Reprendre ce qu'on avait abandonné

Bonjour et merci à tous pour vos reviews, si vous saviez comme elles me font plaisir… Je suis vraiment heureuse de voir que cette fic plaise à tant de monde alors j'ai décidé de vous remercier au début de chaque chapitre. Merci à :

C-Dark-Dreams : merci pour ta review miss, elle me fait vraiment plaisir mais tu sais, il ne faut pas pleurer pour si peu, je ne vais pas laisser Mukuro en prison hein, je l'adore trop pour ça~ Les disputes sont nécessaires dans un couple, non ?

Etsuko Yamashita : heureuse que cette fiction te plaise ^^ Normalement je publierai tous les dimanches à part en cas de problèmes.

Satsuki : ça me faisait de la peine de laisser « Mukuro à Namimori » sans suite alors j'ai trouvé un scénario et ai continué l'histoire ^^. Au début, j'avais un style d'écriture horrible mais heureusement ça s'est amélioré )

Marilyn Williams : je fais du mieux que je peux pour mettre un peu de suspense et j'avais envie de perturber la vie calme au manoir Vongola. Merci pour tous ces compliments et bonne continuation à toi aussi~

Yukiya-chan : ta review me fait vraiment plaisir, j'espère que le chapitre 4 te plaira aussi^^

Lady-fun : j'espère que j'arriverai à vous surprendre avec l'intrigue parce qu'elle me paraît vraiment simple T_T

Et merci aux autres qui passent et qui ne cliquent pas sur le bouton review^^ On se retrouve en bas~ Bonne lecture et ENJOY !

Il avait perdu la notion du temps il faut dire qu'il n'apercevait pas la lumière du jour d'où il était mais même si ça avait été le cas, il était incapable d'ouvrir les yeux. Les chaînes autour de son corps étaient trop serrées et le faisaient souffrir le martyr à cause de ses côtes cassées et il avait froid, désespérément froid. Il n'y avait pas une seconde durant laquelle il ne pensait pas à son Kyô et à la chaleur de son corps contre le sien. A force de ne penser qu'à lui, il allait devenir fou.

Après de nombreuses heures passées à parlementer avec le directeur de la prison Vendicare, Kyôya obtint enfin un droit de visite à condition de se désarmer entièrement. Une fois « inoffensif », l'ancien gardien du nuage Vongola suivit son guide jusqu'aux sous-sols de la prison. Même s'il ne le montra pas, il a été choqué lorsqu'il vit dans quel état était son amant.

-Les chaînes sont trop serrées.

-Nous ne changerons rien.

-Il a cinq côtes cassées ainsi que l'omoplate. De toute façon, drogué comme il est, il ne saura pas bouger.

-Ca prouve qu'il s'est bien battu et qu'il a bel et bien décimé ces familles récemment.

-Il n'a rien fait. Il a un alibi pour chaque assassinat. Quand il sera sorti je mordrai tout le monde à mort.

L'accompagnateur annonça au jeune homme qu'il lui laissait encore dix minutes, le temps de sa ronde. Lorsqu'il se retrouva seul, Hibari se dirigea vers le bocal de son amant et posa sa main contre la surface froide et ne sut retenir des frissons. C'était la première fois depuis deux semaines qu'il revoyait son amant et cette proximité, même de courte durée, le rassurait. Par contre, voir Mukuro enchaîné comme ça, son œil rouge relié à un tuyau tandis qu'un sparadrap tenait le bleu fermé, il avait aussi du mal à respirer à la vue du masque qui recouvrait le dessous du visage de son amant sans compter que le fait de voir une multitude de tubes quitter le corps de l'illusionniste lui donnait mal au ventre. A cet instant, Kyôya avait vraiment mal il souffrait trop de cette séparation et pour rien arranger, les Vongola essayaient de le coincer. Lorsque son guide réapparut, il retira sa main du verre à contrecœur et senti une vague de froid l'envahir.

