Albus eut un petit sourire. Quelle était loin cette époque où il était jeune et insouciant, prêt à partir à l'aventure seulement muni de sa baguette, traversant courageusement les couloirs sombres du château qu'il considérait comme sa véritable maison pour en connaitre les moindres recoins. C'est quand il repensait à ces moment là qu'il se rendait compte à quel point il ressemblait à Harry Potter et Tom Jedusort. Ils étaient tous les trois les mêmes. Jeunes, insouciants, têtus et avides d'apprendre, avides de prouver leur courage et leur puissance, mais ayant tous les trois choisi des routes opposées. Ils appartenaient à trois générations diamétralement différentes. Lui était la sagesse et la perspicacité, Harry était sans conteste le courage et la ténacité et Tom l'orgueil et l'avarice…

Trois vies…

Trois vies brisées et détruites à cause d'une sombre destinée, ressemblant à un chemin jonché de sang et de cadavres…

Des vies maudites…

Leurs vies…

Le Grand Mage se redressa dans le but de profiter d'un peu de sommeil. Ce qu'il avait lu lui semblait insuffisant et était trop rocambolesque pour lui paraitre véritablement fiable. Il verrait et agirait suivant le comportement de ses élèves et collègues. En espérant, bien sûr, que ce qu'il avait lu sur les crises de colère et de jalousie des Pures ne soit que de simples suppositions et élucubrations d'un vieillard sénile sinon, il ne donnait pas cher de Poudlard et de ses habitants…

Un gloussement nerveux lui échappa malgré lui. Même si Voldemort n'était plus, il ne pourrait manifestement jamais profiter d'un peu de paix et de répit dans sa bonne vielle école… Enfin, que serait la vie si tout n'était que paix et harmonie…

Il se leva, dans l'intention de rejoindre ses appartements, pour retomber aussi sec quand une vague saisissante de désir et de plaisir le submergea, traversant chaque fibre de son organisme. Une seconde vague plus puissante incendia ses reins et une chaleur insidieuse fit gonfler son membre jusqu'alors oublié. Les mains crispées sur l'accoudoir de son siège, la respiration laborieuse et les jambes fermement serrées, le Grand Mage resta quelques secondes sans bouger, le corps secoué de frissons et de tremblements incontrôlables. Un gémissement s'échappa de ses fines lèvres entrouvertes tandis que ses yeux s'écarquillaient de surprise. Apparemment, les Pures étaient réveillées et profitaient pleinement de leurs nouveaux pouvoirs. Il plaignit sincèrement cette pauvre Poppy. Si lui, qui était à l'autre bout du château plutôt était déjà incapable de passer outre ces puissantes vagues de désir et d'attraction sexuelle, que devait-il en être pour l'infirmière qui, elle, se trouvait au cœur même de la source de cette énergie d'une puissance exceptionnelle…

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Poppy Pomfresh se leva avec difficulté quand elle entendit des bruits de gémissements étouffés parvenir de son infirmerie. Bien que groggy, elle se précipitait vers la porte communicante, permettant le passage de ses appartements à son lieux de travail quand un brusque sentiment de malaise la traversa, comme si elle ne devait pas passer cette porte close qui la séparait de ses patients, sans compter la chaleur insidieuse qui s'infiltrait en elle par tous les pores de sa peau et qui secouait son corps de frissons. Les yeux rouges et à demi fermés par la fatigue due à sa nuit plus qu'agitée, elle posa une main fébrile sur la porte avec la ferme intention de tourner la poignée mais elle resta immobile, ne parvenant pas à bouger, la tête appuyée contre le bois froid et le souffle saccadé. Elle se sentait…excitée, en proie à une irrémédiable envie de se caresser, de se soulager dans les plus brefs délais. Cela en devenait étouffant, elle avait chaud et le désir se propageait en elle à grande vitesse sans qu'elle ne puisse s'en expliquer la raison. Un gémissement lui échappa quand elle croisa ses fines jambes, causant par là même une pression contre son vagin en feu. Elle était si humide et en avait tellement envie, qu'inconsciemment elle commença à remuer ses hanches tout en croisant fermement à intervalles réguliers ses cuisses tremblantes.

Elle lutta longuement contre elle-même, mais il faisait si chaud, elle était si chaude… Un second gémissement lui échappa alors qu'elle plaquait une de ses mains entre ses jambes. Elle exerça une forte pression contre son clitoris, ce qui la fit haleter, tout en fermant ses yeux de contentement. C'était si bon, elle avait tellement besoin. Ses hanches reprirent leur mouvement contre sa main qui se crispait violemment contre son bouton de plaisir, envoyant par là même des décharges de plaisir coulant comme de lave brûlante et dévastatrice dans ton son corps tremblant, en sueur. Un gémissement se fit entendre à travers la porte en bois, ce qui eut le mérite de ramener quelque peu à elle son esprit trouble et tourmenté, noyé dans un océan de désir.

