Et oui un autre chapitre, moins d'une semaine après le suivant, je sais je vous gate :)
Je n'ai malheureusement pas pu répondre à vos reviews, je n'arrive pas à accéder à la page de réponses pour le faire ... :s
Néanmoins ça n'a pas empêché le fait qu'elles m'ont toutes fait très plaisir ! Je suis contente que vous aimiez l'histoire, ainsi que les personnages, n'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de Draco dans ce chapitre ! ( et des autres aussi évidemment ... )
Bisous ^^
Que dire de ce que j'avais ressenti après qu'un serpentard de deuxième année m'ait remis un mot selon lequel j'avais l'ordre de me rendre à 19 heures dans la volière et ça seule. Le pire n'était sans doute pas le contenu du mot, mais bel et bien de qui il provenait. Est-ce que Draco Malefoy comptait me tuer à l'abri de regards indiscrets ? Est-ce que j'avais fait quelque chose qui aurait pu le mettre en colère ces derniers temps ? Non non je m'étais bien tenue à l'écart de tout étudiant portant les couleurs vertes et argent, alors pourquoi ?
J'aurais pu bien sûr ne pas y aller, d'un œil extérieur ça aurait été la meilleure chose à faire mais je n'imaginais que trop bien ce qu'il allait me faire subir ensuite si je venais à m'opposer à l'un de ses ordres. En plus, même si j'avais voulu y aller accompagner, je ne vois pas très bien à qui j'aurais pu le demander. Il faisait froid, très froid même, quelle idée avait-il eu de choisir l'endroit le plus reculé de tout Poudlard ? S'il voulait me maltraiter il pouvait le faire dans un couloir comme d'ordinaire, pas la peine de se donner tout ce mal.
Je portais tout l'attirail de Poudlard sur le dos, à savoir écharpe, gants, bonnet, cape en laine renforcée, au moins s'il décidait de m'enfermer dans la tour je ne risquais pas de mourir de froid pendant la nuit. J'étais arrivée cinq minutes en avance mais il était déjà là, et généralement faire attendre Draco ce n'était pas bon, il n'y avait qu'à voir comment il traitait ses petites amies quand ça leur arrivait. Il était en train d'attacher un mot à la patte de son hibou grand duc quand j'ai fait remarquer ma présence, du moins pas volontairement, je ne pouvais pas deviner que la porte de la volière grincerait aussi fort quand j'ai tenté de la retenir pour ne pas qu'elle se ferme complètement. Il m'a examiné des pieds à la tête, poussant un ricanement éloquent avant d'hausser les sourcils.
- C'est quoi tout cet attirail ? T'as cru que je comptais te violer ? Se moqua-t-il.
Je devais bien avouer que c'était un peu près le seul scénario auquel je n'avais pas penser, et pour cause je ne pensais pas risquer quoique ce soit de ce côté-là. C'est vrai pour lui j'étais une horrible sang de bourbe, il n'allait pas risquer de se souiller lui-même en posant la main sur moi, du moins c'Est-ce que j'étais en train d'espérer fortement.
- Il fait froid dehors me contentais-je de répondre.
Je veillais à garder une certaine distance entre nous, distance qui comprenait un peu près tout l'espace de la volière. Il suffisait qu'il fasse un pas de côté pour que j'en fasse de même, et cette situation paraissait beaucoup l'amuser.
- Serait-il possible que tu aies peur de moi ? Dit-il avec manifestement beaucoup de plaisir.
Bien sûr que j'avais peur, qui n'aurait pas eu peur de se retrouver avec quelqu'un comme lui, qui ne perdait jamais un instant pour humilier les autres.
- Est-ce que tu comptes me pousser dans le vide ? Demandais-je avec angoisse.
- Ne sois pas stupide, si j'avais voulu te tuer de cette façon je t'aurais emmené dans la tour d'astronomie.
- Ca veut dire que tu ne vas pas me tuer ? Continuais-je d'une petite voix.
- Tu croyais que j'allais te tuer et tu es quand même venu ? T'es encore plus stupide que je ne le pensais.
Peut être que j'aurais du m'offusquer du fait qu'il me traite sans cesse de stupide, mais ça ne me dérangeait pas tant que ça, il pouvait bien penser ce qu'il souhaitait, tant que ça en restait là.
- Alors … pourquoi tu m'as fait venir ? Ici ?
- Pour que personne ne nous voit bien sûr ! Tu crois que j'ai envie que ma réputation soit entachée par ton contact ? Répondit-il dédaigneux.
