Le mot de l'auteure :
J'ai dépassé les 300 visites !
Merci à tous ! Mais n'oubliez pas de me dire ce que vous pensez de ma fic !!
Je vais tenter de faire des chapitres plus longs, mais vu que j'ai pas envie de me décourager, je vais faire mon possible sans trop me dégoûter d'écrire !
Pensées d'Hermione en italique
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-T'as vu la cigogne hier soir ?
-Une cigogne ? Ici ?
-Oui ! J'arrivais pas à dormir, je me suis accoudé à la fenêtre et j'ai vu une cigogne voler jusqu'à la forêt interdite, tout près des serres ! Et après elle est revenue près du château et elle est repartie !
La rumeur avait déjà fait le tour de l'école. Il faut dire qu'on n'avait jamais vu de cigognes en Ecosse. Dumbledore enquêtait là-dessus, et s'il avait été enclin aux conclusions hâtives, il aurait bien dévoilé aux professeurs que l'apparition soudaine de la cigogne était entremêlée avec l'arrivée de leur visiteur. Mais la vie lui avait appris que contrairement au dicton, la première impression était rarement la bonne. Il décida donc dès la matinée d'envoyer Hagrid aux endroits où, selon les témoignages, la cigogne avait été aperçue. Cependant, les différents récits n'avaient pas tous les mêmes versions. Il traîna donc le pauvre Hagrid au pied de la tour Nord, au pied de la tour d'astronomie, et près des serres, où les versions se confondaient. Il convoqua le personnel l'après-midi même.
Cette fois-ci, Hermione fut la première arrivée, histoire de rattraper son précédent retard. Les professeurs Flitwick, Mnémé et McGonagall la suivirent, et bientôt tous furent présents et installés.
-Mes chers amis et collègues. Je vous remercie d'être présents pour cette deuxième réunion en quelques jours.
« Malheureusement pour vous, j'ai un mystère supplémentaire à résoudre, ce qui signifie une charge de travail supplémentaire pour chacun de vous.
« Vous avez sûrement entendu parler des événements de cette nuit. Une cigogne aurait été aperçue aux alentours du château et près des serres. Ce qui signifie que notre système de sécurité est insuffisant. J'ai donc envoyé Hagrid sur les lieux, et il a découvert une chose étonnante. Hagrid, je vous laisse la parole.
Les professeurs étaient tous interloqués. Une cigogne à Poudlard ! Mais, et les protections magiques ? Comment se pouvait-il… ?
Hagrid se leva, et prit la parole d'un air assez timide. Il n'était pas habitué à prendre parole devant une si grande assemblée, qui, pour changer, était tout à son écoute.
-Je vous remercie professeur. Eh bien, lorsque le professeur Dumbledore m'a demandé d'aller jeter un coup d'œil au pied de certaines tours du château, j'avoue n'avoir rien compris à cette histoire. Je n'avais rien trouvé de suspicieux, et je me suis donc dirigé vers les serres. Je n'ai rien trouvé qui pourrait attirer mon attention près des premières serres, mais arrivé à la nouvelle, ceci m'a convaincu que quelque chose de pas naturel s'était établi dans le coin.
Il sortit de sa poche un livre grand comme la moitié de la paume d'Hermione, et épais comme son index. Il le tendit au professeur Dumbledore pour qu'il soir examiné.
« J'aurais bien continué plus loin à la découverte de ce livre, mais c'était comme si la forêt me barrait la route. On aurait dit que les arbres se déplaçaient en même temps que moi.
Il eût un léger frisson à ce souvenir. Il y a de quoi ! Hermione eut l'impression qu'on lui versait un seau d'eau glacée dans le dos. Si Hagrid, grand amateur de monstres, a peur de ces bestioles, elles doivent être plus qu'effrayantes…
Aurait-elle pensé ça tout fort qu'on n'aurait pas senti la différence d'ambiance. La salle entière semblait avoir eu la même réflexion intérieurement. Aussi, personne ne disait mot, et le silence était tellement pesant que la jeune préfète se sentait étouffer. Sentant que la salle s'assombrissait, Dumbledore reprit la parole :
-Très bien. Voilà qui nous pose matière à réflexion. Il est évident que cette affaire a un lien avec celle de notre visiteur, cependant, je vous demanderai de constater ces deux enquêtes d'un point de vue neutre, et donc comme deux affaires différentes. Cependant, revenons aux précédentes recherches. Pomona, votre étude de la plante a-t-elle avancé ?
