Bonjour tout le monde ! =)
Oh la la, que de retard j'ai pris ! O_O Excusez-moi, pitié ! Je n'ai pas Internet souvent en ce moment... Donc, je poste pas souvent. Gomenasai. A la rentrée des classes, promis, ça ira plus vite pour poster.
Donc, toujours le même disclaimer en ce qui concerne nos artistes. Et le rating ne change pas non plus.
Au fait, je viens de voir une regrettable faute de ma part ! Asuna... Sasori Asuna... Et le Akasuna a oublié de reprendre ses marques ! -.-" Désolée, je vais corriger ça dès maintenant (C'est ça quand on écrit un roman qu'on adapte en fan fiction après...).
Donc, désormais, Sasori a pour nom de famille AKAsuna. ^^'
Sinon, j'ai une musique qui m'a accompagné, c'est "Don't gimme that" de Aloha From Hell.
Sur-ce, bonne lecture ! =D
3.
Je n'arrive pas à y croire. "J'ai des priorités"... Non mais, pour qui est-ce qu'il se prend, hm !
Deidara fulminait. Lui qui avait pensé boire un bon cocktail au bar -de préférence, une piña colada bien fraîche !- près de chez lui, il se retrouvait dans son appartement, assis dans son canapé bleu aux coussins jaunes, devant un simple verre de menthe ! Oui, il avait bien de quoi enrager.
Et tout ça, c'était à cause de Sasori.
- Des priorités... répéta-t-il pour la seconde fois. Et lesquelles, Akasuna ? Dormir ? Hm ! Tu me fais pitié, très cher.
Il avait l'air fatigué, d'accord. Et il en avait le droit, surtout s'il venait d'arriver de Sydney... Mais de là à lui parler comme s'il n'était qu'un enfant, ah ça non !
Et puis, il avait quel âge pour lui parler sur ce ton, Sasori ? Dix-huit ans au minimum, c'était évident. Mais son visage avait l'air si jeune, si juvénile...
Oui. Sasori devait avoir dix-huit ans. C'était sûrement ça...
- J'ai un an de plus que lui et il se permet de me parler comme ça ? Hm. Je déteste qu'on me regarde de haut et, plus que tout, qu'on me manque de respect... Il est tant que tu saches où est ta place, Sasori !
Cette affaire n'allait pas rester sans suite, ça, Deidara se le jura. Il allait gentiment attendre que le japonais s'excuse de l'avoir envoyé promener, rien de plus ! Au moins, de cette manière, le roux comprendrait qu'il n'avait pas affaire à un adolescent qui se laissait faire sans rien dire...
Le blond, en pensant à ce stratagème, avait pris une paille à rayures blanches et noires dans le buffet et la faisait maintenant tourner entre ses longs doigts. La regardant, il soupira et la planta dans le verre, lui faisant effectuer des mouvements circulaires dans le liquide vert pour faire fondre les deux glaçons qui y flottait. Il affichait un regard grave qui, et c'était plutôt étrange venant de lui, contrastait avec son immense sourire.
Cette provocation l'amusait. Même si elle l'irritait également, elle avait eu l'honneur d'attirer son attention : Sasori avait beau être "kawaii" à souhait et avoir un air doux et flegmatique, il savait aussi se montrer froid et sec, voire autoritaire ; Et ça, cette face cachée, intéressait beaucoup Deidara. Pour une fois que quelqu'un lui refusait quelque chose, ce jour était à marquer d'une pierre blanche ! Elle attisait la mèche de sa curiosité, titillait son envie de connaître un peu mieux le mystérieux rouquin et même l'émoustillait ! Lui qui appréciait la compagnie de personnes aussi originales que lui, sa rencontre avec Sasori Akasuna l'avait excité. Il avait enfin trouvé quelqu'un digne d'intérêt !
- A nous deux, Sasori ! s'exclama-t-il d'une voix forte et enjouée en levant bien haut son verre. Il est temps que tu saches qui je suis, hm.
Deidara but une longue gorgée, savourant la fraîcheur de la boisson. Il adorait la menthe plus que tout.
Sasori, alors qu'il venait de jeter le dernier carton dans la poubelle jaune -il avait mis un temps avant de comprendre le rôle de chaque récipient car pour lui, une poubelle restait une poubelle. Et le fait qu'elle soit orange, jaune ou grise n'y changeait rien !-, ressentit pour la seconde fois de la journée une profonde solitude. Comme un serpent vicieux qui se glisserait dans l'antre de sa proie, elle s'était immiscée en lui au fur et à mesure que la journée avait défilé jusqu'à lui en donner mal au cœur. Et ce sentiment s'accentua brusquement lorsqu'il rentra dans sa nouvelle maison et contempla d'un œil inexpressif la salle de séjour ; elle empestait encore la peinture fraîche.
A cet instant, il eut bien envie de boire quelque chose. N'importe quoi, tant que ça pourrait chasser cette sensation désagréable !