La respiration difficile, elle s'accrocha à ses dernières forces pour ouvrir la porte, dans un geste qui lui sembla surhumain. Elle n'eut que le temps d'entrer dans l'infirmerie avant d'atteindre une jouissance d'une intensité jamais égalée. Son corps se crispa et se raidit brutalement alors qu'une déferlante de plaisir brut explosait au cœur de ses reins, incendiant d'une lame brûlante son bassin tremblant. Un long gémissement de plaisir lui échappa avant que ses jambes ne se dérobent et qu'elle ne chute au sol, les yeux clos, la peau recouverte de sueur et de frissons post-orgasmiques.

Allongée sur le sol froid des dalles de son infirmerie, elle tenta sans grand succès de reprendre une respiration convenable et moins saccadée. La main crispée sur son cœur battant la chamade, les yeux clos et la cage thoracique s'abaissant et s'élevant à un rythme effréné, l'infirmière de la plus Grande Ecole de Sorcelleries du Monde ne savait plus où elle vivait. Elle n'avait aucune idée de ce qui venait de lui arriver, mais la sensation oppressante du désir s'évaporait lentement de son esprit encore brumeux de son récent orgasme. Un orgasme, elle n'arrivait pas à y croire. Non pas qu'elle n'en ait jamais eu, tout de même ! Mais enfin, elle avait l'habitude d'en avoir dans les bras d'un homme et non pas en sortant de son lit et en ouvrant une porte !

Elle fut soudainement prise d'un fou rire nerveux, elle avait eu un orgasme en ouvrant une porte ! Elle devrait peut-être consulter un médecin de Sainte-Mangouste, qui sait si ce n'était pas du aux effets à long terme des potions ou crèmes de soin. Elle continua à rire comme une démente durant plusieurs minutes, des larmes coulaient même le long de ses joues rondes, évacuant ainsi le stress accumulé depuis la veille, puis elle commença à se calmer… pour repartir de plus belle et avec plus de force encore quand une voix douce et masculine et inquiète raisonna entre ses éclats de rire :

.. « Madame Pomfresh ? Tout va bien ? »

Elle ouvrit péniblement les yeux pour tomber sur la plus belle créature qu'elle n'ait jamais vu, possédant de magnifiques yeux émeraude brillant de chaleur et transpirant de débauche, comme elle le constata à la vue de son visage rougi et de sa tenue plus que débraillée…

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Minerva et Hermione se redressèrent brusquement, les lèvres et les joues encore rougies de leur récent baiser, dans des gestes désordonnés, et honteux pour la Directrice des Gryffondors. Elle s'était totalement abandonnée entre les bras de sa jeune…compagne ? Oui, sa compagne. Un sourire naquit sur ses lèvres charnues, elle avait une douce et magnifique compagne, bon, certes elle ne l'acceptait pas par rapport à son statut social, une élève et son Professeur n'est pas vraiment quelque chose qui soit bien vu, sauf si la relation a lieu dans le conteste des Pédéraste, et leur grande différence d'âge mais les faits étaient là, elle ne sera plus seule avant longtemps, connaissant parfaitement l'obstination purement Gryffondoresque de la jeune préfète. Elle chercha du regard les yeux chocolat de sa compagne – quel délicieux mot tout de même - quand cette dernière poussa une exclamation horrifiée avant de se précipiter, après avoir saisit sa main bien entendu, vers une forme gémissante de volupté allongée de tout son long devant la porte ouverte des quartiers de sa collègue infirmière. Son regard fixé sur le corps à terre, elle ne prit pas garde à la Gryffondor qui s'était brusquement arrêtée devant elle, et lui rentra dedans avec une exclamation surprise. Elle s'apprêtait à la rabrouer pour s'être arrêté sans prévenir quand son regard tomba sur un Harry Potter couvert d'une substance blanchâtre et collante qu'elle craignait d'identifier…

Hermione venait de se lever quand son regard tomba sur l'infirmière étendue au sol. L'esprit encore remplit des caresses et baisers échangés avec sa Professeur de Métamorphose, il lui fallu un certain temps avant que son côté Gryffondor ne ressurgisse et qu'elle s'élance vers la femme dont le corps était visiblement secoué de tremblements légers, non sans avoir au préalable agrippé la main de sa très prochainement future amante. Elle était presque devant l'infirmière quand son regard tomba sur son meilleur ami, suivit de près par ses Professeurs de Potion et d'Arithmancie, fait banal me direz-vous. Ce qui l'était moins en revanche, et qui avait stoppé net la jeune fille, fut que son ami avait quasiment tout le torse recouvert d'une substance blanche, luisante et collante.

