Un grand merci pour vos reviews. Voici donc le quatrième chapitre.
Bonne lecture.
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Auteur : Sephora85. J'ai son autorisation pour traduire son histoire.
Titre original: The Lord and his lady
Titre en français : Le Lord et sa Lady
Traducteur : DiagonAlleyParis et c'est ma première traduction.
Disclamer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à JKR.
Beta reader : Molly59, qui prend sur son précieux temps pour me relire et modifier mes éventuelles imperfections ; Un grand merci à elle. Je vous conseille d'aller jeter un petit coup d'œil sur sa toute dernière fic : « Tout, sauf un lâche ! ».
Note de l'auteur : Cette fiction tient compte des quatre premiers livres, une partie du cinquième mais ignore totalement les deux derniers tomes. Voldemort ressemble à celui du cinquième volet cinématographique. Ginny a des yeux verts et non pas marrons. Voldemort a gardé les yeux sombres de Tom Jedusor.
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LE LORD ET SA LADY
Chapitre 4 : Réponses
Nobody knows
Nobody knows but me
That I sometimes cry
If I could pretend that I'm asleep
When my tears start to fall
I peek out from behind these walls
I think nobody knows
Nobody knows no
Nobody likes
Nobody likes to loose their inner voice
The one I used to hear before my life
made a choice
But I think nobody knows
Nobody knows
Baby, oh the secret's save with me
There's nowhere else in the world that I could ever be
And baby don't it feel like I'm all alone
Who's gonna be there after the last angel has flown
And I've lost my way back home
I think nobody knows no
I said nobody knows
Nobody cares
It's win or lose not how you play the game
And the road to darkness has a way
Of always knowing my name
I think nobody knows no no
I think nobody knows no no
Baby, oh the secret's save with me
There's nowhere else in the world that I could ever be
And baby don't it feel like I'm all alone
Who's gonna be there after the last angel has flown
And I've lost my way back home
And oh no
Nobody knows Nobody knows
Nobody knows the rhythm of my heart
the way I do when I'm lying in the dark
And the world is asleep
I think nobody knows
Nobody knows
Nobody knows but me (Nobody knows- Chanson de Pink)
Mes paupières sont si lourdes, comme si j'avais dormi pendant des années. J'ai peur d'ouvrir les yeux. Que vais-je voir ? Je ne sais pas comment s'est terminé le combat dans l'Atrium. Je ne sais même pas si je veux qu'il soit achevé. Et si un des mes amis était mort ? Et si Voldemort avait été tué ? Je devrais m'en réjouir. Mais je ne le peux pas car il ne l'est pas. Je sais qu'il n'est pas mort parce que je ne ressens pas cette totale absence d'avant son retour. Et je suis très soulagée de savoir cela. Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Personne ne doit savoir ce que je ressens. Personne.
Je me force à ouvrir les yeux. Je fais face à un plafond blanc. Tout est silencieux autour de moi. Où suis-je ? J'essaye de regarder autour de moi mais ma tête est raide, cela fait mal lorsque j'essaye de la bouger. J'ignore la douleur et tourne peu à peu ma tête vers la gauche. Je reconnais l'environnement. Je suis à l'infirmerie de Poudlard. Que s'est-il passé ?
Madame Pomfresh entre dans la pièce, ses yeux s'écarquillent lorsqu'elle constate que je suis réveillée. J'essaye de parler mais ma gorge est terriblement sèche. Poppy s'avance vers moi pour m'aider à m'asseoir doucement.
« Vous êtes réveillée, Mademoiselle Weasley. Nous commencions presque à désespérer que cela arriverait bien un jour ».
Pourquoi ? Pourquoi avaient-ils abandonné tout espoir ?
Poppy porta un verre d'eau à mes lèvres. C'était si bon de sentir cette eau couler dans ma gorge sèche.
