POV Bella :

Les semaines passèrent et la tentation était d'autant plus forte qu'Edward ne cessait de m'effleurer de ses lèvres dès que l'occasion se présentait. J'avais régulièrement des nouvelles de Jacob avec mon portable - qu'Edward venait de m'acheter.

Il devait d'ailleurs bientôt me rendre visite et m'avait prévenue qu'il vérifierait si mon colocataire prenait soin de moi. Bien sûr , Edward s'occupait bien de moi , et m'offrait très souvent des cadeaux.

Il lui arrivait encore parfois d'être arrogant , mais cela se produisait rarement et il s'excusait à chaque fois que cela arrivait. Parfois il m'exaspérait et j'évitai de lui parler pendant quelques heures , ce qui le faisait réfléchir.

- Tiens , c'est un cadeau pour ce soir, dit Edward en me tendant une grande boîte entourée d'un ruban rouge.

- Merci beaucoup.

En effet , nous devions nous rendre à une soirée , ou les frères et sœurs ainsi que les amis d'Edward seraient. J'ouvrais la boîte et découvris une magnifique robe noire à volants. Elle était si sublime que les larmes me montèrent immédiatement aux yeux.

Je pris Edward dans mes bras et il m'embrassa sur le front , ravi de l'effet de son cadeau. J'allai jusqu'à la salle de bain et l'enfilai puisque l'heure approchait à grands pas.

En me regardant dans le miroir , j'ajustai les manches courtes et sortis. Quand Edward m'aperçut , il en eut le souffle coupé. Ses yeux brillaient d'un éclat que je ne lui avais encore jamais vu.

- Tu es splendide , chuchota-t-il.

- Hum... C'est l'effet de la robe , répondis-je gênée. Nous ferions mieux d'y aller si nous ne voulons pas être en retard.

- Oui , c'est vrai. Quand ton ami compte -t-il venir déjà ? me demanda -t-il en serrant les dents.

- Je crois qu'il arrive demain dans la matinée ... lui dis-je en ignorant son ton.

- Bien. Allons-y ...

Il me donna le bras et nous nous rendîmes jusqu'au lieu de la réception . Il s'agissait d'un villa immense , ouverte de toute part. Il y avait des tas de fenêtres et de baies vitrées , donnant l'impression de grandeur.

Cette bâtisse m'hypnotisait , elle était tellement classe. Le propriétaire devait sûrement être milliardaire. Edward m'avait tu son nom mais je n'avais pas non plus insisté. Il m'aida à descendre de la magnifique Volvo noire et m'emmena devant le perron.

Les escaliers furent compliqués à monter vue la taille des talons de mes escarpins noirs. J'avais laissé mes cheveux ondulés détachés dans mon dos , et mes yeux chocolat pétillaient tant j'étais surexcitée. Je vis que j'avais un message de Jacob sur mon téléphone.

Salut Bell's !

J'ai vraiment hâte d'être demain ! Je me mettrai en route d'ici quelques heures pour éviter de te réveiller. Passe une bonne soirée avec ton ami =).

Je t'embrasse.

Jack

Je lui répondis qu'il n'y avait aucun problème et Edward montra nos cartons d'invitation aux gardes qui hochèrent la tête , puis nous laissèrent le champ libre. La salle de réception semblait encore plus impressionnante lorsque l'on était à l'intérieure.

Mon compagnon m'amena jusqu'à une bande de quatre personnes un peu plus âgées que moi. Il devait sûrement s'agir de deux couples.

L'une des deux femmes était petite , brune , les cheveux courts hérissés , semblable à un lutin. L'autre était blonde, hiératique, aussi sublime qu'un mannequin.

Quant aux deux garçons, l'un était grand, brun et très musclé tandis que l'autre était blond, les cheveux bouclés, très classe et aussi très pâle.

- Salut ! Tu dois sûrement être Bella ! s'exclama la brune. Je suis Alice, la soeur d'Edward. Voici Rosalie, Jasper, et Emmett, cita-t-elle en montrant chacun des membres de sa famille.

- Enchantée, je suis ravie de faire enfin votre connaissance, répondis-je en souriant.

- Tu n'as pas menti, c'est de la bonne marchandise ! blagua le grand brun - Emmett apparemment. Elle est ravissante !

Celui-ci éclata de rire et me fit un clin d'oeil appréciateur.

- Bienvenue à la maison Masen, me dit Rosalie.