-Eh bien Albus, j'ai fait quelques plants à partir des feuilles, mais ils n'ont poussé dans aucune terre, aussi riche soit-elle. J'en ai refait quelques-uns récemment, dans de la terre banale, et ils ont l'air de s'y plaire. J'en conclurai qu'il s'agit de mauvaise herbe. Cependant, aucun animal magique que Hagrid a pu me fournir n'a voulu en avaler. Mme Pince n'a pu me fournir aucun document convenant à la description de cette plante.
Hermione était sidérée. La bibliothèque ne lui avait fait défaut qu'une seule fois, pour les Horcruxes. S'agirait-il d'une plante encore plus maléfique que les Horcruxes ? Dumbledore dût avoir le même type de réflexion, puisqu'il poussa un soupir désespéré, et se tourna vers les professeurs Binns et Mnémé, plein d'espoir.
-Kleio ? (Nda : Est-ce que quelqu'un connaît le prénom du professeur Binns ? Non ? Alors vous ne m'en voudrez pas de ne pas l'écrire ;)) Vos recherches ont-elles aboutit ?
-Eh bien, J'ai trouvé un texte en faisant référence, mais rien qui pourrait nous aider réellement, si ce n'est dans le motif.
-Dites toujours.
Le professeur Mnémé sortit une feuille d'un sac situé à proximité de son siège, et entama sa lecture. Attends, je rêve ou elle a arraché cette page d'un livre ? Elle est folle !!!
-Ce texte parlait de la vie du monde avant l'arrivée des hommes. J'avais toujours considéré ce bouquin comme relevant de la fiction (Nda : t'es en plein dedans ma cocotte !!), et le professeur Binns est de mon avis, mais étant donnés les récents événements, nous avons dû changer d'avis.
« Et lorsque les humains arrivèrent, foulant sous leurs pieds des territoires déjà délimités, ils chassèrent sans le vouloir, ou sans le savoir, les schtroumpfs de leur pays natal, les condamnant à la réclusion et à la vie sauvage. »
A ces mots, le directeur se redressa avec une lueur de remerciement dans le regard.
-Très bien. Nous avons le mobile. Cependant, au lieu de nous éclairer, cette déclaration amène beaucoup d'autres questions. Je vous propose d'approfondir les recherches. Mr Malefoy, Miss Granger, convoquez les préfets et augmentez la fréquence de rondes la nuit, ainsi que leur portée. Au besoin, prenez des volontaires. Tentez de faire cela dans la discrétion la plus absolue. Avez-vous d'autres choses à m'apprendre ?
Devant la réaction évidente du personnel, Dumbledore mit fin à la réunion.
Malefoy et Hermione sortirent en même temps. Ils marchèrent silencieusement côte à côte, ce qui aurait surpris le premier venu. Arrivé devant le grand escalier, Malefoy prit la parole.
-Une chose est sûre, on n'a pas assez de préfets pour couvrir tout le château, toutes les nuits. Il faut prendre des volontaires.
-C'est bien de prendre des volontaires, répondit Hermione, mais tu crois qu'il y a des élèves assez malades pour ne pas dormir de la nuit, ou presque, et la passer seul ou accompagné de personnes dont il se serait bien passé, dans un couloir froid et obscur ?
Drago eut alors un sourire à la limite du sadique, ce qui effraya légèrement Hermione. Euh… Je sais pas pourquoi, mais j'ai comme envie de me barrer en hurlant… Il me prendrait sûrement pour une grosse malade…
-L'argent, Granger. Proposons leur de l'argent.
-C'est une bonne idée. Mais tu le trouve où l'argent ?
-Dumbledore.
Hermione, à sa grande surprise, lui rendit son sourire, et ils se dirigèrent d'un même pas vers la porte du directeur, qui venait juste de se fermer.
Ils en sortirent 15 minutes plus tard, un sourire encore plus grand accroché au visage.
Hermione eut alors un déclic. Euh… léger problème : je viens d'avoir une conversation sérieuse, non, civilisée on va dire, avec Malefoy, sans qu'il m'appelle Sang de Bourbe ou autre. Je viens de monter un projet basé sur l'argent avec lui, et le sourire que Dumbledore nous a lancé à notre entrée ne me dit rien de bon… Bon, je me casse.
Elle courut presque à la salle commune de Gryffondor, avant de se rendre compte que ce n'était sûrement pas le meilleur endroit pour confier cette réflexion là. Elle se rendit aux toilettes, mais si jamais elle récapitulait à haute voix, Mimi Geignarde ne manquerait pas de la faire chanter. La bibliothèque n'était pas non plus une solution, étant donné que le silence y était règle d'or. Elle erra au hasard dans le château, et termina elle ne sut comment, devant la porte de la Salle sur Demande. Elle tourna la poignée sans se poser de questions, cherchant simplement un endroit où réfléchir tranquillement.