Au moment où Harry voulut quitter le cocon de chaleur - dans lequel les deux hommes l'avaient enfermé - pour « aider » le Directeur des Serpentard qui, contrairement aux deux autres, n'avait pas joui, ils furent brutalement interrompus par un gémissement sonore suivit d'un bruit de chute. Il eut à peine le temps de poser sa main sur le sexe palpitant du Serpentard avant que ce dernier ne jouisse puissamment sur son torse encore luisant de sueur, dans un gémissement rauque et érotique à souhait.

Sans se préoccuper des deux hommes, il se tourna et observa avec surprise et une légère inquiétude la forme étendue sur le sol devant une porte ouverte qu'il savait menant aux appartements de l'infirmière. Sans plus réfléchir, il s'élança vers la femme dans le but de s'enquérir de sa santé, et croisa ainsi le regard goguenard de sa meilleure amie et choqué de sa Directrice de Maison qui étaient toutes deux immobilisées face à lui. Il sentit plus qu'il ne vit ses deux presque amants se précipiter vers lui, tandis qu'il essayait en vain d'échapper au regard outré de sa Professeur de Métamorphose.

Ils se fixèrent un long moment avant que Minerva ne brise le silence d'une voix froide mais effarouchée :

.. « Monsieur Potter, n'avez-vous donc aucune pudeur ?! »

Le jeune Gryffondor observa sa Directrice avec surprise.

Elle se fout de ma gueule la vioque, elle est à moitié à poil devant trois hommes et elle ose se la ramener ??!!

Il ne se souvenait pas avoir fait quelque chose de répréhensible, mis à part avec ses deux Serpentards, mais il doutait fortement que l'Ecossaise parle de cela, n'est-ce pas ? Du moins, il l'espérait grandement, et puis, si vraiment elle parlait de ça, elle les aurait arrêtés pendant qu'ils le faisaient pour l'admonester d'une morale à deux morning et non après.

Légèrement gênée et sans avoir idée de ce qui pouvait lui être reproché, il se mit à balbutier comme un enfant pris en faute :

.. « Excusez moi Professeur mais… je ne vois pas de quoi vous parlez… »

Minerva lui lança un regard acéré avant de s'exclamer d'une voix aussi chaleureuse que l'Antarctique et aussi douce qu'un cyclone traversant les Philippines :

.. « De ce qui macule abondamment votre torse !!!! »

Harry fronça ses fins sourcils - de quoi elle lui parlait celle la ? - et tata son torse ferme avec circonspection. Son visage prit une teinte rouge brique quand ses doigts se posèrent allègrement sur une substance collante et légèrement gélatineuse.

Pauvre con !!! Tu aurais pu l'enlever avant de te présenter devant elle bordel !!!

Je… Je n'ai pas fait attention…

PAS FAIT ATTENTION ???? L'HOMME DE TA VIE TE JUTE DESSUS ET TOI TU N'AS PAS FAIT ATTENTION ?????!!!!

Il tourna un regard paniqué et suppliant vers les deux Serpentards qui observaient la scène avec concupiscence, le regard brillant de convoitise et un fin sourire moqueur aux lèvres. Voyant qu'il n'obtiendrait aucune aide des deux soi-disant amours de sa vie, il se mit à bégayer des paroles sans suite ni logique qui étaient surement censées être des explications et des excuses, même si aucun des membres présents n'arrivaient à y trouver une cohérence, même infime.

Severus, se sentant tout de même légèrement honteux vis-à-vis d'Harry, s'était tout de même son sperme, lui vint au secours d'une façon très Serpentarde. C'est donc d'une voix douce et onctueuse que le Directeur des Serpents s'adressa à la femme qui importunait son compagnon :

.. « Si je puis me permettre, Minerva, pourquoi tenez-vous ainsi la main de Miss Granger ? »

ET BAM !!! Dans les dents la morue !!! Niark ! On ne s'en prend pas impudemment à ce qui appartient à Severus Snape !

Minerva rougit violemment en relâchant brusquement la main de la préfète qui en fut peinée. Avait-elle honte d'elle ?

Les deux Serpentards écoutèrent la Gryffondor tenter vainement de s'expliquer sur le pourquoi du comment elle tenait la main de son élève, le visage rivalisant avec la couleur d'une tomate trop mûre et les yeux fixés au sol. Severus eut un sourire ironique dépourvu d'humour. Les Gryffondors étaient si pathétiques avec leurs principes et leur morale, enfin, sauf la nouvelle génération. Il jeta un cou d'œil à Granger qui observait avec tendresse le visage de sa Directrice et à Potter qui gardait la tête baissée tout en jouant distraitement avec le sperme qui recouvrait en grande partie son ventre ferme et imberbe.

Lucius voulut porter le coup de grâce à Minerva qui s'embrouillait dans des explications vaseuses à propos de vertige quand un rire quasiment dément retentit vers la porte des appartements de l'infirmière. Tiens, ils l'avaient complètement oublié celle-là.

