Désolée pour le retard, j'attendais que la version anglaise soit corrigée, et finalement je n'ai plus attendu, j'ai posté tel quel


Pendant deux jours Jean resta dans l'illusion que sa mère allait revenir. Elle portait les mêmes vêtements et arrivait au lycée plus tôt pour en repartir plus tard que d'habitude car au moins elle était au chaud même si elle n'avait toujours rien à se mettre sous la dent.

La veille elle avait réussi à échanger sa carte téléphonique contre un sac de chips mais ça n'était pas suffisant même si elle était habituée au régime perpétuel, en plus quand elle y pensait c'était la première fois qu'elle avait mangé des chips.

Les maux de tête restaient violents. Quand elle sentait qu'elle allait craquer elle demandait d'aller aux toilettes ou à l'infirmerie et elle manqua même une classe, elle fit un faux mot d'excuse pour les surveillants.

Le deuxième soir, elle sortit de sa naïve illusion et réalisa enfin pleinement ce qui lui arrivait. Elle pleura de plus belle dans la ruelle jouxtant « sa » maison, utilisant de vieux cartons pour l'isoler du froid encore plus mordant que la veille. Elle avait mal à la gorge, se sentait fiévreuse, avait mal à la tête et surtout : elle avait peur, non elle était terrifiée. Elle pensait devenir folle ou alors sa mère avait raison, elle était possédée ?

Elle se leva pour marcher un peu afin de se réchauffer et trois hommes plus âgés qu'elles la repérèrent et se mirent à la suivre. Elle entendait des voix, de mauvaises voix et avaient comme des flashes horribles défilant dans sa tête ; ces hommes n'avaient pas de bonnes intentions elle le sentait. Elle accéléra le pas, mais ils continuèrent à la suivre et l'interpellèrent.

« Hey ma jolie ! ne part pas comme ça, on a quelque chose à te proposer… »

« Oui viens là… »

« Je suis sûr que l'on va s'entendre… »

Elle fut envahie d'images encore plus vicieuses et se mit à courir droit devant elle, ils la suivirent et gagnaient du terrain. Elle tourna dès qu'elle le pu, espérant les semer mais elle se retrouva dans un cul de sac et lorsqu'elle se retourna, les trois hommes étaient là. Elle recula au fur et à mesure qu'ils avançaient vers elle.

« Hey, mignonne, mignonne, mignonne, où tu cours comme ça ? » fit un des hommes en la reluquant d'une manière peu rassurante

« Laissez-moi ! Allez vous en ! » fit Jean en attrapant le premier objet à sa portée pour leur lancer.

« Hey c'est qu'elle est sauvage, c'est encore mieux » dit un autre.

Elle attrapa un bout de bois, elle était prête à se défendre même si elle était affaiblie par ces deux jours de jeun.

« On va devoir t'apprendre qui commande… »

Ils se séparèrent pour l'encercler, elle réussi à les frapper mais ils eurent facilement le dessus et la plaquèrent sur le sol, les mains au dessus de sa tête. L'un d'eux s'assit sur elle et sorti un couteau :

« Si tu appelles à l'aide ou si tu cries, je te tue »

Il découpa son pull. Jean s'était mise à pleurer, non elle ne supporterait pas ça.

« Hummm appétissante » fit-il.

« Non, je vous en prie, allez vous en ! »

Il découpa son soutien gorge.

« Non ! pitié ! »

Elle reçu une forte gifle qui lui entailla la lèvre, l'autre lui en rajouta une pour lui montrer sa force. Son mal de tête s'intensifia

« Tu n'as pas compris ce que je t'ai dis ? Ferme-la et laisse-toi faire si tu veux vivre ! »

/C'est pratique, elles croient toutes ça/

Jean écarquilla les yeux. L'homme eut l'étrange impression qu'elle l'avait entendu, mais c'était impossible. Il reprit ses esprits et reprit là où il en était. Jean savait une chose: quelque soit la provenance de cette voix elle devait l'écouter, de toutes manières elle préférait qu'ils la tuent plutôt que de subir ça. Son mal de tête lui vrillait le crâne.

« Vous mentez ! LAISSEZ-MOI TRANQUILLE !! » hurla-t-elle avant de voir, ahurie, les trois malabars être projetés dans les airs, et s'assommer sur les murs.

Jean ne réfléchit pas, elle se releva, tint fermé son pull d'une main et partie en courant se cacher dans sa ruelle, tremblante et en larmes.