Maintenant que je n'ai plus rien à faire, pensa le roux en ouvrant les fenêtres pour tenter d'estomper l'odeur qu'il ne connaissait que trop bien. J'en viens presque à regretter de ne pas avoir dit oui à... Comment s'appelait-il déjà...
"Deidara Jerson. Et toi, cher inconnu ?"
Ah oui. Deidara. Il s'appelle Deidara.
Sasori se stoppa net. Quoi ? Il regrettait de ne pas avoir cédé aux caprices de ce gamin insolent ? Et puis quoi encore !
Ce n'est pas un gamin, pas ici du moins. Il doit avoir dix-huit ou dix-neuf ans, à peine la majorité...
Qu'importe ! Il connaissait d'autres pays où ce blond au bel œil bleu ne serait passé que pour un enfant et c'était comme ça qu'il voyait Deidara, quel que soit son âge : Un enfant.
Grand, certes. Mais un enfant tout de même.
Cet aménagement l'avait probablement bien plus épuisé que prévu... Au moins jusqu'à lui faire penser n'importe quoi !
"Oh allez, s'il te plaît, ça ne sera pas long..."
- Oui, vivement que je me couche ! conclut-il, lessivé, en étouffant un bâillement.
Il alla vers le coffre qui lui servait à stocker ses bouteilles d'alcool ramassée çà-et-là dans le monde et l'ouvrit. Il déchanta aussitôt : Seule une bouteille de rhum avait survécu aux restrictions de port de boisson durant le voyage. Le reste, c'était son père qui l'avait !
- Je ne bois pas de rhum antillais, dit-il pour unique réponse en soupirant. Finalement, un verre d'eau ne sera pas plus mal.
L'image de Deidara s'imposa de nouveau à lui, avec son sourire fier et son orbe, bleue comme le ciel et finement maquillée. Oui, il cherchait encore le deuxième pour prouver qu'il y avait bien une paire, au cas où !
- Deidara Jerson, Sasori but le contenu de son verre. Tu m'intrigues... Qui es-tu pour oser me tenir tête ? Bizarrement, ça me plaît. Serait-ce ça, le début d'une amitié ? Trouver une personne intrigante ?
Le silence lui répondit. En effet, Sasori n'y connaissait rien. Pour lui, l'amitié faisait partie de la même catégorie que l'amour : Celle de l'inconnu. Et, à bientôt vingt-trois ans, il était peut être temps qu'il se construise une véritable vie complète, avec tout ce qui allait avec, n'est-ce pas ?
Néanmoins, se dit le garçon roux en pénétrant dans la pièce qu'il avait toujours rêvé d'avoir. Deidara a intérêt à comprendre que je ne suis pas un gentil petit pantin bien obéissant... Hun...
D'ailleurs, en parlant de pantin... Il avait du travail. Il se coucherait plus tard, finalement.
Le lendemain matin, ce fut à moitié somnolent que Deidara fit son entrée aux Beaux Arts. Lui d'ordinaire si vivant et hyperactif dès le saut du lit, il avait failli exploser son réveil et peinait à garder les yeux ouverts : Il avait travaillé toute la nuit sur sa sculpture et il était éreinté. Il s'était fait la promesse qu'il s'offrirait une sieste dès qu'il serait de retour chez lui !
D'accord, Deidara ne dormait jamais beaucoup, mais le peu qu'il lui fallait lui était indispensable !
- Oh, bonjour, Deidara ! Ouah, comme tu es bien habillé ! C'est toi qui l'a customisé, ce T-shirt ? Bien dormi ?
Charlie, elle, semblait avoir très bien dormi ! Assise à sa place, les jambes étendues sur le bureau, elle avait levé les yeux de son livre et le fixait, souriante.
Oh non... Pourquoi elle ? Je suis endormi et pas vraiment d'humeur, ça ne se voit pas, hm !
- Toi aussi, tu es ravissante, la salua-t-il malgré tout. Non, mais ça va passer, hm... Que fais-tu là aussi tôt ?
En effet, il n'était que sept heures trente. La gothique agita sa lecture sous le nez du blond, un grand sourire aux lèvres à présent :
- Je viens lire tranquillement ici. Ma sœur est une bonne compagnie mais je déteste avoir affaire à ses remarques sur ce que je lis !
Tu sais, quand on fait du smokey eye, on évite le rouge à lèvres, hm ! pensa amèrement le jeune homme qui n'avait pas vraiment quelque chose à faire de ce que lui disait son interlocutrice. Ça fait beaucoup trop là...
- Pourquoi ? lui demanda-t-il, feignant d'être intéressé. Il savait qu'elle allait le lui dire, de toute façon...
- Elle ne lit que des bouquins à l'eau de rose ! s'offusqua Charlie en faisant une grimace, comme pour appuyer ses dires. Moi, je ne dis rien quand elle m'empêche de regarder mes films pour les Feux de l'Amour... Mais elle ne veut pas admettre que les films d'horreur et les thrillers sont mieux !