- Cullen ! rectifia Edward en soupirant.

- Tu oublies tes origines Edward. Nous en avons parlé des tas de fois, nous... commença Emmett.

- Vous rien du tout ! s'emporta mon compagnon. Nous sommes des Cullen, bon sang ! Elizabeth est morte ! Nous avions tiré un trait, il me semblait ! siffla-t-il.

Je commençai à saisir le problème, bien que ce soit encore flou.

- Edward ! s'exclama Alice.

- Tais-toi ! J'ai fait une erreur en venant ici... dit-il soudain glacial.

- Ne sois pas si froid avec tes frères et soeurs ! lui ordonnai-je.

- Ne te mêle pas de ça, Bella, tu n'as rien à voir avec cette histoire, tu n'es pas de cette famille.

- Je pensais pourtant être au moins ton amie, crachai-je avec amertume.

- Facile à dire alors que tu restes avec moi à l'hôtel uniquement par profit, lança-t-il amer.

- Bien, si c'est ce que tu penses, nous n'avons plus rien à nous dire, je suppose, m'exclamai-je. Je vais prendre un taxi et réunir mes affaires dès que je serais à l'hôtel. Ne t'en fais pas, tu ne me verras plus.

Alors que je me détournai de lui, il m'attrapa le bras et je m'en dégageai violemment, courant jusqu'en dehors de la villa illuminée. A bout de souffle, je m'asseyais sur le bord du trottoir en larmes.

Il m'avait humiliée devant toute sa famille, s'était comporté comme un véritable crétin. Il m'avait fait passer pour une idiote. Le pire, c'était que Jacob allait me ramasser à la petite cuiller le lendemain matin.

Je savais que je n'allai pas tarder à m'effondrer, et je tenais à être à l'hôtel avant que cela n'arrive. Je décrochai mon cellulaire, mais à ce moment précis, une main se posa sur mon épaule. Je raccrochai et me retournai, découvrant avec étonnement qu'Alice se trouvait derrière moi, un sourire timide se dessinant sur ses lèvres pulpeuses.

- Viens, je vais te raccompagner à ton hôtel, me proposa-t-elle.

- Mais... Et ta soirée ? balbutiai-je.

- Ne t'en fais pas, ca n'est ni la première, ni la dernière, fais-moi confiance ! ria-t-elle.

Son rire était cristallin, comme une caresse. Edward n'était donc pas le seul à être aussi envoûtant.

- Bon... Si ca ne te dérange pas, répondis-je en essuyant mes larmes.

Elle m'accompagna jusqu'à une porsche jaune et nous montâmes à l'intérieur.

- Navrée pour mon frère, murmura-t-elle tandis que la voiture émit de grands vrombissements.

- Son arrogance me dépasse parfois ! m'écriai-je.

- Je sais. Mais ça n'est qu'une façade. Edward est tendre et affectueux quand on le connait bien. Mais il a peur de souffrir une nouvelle fois.

Elle soupira.

- Edward, Emmett et moi sommes les enfants biologiques d'Edward senior et d'Elizabeth Masen. Rosalie et Jasper Hale, eux, sont orphelins et étaient quotidiennement chez nous. Ils se sont toujours considérés comme des membres à part entière de la famille Masen.

Elle prit un virage si serré que mon coeur cessa de battre un instant. Elle roulait à cent soixante-dix kilomètres heure.

- Notre père est mort lorsqu'Edward avait quatre ans, et Elizabeth, qui était en phase terminale d'un cancer, l'a suivi de peu. C'est Carlisle et Esmé Cullen qui nous ont accueilli chez eux juste après. Depuis son adolescence, Edward se fait appeler Cullen, car il ne se souvient pas de notre mère. Je crois que cela le rend très malheureux, et c'est pour ça qu'il est agressif. Il en veut à Elizabeth de nous avoir abandonnée si tôt. Je t'en prie, laisse-le se calmer avant de prendre une décision, me supplia-t-elle. Je sais qu'il tient beaucoup à toi.

- Je... Et bien, je comprends mieux désormais, soufflai-je.

- Nous sommes arrivées, s'exclama-t-elle soudain, retrouvant toute sa bonne humeur.

Ce brusque retour à la réalité me prit de cours.

- Merci beaucoup Alice, murmurai-je.

- Merci à toi Bella. Tu rends mon frère meilleur, et heureux...

