Chapitre 4 :
Bonjour tout le monde ! J'espère que vous allez bien ?
Ce chapitre est plus long que les autres et riche en émotions ^^
J'espère qu'il vous plaira... j'en profite pour vous dire que je suis bloquée au niveau de l'inspiration et du temps donc je ne sais pas quand je vous présenterais le 5ème chapitre, sorry :(
Peut-être que certains me feront la remarque pour le mot "professeur" : j'ai rajouté un "e" pour les femmes. Une habitude prise avec ma prof de français du lycée (qui nous forçait à écrire "écrivainE"). Certains écrivains et journalistes rajoutent le "e", d'autres non... c'est comme pour le mot cauchemar(d). Enfin bref ! ;)
Si vous avez des idées pour la suite de cette fic, n'hésitez pas ! Je me remate Malcolm in the Middle et Seinfeld pour avoir un peu d'inspiration pour les situations humoristiques mais bon, j'ai peur de tomber dans le plagiat :(
Encore merci pour ceux qui se sont abonnés et qui ont laissé une review (c-a-d 3 personnes) ! très bientôt !
= For foreigner readers : I've noticed on my "Traffic stats" that you're a lot and I'd like to thank you too ! Maybe you're reading to improve your level in French... if that's the case, you could send me a PM or let a review if you have a grammatical or a vocabulary question/requires ;)
I'm also working on my English and I'm hoping, if I finish this FF, to translate it ^^
(Je bosse également sur mon English et j'espère, si je la finis, traduire ma FF ^^)
See ya and thanks again :D
ENJOY !
-« Hey ! Où allez-vous comme ça ? Vous n'avez rien avalé… tout va bien ? »
Le Trio d'Or, debout, se retourna vers Neville qui les regardait d'un air inquiet. Harry, trop excité, n'avait, en fin de compte, pas réussi à avaler grand-chose. Hermione était, quant à elle, à bout de nerfs face à Ron qui s'énervait trop facilement ce qui ne les avait pas aidé, non plus, à déguster les succulents plats qui arboraient la table des Griffondors.
Harry voulut le rassurer mais une main s'abattit sur son épaule. Il s'agissait du professeur de Divination.
-« Je me posais les mêmes questions que Monsieur Londubat. Vous allez mieux ? »
-« Eurgh oui… », déglutit Harry sous l'œil de la voyante qui scrutait son visage.
Cette dernière fit une moue dubitative puis se reprit en proposant avec un grand sourire :
-« Rasseyez-vous Mr Potter et versez le jus de citrouille qui reste dans votre verre sur votre assiette encore pleine de purée »
Là, ce fit au tour de l'apostrophé de faire une moue dubitative. Néanmoins, il obtempéra sous les yeux de ses voisins de table intrigués et d'une Hermione exaspérée.
-« Oh mon dieu ! C'est incroyable ! Alors comme ça vous aussi vous êtes hanté par le Passé ? ».
Ces paroles eurent pour effet de faire tousser Ron de surprise, devenu aussi rouge que la nappe qui protégeait la table des Griffondor.
-« Quel don vous avez, professeur ! On aurait jamais pu le deviner ! », nargua ironiquement Hermione qui cherchait à mettre un terme à cette comédie pour faire sortir Harry de la Grande Salle qui était plus pâle que jamais.
La voyante leva son doigt pour l'intimer à se taire et continua :
-« Hm intéressant… il y a quatre personnes et… oh ? C'est pas vrai ! Une belle femme aux cheveux longs ?! Alors là, si je m'attendais à ça… on dirait que vous êtes hanté par la même femme que Severus ! »
Un silence s'installa soudainement sur la table des Griffondor et sur la moitié de la table des Serpentards qui était proche de la scène. Les regards interloqués se posaient à présent sur la professeure et Harry, cramoisi, comme s'il manquait d'air. Peut-être était-ce du à la présence du mot « femme » et du prénom de Rogue dans la même phrase…
-« Oh hey, Severus ! Tu peux me ramener ton verre de voyance ? Je veux vérifier s'il s'agit de la même femme qui hante notre pauvre Mr Potter », demanda t-elle à voix haute.