Harry se précipita vers la femme qui, allongée au sol, la robe de chambre blanche froissée et remontée jusqu'aux cuisses, le chignon défait d'où s'échappait des mèches folles et les joues rosées, s'esclaffait, pour Merlin seul sait quelle raison, à s'en briser les cordes vocales. Le jeune homme se pencha sur cette dernière avec inquiétude. Il l'aimait beaucoup cette femme, il ne comptait même plus le nombre de fois où il s'était retrouvé dans son antre pour se faire soigner de diverses blessures plus ou moins graves dues à son manque de discernement et à sa bravoure frôlant parfois de trop près la stupidité. Elle était douce, sauf bien sûr quand vous refusiez de boire une de ses infâmes mixtures censée vous guérir de tous les maux ou quand vous refusez qu'elle vous ausculte. Là, elle devenait une véritable harpie avide de chair fraiche. Mais dans l'ensemble, c'était une brave femme qui l'avait toujours aidé et renseigné quand il en avait besoin.

Il l'observa un instant avant de murmurer d'une voix douce et inquiète :

.. « Madame Pomfresh ? Tout va bien ? »

Il la vit s'arrêter brutalement de rire et ouvrir péniblement les yeux qu'elle leva vers lui, son regard vague fixant avec intensité ses yeux émeraude, avant qu'elle ne se redresse doucement, les joues toujours rosées et un petit sourire apaisé aux lèvres. Il se redressa et recula pour laisser la femme reprendre ses esprits et respirer sans être étouffé par sa proximité. L'infirmière se releva avec vivacité tout en observant autour d'elle avec perplexité et remua l'air avec ses mains, comme si elle voulait chasser de la fumée ou une odeur particulièrement forte. Il sentit son amie et ses Professeurs se rapprocher de lui avant que la Medicomage ne s'exclame avec une voix énervée quoi qu'un peu tremblante :

.. « Bon sang Merlin ! Qu'est ce que c'est que cette fumée ??!! »

Severus échangea un regard perplexe avec Lucius avant que ce dernier ne prenne la parole d'une voix de velours :

.. « De quel fumée parlez-vous Poppy ? L'air est aussi transparent que faire se peut. Peut-être devriez-vous vous allonger quelques minutes, il me semble que vous n'avez pas totalement récupérer vos esprits. »

Le Grand Lucius Malfoy, chef du clan du même nom se ratatina presque sur lui-même quand il croisa le regard plus qu'orageux de l'infirmière. Ses colères et son caractère buté était reconnus par tous ceux qui étaient passés dans son antre de torture. Le Serpentard semblait avoir heurté la sensibilité de la femme car cette dernière le fixait d'une manière qui aurait pu faire fuir tout un troupeau d'Hippogriffes enragés.

Severus eut un sourire goguenard à la vue de son amant qui ployait sous le regard incendiaire de la femme, il allait en prendre pour son grade, on ne défiait ou ne contredisait pas ce que l'infirmière disait sans en subir les conséquences.

En effet, la douce et voluptueuse voix de l'infirmière retentit dans le silence de la pièce, aussi chaleureuse que de la glace et aussi tendre que du roc :

.. « Lucius Abraxas Malfoy, si tu ne veux pas que je te cloue au lit avec une Potion de sommeil tu ferais mieux de te taire !! Je ne suis pas folle et je n'ai pas perdu l'esprit enfin ! Cette pièce est remplie de fumée à tel point que je n'y vois pas à un mètre devant moi ! »

Minerva et Hermione échangèrent un regard plus que surpris, elles ne voyaient rien, aucune fumée et aucune substance gazeuse ne colorait l'air. La Professeur de Métamorphose allait proposer à sa collègue de s'asseoir quelques instants quand la porte de l'infirmerie s'ouvrit brutalement, faisant place à la haute silhouette imposante du Directeur de Poudlard.

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Albus attendit que les derniers faisceaux de magie cessent de traverser le château pour tenter de se relever. Ses jambes tremblèrent violemment quand il se hissa sur elles mais il tint bon. Il devait absolument aller à l'infirmerie et voir ce qu'il se passait là-bas. Si ce qu'il avait lu était exact, ses Professeurs et élèves n'avaient pas dû rester bien sages après leur réveil. Le grimoire disait qu'à l'instar des Créature Magiques d'aujourd'hui, qui sont les plus proches descendants des Pures, ces derniers excrétaient, consciemment ou inconsciemment, des phéromones à très forte dose pour attirer à eux leurs compagnons ou compagnes une fois que ceux-ci étaient trouvés. Il semble que résister à l'attraction est quasiment impossible ce qui fait que, généralement, l'excrétion était indubitablement suivie par un accouplement des Âmes-Sœurs. Il se demanda vaguement si l'Union s'était déjà produite mais il en doutait fortement, de jeunes gens comme eux devaient sûrement mettre un temps inqualifiable pour avoir des contacts charnels poussés. Quoique les cinq résidents de l'infirmerie étaient des passionnés alors… Non ! Non, non, non et non ! Ne pas penser à ça maintenant. Bien sûr, il se doutait que ces jeunes avaient eu ou auraient des relations sexuelles un jour ou l'autre, mais mieux valait pour sa santé mentale ne pas les imaginer en plein ébat…