Madame Pomfresh se déplaça jusqu'à la cheminée située dans le coin de la pièce et y lança de la poudre. Une seconde plus tard, Dumbledore et Rogue sortaient du foyer. Je les regarde avec confusion. Poppy leur dit quelque chose mais je ne peux pas entendre ses paroles. Elle quitte l'infirmerie. Dumbledore me sourit mais Rogue m'observe avec son regard pénétrant. Je baisse mes yeux et regarde mes mains.
Que veulent-ils ?
« Mademoiselle Weasley, nous sommes heureux que vous vous soyez réveillée. Madame Pomfresh est partie prévenir votre famille et vos amis » dit Dumbledore doucement.
Je lève mes yeux vers eux. Tous deux me regardent curieusement.
Je grommelle. « Que s'est-il passé ? Combien de temps ai-je été inconsciente ? ». Ma gorge me fait encore mal.
« Nous sommes aujourd'hui le quatre septembre. Vous avez été inconsciente pendant presque trois mois, Mademoiselle Weasley » déclare Rogue, pragmatique.
Je peux difficilement respirer. « Trois mois ? »
« Oui, votre cinquième année a commencé il y a trois jours maintenant. C'est un miracle que vous soyez encore en vie. La blessure aurait pu être mortelle. Sans le Seigneur des Ténèbres nous seriez morte » énonce froidement Rogue. Il m'embête avec ses yeux noirs perçants. J'évite son regard. Peut être essaye t-il de lire dans mon esprit. Cela ne peut se faire. Personne ne doit savoir. Ainsi cela n'a pas été un rêve. Voldemort…Tom m'a aidé. Il m'a sauvé la vie.
Je sens leurs regards sur moi. Ils attendent des réponses mais je ne peux leur dire, je ne voudrais jamais leur dire. Et bien même si je le voulais, comment pourrais-je leur expliquer ? Comment pourrais-je répondre à une question dont je ne connais pas la réponse. Pourquoi m'a t-il sauvée ? Pourquoi existe-t-il une connexion entre nous ? Pourquoi ?
« Que s'est-il passé après ma perte de conscience dans l'Atrium ? » murmuré-je, tout en fixant mes yeux sur un point entre les deux hommes.
« Voldemort et ses fidèles ont quitté le Ministère après avoir réalisé qu'ils ne pourraient pas prendre Harry. J'ai le regret de dire que nous n'avons pas pu arrêter le moindre mangemort et que Sirius a été tué », explique calmement Dumbledore tout en m'observant par-dessus ses lunettes en forme de demie-lune.
« Mademoiselle Weasley, savez-vous pourquoi Voldemort vous a aidé ? » Dumbledore me fixe de ses yeux bleus perçants.
« Non ».
« Vous lui avez demandé. Vous l'avez appelé Tom, et au lieu de vous tuer comme il l'aurait fait avec toute autre personne qui l'aurait appelé comme ça, il vous a soigné ». Dumbledore me sourit amicalement mais je sens qu'il est impatient.
Je hausse les épaules. « Je ne sais pas pourquoi, je l'ai appelé, je n'étais pas dans mon état normal en raison de ma blessure. Peut être qu'il ne voulait pas d'autres morts ».
Mensonge, rien d'autre que des mensonges. Comme si Voldemort se préoccupait de la mort de quelqu'un. Non, il n'a pas voulu que je meure. Mais pourquoi ?
Rogue se rapproche du lit, tout en me raillant. « Croyez-vous vraiment les balivernes que vous nous racontez ? Le Seigneur des Ténèbres n'a aucune pitié. Pourquoi lui avez-vous demandé son aide et pourquoi lui avez-vous dit qu'il vous l'avait promis ? »
« Severus, elle est encore faible. Ne la brusquez pas » déclare Dumbledore encore souriant.
« Monsieur le Directeur, elle nous cache quelque chose. Nous devons savoir comment et pourquoi cela est arrivé » insiste Rogue. Dumbledore hoche la tête pensivement.
Pourquoi ne peuvent-ils pas me laisser tranquille. Pourquoi Rogue est-il si désireux de tout savoir ? Pourquoi ? Pourquoi ne peut-il pas partir au loin ?