- Ca je le sais, je demandais juste pourquoi tu m'avais demandé de venir.
Il fit un pas en avant, je fis un pas en arrière, ce qui ne manqua pas de le faire soupirer.
- Je t'ai dit que je n'allais rien te faire alors arrête un instant d'avoir ses réactions d'animal effrayé. C'est agaçant.
- Tu as dit que tu n'allais pas me tuer, tu n'as jamais dit que tu ne me ferais rien précisais-je.
- Et bien je te le dis maintenant, je ne te ferais rien, alors peux tu rester immobile ?
Je ne comprenais toujours pas la raison de tout ceci, je n'avais pas non plus vraiment confiance en ce qu'il disait mais je ne voulais pas risquer de l'énerver. Il rompit la distance entre nous se plantant juste en face de moi alors que j'étais de plus en plus mal à l'aise, qu'Est-ce qu'il allait me faire ? Il semblait me jauger du regard alors que pour ma part je faisais tout pour m'occuper l'esprit, ce qui consistait par exemple à jouer avec mes gants de façon nerveuse.
- J'ai appris que tu savais jouer du piano. Plutôt bien à ce qu'on m'a dit, du moins aussi bien que puisse jouer une sang de bourbe évidemment.
- Tu comptes me coincer les doigts dans un piano ? Demandais-je avec terreur.
- Te coincer les doigts dans un … Mais t'es vraiment une idiote ! Où Est-ce que tu vas chercher des idées pareilles ? Et cesse avec ces gants !
Sans que j'ai mon mot à dire il attrapa la paire de gants bleu, m'obligeant à porter toute mon attention sur lui, ce qui en l'occurrence n'était pas une bonne chose pour mon cœur. celui-ci risquait de s'arrêter d'une minute à l'autre et je ne tenais pas à mourir d'une crise cardiaque dans un endroit où les hiboux et les chouettes auraient vite fait de déchiqueter les restes de mon corps inanimé.
- A quoi tu penses avec cet air terrifié ? Rectification non, ne me dis surtout pas à quoi tu pensais, je préfère ne pas le savoir.
- Est-ce que je peux partir s'il te plait ? Demandais-je plaintivement en regardant avec envie la porte à moitié entrouverte.
A nouveau le Serpentard soupira, visiblement je l'insupportais mais je ne demandais qu'à disparaitre de sa vue pour qu'il aille mieux. Il se contenta de jeter un bref coup d'œil vers la porte, celle-ci se refermant instantanément. Je ne pus m'empêcher de déglutir d'autant plus quand ses mains se posèrent sur le haut de mes bras.
- Arrête de bouger, arrête de parler, contente toi d'écouter.
De toute manière maintenant j'étais incapable de dire quoique ce soit, si jamais il venait à me secouer, ma tête cognerait contre le mur, je ferais une hémorragie cérébrale, bien sûr lui il me laissera là, et les hiboux et les chouettes déchiquèteraient mon corps sans vie.
- Il se trouve qu'à Noël j'aurais une partition de musique à jouer devant des gens de ma communauté, j'avais un professeur de piano mais il se trouve que celui-ci à la suite d'un incident malheureux …
- Tu l'as tué ! M'exclamais-je.
- Je n'ai tué personne dit-il alors que ses mains se resserrèrent davantage sur mes bras.
Visiblement il devait faire preuve d'un grand contrôle pour ne pas me taper dessus.
- Mais si tu continues à parler, il se peut bien que je fasse de toi ma première victime.
Je décidais de garder mes commentaires pour moi, même si souvent c'était plus fort que moi. C'était une question de survie à ce stade.
- Comment une si petite personne peut être aussi agaçante grommela-t-il.
J'aurais bien répondu mais je comprenais plus ou moins que c'était une réflexion qu'il se faisait à lui-même. C'est vrai que lui aussi il était plus grand que moi, d'au moins quinze bons centimètres et l'avoir juste en face de moi ne m'aidait pas particulièrement à garder mon calme et à me dire que tout irait bien.
- Pour faire plus simple, étant donné que je constate que tu es assez limitée, tu dois me donner des cours de piano. Deux fois par semaine devraient suffire, le lundi et le jeudi soir. Ne parle de ça à personne et ça ira.
Je restais abasourdie, devoir passer deux soirs par semaine avec lui ? Alors qu'il ne pouvait pas me supporter ? C'était me précipiter moi-même vers une mort certaine.