- A bientôt j'espère ! lançai-je en descendant de la voiture.

Elle démarra en trombe et parti à toute vitesse, klaxonnant pour me dire au revoir. Je courais jusqu'à ma chambre et enlevai rapidement ma robe. J'enfilai à la place une nuisette bleu marine. Soudain, j'entendis un cliquetis dans la serrure, et Edward entra en catastrophe.

Il me regarda pendant plusieurs minutes, apparemment soulagé que je ne me sois pas volatilisée, ses yeux verts émeraude plantés dans les miens. Puis, je détournai de lui et me servais un verre d'eau tandis que je sentais toujours ses yeux rivés sur moi.

Il était planté devant la porte, raide comme un piquet. Je bus à longs traits, puis allai jusqu'à ma chambre tout en continuant à l'ignorer. Il tenta de m'en empêcher, me tenant la main ; son regard féroce m'étant douloureux, je me détachai de lui et grimpai dans mon lit.

Au bout de deux minutes, je l'entendis éteindre les lumières et aller silencieusement dans sa chambre. Je poussai un soupir et fermai les yeux.

- Bella ? Réveille-toi marmotte ! railla une voix qui m'était familière.

- Jacob !? C'est toi ? m'exclamai-je, affolée.

- Je crois ! pouffa-t-il. Navré de te réveiller déjà, mais il est midi... Ton ami a eu la gentillesse de m'ouvrir avant de partir.

- Edward est parti ?! suffoquai-je.

- Hum... Il ne t'a pas prévenu ? Peut-être n'en a-t-il pas pour longtemps, ne t'en fais pas.

- Tu dois avoir raison. As-tu faim ? lui demandai-je subitement.

- Une faim de loup ! ria-t-il.

- Moi aussi, mais je n'ai pas très envie de cuisiner...

- Commandons une pizza ! proposa-t-il.

- Tu as toujours d'aussi bonnes idées je vois ! dis-je en éclatant de rire.

J'entendis la porte s'ouvrir et Edward apparut à l'encadrement de ma porte de chambre, des pizzas à la main. Sûrement essayait-il de se faire pardonner, mais j'étais assez rancunière, il me fallait l'avouer.

Puis, je me souvins de la conversation de la veille avec sa soeur. Je décidai alors de lui adresser la parole quand même, tout en étant froide cependant. Jacob accueillit l'entrée d'Edward - et surtout celle des pizzas - comme si c'était la plus belle journée de toute sa vie.

Mon colocataire me jeta un regard d'excuse, et je descendis agilement de mon lit, puis trottinai jusqu'à la cuisine. Il y déposa les pizzas, et nous nous jetâmes tous dessus, affamés.

- Rien ne vaut la pizza ! déclara Jacob entre deux bouchées.

- Je ne suis pas du même avis, jeta Edward.

- Tu es le mec branché caviar, hein ?

- Entre autres, effectivement.

- Voilà pourquoi je suis curieux de savoir pourquoi Bella te plait autant ! lança Jacob hilare.

Je vis les jointures d'Edward blanchir, mais je ne m'interposai pas, curieuse de savoir moi aussi la réponse.

- Peut-être bien qu'elle te plaît aussi... tenta un Edward énervé.

- Je ne dirai pas non à ses avances, c'est clair, avoua Jacob en haussant les épaules. Mais ce qui est sûr, c'est que je ne compte pas la payer à ça...

- Jacob ! m'écriai-je outrée.

- Oh arrête, Bella ! C'est toi qui lui a mis ces âneries dans la tête je suis sûr ! cracha Edward.

- Tu sais quoi Edward ? J'en ai ma claque de tes conneries ! Jamais je n'aurais dû revenir il y a un mois ! aboyai-je.

Soudain, je fus prise de nausées et courus vomir dans les toilettes. Edward et Jacob accoururent à mes côtés, laissant leurs querelles de côté. Je me sentis immédiatement mieux malgré que je tremblai encore.

Edward me porta jusqu'à mon lit me pressant le front de ses lèvres fraîches. Je le repoussai vivement, encore énervée par notre dispute et son comportement puéril. Prise de fatigue, je m'endormis dans ses bras, épuisée.

Je ne me réveillai que lorsque le soleil fut couché. M'étirant de tout mon long, je baillai à m'en décrocher la mâchoire et sorti de ma chambre. Jacob dormait comme un loir dans le canapé, ronflant aussi bruyamment qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine.