L'interpellé recracha le contenu de son verre et regarda, sans comprendre, sa collègue. Il se reprit et se leva, marchant droit sur elle :
-« Qu'est-ce qui te prend ? C'est pas l'heure de faire de la divination ! », chuchota nerveusement Rogue en lui attrapant le coude pour l'intimer à retourner s'assoir à la table des professeurs.
Réalisant qu'elle ne pourrait se défaire de la poigne –étonnamment forte - elle jeta un énième coup d'œil au Survivant. Puis, prise d'un flash, elle s'exclama :
-« Han ! J'avais raison ! Il s'agit bien d'une femme ! Cheveux longs, brune, yeux verts… Il y a aussi un sentiment fort. De la haine ? »
Severus s'arrêta et tira d'un coup sa collègue vers lui. Il lui intima de se taire et de garder ses « stupides » visions pour elle au lieu de les dégorger à tous les occupants de la Grande Salle qui écoutait avec attention. Il échappa un soupir de soulagement lorsqu'elle se tut et il repartit s'assoir à sa place. La tête baissée vers son assiette, prêt à reprendre son repas là où il l'avait interrompu, il réalisa qu'il y avait toujours ce silence. Il releva la tête et rencontra le regard de sa collègue de Divination qui était restée à quelques pas de la table des professeurs. Les sourcils froncés de concentration, l'index tapotant ses lèvres, elle scrutait le visage de Rogue. Puis, à nouveau, elle lâcha une exclamation :
-« Ah ! Ca y est ! Ce n'est pas de la haine mais de l'amour ! C'est pour ça… mais ce n'est pas le même amour que vous portez à cette fem… »
-« Professeur ! Venez finir votre repas », interrompit Dumbledore avec un petit sourire au coin.
Elle obtempéra et repris son repas comme si de rien n'était. A deux chaises d'elle, Severus Rogue était avachi sur sa chaise, semblant à moitié-mort, les yeux dans le vague.
Le chahut commença à renaître, petit à petit, dans la Grande Salle. Sauf autour d'Harry qui affichait le même air hagard que Rogue. Ginny, inquiète, lui tapotait le bras dans l'espoir qu'il reprenne ses esprits. Mais son frère la devança, en soufflant :
-« Nom d'un gobelin ! Ca voudrait dire que Rogue kiffait ta mère ?! »
Hermione lui donna une tape à l'épaule, se levant brusquement :
-« Faut pas prendre au sérieux les élucubrations d'une veille chouette qui s'amuse à deviner ! C'est pas compliqué de dire que Harry est hanté par sa mère ! Enfin, c'est sa mère, voyons ! Pas besoin d'être devin pour trouver ça ! »
-« Et les yeux verts, alors ? », coupa Ron
-« Elle avait une chance sur quatre ! En plus, comme je viens de le dire, elle a fait la supposition qu'Harry était « hanté » par sa mère qui lui a donné ses yeux ! Elle traîne assez avec les professeurs pour avoir entendu parler de James et Lily Potter ! Et, franchement, des cheveux longs, cela revient également à une chance sur deux ! Enfin, même pas vu qu'il y a vingt ans, la mode était aux cheveux longs ! »
-« Hermione a raison… Et puis, dire que Rogue aimait la mère d'Harry quand ils étaient jeunes semble un peu « exagéré », trop « romancé ». Elle cherchait peut-être à avoir l'attention sur elle, ce qui n'est pas un trait nouveau chez les adeptes de la Divination. »
Ces paroles « sensées » réveillèrent le brun de sa torpeur et se redressa sur sa chaise, les yeux à nouveau étincelants. Ginny, soulagée de voir son visage reprendre des couleurs, elle retourna à sa place et lança, au passage, un regard lourd de reproches et de menaces à son frère. Ce dernier, qui préféra l'ignorer, se pencha vers son meilleur ami pour lui demander à voix basse :
-« Où sont-ils maintenant ? Ils ont quitté l'infirmerie ? »
Harry s'empressa de fouiller la grande poche de sa cape pour en ressortir la carte du Maraudeur. Il la pencha vers Ron et ils virent que le groupe des quatre fantômes se dirigeait, justement, vers la Grande Salle.