Durant quelques instants, Mukuro sentit une présence vraiment agréable lui parvenir pourtant, de là où il était, les seules personnes qu'il pourrait rencontrer étaient soit Nagi soit Fran mais dans aucun des deux cas, il n'aurait ressenti cette paix intérieure. En plus, il avait vraiment des difficultés à rentrer dans son monde car les produits qu'on lui injectait l'assommaient et le rendaient malade. Peut-être qu'il devenait vraiment fou.

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Kyôya était encore dans un bar mais cette fois en compagnie de Fran. Tous deux effectuaient des recherches pour retrouver Nagi, Ken et Chikusa mais aussi sur cette petite famille qui tirait les ficelles. Par contre, ils savaient que l'arrestation de Mukuro était secrète et que Tsuna le couvrait en affirmant que l'illusionniste était au manoir Vongola. Evidemment, les agressions au sein de familles mafieuses continuaient ce qui innocentait de plus en plus Rokudo Mukuro.

Tous les trois jours, Hibari se rendait à Vendicare et, la dernière fois, avait été agréablement surpris lorsqu'on le mena vers une cellule normale où dormait son amant. Même si le gardien refusait d'ouvrir la porte, rien que de voir Mukuro paisiblement endormi soulageait largement Kyôya.

-Vous avez le droit de venir en visites car vous êtes le gardien du nuage Vongola et que c'est vous qui êtes responsable de ce détenu. Ce sera donc vous qui serez prévenu le jour de sa libération ou de sa mise à mort mais pour cela, il faut que vous vous rendiez au bureau du directeur pour lui donner votre numéro de portable.

-Je n'y manquerai pas.

-Votre temps est écoulé, veuillez me suivre.

Sans un mot, les deux hommes se mirent en route jusqu'à ce qu'un gémissement parvint à leurs oreilles. « Kyô ? » C'était faible et prononcé à une voix très basse mais tout à fait compréhensible pour la personne concernée. Cette dernière se dirigea vers les barreaux et avec un sourire d'excuse, envoya un anneau violet sur le lit avant de se retourner et de retourner près de l'homme qui le conduisit jusqu'au bureau de son supérieur.

Après un bon moment de reproches pour la bague et les arguments logiques venant de Kyôya, Mukuro était autorisé à garder le bijou car il était incapable de créer une flamme du nuage. Dès qu'il sortit de la petite pièce, le manieur de tonfas s'autorisa un soupir pour décompresser avant de sortir de cette prison à chaque fois qu'il voyait ce type –peut-être pas si humain que ça-, il ressentait un profond malaise mais s'efforçait de le cacher.

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Il avait arrêté de compter le nombre de déménagements qu'il avait dû faire à cause des Vongola. Avant, il serait parti se réfugier au manoir Cavallone mais depuis l'union de Dino, il ne faisait plus confiance à cette branche là non plus. Pour une fois, il s'était installé dans une ville proche du quartier de la Varia et avait loué une chambre dans une petite auberge familiale pour plus de discrétion. Par contre, ça rallongeait ses trajets jusqu'à la prison mais il avait eu la chance de croiser Nagi dans une rue et avait de suite appelé Fran. Ils avaient longuement parlé et la jeune femme avait accepté de mener l'enquête de son côté pour trouver qui avait fait en sorte d'envoyer Mukuro à Vendicare.

Lorsqu'ils sortirent du bar dans lequel ils étaient, les trois individus tombèrent nez à nez avec les gardiens Vongola de la pluie, du soleil, de la tempête et du ciel. Cette fois, Hibari ne pourra pas s'échapper sans un combat il savait qu'il était fort mais pas au point de prendre quatre de ses anciens collègues en même temps.

-Hibari-san, j'aimerais te parler à propos de ton départ.

-Je n'ai rien à voir avec des herbivores.

-Ne parle pas comme ça au juudaime espèce d'enfoiré !

-Ma ma, calme toi Gokudera.

-Hibari-senpai veux-tu que je te couvre avec une illusion ?

-Ca ira Fran. A la prochaine Nagi.