Qu'elle admette bien ce qu'elle veuille, Lola ! Deidara n'était pas du genre à lire pendant des heures -le manque d'action et de mouvements l'irritait au plus haut point. D'ailleurs, il n'osa pas le dire à Charlie, mais le dernier livre qu'il avait lu remontait à l'année de terminale ! L'assommoir de Zola lui était resté en travers...
- Chacun ses goûts, lui rappela-t-il en haussant les épaules, indifférent. Et, tu lis quoi en ce moment ?
- Ah ! s'exclama la jeune femme, les étoiles plein les yeux. C'est Shining du beau, du parfait, de l'extraordinaire, du spectaculaire Maître de l'Horreur, Stephen King ! C'est mon auteur préféré, j'ai lu tout ses livres au moins une fois.
Stephen King ? Deidara connaissait ce nom. Son ex en était folle, elle aussi... Et il n'avait jamais compris comment on pouvait être masochiste au point de se plonger dans un pavé de six cents pages ! C'était sûrement pour ça que ça n'avait pas duré, avec Sandra... De toute manière, elle n'arrivait pas à l'exciter ni à l'intriguer, quelles que soit les idées qu'elle avait mises en œuvre.
- Cool... Et... C'est bien, hm ?
- Pour sûr ! Là, la chaudière de l'Overlook est en train d'exploser et Winnifred, Danny et Halloran tentent de quitter les lieux... Désolée, mais il faut que je continue !
Deidara se sentit sourire. Une explosion, hein ?
- Et c'est bien décrit ?
- Hm hm... Comme toujours, à la perfection...
Charlie lui jeta un dernier regard avant de s'en retourner à son roman. Deidara, lui, posa son sac sur son bureau et n'eut même pas le temps de s'asseoir qu'une seconde voix l'interpellait. Il tourna la tête, son sourire s'agrandit ; une boule de feu marchait vers lui d'un pas décidé.
- Alors, Sasori, tu en as fini avec tes priorités ? Hm !
Il n'avait pu s'empêcher de se montrer aussi froid. A vrai dire, il ne savait pas pourquoi il avait lancé cette phrase de manière aussi agressive et s'en voulut. Il sentit le remords l'étouffer. C'était parfait pour nouer des liens, ça !
Mais le doux sourire de Sasori le rassura. Il n'était pas fâché...
- Oui. Encore désolé pour hier soir, mais j'avais encore des cartons à déballer...
- Tu aurais du me le dire, le coupa Deidara, gêné d'être aussi impulsif de nature : J'aurais pu t'aider, hm !
- C'est gentil, merci... Mais j'avais besoin de me retrouver un peu seul, Deidara.
Le blond frissonna. Décidément, Sasori avait une voix et un accent irrésistibles !
- D'ailleurs, continua celui-ci en attrapant le poignet de Deidara avec sa main. Je tiens à t'inviter ce soir. C'est moi qui régale, je veux me faire pardonner...
Sasori rougissait. Et le blond ne le trouva que plus attirant encore ! Oui, il était vraiment beau, cet abruti !
- J'accepte, hm ! s'exclama-t-il, soudain parfaitement réveillé. Je connais un bar sympa près d'ici, on pourrait y aller.
- D'accord, mais à une condition.
- Hm ?
Sasori croisa les bras sur son torse et ses yeux se firent autoritaires, bien qu'amicaux et doux.
- Je veux que tu saches une chose à mon sujet : J'ai vingt-deux ans et demi et je n'aime pas qu'on insiste auprès de moi. Quand je dis non, c'est non. D'accord ?
Vingt-deux ans ? Deidara avala sa salive, intimidé et surpris tout d'un coup. Jamais -ô bon Dieu, jamais !- il n'aurait cru le roux plus âgé que lui !
Mais cette mise en garde lui plut. Il était franc, lui aussi... Oui, ça lui plaisait beaucoup...
- Hm ! Je te croyais plus jeune... Quand à moi, j'ai dix-neuf ans mais je ne mâche pas mes mots ! Je dis ce que je pense et j'assume mon excentricité ! Es-tu toujours emballé par l'idée que l'on se voie ce soir ?
Hun hun... Intéressant. Si ça me plaît toujours autant ? Et comment !
- Bien sûr, Deidara !
Ils se sourirent puis se serrèrent la main, comme pour signer un pacte. Et Deidara sourit. Quelque chose lui disait que ce soir s'annonçait comme étant une bonne soirée...
Voilà voilà. ^^ Désolée pour le retard, encore une fois !
Pour les commentaires sur Shinig, c'est purement personnel. Je trouve ce roman absolument génial !
Et, pour vous rassurer, elle durera 21 chapitres, cette fan fiction ! =) Enjoy ! XD
Allez, bisous à tous.