Soudainement, je sens un picotement dans mon corps. C'est comme un appel. Voldemort appelle mais ce n'est pas moi. Mes yeux s'écarquillent lorsque je fixe l'avant-bras de Rogue. Rogue porte la marque des ténèbres. C'est un mangemort. Je sais cela.
Oh, mon Dieu, je peux sentir que cela brûle. Pourquoi puis-je ressentir la brûlure de la marque des ténèbres de l'avant-bras de Rogue ? Mais je sais pourquoi. C'est en raison de mon lien avec lui, avec Voldemort. Mes yeux sont fixés sur l'avant bras de Rogue. Lorsque je lève les yeux, je constate que tous deux me regardent, inquiets. Roque semble comprendre que je sais ce qu'il a sur son avant-bras.
A ce moment-là, la porte de l'infirmerie s'ouvre et mes parents suivis de mes frères entrent dans la pièce. Je suis soulagée de les voir. Je leur donne un faible sourire. Rogue s'excuse. Je sais où il va et il vaut mieux qu'il se dépêche parce que Voldemort est d'ores et déjà en colère.
Ma mère me donne une de ses puissantes embrassades tout en sanglotant. Puis mon père et chacun de mes frères font de même. Ils s'assoient autour de mon lit et me regardent comme si j'étais un miracle mondial. Dumbledore est encore là, il parle avec mon père. De quoi parlent-ils ? Certainement de moi.
« Oh, Ginny ma chérie, nous sommes si heureux que tu te sois réveillée. Nous pensions que tu allais mourir ». Maman prend ma main et la serre.
« Sur qui aurions-nous testé nos farces ? Tu es notre meilleure victime ». Fred me sourit mais je peux voir qu'il a pleuré.
« Vous n'avez plus à vous préoccuper de moi désormais. Vous pouvez de nouveau me torturer avec vos blagues » dis-je en souriant. Au moins je n'ai pas à parler de Tom ou de Voldemort, peu importe comment ils veulent le nommer.
« Dumbledore nous a dit que tu serais morte si Vous-Savez-Qui ne t'avait pas soignée » explique Papa avec hésitation tout en me regardant avec attention. Tout le monde me regarde, ils attendent une réponse.
Que veulent-ils donc entendre ? Que je me sens vide sans Tom ? Ca m'étonnerait. Que je ressens ce qu'il sent ? Ca m'étonnerait. Que j'aurais été triste s'il était mort. ? Ca m'étonnerait. Ils veulent juste que j'apaise leurs peurs. Ils veulent juste que je leur dise en quoi croire. Ils veulent que je leur dise que ma connexion avec Tom s'est terminée au moment où le journal a été détruit. Mais ce n'est pas le cas, cela se renforce même. Ce n'est pas ce qu'ils veulent entendre et je ne vais pas le leur dire, jamais.
« Auriez-vous préféré qu'il ne me soigne pas et que je sois morte ? » dis-je en pleurant.
« Bien sûr que non, ma chérie ! Comment peux-tu même penser cela ». Maman m'étreint de nouveau.
« Ginny, nous aurions été désolés si nous t'avions perdu. Nous t'aimons. Nous sommes contents qu'il t'ait soignée. Nous nous demandons juste pourquoi » dit Papa prudemment.
« C'est assez ! Ginny doit se reposer. Elle doit se remettre en forme. Je ne permets à personne de la perturber » dit Maman déterminée. J'aime la manière dont elle me protège !
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Six jours se sont écoulés depuis que je me suis réveillée de mon inconscience et aujourd'hui je suis autorisée à quitter l'infirmerie. Je suis impatiente de sortir d'ici. Un jour de plus avec Madame Pomfresh et le silence de l'infirmerie et je devenais folle. Mes parents sont venus me voir tous les jours depuis mon réveil mais Maman a défendu à quiconque d'autre de venir me voir. Ni Hermione, ni Harry, ni aucun de mes amis n'ont pu venir.