-« Tu crois qu'ils vont rentrer ? », chuchota le rouquin
-« Attendons de voir… »
Ils n'ont pas eu à attendre bien longtemps. Moins d'une minute s'était écoulée et la carte indiquait leur présence en plein milieu de la salle, entre la seconde et la troisième table.
Harry ne put s'empêcher de fixer le vide où se tenaient ses fantômes. Hermione, qui était assise en face d'eux, comprit le comportement curieux de son ami. Elle lui donna un petit coup de pied au tibia. Furieux, Harry se retourna pour comprendre la raison de ce geste.
-« Ne les fixe pas. Tu n'es pas déguisé », tenta t-elle de lui dire sans le son de sa voix, espérant qu'il saurait lire sur ses lèvres.
Harry pâlit et comprit, donnant au passage un coup de coude à Ron qui, lui, ne connaissait pas la discrétion. Il ne cessait de gigoter dans tous les sens en levant et baissant la tête pour lire la carte et déterminer précisément l'endroit où ils se trouvaient.
-« Ah ben, pas besoin d'aller jusqu'à son bureau. Dumbledore est là ! », ricana James. « Il n'a vraiment pas changé »
-« Il a quand même vieillit. Tu as loupé ses cheveux blancs ou quoi ? », rétorqua Sirius
-« Nan mais je veux dire qu'il semble égal à lui-même. Toujours le même sourire, les mêmes lunettes… à croire que ses lunettes ont le pouvoir de tout savoir ! »
-« Justement, ça vous angoisse pas de rester devant lui, comme ça ? Je suis sûr qu'il nous a déjà repérés… », ajouta précipitamment Rémus.
-« Je suis d'accord avec Rémus. Il vaut mieux qu'on évite Dumbledore. J'aurais juré l'avoir vu regarder dans notre direction… », souffla Lily, un peu paniquée.
James, pas malheureux de la sentir entourer sa taille de toutes ses forces, s'évertua à accepter de sortir de la Grande Salle. Après tout, un seul faux mouvement et on pourrait les voir. Ou pire, voir un bout de leur corps.
Sirius émit, tout de même, une condition : passer entre la première et la deuxième table, c'est-à-dire entre les Griffondor et les Serpentards. Ils continuèrent donc de finir l'allée et passèrent devant la table des professeurs pour, finalement, reprendre la sortie.
-« C'est incroyable tout de même, les 1ères années sont devenus de plus en plus jeunes ou quoi ? Je me rappelle pas avoir été un bébé quand je suis rentré à Poudlard », remarqua James.
-« Hm j'suis assez d'accord avec toi. Et vous ne trouvez pas que les Serpentards ont l'air plus vicieux qu'à notre époque ? »
-« Vu la scène de tout à l'heure, j'en suis même sûre Rémus ! », approuva Lily
-« Attendez ! », s'exclama Sirius.
Ses trois amis se tournèrent vers lui comme ils le pouvaient sous la cape étroite. Il cherchait frénétiquement les poches de sa cape et en sortit un petit objet.
-« Qu'est-ce que c'est encore que ce truc ? », demanda Lupin
-« Ca ressemble à un rouge à lèvres », décrivit Lily, les yeux plissés.
-« Tu veux barbouiller le mur de la Grande Salle avec des mots salaces ? Trop bonne idée, j'te suis mec ! », rigola James.
-« Désolé de te décevoir Potter ! Mais j'aime bien ton idée, on la garde pour plus tard ! Aieuh ! Lily, merde, arrêtes de me frapper ! ».
Il reprit aussitôt pour couper ses leçons de morale et de bonne conduite :
« Non, ça c'est un objet qui referme un autre objet. Je ne pensais pas l'utiliser aujourd'hui mais vu que son fils est là, je pense faire une pierre deux coups. »
-« Tu parles de Malefoy, là ? », questionna Rémus.