- Mais … tu … je suis une horrible sang de bourbe ! Je ne peux pas t'apprendre quoique ce soit, je vais t'énerver, tu seras de mauvaise humeur et …
- Tu es la seule personne disponible à l'intérieur de ce maudit château et ce n'était pas une demande, c'était un ordre. Si tu manques ne serait-ce qu'une seule fois notre leçon ou si tu t'avises d'être en retard, tu sais ce qu'il t'arrivera n'Est-ce pas ?
- La mort ? Dis-je timidement.
- Je vois que pour une fois on se comprend.
Il relâcha la pression sur mes bras s'éloignant enfin de quelques pas alors que je retrouvais une respiration un peu plus normale. Comment j'allais faire pour supporter autant de proximité avec lui deux fois par semaine ? Je n'en étais pas capable, et puis je me voyais mal le réprimander s'il venait à mal jouer. A l'orphelinat, ça m'arrivant souvent d'apprendre quelques accords aux enfants plus jeunes quand ils en exprimaient le souhait, mais il y avait une différence entre ces enfants et Draco, eux ne risquait pas de m'étrangler à tout moment.
- Bien que tu n'aies pas le choix, j'ai décidé de faire un geste. En échange de ces cours de piano, j'arrêterais de te maltraiter. Est-ce que ça te satisfait ?
- Je … J'aimerais que tu m'apprennes à voler sur un balai.
Je n'en revenais pas que les mots aient réussi à sortir de ma bouche, j'étais prête à ce qu'il me frappe, les yeux fermés j'attendais mais absolument rien n'arriva. Hésitante j'entrepris d'ouvrir un œil puis l'autre constatant que Draco ne paraissait pas si en colère que ça.
- Tu n'as pas peur que je te fasse tomber du balai ? Se moqua-t-il.
- Je tombe déjà toute seule alors ce ne sera pas bien différent.
- Pourquoi Est-ce qu'une sang de bourbe voudrait apprendre à utiliser un balai ?
- Il faut que j'apprenne c'est tout.
Hors de question que je lui révèle à lui que j'avais découvert qui était mon père, et encore moins qu'il s'agissait du professeur Black, je ne savais pas comment il était capable de réagir, et je ne tenais pas plus que ça à le découvrir.
- Rien que pour le plaisir de te voir t'humilier un peu plus, j'accepte. Soit prête jeudi matin à cinq heures.
Ca ne me dérangeait pas tant que ça de me lever aussi tôt mais je m'étonnais que Draco prenne cette peine pour moi. Peut être était-il insomniaque, ou peut être voulait-il être vraiment sûr que personne ne nous surprenne ensemble, cette deuxième possibilité étant celle la plus probable.
J'avais manqué de peu de glisser sur les marches qui me ramenaient à Poudlard, Draco étant parti un peu avant, cela dans le but qu'évidemment personne ne soupçonne quoique ce soit. Je m'étais retenu de lui dire que même si quelqu'un nous voyait la seule chose qu'il pourrait imaginer était que je venais de passer un très mauvais moment, ce genre de détail exposé à son attention semblait particulièrement l'énerver.
- Il ne fait pas un peu froid pour se promener ?
Harry Potter, en tenue complète de quiddich se tenait à côté de moi. Il me parlait comme si c'était la chose la plus naturelle au monde, alors que pour moi ça relevait totalement du domaine du surnaturel.
- J'avais une lettre à envoyer dis-je gênée.
Je ne pensais pas qu'il était bon de mentionner la présence de Draco, ça ne l'intéresserait pas, et moi je me voyais mal expliquer que je lui avais demandé des cours de vol.
- Ce devait être vraiment très important pour sortir par un temps pareil.
- Jouer au quiddich avec les rafales de vent glacé est bien pire à mon avis.
Il ne répondit pas, se contentant de me sourire alors que je me demandais ce que j'étais censée comprendre là dedans. Est-ce qu'il croyait toujours que j'étais une de ses admiratrices ? J'avais entendu dire qu'il s'était remis à sortir avec Ginny Weasley une semaine plus tôt, alors maintenant faire partie de ses groupies paraissait complètement ridicule. Jusqu'à ce qu'on arrive dans le hall de Poudlard Harry me parla en détail de ses exploits au quiddich, ce qui pour moi avait juste un seul avantage, ne pas devoir me forcer à trouver un sujet de conversation.