Je sors de l'infirmerie accompagnée de McGonagall. Apparemment, ils pensent que je suis incapable de trouver mon chemin vers la tour Gryffondor. Ou alors ils ne me croient pas car je ne leur ai pas dit pourquoi Voldemort m'a sauvée.
Nous arrivons devant le portrait de la grosse dame.
« Le nouveau mot de passe est 'éternité', Mademoiselle Weasley » dit McGonagall. Je hoche la tête. « Merci ».
Je franchis le portrait et suis dans la salle commune. C'est bondé, les classes sont terminées et il pleut dehors. Dès qu'ils m'aperçoivent la pièce devient silencieuse. Tous les yeux sont sur moi, ils me dévisagent. Je sens que je rougis et m'avance plus profondément dans la pièce.
Hermione se faufile jusqu'à moi et m'enserre fermement. « Oh Ginny, tu es là ! Nous étions si inquiets » s'exclame t-elle tout en tant me dirigeant vers le canapé.
La pièce est désormais remplie de murmures. Ils chuchotent sur moi. L'histoire de mon sauvetage s'est bien sûr répandue durant mon inconscience.
« Ils parlent sur moi » dis-je, contrariée.
« Bien, peut-on leur en vouloir ? La Gazette du Sorcier reportait presque tous les jours sur toi. Tu as fait la première page parce que Vous-Savez-Qui t'a sauvée la vie » murmure Ron.
La Gazette du Sorcier a écrit sur moi ? Zut alors. Pourquoi ne peuvent-ils pas me laisser tranquille ? Désormais je comprends ce que Harry ressent. Quoi qu'il y ait malheureusement une énorme différence. Vodldemort n'a pas essayé de me tuer, il m'a sauvée. Les gens vont vouloir me haïr.
« Ils ont rapporté que tu lui avais demandé son aide, que tu l'avais appelé » continue Hermione inquiète tout en me regardant.
Je ferme les yeux pendant quelques instants. Ne vont-ils jamais arrêter de me poser des questions ? Est-ce que cela s'arrêtera un jour. Est-ce que la connexion entre Tom et moi cessera un jour ?
Je rouvre mes yeux. Non seulement, il y a Harry, Ron et Hermione qui me regardent, mais également toute la salle.
« Que voulez-vous entendre ? » demandé-je.
« Pourquoi l'as-tu appelé Tom ? Pourquoi lui as-tu demandé de l'aide et pourquoi l'a-t-il fait pour toi ? » déclare Harry sèchement. Ses yeux verts sont fixés sur moi pendant tout ce temps. Ils me reprochent d'être en vie.
« Pourquoi ? Je ne sais pas, je ne sais vraiment pas ! Quand cesserez-vous de me questionner sur ça, quand cesserez-vous de me regarder comme si j'avais fait quelque chose de mauvais ! Tout ce que j'ai fait, c'est vivre ! Vivre, Harry comme toi. Arrêtez de me harceler. Quand bien même pourriez-vous m'interroger sans cesse, je ne pourrais y répondre, car je ne connais simplement pas la réponse » crié-je à travers toute la pièce commune, des larmes de colère descendent le long de mes joues et je me précipite dans mon dortoir.
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Octobre 1996 :
Cela fait maintenant plus d'un mois que je me suis réveillée. J'ai travaillé dur pour rattraper mon retard scolaire du fait de mon séjour à l'infirmerie. Mais Hermione m'a aidée.
Je suis assise à ta table des Gryffondors, je prends mon petit-déjeuner. Beaucoup de gens me dévisagent encore de temps à autre ou parlent de moi derrière mon dos. Cela ne me préoccupe plus.
Ron et Hermione me traitent de nouveau normalement. Harry est vraiment très gentil avec moi, peut être parce qu'il pense comprendre ce qui m'arrive. Mais il ne comprend pas. Personne ne comprend. Moi-même, je ne comprends pas ce qui s'est passé.