-« Ouep ! Vous vous rappelez de la rumeur où Lucius se serait tapé Georgie en 6ème année ? »
-« La petite brune de Serdaigle qui porte toujours des tresses ? »
-« En effet, elle s'appelle Georgie », répondit doucement Sirius. « Mais il y a deux semaines, quand je lui ai demandé de l'aide sur la préparation des ASPICS en Arithmancie, on a papoté un petit peu et… »
-« Et… ? Grouilles toi Black ! L'odeur me donne faim et j'ai envie de voler l'assiette d'un 1ère année… »
-« James Potter, tu n'as pas intérêt à faire ça ! Fais pas ton Serpentard et patiente un peu, on ira en cuisine ! Les elfes ne poseront pas de quest… »
-« Bordel, vous allez me laisser finir ouai ?! », la coupa Sirius d'un ton rageur.
-« Toi et Georgie vous avez papoté et… ? », reprit Rémus
-« Et elle m'a confié qu'elle ne comprenait pas pourquoi il y a eu cette rumeur sur elle et Lucius l'an passé vu qu'ils n'ont jamais couché ensemble et qu'elle n'était même pas au château à ce moment-là à cause d'un décès dans sa famille. J'avoue que cela m'a tourné les méninges. Après tout, pourquoi Malefoy se retrouverait mélanger à une rumeur aussi banale et avec une fille qui n'était même pas présente à Poudlard. Et… »
-« Et… ? », interrompit à nouveau James.
Sirius préféra l'ignorer et continua :
-« J'ai eu comme un doute pendant le match d'entraînement avec les Serpentards avant-hier. Je devais vraiment avoir le cerveau retourné avec toutes ces cabrioles… 'fin bref ! Duran m'a remplacé pour les dix dernières minutes et je me suis rendu directement dans les vestiaires pour me changer. Là, j'ai ouvert le casier de Georges et j'ai fouillé un petit peu et… »
Lily, James et Rémus qui sentaient qu'il arrivait –enfin- à la fin de son histoire, ne l'interrompirent pas.
-« Et j'ai découvert cette bague ! Vous n'allez rien voir mais en frottant dessus, il y a marqué « Georges Ronald, mon Lion, à tout jamais tu détiens mon cœur et mon amour. L.M».
-« Attends… attends… tu vas pas nous dire que cette bague est de… de… »
Ils penchèrent tous leur tête vers la bague qui portait le seau inviolable de la famille Malefoy.
Estomaqués, ils ne purent émettre le moindre le son, oubliant un instant qu'ils se trouvaient au beau milieu de la Grande Salle, sous une cape d'invisibilité vingt ans dans le futur.
-« Alors ce n'était pas la Georgie de Serdaigle mai s notre George ?! Lucius est donc…gay ?! », souffla Lily, qui avait du mal à y croire.
-« Qu'est-ce que tu comptais faire avec, Sirius ? », demanda Rémus, avec un sourire au coin, s'attendant à un plan machiavélique de sa part.
-« Heureux que tu me le demandes, mon cher Lunard ! A vrai dire, depuis que j'ai réussi à voler la bague après l'avoir remplacé par une fausse assez réaliste, j'essayais d'échafauder un petit scénario pour que tout Poudlard soit au courant. Maintenant que nous sommes ici, je ne trouve pas de meilleur moment ! »
-« Tu n'es pas capable de faire un peu de calcul mental mais pour concevoir rapidement des plans pour humilier les autres, ça, bizarrement, tu es fort ! », critiqua la jeune femme.
-« C'est parce-que son cerveau sait faire la part des choses », remarqua James, les yeux brillants de malhonnêteté. « Dis-nous ton plan ! »
-« J'ai pensé faire dans la simplicité, comme il me sied… ».
Sirius continua, ignorant les haussements de sourcils sceptiques de ses complices :
-« Rajouter un petit sort d'explosion à la bague puis le jeter dans la casserole de soupe bien chaude sur la table des Serpentards. Et ça tombe bien, il y en a une qui se trouve près de Malefoy Junior ! Tout Poudlard assistera à son humiliation et, bien sûr, les profs chercheront à connaître la cause de cette éclaboussure. Ils verront la bague, le seau de la famille et l'inscription… Lucius sera humilié devant non seulement son fils, Poudlard et, bien sûr, les élèves se feront un plaisir de raconter ceci à leurs parents qui n'étaient autre que des anciens « collègues » de Poudlard pour la plupart ! L'humiliation totale sur au moins trois générations, au lieu d'une ! »
James siffla d'admiration devant la simplicité machiavélique de son ami.