Il eut un sourire amusé avant de se diriger vers le lieu de soin. En chemin, il croisa le jeune Pollux Polin qui se tenait contre un mur, les jambes écartées, le regard hagard, les joues rouges, le souffle court et les mains crispées sur son entre-jambe qui était déformée par une légère bosse. Il le salua comme si de rien n'était avant de poursuivre sa route, non sans avoir observé distraitement un accouplement de souris qui semblaient sans donner à cœur joie. Il arriva rapidement à l'infirmerie, ferma les yeux et souffla un bon coup pour se donner du courage et ouvrit les portes d'un coup de baguette bien placé, et fut envahi d'une épaisse fumée multicolore et d'une odeur inqualifiable tant elle semblait forte et paraissait en contenir une multitude d'autres.

Il pénétra dans la pièce après s'être jeté un sort de tête-en-bulle, pour tomber sur une vision de toute beauté.

Harry se tenait droit, ses longs cheveux noirs indisciplinés cascadant sur son torse et son dos imberbe à la peau mate et brillante au niveau de l'abdomen, son regard perdu et ses joues rosées lui conférant un air tout à fait adorable et innocent qui fit chavirer le cœur du Directeur. De part et d'autre du Gryffondor se tenaient Lucius et Severus. Le visage froid, les yeux de glace et un sourire de dédain aux lèvres, les deux Serpentards semblaient protéger leur jeune amour qui se tenait devant leurs immenses ailes déployées, un or aussi lumineux que l'astre diurne pour l'un et aussi noir que les abysses pour l'autre. Deux beautés froides entourant un petit Ange tombé du ciel.

Un petit sourire prit place sur les lèvres du Directeur et une rougeur naquit sur ses joues quand son regard tomba sur les deux Gryffondors. Elles étaient sans conteste magnifiques et même féériques. Il avait devant ses yeux la Minerva qu'il avait connu quand elle avait vingt ans, belle, jeune et dégageant une aura de force et de témérité hors paire pour une si jeune femme, ses longs cheveux ondulés reposants sur sa poitrine ronde et ferme, se mariant avec grâce à sa peau pale, ses grandes ailes repliées sur son dos nu, cachant presque à ses yeux une chute de rein exquise. Une Hermione rougissante se tenait à ses côtés, ses longues et fines ailes battant doucement et faisant tomber autour d'elle des particules de lumière l'entourant ainsi d'un lumineux halo d'or. Deux jeunes femmes d'une beauté chaleureuse, deux déesses sur Terre.

Il toussota légèrement pour reprendre contenance, et marcha vers eux tout en tentant de ne pas laisser son regard vagabonder sur les poitrines dénudées des deux jeunes femmes qui ne prenaient même pas la peine de les cacher, sans doute un oubli au vu des circonstances.

Il jeta un regard sur son infirmière qui plissait les yeux pour le voir à travers toute cette brume colorée et oppressante. Il se plaça devant elle et déclara d'une voix joyeuse :

.. « Poppy, je pense qu'il serait préférable que nous ouvrions les fenêtres afin d'aérer la pièce qui semble être le théâtre de toutes ces couleurs et odeurs pour le moins surprenantes. »

Poppy se tourna vers Lucius, le regard hautain, dans l'attitude de celle qui a raison depuis le début, avant de froncer les sourcils dans une grimace comique :

.. « Odeur ? Je ne sens rien. »

Elle renifla l'air comme pour prouver ses dires. Elle ne sentait rien d'anormal, juste cette brume qui les encerclait sans vouloir se dissiper mais ses sens olfactifs ne discernaient aucune odeur particulière, d'ailleurs, à bien y réfléchir, elle ne sentait même pas les effluves des Potions curatives.

Elle se tourna vers Dumbledor qui lui fit un sourire compatissant avant de déclarer d'une voix grave et douce :

.. « Je pense que cela vient du fait que vous baignez dans cette odeur depuis un certain temps déjà. »

Peut être bien oui. Poppy se dirigea vers les fenêtres qu'elle ouvrit à l'aide de ses mains, la magie ne marchant hélas pas pour cette tache. Une histoire comme quoi si on peut ouvrir avec la magie de l'intérieur on doit forcément pouvoir le faire de l'extérieur, ce qui signifie laisser une entrée possible aux élèves qui souhaiteraient régler des comptes avec des camarades malades ou blessés.