Je pensais naïvement qu'en arrivant à l'intérieur du château je pourrais tranquillement retrouver mon dortoir où m'attendait sagement un devoir de métamorphose, c'était sans compter l'arrivée du professeur Black dans notre direction. Je n'arrivais toujours pas à me faire à l'idée qu'il soit mon père, d'ailleurs pour tout le monde je demeurais toujours Orianna Smith, les professeurs avaient été mis au courant du lien de parenté qui existait entre le professeur Black et moi-même mais pour plus de commodité mon nom de famille demeurait Smith et non Black à l'intérieur du château.
Même s'il m'avait reconnu comme son enfant, je ne savais pas comment réagir en sa présence, particulièrement quand quelqu'un d'autre était présent. Il en était de même pour lui c'était évident, entre nous il n'y avait pas cette complicité qui le liait à Harry, ni rien d'autre d'ailleurs.
- Professeur Black dis-je en terme de salutation.
- Tu peux m'appeler Sirius quand on est pas en cours tu sais répondit-il avec un petit sourire.
- C'est … Ce serait bizarre de vous appeler Sirius je crois.
Harry nous regardait étrangement, visiblement lui non plus n'avait pas été mis au courant de notre lien de filiation, et je ne savais pas si je tenais tant que ça à ce qu'il le soit.
- Tu n'as encore rien dit à personne n'Est-ce pas ?
- Non, je ne pense pas que ça intéresserait les autres de savoir.
Harry demeurait encore plus perplexe face à notre étrange conversation, alors que je me gardais bien de dire que si je n'avais rien dit c'était d'une part parce que je n'avais personne à qui le dire, et d'autre part parce que j'ignorais totalement la réaction que les autres élèves pourraient avoir.
- Et bien Harry, tu seras le premier à savoir on dirait. Orianna est ma fille.
Il avait dit ça d'un coup, naturellement, sans même savoir si je souhaitais que le jeune homme soit au courant et au vue du regard éberlué qu'il nous lançait au professeur Black et à moi j'en déduisis qu'il avait du mal à assimiler la nouvelle. En même temps moi non plus je n'y croyais toujours pas, alors pourquoi ce serait différent pour les autres.
- Ta fille ? Mais tu ne m'avais jamais dit que tu avais des enfants.
- On va dire que c'était une surprise que me réservait Dumbledore comme cadeau d'accueil.
Surprise ? Cadeau ? Plutôt un cadeau empoisonné, j'en étais persuadée.
- Et bien pour une nouvelle, s'en est une ! Tu aurais du me le dire plus tôt, Anna.
Je ne pus m'empêcher de tiquer à l'évocation de ce surnom, il comptait donc réellement l'utiliser, ce n'était pas du tout quelque chose à laquelle je m'attendais, après tout nous n'étions pas proche, ni rien d'autre, bien au contraire.
- Je ne savais pas vraiment comment aborder le sujet me contentais-je de répondre.
- Ca signifie que tu passeras également les vacances chez Sirius ? Tant que tu me laisses la chambre du fond on arrivera à s'entendre je crois plaisanta-t-il.
Les vacances ? Quelles vacances ? Le professeur Black ne m'avait jamais parlé d'une quelconque sortie de Poudlard, et au vue de son air gêné je ne savais pas vraiment s'il comptait le faire. La seule chose que j'avais prévu pour cette semaine de vacance qui arrivait dans seulement quelques jours était de rester à Poudlard, de répéter les chansons que j'interpréterais d'ici moins d'un mois et de me mettre en avance dans mes études. S'il ne me l'avait pas proposé plus tôt c'était bien qu'il ne comptait pas le faire, alors pourquoi Est-ce que je me serais imposée maintenant ? Non je n'avais pas envie qu'il m'invite à venir parce qu'il s'y sentait obligé, et c'était visiblement ce qui était le cas.
- A vrai dire, j'ai décidé de rester à Poudlard pour ces vacances ci alors je pense que pour la chambre du fond il n'y aura aucun soucis.
- Orianna il n'y a pas de problème si tu souhaites venir, j'ai juste pensé que …
- Ca ma va très bien de rester au château pendant les vacances, j'avais déjà prévu des tas d'occupations de toute manière.
Le mensonge, la seule chose qu'il me restait encore.
- Il faut que j'y aille, il est déjà tard.
Je n'attendais pas de réponses, je ne pris même pas la peine de les regarder avant de m'éloigner, de toute façon ça n'aurait rien changé. Ce lien de parenté c'était juste une signature sur un bout de papier, juste des ressemblances entre son sang et le mien, et je doutais que ça puisse un jour changer.
- Miss Black ! Peut-on savoir où vous courrez à si vive allure ?