Sans un mot, Kyôya suivit le groupe de mafieux et, geste suicidaire, Yamamoto posa sa main sur l'épaule de l'alouette. Cette dernière lui envoya un coup de tonfas impossible à contrer ce qui envoya le bretteur droit dans la vitrine d'un magasin qui se brisa sous l'impact. Une foule de gens s'agglutina autour du groupe tandis que certains alliés venaient voir ce qu'il se passait, au cas où il faudrait protéger le decimo.

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Mukuro était allongé sur ce qui lui servait de lit. Il avait bien senti lorsqu'il se trouvait toujours dans son bocal que son geôlier lui avait desserré les chaînes qui meurtrissaient ses côtes et à intervalles plus ou moins réguliers cette paix intérieure qu'il ne ressentait que lorsqu'il était avec son amant. L'illusionniste avait tenté un peu plus tôt de se lever mais ses blessures ainsi que son état comateux passé avaient rendu son corps trop faible pour supporter son propre poids. Il se contentait alors de faire tourner dans sa main la bague qu'il avait reçue de Kyôya, juste pour faire passer le temps. Mukuro enrageait aussi car il subissait toujours les effets de la drogue et était toujours dans l'incapacité d'entrer dans son monde.

Comme d'habitude, l'homme qui devait le surveiller poussa son repas dans la place prévue à cet effet et, comme d'habitude, Mukuro resta stoïque sans même jeter un œil sur le plateau. Il avait faim, très faim. Il savait que ce qui était dans le bol était de la soupe pour ne pas dérégler son estomac mais il ignorait quel produit douteux on avait pu pousser dedans et c'est ce qui le retenait de faire l'effort de se lever.

Il referma les yeux et soupira. Il n'avait pas envie de bouger et se laissait dépérir au fond de sa cellule, il pensait juste aux moments qu'il avait passés avec son amant, loin des Vongola.

FLASHBACK

Il était tard et pourtant, ils n'étaient pas du tout fatigués. Mukuro et Kyôya étaient toujours sur la plage et pour une fois, l'illusionniste avait réussi à traîner son amant dans l'eau. Ca faisait plus d'un mois et demi qu'ils profitaient du sable fin presque tous les jours mais Rokudo avait juste eu deux baignades avec son alouette, toujours quand les herbivores avaient désertés. Cette fois, il ne le laisserait pas partir aussi vite que la dernière fois et pour cause, ils étaient loin du bord, sur un banc de sable et les mains se faisaient fort baladeuses et pas seulement les siennes. Quand il avait collé leurs deux corps, il avait senti l'érection naissante de son Kyô et avait souri sous le coucher de soleil.

-Il n'y a que toi pour penser à ça.

Ce n'était pas un reproche, c'était une constatation et le ton employé prouvait que c'était plus moqueur qu'autre chose. Une personne habituée aurait même pu déceler une note d'affection dans la voix.

-Kufufu~ C'est parce que je t'aime~

Des paroles sans ironies. En plus lorsqu'il prononçait ces mots avec un timbre de voix comme celui qu'il venait de prendre, il était sûr de percuter le cœur de son amant.

Ils avaient ensuite scellé leurs lèvres pour un doux et long baiser. Ce dernier se changea en un échange passionnel qui laissait imaginer la suite des évènements. Tout en caressant le maillot de Kyôya avec ce regard enjôleur et ce faux air timide qui lui allait si bien, l'illusionniste souriait intérieurement car les fois où il parvenait ce genre de rapprochements étaient assez rares.

En effet de retour sur la plage, Mukuro plaqua son amant sur leur serviette et commença à le chauffer de manière explicite avec son œil sur la première voie de l'enfer. Même si au début l'alouette était réticente, une fois qu'elle se laissa prendre dans les filets, elle ne résista pas et commença à préparer son ananas.

Ils avaient couché ensemble sur la plage et pour la première fois, Mukuro les couvrait avec une illusion qui, à un certain stade se dissipa tout simplement. Heureusement, la plage était déserte mais Kyôya n'a plus jamais accepté d'écarts de conduite hors d'une pièce où ils étaient seuls.