Parfois, je me demande ce que fait Vodlemort. Je ne l'ai pas revu depuis ce jour-là à l'Atrium et je suis déçue. Déçue ! Cela semble insensé, je le sais. Personne n'a besoin de me le rappeler. Je sais cela. Mais je veux savoir pourquoi il m'a sauvée. Je dois savoir pourquoi je me sentais si vide avant qu'il ne revienne, pourquoi est-ce que je suis reliée à lui, pourquoi je ressens la marque des ténèbres lorsque quelqu'un la porte et pourquoi je sais lorsqu'elle brûle. Tant de questions auxquelles je ne peux répondre, personne ne le peut, personne excepté lui, personne excepté Voldemort.
Je secoue ma tête pour évacuer de telles pensées de mon esprit et me concentrer de nouveau sur mes céréales.
Hermione est assise à coté de moi, elle lit La Gazette du Sorcier. Malheureusement ils n'ont pas arrêté d'écrire sur moi mais j'essaye d'ignorer cela. Même si ignorer cela est complètement impossible étant donné que la moitié de l'école lit ces âneries et commente celles-ci. Je souhaiterais qu'ils me laissent tranquille. Au moins la plupart des Griffondors ont cessé leur étrange comportement envers moi. Les Serpentards, eux, c'est une autre affaire. Ils me regardent, intéressés et en quelque sorte avec admiration. C'est bizarre. Toute cette histoire est bizarre. Ma vie est bizarre.
La pire chose est que Harry veut se rapprocher de moi. Je pense qu'il est fasciné par moi depuis que j'ai survécu au Ministère. Je suis sûre que bientôt il va me demander de sortir avec lui. Il y a encore quelques semaines, j'aurais dit oui sans hésitation, mais maintenant ? Maintenant, je ne suis plus sûre de rien.
« Ginny, c'est l'heure de partir en classe » dit Hermione en se levant.
Je quitte la grande salle accompagnée de Luna et de Colin. Nous avons métamorphose maintenant.
« Ginny, attends ! » dit une voix traînante derrière moi. Je connais cette voix. Pourquoi m'appelle t-il Ginny ?
Je me retourne et fais face à Drago. « Je pensais que j'étais la Weaslette pour toi » lui dis-je.
« J'ai quelque chose pour toi, Ginny » déclare t-il immédiatement.
Et puis je la sens. Mes yeux tombent involontairement sur son avant-bras. Je sais ce qu'il a sous sa manche. Je sais cela. Colin et Luna sont juste encore derrière moi, ils regardent la scène avec confusion.
« Vous pouvez partir » leur dis-je et j'attends leur départ, puis me retourne vers Drago.
« Tu as la marque des ténèbres » lui déclare-je. Ses yeux s'écarquillent pendant quelques brefs instants puis il se rapproche de moi en tenant une lettre scellée. Je fixe ses yeux gris. Il ne m'insulte pas, il ne se moque pas de moi. Il me traite amicalement juste comme tous les autres Serpentards depuis l'incident au Ministère.
« La lettre est de lui ». Il me lance un regard significatif et m'indique son avant-bras gauche. Je hoche la tête. Je hoche simplement la tête. Je devrais crier, je devrais courir, je devrais demander de l'aide auprès de Dumbledore, je devrais trembler, je devrais pleurer, je devrais être effrayée. Mais je ne fais rien de cela. Je reste calme.
Je décachette la lettre. Je ne peux attendre. Je veux simplement savoir ce qu'il veut.
Ginny,
Sois devant l'entrée principale de Poudlard ce soir à minuit.
C'est tout. Mais c'est assez. C'est ma chance pour obtenir des réponses.
Drago est encore à coté de moi. Il a lu la lettre et il me regarde maintenant avec des grands yeux. Je lève mes yeux et vois le trio d'or se diriger vers nous. Je cache précipitamment la lettre dans ma robe. Je donne un sourire à Drago et me retourne vers leur direction.