Un bureau tout simple lui fit face. Je ne crois pas que ce soit réellement d'un bureau dont j'aie besoin…
Elle s'installa néanmoins devant le meuble, et poussa un soupir de soulagement lorsqu'un cahier vierge lui fit face. Hermione se mit à écrire, à résumer les derniers jours. La colère que Drago, euh, non, Malefoy, lui avait inspirée quand il l'avait réveillée, l'étonnement de son changement d'humeur, le regard le soir dans la grande salle, et les événements de ce jour-ci.
Elle se relut une fois le récit terminé, et remarqua avec horreur que le préfet blond en était le sujet principal, et qu'elle n'avait mentionné Ron et Harry qu'une ou deux fois seulement. Elle enferma alors le journal dans un tiroir du bureau à double tour, avant de cacher la clé dans son décolleté. (Nda : terminé les cols roulés pour notre Hermione!)
Elle sortit, sans se rendre compte qu'elle n'avait pas envoyé que la clé dans son décolleté…
Sentant qu'elle avait besoin de réconfort, elle revint au portrait de la Grosse Dame, murmura le mot de passe et s'installa près de ses amis, auxquels elle accordait bien peu de temps.
-Hermione ! s'exclama Ron, tu es enfin sortie de ta suite !
-Très drôle Ronald. Mais pour te répondre, tu sais très bien que je préférerai passer du temps ici avec vous, plutôt que seule dans ma chambre aussi luxueuse soit-elle.
-Hoho, de mauvaise humeur, dirait-on…
No0n tu crois ?
Elle se força cependant à sourire. Ce fut peu réussit. Ce ne serait sûrement pas ici qu'elle trouverait du réconfort.
-Je voulais vous faire part des récents événements, mais étant donné l'accueil dont vous me gratifiez, je pense pouvoir m'en abstenir.
-Ron, elle a raison, tais-toi. Excuse-le, 'Mione. Il est un peu énervant en ce moment. Alors, qu'est ce qui s'est passé dernièrement ? On parle d'une cigogne qui a un nid dans la forêt interdite.
'Mione eut un petit sourire indulgent, et leur fit signe de la suivre. Elle les emmena dans sa salle commune, dans laquelle ils entrèrent, avec un petit 'Waoh' de la part de Ron.
Elle s'affala dans le canapé, et entreprit de leur conter les deux réunions ainsi que leurs objets.
-Un shtroumf tu dis ?
-Non, un chtromff.
-Ron, tais-toi. Oui, tout a fait. Et personne n'a réussi à trouver ce que c'était !
-Si on faisait des recherches de notre côté ?
-Voyons, Harry, si même dans la bibliothèque il n'y a aucun livre qui en parle, je ne vois pas où on pourrait chercher ce qu'est un sckrompf.
-Non, un schtrouff.
-Ron, s'il te plaît. Et même au square Grimmaurd ?
-Et pourquoi spécialement là-bas ?
-Bah, niveau magie noire, c'est plutôt assez bien fournit…
Hermione réfléchit quelques instants. L'idée la séduisait. C'est vrai qu'il y avait peu de livres de magie noire à Poudlard. C'était peut-être pour cela qu'ils n'apprenaient rien au sujet des shtromf.
-OK. Alors, disons qu'aux prochaines vacanes, on se donne rendez-vous square Grimmaurd tous les trois, et qu'on fouille la maison à fond.
Le sourire approbateur d'Harry lui fit office de réponse, ainsi que la figure boudeuse de Ron qui en avait ras la casquette de passer ses vacances à bosser.
Ils descendirent à la Grande Salle, l'heure du repas s'approchant. Cependant, ils s'arrêtèrent au deuxième étage, impossible de descendre plus bas.
Une grande mare remplaçait les marches, et l'accès à l'entrée était par conséquent condamné. Quelques dizaines de portraits étaient sous l'eau, et leurs personnages hurlaient des obscénités au responsable, et à quiconque passait par là, d'ailleurs.
Harry fut le premier à réagir, et il demanda à un portrait qui avait l'air plus calme que les autres d'aller chercher le directeur. Cependant, Dumbledore ne fut pas assez rapide, car les élèves commençaient à arriver, se demandant la raison de tout ce tapage. Voyant l'étendue d'eau imperturbable, la panique monta crescendo dans les rangs, et quelques élèves poussaient des cris de panique, ameutant d'autres élèves.
Lorsque Dumbledore arriva, accompagné des professeurs Flitwick, McGonagall et de quelques fantômes, la plupart des élèves étaient déjà là, et ils durent jouer des coudes pour descendre. Hermione lui résuma rapidement la situation. Les fantômes plongèrent alors sous l'eau, et remontèrent peu de temps après.