Le Directeur se tourna vers les cinq Pures et les observa un très court instant, comme s'il voulait garder à jamais leurs visages, leurs corps, leurs magnificence gravés dans sa mémoire. Il eut un tendre sourire avant de déclarer d'une voix forte :

.. « Messieurs, Mesdames, auriez vous l'obligeance de me rejoindre dans mon bureau je vous prie ? Il me semble que vous avez certaines questions à me poser au sujet… des récents évènements. »

Severus laissa échapper une exclamation dédaigneuse. Non, bien sûr que non voyons, pourquoi auraient-ils des questions à poser franchement ? Cela arrive à tout le monde de se réveiller avec des ailes et vingt ans de moins !

Il lança un regard noir au Directeur qui l'accueillit avec un sourire chaleureux. Depuis le temps qu'il connaissait Severus, ses regards, aussi noirs fussent-ils, le laissaient de marbre.

Le Directeur avisa des deux jeunes femmes qui commençaient à se détourner pour passer la porte en silence. Il les observait, dubitatif, partir sans se retourner quand il revint à lui. Il les appela d'une voix douce et légèrement moqueuse :

.. « Minerva, Hermione, je pense qu'il serait grandement préférable que vous vous habillez avant de parcourir les couloirs ainsi. »

Minerva jeta un regard en biais vers sa jeune élève. Elle poussa une exclamation de surprise en observant sa poitrine nue. Sans se préoccuper d'elle-même, elle saisit le bras de la jeune fille, qui semblait ne se rendre compte de rien, et la plaqua dos contre elle avec force avant de poser ses deux mains sur les seins ronds de la Gryffondor. Minerva lança un regard féroce aux hommes qui observaient le corps de sa compagne, c'était SA compagne que Diable, aucune personne autre qu'elle-même n'avait le droit de la regarder. Mue par une volonté propre, les deux majestueuses ailes verte anis, jusque là amorphes, se déplièrent sur toute leur gigantesque longueur avant de se rétracter brusquement autour du corps à moitié dénudé de la préfète, le cachant ainsi aux yeux des autres.

Minerva montra ses dents agressivement aux quatre hommes qui fixaient la scène d'un air ahuri. L'Ecossaise grogna violemment contre Harry qui regardait son amie avec tendresse, une légère lueur de moquerie brillant dans ses yeux émeraude devant son visage rougi par le plaisir et le sourire extatique aux lèvres. Le jeune Gryffondor eut un mouvement de recul devant le regard de braise de son enseignante qui semblait prête à l'attaquer à tout moment.

Minerva ne se contrôlait plus, le fait même de voir ces mâles en ruts oser poser leurs regards pervers sur sa douce compagne la mettait dans un état de colère noire. Aucun de ces mâles ne s'approcherait à moins de vingt mètre de sa femelle, et surtout pas ce stupide elfe qui osait sourire à sa belle. Elle grogna fortement et amorçait un geste d'attaque quand deux grandes silhouettes massives se postèrent de part et d'autre du jeune homme.

Une aura meurtrière entourait les trois dominants qui se fusillaient du regard pour marquer leur territoire et protéger leur compagnon de vie.

Severus se mit en position d'attaque et découvrit deux larges canines luisantes d'une blancheur immaculée vers la femme qui ne se laissa pas le moins du monde intimider. Lucius se pencha vers l'impudente qui avait osé menacer leur docile et fixa son regard dans celui de la Gryffondor. Ses yeux, autrefois gris perle, étaient à présent animés d'une lueur dangereuse d'un or pur et insoutenable. Pour l'Ecossaise, qui n'avait d'autre choix que de soutenir ce regard meurtrier, c'était d'une redoutable difficulté, mais baisser les yeux ou détourner la tête reviendrait à abdiquer et à accepter la domination des deux mâles, et cela, elle ne pouvait ne serait-ce que le concevoir. Redoublant d'ardeur et puisant au plus profond de son âme, elle chercha à intimider les deux hommes en ne bougeant plus, en ne respirant plus, et en ne cillant plus. Restant aussi fixe qu'un arbre mort, seul son regard pouvait démontrer qu'elle était toujours vivante, un regard aussi puissant et déroutant que les tréfonds de la nature elle-même, aussi tumultueux que la mer, aussi puissant que le vent, aussi dévastateur que les flammes de l'enfer et aussi fort que la terre.

La représentation même du regard de Mère nature.

La Pure avait pris possession des principaux atouts de son pouvoir.

Severus, ne supportant pas qu'une sous-espèce aussi fragile que cette impertinente ose lui tenir tête, repoussa avec force Lucius sur Harry, afin qu'il protège leur jeune docile, avant de se jeter sans ménagement sur la Gryffondor qui n'eut pas le temps de parer l'attaque. Hermione et Harry hurlèrent de concert en voyant les deux Professeurs commencer à se battre avec une rapidité et une agilité somme toute assez impressionnantes.