FIN DU FLASHBACK

A ce souvenir, Mukuro commença à rire, d'un rire aussi bien nostalgique que lugubre et d'un côté, ça le soulageait. Il avait besoin d'évacuer ce stress qu'il ressentait lorsqu'il était cloîtré entre ces quatre murs.

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Après avoir parlementé toute la nuit avec Tsunayoshi, Kyôya ressortit du bureau de très mauvaise humeur. En plus, aujourd'hui, il avait prévu d'aller rendre visite à Mukuro et pour ce faire, il fallait qu'il trouve un moyen de transport pour pouvoir se taper ces trois bonnes heures de chemin.

-Tsunayoshi, tu m'as retenu ici contre mon gré. Il va de soi que tu dois me dédommager, vu que je n'ai pas le temps de te mordre à mort, je veux un véhicule.

-Je n'ai pas le temps pour ça va voir Gokudera.

-Je peux prendre ce que je veux ?

-Tout ce qui est dans le garage. C'est Hayato qui garde les clefs dans son bureau.

-Très bien.

Avec un sourire en coin, Hibari se dirigea vers la porte adjacente et entra dans la salle sans frapper. Evidemment, le gardien de la tempête s'énerva puis se calma quand il s'aperçut de la personne qui se trouvait devant lui.

-Les clefs de la moto de Tsuna, de suite herbivore.

-Le boss ne prête pas son véhicule.

-L'herbivore a dit que je pouvais choisir n'importe quel véhicule venant du garage alors je veux ces clefs. Je n'ai pas que ça à faire.

Après un appel interne mouvementé, un trousseau de clés apparut sur le bureau en acajou du bras droit Vongola. Dans un mouvement fluide, Hibari prit ce qu'il lui fallait puis se dirigea vers le garage. Une fois arrivé, il enfourcha la nouvelle moto du decimo et partit rapidement vers Vendicare.

Tsuna jeta un coup d'œil pour apercevoir sa bécane de collection s'effacer au loin il ne se faisait pas d'illusions (c'est le rôle de Mukuro ça ), il ne reverra sûrement plus ce bolide hors de prix. Hibari avait frappé fort car il savait très bien que le boss était passionné par ces véhicules et lui, il s'était fait berner en beauté.

Malgré la vitesse, il avait l'impression qu'il n'arriverait jamais. Le chemin ne lui était plus inconnu mais il avait dû faire des détours car il s'était fait flasher sur l'autoroute. Heureusement, il savait exploiter la puissance de son véhicule et après plusieurs heures de chemin, il aperçut enfin les portes de la prison.

Comme à chaque fois, le manieur de tonfas se désarma sous les regards blasés des gardes. Vu qu'il avait renoncé à son anneau Vongola, il se promenait toujours avec une dizaine de bagues du nuage au cas où, sans compter ses boîtes armes et son révolver. A lui tout seul, il remplissait un panier de taille non négligeable. Après avoir été fouillé, il put pénétrer dans les couloirs sombres de Vendicare mais avant d'avoir pu commencer sa descente, il fut invité dans le bureau du directeur.

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Mukuro savait que c'était l'heure de son repas et, bizarrement, il entendait deux personnes marcher. De toute façon, il allait bientôt savoir de qui il s'agissait car c'était l'heure de son repas et les geôliers étaient bien obligés d'approcher de sa porte pour lui donner son bol. Cette fois, on ouvrit l'entrée de sa cellule tandis qu'une voix lui parvenait : « une heure, pas plus après je reviens vous chercher »

Du mieux qu'il le put, l'illusionniste se releva sur ses coudes et attendit que la personne daigne rentrer pour qu'il sache de qui il s'agissait. Il devait rêver.

-Bonjour Mukuro.

Oui, il rêvait ou alors la folie avait eu raison de lui, au choix.

Bon me revoilà, juste pour un petit sondage. Quand Mukuro sortira de prison, où voudra-t-il habiter ?

-Namimori

-Kokuyo

-Venise

J'espère que vous pourrez m'aider parce que je n'arrive pas à me décider. La suite dépendra donc de vous fin des votes pour le mercredi 19 janvier 2011.

A la prochaine~