Une nouvelle fois, je couru aux toilettes. Je m'aspergeai le visage avec l'eau fraîche. Sans réfléchir, je me dirigeai vers la chambre d'Edward, et il ouvrit les yeux.

- Oh, excuse-moi, je ne voulais pas te réveiller ! chuchotai-je.

- Ne t'en fais pas, tu ne me déranges absolument pas. Viens, dit-il tout en prenant ma main et en m'attirant contre lui.

- Je viens de me réveiller, et je ne me sens pas très bien, avouai-je penaude.

- Tu as bien fait de venir, dit-il tout en m'embrassant la jugulaire.

- Edward... J'ai l'impression que lorsque tu m'embrasses, tu penses constamment au sexe. C'est terrifiant...

- Non ! s'offusqua-t-il. J'avoue que tu es très attirante, mais... Je suis amoureux de toi Bella, m'avoua-t-il.

- Tu...

- Chut ! m'intima-t-il. Je sais que tu as besoin de temps. Je ne souhaite pas te brusquer. Pardonne-moi mes sautes d'humeur. Je te promets d'essayer de me contrôler. Je suis trop impulsif, et ça me joue des tours.

- Merci, murmurai-je.

- Souhaites-tu que j'appelle un médecin ? s'enquit-t-il soudain.

- Non. Demain.

- Mon père pourrait t'ausculter si tu le souhaites, déclara-t-il.

- Non, répétai-je. Je dois aller revoir mon médecin de toute façon. J'irai demain, voilà tout.

- Ça ira ? m'interrogea-t-il perplexe.

- Je crois... J'ai dû manger trop vite.

- Peut-être. Je vais me rendormir, est-ce que tu souhaites rester ? demanda-t-il.

- Si cela ne te dérange pas, oui.

Il m'embrassa sur le front et ferma les yeux. Sa respiration devint rapidement régulière. Malgré l'obscurité, je discernai clairement son visage angélique. Ses cheveux, sombres à cause du manque de lumière, étaient en bataille et ses lèvres pleines étaient entrouvertes, dévoilant des dents blanches parfaitement alignées.

Sa peau était froide contrairement à la mienne. D'ailleurs, je devais faire de la fièvre, car j'étais brûlante. Bien que j'avais dormi tout mon content, je me senti somnoler et le sommeil me gagna au bout de quelques minutes. Je m'éveillai au petit matin, courant une nouvelle fois aux toilettes. J'en sortis en titubant, et attrapai mon cellulaire.

- Allô ? répondit la voix familière de mon médecin au bout de la seconde tonalité.

- Docteur Weber ? C'est Isabella Swan à l'appareil. J'aurais besoin de prendre rendez-vous d'urgence dans votre cabinet.

- Hum... Et bien, j'ai un quart d'heure de libre d'ici une heure. Cela vous convient-il ?

- Parfait ! clamai-je soulagée.

- A tout à l'heure alors.

Il raccrocha et je filai prendre une douche et m'habiller d'un jean et d'un T-shirt bleu marine avant de partir. Edward insista pour m'accompagner, mais je refusai car Jacob dormait encore. Il me jeta les clés de sa voiture en grognant et je n'eus pas le temps de patienter arrivée là-bas que le docteur Weber m'appela.

Il me fit entrer dans son cabinet et m'ausculta durant quelques minutes. Il me posa des tas de questions, dont une qui me fit tiquer. Il me demandait quel genre de profession j'exerçai. En effet, je n'avais pas encore pris de décision,même si Edward souhaitait que j'arrête de travailler au bar.

Le médecin me regarda intensément et ôta ses lunettes.

- Votre mari approuve-t-il votre travail ?

- Je ne suis pas mariée.

- Petit-ami ? m'interrogea-t-il.

- Pas vraiment, c'est assez compliqué, poursuivis-je.

- Et ca le sera d'autant plus Isabella. Écoutez, je suis votre médecin depuis longtemps. Vous pourrez toujours faire un test pour vérifier, mais le diagnostic m'apparaît assez clair.

- Pardon ? demandai-je perdue.

Il soupira.

- Vous êtes enceinte... m'annonça-t-il.

J'ouvris de grands yeux, paniquée.

- En êtes-vous certain ?

- Comme tous les médecins, je peux vous dire que rien n'est sûr à cent pour cent. Mais cette fois, c'est très clair pour moi. Nausée, vomissement, et maux de tête, maux de ventre... Et surtout, absence de règles.