Je manquais de trébucher de la marche sur laquelle j'étais, sursautant violemment alors que sortait de l'ombre le professeur Rogue. Est-ce qu'il avait assisté à tout ça ? Non de toute façon il était trop loin pour avoir entendu quoique ce soit.
- Je retournais à mon dortoir professeur, je me dépêchais pour ne pas dépasser le couvre feu. Je n'ai pas envie de faire perdre de points à ma maison.
Montant les deux dernières marches qu'il restait pour me retrouver sur le palier du premier étage, je vis que le professeur Rogue me regardait étrangement, clairement il ne me croyait pas pourtant c'était là un mensonge parfait. J'avais toujours peur qu'il utilise la legilimancie sur moi, je me souvenais encore des cours d'occlumancie qu'il m'avait donné lorsque Voldemort était encore vivant, juste au cas où des mangemorts s'en prendraient à moi pour que je ne divulgue rien d'important, et je ne tenais pas plus que ça à retenter l'expérience.
Le professeur Rogue m'avait trouvé douée à ce petit jeu, moi douée en occlumancie j'avais eu du mal à l'intégrer, mais à ce qu'il parait j'étais capable de lancer un tel flot d'évènement sans importance qu'il était très difficile de trouver l'évènement précis que l'on souhaitait visualiser. Enfin, j'étais peut être douée, mais ça n'empêchait pas que le professeur Rogue l'était bien plus et qu'il ne manquait jamais de trouver ce qu'il recherchait. Mieux valait éviter tout contact visuel avec lui, je préférais être prudente.
- Cela n'a-t-il pas plutôt à voir avec le fait que vous discutiez avec le professeur Black et monsieur Potter il y a quelques instants ?
J'aurais du me douter qu'il avait vu quelque chose, il savait toujours tout alors pourquoi Est-ce que ça aurait été différent cette fois ci ? Je me demandais pourquoi je m'évertuais toujours à trouver des mensonges, de toute manière ils n'étaient d'aucune utilité avec mon professeur de potions.
- Il aurait été préférable que Harry soit le fils du professeur Black. Je pense que c'Est-ce qu'ils voudraient tous les deux.
- Est-ce ce que vous souhaiteriez également miss Black ?
- Le professeur Black m'a juste reconnu parce qu'il croyait que c'était ce qu'il fallait faire. Mais il n'a pas besoin d'une fille, il a déjà une famille et je n'en ferais jamais partie c'est évident.
Peut être que c'était ma faute, peut être que je ne lui laissais pas sa chance, que je le jugeais trop vite mais j'étais persuadée que ce que je ressentais était l'entière vérité.
- Voudriez vous que j'aille lui parler ?
- Vous ? Mais vous détestez le professeur Black dis-je avec assurance.
- Certes, c'est un point que je pourrais difficilement contester mais puisqu'il a décidé de vous considérer comme sa fille, je tiens à ce qu'il en prenne toutes les responsabilités.
- Pourquoi Est-ce que vous continuez à vous occuper de moi professeur ? Vous n'êtes plus mon tuteur désormais, alors vous n'avez plus à vous soucier de mon sort. Je ne veux pas continuer à être un fardeau.
Pour la première fois depuis que je le connaissais son visage a reflété de la surprise, juste quelques secondes ce qui a suffi à me rendre perplexe moi aussi.
- Ais-je dit quelque chose de mal ?
- Tant que le professeur Black ne prendra pas soin de vous, je m'en chargerais. Ainsi, vous pourrez toujours venir me trouver si vous avez un problème même si j'ai constaté au cours de ces années que vous aviez tendance à éviter mon bureau comme la peste.
- Hum … C'est que … Je ne voulais pas vous déranger inutilement dis-je gênée qu'il l'ait remarqué.
- Je suis persuadé que certaines choses que vous jugez inutiles mériteraient pourtant amplement d'être portée à mon attention. Allez dormir maintenant miss Black, vous en avez besoin il me semble.
- Oui professeur, merci. Bonne soirée.
Je ne comprenais pas pourquoi le professeur Rogue me portait autant d'attention, surtout quand on connaissait la haine qu'il vouait à mon père. Je ne savais pas à quoi était du cette haine, visiblement ça remontait à l'époque où ils étaient tous deux étudiants mais je n'avais aucune idée des raisons pour lesquelles aujourd'hui ils se détestaient cordialement. Je ne l'aurais jamais avoué à personne, mais au fond j'étais contente qu'il se soucie de moi, c'était la seule personne à le faire et même si c'était stupide j'en étais heureuse.