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Institut Xavier, plus tard :

« Enfin !» exulta le Professeur Xavier en appuyant sur une touche.

« Cérébro est enfin réparé ? » supposa Ororo qui passait par là.

« Oui près de deux semaines que je cherchais la cause de cette panne, en fait… »

Il fut interrompu par une alerte de l'ordinateur.

« Et bien, il ne chôme pas » fit remarquer Tornade.

« Il a repéré une forte manifestation mutante qui date de une heure » lu le Professeur avant d'enfiler le casque

Ororo resta immobile comme elle l'avait appris des années auparavant. Au bout d'une minute, Charles rouvrit les yeux.

« Alors ? »

« Ici même, à Bayville » répondit-il en retirant le casque « Une jeune fille du nom de Jean Grey »

« Jean Grey ? c'est la patineuse, celle qui a remporté le championnat national comme Scott » fit Ororo étonnée « Logan et les autres doivent juste sortir du cinéma, il faut les contacter. »

Le Professeur la suivit jusqu'à la salle de contrôle où elle entra en contact avec l'intercom de Logan.

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Centre de Bayville au même moment :

L'intercom bipa alors que le groupe sortait du cinéma, Logan le sortit de sa poche.

« Wolverine ? »

« Tornade, une urgence ? » répondit la voix de Logan

Ce fut le Professeur qui répondit.

« Cérébro est réparé, il a enregistré une manifestation mutante il y a une heure, l'activité est toujours là mais plus faible. C'est une nouvelle mutante, elle semble télépathique et télékinésique et surtout complètement perdue. Il s'agit de Jean Grey »

« Merde, la patineuse ? »

« Oui »

« Qu'est-ce qui se passe ? » fit la voix de Scott en arrière plan.

« Attends petit gars » répondit Logan

Le Professeur poursuivit :

« Elle semble osciller entre conscience et inconscience, je ne parviens pas à la localiser précisément, je peux juste te dire qu'elle est près des villas 7 à 17 du quartier fleurit ; je crains qu'elle ne soit en danger »

« Nous ne sommes pas loin, nous y allons tout de suite Chuck »

Logan raccrocha

« Qu'est-ce qui se passe ? » répéta Scott qui savait que 'la patineuse' désignait Jean.

« Il semblerait que ta patineuse soit une mutante, nous allons la chercher » annonça Logan sans leur laisser le temps de répliquer.

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Tous embarquèrent dans le X-Van. Logan leur expliqua plus en détail la situation en roulant vers le quartier fleurit où il se gara dés qu'ils arrivèrent.

Vu la situation, ils se séparèrent et appelèrent Jean, mais n'obtinrent pas de réponse, ce fut Kitty qui la trouva en regardant au fond de la ruelle jouxtant la villa numéro onze. C'était sombre et froid, le sol jonché de papiers

« Ici ! » fit-elle aux autres avant de s'approcher « Jean ? »

Elle était recroquevillée sur elle-même ; du sang s'écoulant de sa lèvre inférieure. Les autres arrivèrent et Logan se fraya un chemin.

« Hey petite tu m'entends ? » s'enquit-il « Elle a de la fièvre et il fait un froid glacial. Scott, préviens Hank qu'il va avoir une patiente…attends, elle semble avoir été frappée» fit-il presque pour lui-même, avant de réaliser que son pull et son soutien-gorge avaient été découpés.

Il grogna et renifla.

« Qu'est-ce qui se passe ? » demanda Scott

« Emmène-moi une couverture » lui ordonna-t-il avant de s'adresser à Jean, inconsciente « Je sens qu'ils ne sont pas loin, ils ne vont pas s'en sortir aussi facilement petite »

Scott lui ramena la couverture et Logan y enveloppa Jean avant de la prendre dans ses bras, réalisant à quel point elle était légère.

« Scott, installe-la à l'arrière, j'ai un compte à régler, je reviens »

Il donna Jean à Cyclope qui lui aussi fut surpris de son poids. Par réflexe, Kurt attrapa le sac de la jeune fille avant de rejoindre les autres au véhicule. Scott installa Jean sur la banquette juste derrière les sièges avant et l'attacha comme il le pu. Kitty, Kurt et Malicia étaient sur la banquette suivante.

Une dizaine de minutes plus tard, Logan revint et démarra sans dire un mot

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Quelques minutes plus tard…

Jean re-émergea légèrement grâce à la chaleur diffusée par le lainage, elle était dans un véhicule.