Harry amorçait un geste vers les deux combattants quand les bras nus et musclés de Lucius le retinrent afin qu'il ne bouge plus. Il se débattit quelques instants avant d'abandonner devant la force qu'utilisait son Professeur d' Arithmancie afin qu'il reste calme et surtout, qu'il ne bouge sous aucun prétexte.

C'est donc le cœur lourd qu'Harry observa, totalement passif, deux des personnes pour lesquelles il éprouvait un grand respect se battre pour une raison qui n'était même pas encore déterminée.

Hermione, pour sa part, ne pouvait pas bouger, son esprit lui hurlait d'aller aider la femme qu'elle aimait, mais son instinct lui interdisait formellement de bouger.

Minerva para du mieux qu'elle put les attaques fluides que lui infligeait le Professeur de Potion qui fut jadis un ami à elle. Une aura sombre entourait l'homme et ses ailes ténébreuses battaient également le corps meurtri et impuissant de l'Ecossaise. Elle savait qu'elle ne pourrait tenir plus longtemps sous les coups et griffures de son adversaire qui jouait la carte de la rapidité.

Elle jeta un regard vers sa douce qui l'observait les yeux baignés de larmes et elle eut soudainement un pincement au cœur à l'idée qu'elle puisse se montrer faible devant la femme que son corps revendiquait comme sienne. Une honte pour son espèce. Elle ne vit pas le coup de poing particulièrement violent et d'une force surhumaine de Severus venir, et elle le reçut dans la mâchoire, qui se brisa dans un craquement sec, la faisant hurler de douleur et tomber à terre telle une poupée de chiffon désarticulée ou dont on aurait coupé les fils.

Un hurlement de pure haine déchira le silence mortel qui s'était installé dans l'infirmerie et retentit avec force dans les airs avant qu'une Hermione, folle de rage et écumante de haine, ne s'attaque à son tour au dominant qui avait blessé sa compagne.

Albus Dumbledor pouvait se vanter du fait que peu de choses puissent le choquer ou le prendre par surprise. Il était un homme pragmatique qui analysait une situation sous tous les angles, examinant toutes les conséquences possibles et imaginables pouvant découler d'une de ses décisions face à la situation donnée…

Non, il n'était pas facile de surprendre le Directeur de Poudlard. Certains pensaient même qu'il savait tout, qu'il connaissait et comprenait tout, un peu comme une sorte de Voyant, un personnage omniscient, une sorte de Dieu ou tout du moins, sa plus proche représentation humaine…

Et pourtant…

Albus Dumbledor, qui était connu pour son esprit fin et rapide, restait les bras ballants devant le spectacle impressionnant, dont il était un simple spectateur.

Il lui fallut un certain temps pour analyser la situation dans laquelle il se trouvait, à savoir observer une élève et un de ses Professeurs se battre comme des chiffonniers, avant qu'il ne puisse agir en conséquence, avec douceur et raffinement...

BANG !!!

Severus et Hermione se retrouvèrent cloués au sol après un vol plané contre les murs les plus proches d'eux. Albus Dumbledor, les yeux luisants de colère, tenait sa baguette fermement pointée dans le vide, là où se trouvaient auparavant les jeunes Pures qui se battaient afin de défendre, inconsciemment, l'honneur de leur race.

Lucius, qui était resté en retrait sous le commandement tacite de son compagnon, lâcha Harry et se précipita vers Severus afin de l'aider à se relever. Il vit avec effarement que sa lèvre était fendue et que ses yeux arboraient un éclat meurtrier tandis qu'il fixait sans ciller la jeune fille qui se relevait péniblement afin de rejoindre sa compagne, toujours inconsciente sur le sol.

Un frisson parcouru son corps devant ce regard glacial qu'il n'avait pour sa part jamais vraiment eu l'occasion de voir. Il plaignit pendant quelques secondes les deux Griffondors femelles. Le Maitre des Potions était aussi connu pour sa rancune tenace…

Cet incident était bien loin d'être clos et sans l'intervention inopiné mais bienfaitrice du Mage Blanc, Lucius était persuadé qu'ils auraient été capable de se battre jusqu'à ce que mort sans suive, ce qui lui tira un frisson d'horreur.

Harry, qui n'avait pas bougé, se permit un soupir de soulagement. Il avait vraiment cru, en voyant la puissance des coups envoyés et reçus, que Severus allait tuer sa Professeur de Métamorphose et sa meilleure amie qui s'était d'ailleurs rudement bien défendue.

Il amorça un pas en direction de son amie quand quelque chose le retint brusquement, comme une alarme interne qui lui ordonnait de ne pas aller près des deux jeunes femmes, comme si cela était mal. Ne tenant pas compte de cette sensation qui ne le quittait pas, il rejoignit cependant la jeune fille qui tenait dans ses bras zébrés de griffures une Minerva inconsciente et dont le visage était couvert de sang et de bleus. De ce fait, il ne vit pas les regards trahis de ses deux amours.

