Réponses aux reviews:
Review de Lu (guest):
"Hum. Je suis un peu dégoutée par ton style et l'histoire. Je trouve que cela manque de profondeur. J'ai dû mal à accrocher. Je verrai avec les autres chapitres. Merci pour ton écrit. Bonne continuation."
Oh! Je ne m'attendais pas à ce que mon histoire te provoque carrément du dégoût! Mais: en quoi mon style te dégoûte? Et l'histoire vient à peine de commencer! Tu peux m'en dire plus? Les personnages ne sont pas respectés? ou qu'est-ce qui te dérange en particulier? (Je voudrais savoir pour mieux comprendre ce qui te dégoûte, c'est quand même un terme fort pour une histoire qui vient à peine de commencer. Qu'est-ce que ça sera quand ça avancera alors). Bref j'espère que les chapitres suivants te convaincront un peu mieux :) Et je te remercie quand même d'avoir pris le temps de mettre ton ressenti, même si j'en attends un peu plus :) Bisou
Chapitre 4
-Dormez, souffle le Professeur me scrutant, yeux plissés.
Ce n'est pas un sortilège mais cela agit comme tel. Mes yeux se ferment doucement, mon corps s'endort progressivement et ma vue se trouble dans un immense voile noir qui me transporte dans les bras de Morphée.
ooooooooooooooo
J'en ai assez de me réveiller sans savoir où je suis, sans savoir pourquoi j'ai dormi, sans pouvoir me souvenir instantanément de tout ce qu'il s'est passé et de tout ce qu'il s'est passé.
Allongée sur le dos, confortablement installée sur un lit que je ne connais pas, je me réveille doucement, le bras en écharpe, le poignet dans une attelle. J'ai bien dormi. Suffisamment.
Je me sens emplie de chaleur. Heureuse et satisfaite.
Mais je sors une minute de ma rêverie et me met assise sur le bord du lit. La pièce est plutôt spacieuse, aucune fenêtre, éclairée de quelques bougies, légèrement parfumée d'un arôme que je ne connais que trop bien. Non…
Je suis incontrôlable, je scrute la pièce dans toute sa longueur, sa largeur et tout ce qui s'en suit. Ce drap de soie noir recouvre ce grand lit sur lequel j'étais endormie. Je marche sur un grand tapis vert. Non…
Je comprends vite que je suis plus que dans une chambre ordinaire du château. Mon cœur s'emballe, je ne sens plus mes jambes, des papillons me traversent le ventre et j'ai des sueurs froides. Cette fois, je cède totalement à la panique, me fichant éperdument de parler à voix haute comme dans ma tête.
-Non, non, non et non ! Je répète inlassablement en marchant dans tous les sens. Si je commence à ressentir des choses pareilles je ne vais plus m'en sortir. Ce-n'est-pas-possible. Point. Voyons ce qu'il y a là-bas, j'enchaîne sans transition en me dirigeant vers la pièce voisine.
Cette pièce voisine qui se trouve être la réserve des potions est minuscule mais particulièrement haute. Tout ce qu'on peut utiliser en cours de potions se trouve ici. Des étagères se succèdent, avec des mixtures plus ou moins appétissantes. Amortentia, philtre d'amour puissant Veritaserum, il suffit d'en boire pour tout avouer; Potion de mémoire, tel est le nom Pimentine, pour les rhumes et autres maux Polynectar, dans le but de prendre l'apparence de quelqu'un d'autre, à condition de détenir un de ses cheveux et de l'intégrer à la potion et d'autres consacrées aux soins de l'infirmerie. C'est donc ici l'usine de prédilection pour la santé de tous. Ironie du sort pour un professeur de potions qui ne peut supporter un élève qui tousse dans sa classe.
Je me déplace vers une autre porte en bois.