-Il n'y a que l'escalier sous l'eau. La grande salle et le Hall d'entrée sont humides, certes, mais pas noyés. Le Premier étage est ruiné.
Le professeur Dumbledore murmura quelques formules, dans le but de faire disparaître l'eau, mais rien à faire. Nick-Quasi-Sans-Tête, resté plus longtemps que les autres fantômes sous l'eau, fit son apparition, avant de déclarer d'un air plus que grave :
-Cette eau ne vient pas de n'importe où. C'est l'eau du lac. Les sirènes et le calmar géant sont en train de s'assécher dehors. Trouvez vite une solution Dumbledore, ou vous serez témoin de l'extinction d'un des derniers peuples de sirènes du Royaume-Uni.
Les professeurs présents choisirent de faire évaporer l'eau, avant de faire apparaître un vent pour faire pleuvoir à l'extérieur. Malheureusement, cette pratique était fort éprouvante, et les pouvoirs conjugués des professeurs ne suffirent pas à donner une force assez puissante au vent. Ainsi, toute l'eau se déversa entre le Hall d'entrée et l'emplacement du lac, sans pour autant y parvenir, ou dérisoirement. Dumbledore, Flitwick et McGonagall coururent vers le lac, totalement désespérés. Nick-Quasi-Sans-Tête avait dit vrai. La moitié des sirènes étaient déjà immobiles, et les autres luttaient difficilement pour atteindre le peu qui restait du Grand Lac. Le calmar géant était échoué sur la berge opposée, si bien qu'il était impossible de le rebasculer dans l'eau.
Les trois professeurs réussirent à ramener une certaine proportion d'eau, mais pas assez pour assurer la survie de tout l'écosystème du lac.
Le bilan final fut lourd. Un tiers des sirènes furent sauvées, mais le grand calamar périt, emmenant la plupart des veracrasses avec lui, au grand bonheur des élèves.
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Lorsque Hermione rentra dans sa chambre, totalement rincée, sa seule pensée fut que tout était la faute du schtroupf. Elle ne put s'empêcher de jeter son oreiller contre la fenêtre, et de hurler :
-Espèce de connerie de bestiole ! C'est de ta faute si une bonne centaine de sirènes et le calmar géant sont morts !!
Elle commença à jeter tout le contenu de sa table de nuit contre les murs, et même à vider les tiroirs. Elle ouvrit le dernier, et plus que surprise, fit un saut en arrière pour atterrir sur son lit.
Le journal. Le journal était là, dans le dernier tiroir de sa table de nuit. Elle l'ouvrit. C'était bien ce qu'elle avait inscrit quelques heures auparavant. Et pour couronner le tout, elle entendit frapper à sa porte.
-Euuuh…Granger, ça va ? J'ai entendu un boucan assez splendide en provenance de ta chambre…
Elle cacha nerveusement le journal sous sa couette, ayant balancé l'oreiller, et alla ouvrir la porte. Malefoy attendait devant, assez surpris. Ok, je suis en plein rêve, dans un monde où les Sangs Purs s'inquiètent des états d'âme des Sangs de Bourbe, et où Malefoy est comparable à Oui-Oui.
-Tout va bien Malefoy, je te remercie de t'inquiéter. J'ai eu un petit coup de nerf et j'ai tout foutu en l'air. Maintenant, tu m'excuses, mais je vais aller prendre ma douche.
Elle ne le laissa pas ouvrir la bouche, empoigna un pyjama au passage, et sortit, laissant la porte grande ouverte.
Arrivée dans la salle de bain, elle se regarda longuement dans la glace, songeuse.
Récapitulons. Qu'est ce qui ne va pas ? Disons, un malade en liberté dans l'école qui détruit tout sur son passage, Moi qui m'éloigne de Ron et Harry, et enfin, Malefoy qui se met à être agréable… Bon résumé…
Elle alluma la douche, et retira son tee-shirt. Un bruit sourd retentit dans la pièce, suivi d'un petit « Ouille ! » Elle baissa la tête lentement, s'attendant au pire, et elle aperçut la clé qu'elle avait glissée dans son tee-shirt, ainsi qu'une drôle de petite bestiole bleue haute comme une demi pomme qui la regardait d'un air apeuré, effrayé, même.
-Je vous en schtroumpfe ! Ne me schtroumpfez pas de mal !
-Quoi !?
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Et voilà ! fin de ce chapitre !!!!!
N'oubliez pas de me dire ce que vous en pensez bien sûr !!!!
Bises et merci à tous de me suivre !!