« Que voulait le furet ? » grogne Ron.
« Rien, seulement ses habituelles paroles sur les traîtres à leur sang » lui dis-je. Un autre mensonge.
« S'il t'embête, dis-le moi et je lui lancerai un sort ». Harry pose sa main sur mon épaule en souriant.
« Merci, Harry, mais ne n'inquiète pas ».
Si seulement, ils savaient. Aucun Serpentard ne m'embête plus désormais.
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Il est presque minuit, encore quinze minutes seulement. Quinze minutes à attendre avant que je le rencontre lui, Voldemort, Tom. Je ne devrais pas quitter le parc de Poudlard, je ne devrais pas sortir furtivement, en particulier pour le rencontrer lui. J'aurai dû dire à Dumbledore que j'allais le rencontrer. Mais je n'ai pas pu. J'ai besoin de réponses et il est le seul qui puisse m'en donner.
Je mets ma cape et je sors sans bruit de la salle commune des Griffondors. Je marche en silence à travers les couloirs du château. Je dois le rencontrer. Je m'échappe par la porte d'entrée du château. Il fait froid dehors. Le ciel est clair. Des milliers d'étoiles illuminent le sombre firmament. Je respire profondément. La nuit est belle mais ce n'est pas le moment de rêvasser. Je cours silencieusement à travers le parc jusqu'à ce que j'atteigne la porte. J'ai la sensation d'être suivie. Je regarde autour de moi mais je ne vois personne. J'essaye d'ouvrir la porte mais il y a un sort de protection sur celle-ci. Je baisse ma baguette et essaye tous les sorts que je connais. Rien.
« Mademoiselle Weasley, que faites-vous ici ? » grogne Rogue derrière moi. Je me retourne avec mes yeux ronds. Rogue me fusille du regard. Je ne sais pas quoi dire.
« Avez-vous perdu votre langue ? Vous n'êtes pas autorisée à être dans le parc durant la nuit et vous n'êtes certainement pas autorisée à quitter celui-ci, Mademoiselle Weasley » Il est directement devant moi. Je le fixe tout simplement. Il saisit mon bras.
« Seuls les professeurs peuvent ouvrir la porte. Vous pourriez être exclue pour avoir essayé de sortir furtivement, Mademoiselle Weasley » dit Rogue d'un ton menaçant.
« Mais personne ne saura cela, Severus » dit une voix calme derrière moi. Je connais cette voix. C'est la voix de Tom. Je me retourne tout doucement. Il se tient là dans une cape noire, sa tête est encapuchonnée. Je peux voir son visage pâle
« Ouvrez la porte, Severus » demande t-il sur ton bas.
Rogue obéît immédiatement. Son visage est vide de toute émotion. Mais au moment où Voldemort a parlé la première fois, j'ai constaté le choc sur ses traits.
Rogue s'agenouille devant Voldemort. « Maître, je ne savais pas ».
« Maintenant, vous savez mais ne le dites à personne » lui ordonne Voldemort froidement.
« Bien sûr, Maître ».
Voldemort, pas Tom me regarde. Il me tend sa main. J'hésite un moment puis je pose la mienne dans la sienne.
Sa peau est chaude, pas froide comme beaucoup de gens le pensent. Il m'attire vers lui et je vois comment Rogue me fixe. Il ne sait pas ce qui se passe. Mais il n'est pas le seul. Je suis comme lui, mais je commence à m'habituer à mon état de non connaissance. Peut être est-ce que j'obtiendrai quelques réponses ce soir.
Je suis effrayée. Non pas que Tom me blesse ou me tue. Pourquoi le ferait-il ? Il m'a sauvée. Non, j'ai peur des réponses qu'il pourrait me donner.
La porte disparaît de ma vue. Je sens l'étrange sensation d'un transplanage et je ferme mes yeux.
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Cela vous a plu ? Alors merci de me laisser une petite review. Cela m'encouragera dans ma traduction.
A bientôt.