«…Maman…c'est toi… ? » articula-t-elle alors que le cauchemar recommençait et que les voix revenaient.

/ la pauvre, elle est gelée…pourquoi était-elle dehors ?...ce n'est qu'une gamine, elle…/

La douleur était terrible et quelque chose se passa ; elle entendit un crissement de pneus, des gémissements et quelqu'un demandant difficilement à une certaine Malicia de faire quelque chose. Elle sentit un contact, un choc ressemblant à une châtaigne électrique et retomba dans l'inconscience.

« Wow » fit Logan qui avait arrêté le véhicule.

« J'ai l'impression de m'être pris un ballon de football en pleine tête » gémit Kurt.

« Non c'est ma tête que tu as cognée quand Logan a freiné » fit Kitty en se frottant le crâne.

« Bonne idée p'tit gars d'avoir demandé à Malicia de la toucher »

« Elle ne contrôlait rien et je n'avais pas l'intention de l'assommer » répondit Scott alors que Logan redémarrait. « Au moins nous sommes sûrs qu'elle est télépathe… »

« Oh mon dieu » fit Malicia

« Quoi ? »

« Elle a été abandonnée, sa propre mère l'a abandonnée, elle l'a jetée devant le lycée, a déménagé dans la journée et a changé de numéro de téléphone » répondit Malicia qui en puisant un peu des pouvoirs de Jean avait aussi capté des souvenirs récents

« Mais c'est horrible ! » fit Kitty « quand est-ce que ça s'est passé ? »

« Il y a deux jours, quand ses pouvoirs se sont déclenchés »

« Deux jours ???? » répéta Scott « Mais pourquoi n'a-t-elle rien dit ? Nous n'avons pas de cours en commun, nous ne nous sommes parlés que deux fois mais je devais être une des seules personnes qu'elle connaissait »

« Elle n'y croyait pas, elle était perdue » répondit Malicia

« Comme nous l'avons tous été en découvrant nos pouvoirs » fit tristement remarquer Kitty

« Ce n'est pas tout, trois hommes l'ont attaquée »

« C'est réglé ça gamine, elle a su se défendre »

« Oui je sais, c'est pour ça que vous êtes partis ? »

« Ouais, je savais qu'ils n'étaient pas loin, je ne sais pas ce qu'elle leur avait fait mais ils étaient tous les trois assommés. Un policier faisait parti d'un groupe d'habitants du quartier, ils les a arrêtés » dit-il sans préciser qu'il avait fait avoué le viol de la fille d'un habitant, ce qui, avec la tentative de viol de Jean leur garantissaient la prison. « La patineuse en sera quitte pour une bonne frayeur et un ou deux bleus » termina-t-il

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Institut Xavier, 23 heures

Le Professeur avait envoyé tout le monde au lit, il se rendait à l'infirmerie pour demander à Hank comment la jeune fille allait, ce qu'il ne tarda pas à savoir :

« Elle souffre d'inanition » commença Hank « Anton nous avait déjà parlé des pressions que subissent les patineuses, mais selon Malicia elle n'avait en plus rien mangé depuis deux jours. Elle a prit froid et une bonne angine, mais surtout elle est épuisée autant physiquement que mentalement. Je l'ai placée sous perfusion et lui ai administré de quoi l'aider à lutter contre son angine ainsi que des vitamines, elle devrait dormir de longues heures »

« Et pour son attaque ? » demanda le Professeur.

« La coupure à sa lèvre ne laissera pas de trace mais elle va avoir un bleu au visage pendant quelques jours, ils n'ont rien fait de plus »

« Merci Hank, je vais lui poser des barrages mentaux pour lui offrir un répit. » fit le Professeur « Ensuite, j'aimerais que tu la mettes dans une des chambres de convalescence. »

« Bien sûr » répondit le Fauve.

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Sur-lendemain :

Le lendemain Jean ne se réveilla pas, elle était réellement épuisée et rattrapaient de nombreuses heures de sommeil que même l'habitude ne parvenait pas à briser. Les hématomes sur son visage s'étaient formés, un sur sa joue droite, près de sa bouche, l'autre près de son œil gauche.

Vers 17 heures le surlendemain, Hank vint voir où en était sa patiente lorsque celle-ci commença à remuer. Elle était au chaud et une voix grave mais douce l'encourageait à ouvrir les yeux, elle fini par y parvenir et…

« AAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!!! »

….poussa un hurlement de terreur.


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