Hermione se releva courageusement, faisant fi de la douleur qui irradiait dans chacun de ses muscles et plus précisément de son bras droit qui arborait une magnifique plaie sanguinolente, pour rejoindre sa Professeur, qui reposait inerte sur le sol, le corps cambré et le visage cachait par ses longs cheveux noirs, telle une Déesse mystérieuse servant de sacrifice lors d'une sombre cérémonie. Boitant et le souffle saccadé, la jeune Gryffondor se laissa tomber à genoux sur le sol de pierre glacé de l'infirmerie tout en esquissant une grimace de douleur quand sa peau fragilisée par les coups se posa par terre. Retenant des larmes de peur et d'angoisse, elle souleva doucement sa compagne par la nuque et posa sa tête sur ses genoux avant de dégager avec une infinie tendresse la chevelure qui lui cachait la beauté sulfureuse de celle qui autrefois n'était que son enseignante. Elle retint à grand peine une grimace de dégout à la vue des plaies et des hématomes qui jonchaient la peau si douce de sa belle.

Elle lança un regard de haine vers son Professeur de Potion, qui se relevait avec l'aide semblant d'ailleurs plus que bienvenue du Professeur d'Arithmancie. Elle se jura que cet acte ne resterait pas impuni. Même si elle devait se faire renvoyer pour avoir agressé un Professeur, elle ne pouvait accepter le fait que sa compagne soit blessée par ce rustre. Elle ne vit pas son meilleur ami s'approcher doucement d'elle, ses yeux étant obscurcis par des larmes de rage et d'impuissance, elle se rendit seulement compte de sa présence quand une douce chaleur bienfaitrice parcourue chaque fibre de son être, la ressourçant jusque dans sa magie. Elle ferma ses yeux pour mieux apprécier le sentiment de plénitude qui l'envahissait et la main douce et fine du jeune homme se posa sur son bras douloureux, la guérissant grâce à une magie depuis longtemps tombée dans l'oubli.

Harry savait qu'il ne devait pas, il sentait au plus profond de son âme qu'il n'avait pas le droit de s'approcher des "ennemies" de ses compagnons. Il savait que ce serait considéré comme une trahison, mais il ne pouvait pas rester les bras ballants alors que sa meilleure amie semblait dans un état de détresse douloureux. Il ne pouvait se résoudre à la regarder tenter de refréner des larmes qui ne demandaient qu'à s'écouler de ses yeux noisette qui en avaient trop vu. C'est pourquoi il se dirigea vers elle, et non vers ses compagnons, c'est pourquoi il utilisa un pouvoir qui s'était déclenché en lui à la vue du sang, c'est pourquoi il ne put s'empêcher de laisser couler une larme de douleur en sentait les regards trahis et déçus de ses amours qui le regardaient soigner la femme qui avait voulu l'attaquer et pour laquelle Severus s'était blessé et volontairement mis en danger…

Son cœur le faisait atrocement souffrir, une douleur vrillait ses tempes et quelque chose en lui le poussait à rejoindre ses compagnons pour leur apporter soins et guérison, comme les dociles de son espèce se devaient de le faire.

Aucun des six membres présents dans l'infirmerie ne se demanda pour quelle raison ils avaient agi ainsi, seule une personne commençait sérieusement à s'inquiéter de ces « incidents » qu'il espérait grandement isolés…

Sans se préoccuper des états d'âme des Pures, Albus ordonna à Poppy de soigner les blessures de ses Professeurs et élèves et de les envoyer le rejoindre dans son bureau dès la fin des soins. Il devenait urgent de les mettre au courant de certaines choses avant de les laisser vagabonder à leur guise dans le château, au risque qu'ils ne blessent inconsciemment un élève qui auraient eu le malheur de regarder d'un peu trop près le compagnon ou la compagne des uns et des autres.

Il se sentit soudainement épuisé. Il semblerait que cette histoire ne se soit pas prête de s'arranger comme il l'avait espéré, sans parler de ce mauvais pressentiment qui l'animait depuis hier soir.

Quelque chose de grave allait se produire, ce n'était plus qu'une question de temps à présent.

Albus ne savait pas encore à quel point il avait raison de redouter les évènements à venir, il ne savait pas encore qu'une des plus Grande Puissance Noire venait de se réveiller quelque part, sur une île déserte de toute vie…

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CA Y EST !!!

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Alors ? Quand pensez-vous ?? Je sais, c'est inadmissible de ma part de vous donnez un truc aussi court pour autant d'attente, mais le prochain sera plus long et est déjà bien commencer lol, je ne vous donne pas de délai, je ne les respecte pas de toute façons alors….

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A BIENTOT J'ESPERE !!!!!!!!

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°~*~*~*Cordialement Pauline*~*~*~°