C'est la salle de classe. Je longe les rangées de tables vides et me revoit durant toutes mes années à Poudlard. C'est fou ce que le temps passe vite. Pourquoi est-ce que je ne sors pas d'ici tout de suite ?
Je me dirige lentement vers la porte. Verrouillée.
J'inspire profondément, gardant mon calme. Je me retourne et sursaute en voyant le professeur Rogue, debout dans sa longue cape noire lui donnant une allure de vampire. Je le regarde de haut en bas, intimidée.
-Vous êtes réveillée, dit-il simplement.
-Oui. La porte est coincée, et à une main ce n'est pas facile, vous pouvez m'aider, professeur ? Dis-je en paraissant la plus naturelle possible.
-C'est moi qui l'ai verrouillée.
Je déglutis, sans aucune expression sur le visage. D'accord. Sympathique.
-Vous souvenez-vous de notre petite conversation ce matin, Miss ? demande-t-il en sachant pertinemment la réponse tout en s'avançant à pas longs et mesurés vers moi, bras dans le dos.
Il ne veut pas me lâcher…
-Je vous ai dit que je comptais en savoir plus.
-Si vous songez à utiliser le Veritaserum pour parvenir à vos fins, sachez que je ne me laisserai pas faire, je prononce avec une voix des plus tremblantes, peu convaincante.
-Vous ne sortirez pas d'ici avant de m'avoir dit ce qu'il se passe, continue-t-il sur un ton plat.
Je suis terrifiée, collée contre la porte de la salle de classe. Le professeur se tient à un mètre de moi et me dévisage.
Mon corps entier est parcouru de frissons incontrôlables, tantôt de peur de rester ici avec cet homme qui m'impressionne plus que tout, tantôt de soulagement de ne pas avoir à affronter le regard des autres élèves de Poudlard, tantôt de haine envers moi-même pour avoir osé ressentir quelque chose pour cet homme noir et sans respect qui enferme les élèves dans ses quartiers.
Cette odeur… Ce parfum…
Je ne peux pas accepter de ressentir quelque chose pour lui. D'ailleurs. Je ne ressens rien pour lui. C'est sûr.
Je prends sur moi et court en direction de la réserve juste sous le nez du professeur qui ne bouge pas. Je manque de trébucher mais une masse massive se précipite sur moi et me rattrape en me remettant debout. Je balance mon bras encore valide dans tous les sens, qui fait tomber le professeur hors de la réserve, côté salle de classe, ainsi qu'une étagère entière de fioles. Plus de la moitié s'écrase sur le sol mais ne se brise pas. Par chance. D'autres tombent sur une pile de draps noirs et amortissent la chute. Un seul, un seul et unique flacon se brise sur le sol avec perte et fracas. Des milliers de petits morceaux de cristal sont de part et d'autre de la petite pièce sombre. Le liquide clair et rosé s'en échappe. L'odeur se répand dans toute la pièce. J'ai le temps d'en respirer une bonne bouffée avant de voir le regard du professeur Rogue horrifié.
Il brandit sa baguette et prononce : « Recurvite ».
Il se relève doucement et s'avance vers moi, m'observant attentivement.
Regard doux et attendrissant, je me dandine sur place, je plisse les yeux. Cette odeur d'épices et de plantes…
Mes joues prennent une légère teinte rosée en voyant cet homme majestueusement beau et fort devant moi. Jamais je ne l'avais remarqué mais sa cape lui donne une poussée vers le ciel, une force inexplicable et surtout, met ses beaux yeux noirs en valeur. Ce parfum délicat auquel on ne peut résister s'imprègne dans mon corps entier et me transporte sur un nuage. Rogue, Rogue, Severus, Snape… Ce nom si doux pour un caractère si fort. Cette sensualité qui se dégage de tous les pores de sa peau. Cette démarche royale et cette détermination ne sont que plus attirantes.
Amortentia, ce n'est pas possible… pense Severus Rogue, consterné, ne laissant cependant rien transparaître.