- Merci...

Je sortis régler la secrétaire, et allai jusqu'à la voiture. Je démarrai et je fus à la résidence Masen en quelques instants. Par réflexe, c'était le seul endroit qui m'était venu à l'esprit. J'avais besoin de parler à Alice.

Besoin de quelqu'un pour me conseiller. J'étais bien loin d'être prête à accueillir un enfant, surtout vu mes conditions de vie. J'étais loin de l'image d'une mère.

En marchant tel un zombie, je sonnai à la grande porte en chêne massif, et Alice m'ouvrit, sous les regards de Jasper et Emmett, tous deux de chaque côté d'elle. Voyant mon visage pétrifié et vide d'expression, elle me prit par le bras et m'emmena dans ce qui semblait être sa chambre, et qui était déjà dix fois plus grande que mon ancien appartement.

A cela aussi, je devais réfléchir. Tout s'effondrait autour de moi, plus rien n'avait de sens.

- Tu t'es disputée avec Edward ? me demanda-t-elle aussitôt la porte fermée.

- Alice, murmurai-je les yeux dans le vague.

- Bella ! Je suis là ! Que se passe-t-il ? T'a-t-on fait du mal ? s'inquiéta-t-elle.

Mon cerveau semblait avoir cessé de fonctionner correctement. Tous les circuits semblaient out.

- N... Non ! balbutiai-je. Alice... Je... Je suis enceinte... lui annonçai-je presque inconsciente.

- Tu es toute pâle. Rassure-moi, Edward est bien le père de ce bébé ?

Elle réagissait comme s'il s'agissait d'une bonne nouvelle. Comme si tout était normal.

- Bien sûr, mais...

- Bella, tu comptes garder cet enfant, n'est-ce pas ? demanda-t-elle dans une expression horrifiée.

- Je n'en sais rien, avouai-je.

- Bella ! répondit-elle les larmes aux yeux.

- Oh Alice, tout est si confus dans ma tête ! sanglotai-je. Je ne suis pas prête à mettre au monde un bébé ! m'écriai-je affolée.

- Mais c'est aussi l'enfant de mon frère. Mon neveu ! Je parie qu'il n'est pas au courant ! s'exclama-t-elle.

- Non, évidemment.

- Et je suis certaine qu'il sera fou de joie !

- Tu... Tu crois ? balbutiai-je.

- Pour sûr ! Cours le rejoindre ! m'ordonna-t-elle.

Elle me poussa en dehors de sa chambre et je couru à la voiture en la remerciant de son soutien. Il était vrai qu'avant de prendre une quelconque décision, je me devais d'en parler à Edward et d'en juger à sa réaction.

Arrivée devant l'hôtel, je soupirai puis entrai. Quand je fus arrivée devant la porte de la chambre, j'avalai une grande goulée d'air frais pour me ressaisir, puis ouvris la porte. Aussitôt, Edward se précipita vers me débarrassa de mon manteau.

Jacob n'étant pas là, il me serait plus facile d'aborder un sujet aussi délicat. Surtout que les deux hommes se déchiraient, se battaient bec et ongles pour savoir lequel des deux était le plus charmant. Vraiment enfantin, et... Désopilant !

- Jacob n'est pas là ? demandai-je d'une voix blanche.

- Non. Il est parti commander des pizzas, dit-il en levant les yeux au ciel.

- Cesse de faire l'enfant possessif ! le charriai-je.

L'évocation de ce mot me fit mal au coeur.

- Bella, tout va bien ? Tu as l'air vraiment mal en point...

- Hum... Ce que j'ai à te dire n'est pas facile Edward... débutai-je tremblante.

- Je t'écoute Bella, répondit-il sérieux.

- Tu te souviens, il y a quelques semaines... Nous avons passé la nuit ensemble... Je sais que j'ai été totalement irresponsable, mais... Edward, soufflai-je, je ne prends pas la pilule, continuai-je les larmes aux yeux.

- Tu veux dire que... Tu es...

- Enceinte, oui, finis-je en sanglotant.

Il planta son regard dans le mien, ses yeux pétillant d'un étrange éclat. Était-ce vraiment du... Bonheur ?

- Bella... Es-tu prête aujourd'hui à entamer une relation sérieuse ? me demanda-t-il en nouant ses doigts autour des miens.