-« Je comprends mieux d'où vient ton nom de famille maintenant… Si c'est une réussite, je veux que tu m'inities, Sirius ! »
-« Si vous voulez que le plan fonctionne, il ne faudrait pas trop tarder. Plus de la moitié des élèves sont en train de prendre leur dessert. Ils nous restent peu de temps avant qu'ils ne se lèvent et nous ne pouvons pas rester là, de peur que l'un d'eux nous bouscule. », murmura Rémus.
-« On serait venu bien plus tôt si la porte de l'infirmerie n'était pas, bizarrement, bloquée pendant une bonne dizaine de minutes… c'était comme si quelqu'un voulait nous empêcher de sortir… Enfin bon, pour en revenir à ce plan, franchement, je trouve malsain de faire ça ! Vous avez pensé à notre Georges ? Il reste une Griffondor et on ne peut pas le blesser, même vin… »
-« Georges te traite de Sang-de-Bourbe derrière ton dos… », interrompit James, agacé.
-« Comment ?! Sirius ! Lance cette foutue bague et humilions-les ! », ordonna Lily d'une voix sèche, à présent dénuée du ton bienveillant et empathique employé quelques secondes plus tôt.
-« Tes désirs sont des ordres, princesse ! », ricana Sirius.
-« Pourquoi ils restent plantés là ? », demanda Ron qui regardait, pour la énième fois, la carte du Maraudeur posée sur les genoux d'Harry.
-« Je n'en sais rien… peut-être que… »
Mais le Survivant n'eut pas le temps d'émettre son hypothèse qu'une explosion résonna dans toute la Grande Salle. Il se retourna brusquement et braqua ses yeux vers la table des Serpentards. Des rires fusèrent de partout, excepté de la table victime qui fixait, entre-autre, les élèves de 6ème année touchés. Ces derniers hurlaient de rage et tentaient d'essuyer la soupe chaude qui dégoulinait de leurs cheveux et de leur visage.
-« Qui a osé faire ça ? », hurla McGonagall qui faisait écho aux interrogations des Serpentards.
Pansy, de rage, déversait le reste du contenu de la casserole pour retrouver l'objet qui a entraîné cette explosion. Elle le saisit au vol et l'essuya maladroitement avec une de ces serviettes imbibées de soupe qui lu avait servie à essuyer son visage – et le démaquiller, au passage.
-« Qu'est-ce que c'est ? Une bague ?! »
-« Qu'est-ce que fout ta putain de bague ici, Drago ? », demanda Blaise, crispé de rage.
-« Mais de quoi tu parles ? J'ai toutes mes chevalières sur moi et dans ma chambre ! Montre-moi ça, merde ! »
-« On reconnait le seau de ta famille à des kilomètres ! Tu as donné cette bague à qui ? A une de ces meufs que tu t'envoies en l'air ? », s'emporta Pansy
-« 30 points en moins pour vous trois ! », cria la responsable des Griffondors qui venait d'arriver sur les lieux du « crime », suivie de près par son confrère, Severus Rogue.
Celui-ci prit la bague des doigts de Draco et l'essuya avec sa manche. Après quelques secondes, il haussa un sourcil, intrigué :
-« Il s'agit de la bague de votre père, Mr Malefoy. Une bague personnalisée à ses initiales. Sait-il que vous l'avez en votre possession ? »
-« J'ai jamais pris la bague de mon père, merde ! Et encore moins pour la balancer dans une marmite remplie de soupe chaude sur ma propre table ! Est-ce que j'ai l'air d'un maso ?! »
-« Mr Malefoy ! Cela suffit ! Vous aurez le droit à cinq retenues durant lesquelles vous apprendrez à surveiller votre langage et à faire preuve de respect envers vos professeurs ! », s'écria McGonagall.
La professeure de Divination apparut de nulle part et saisit l'objet d'investigation des doigts de Rogue.
-« Allons, allons Minerva ! Ne brusquez pas ce pauvre enfant ! Il est juste retourné par cet incident ! », s'indigna t-elle. « Le passé ressurgit aujourd'hui. Nous ne devons pas lui tourner le dos mais l'écouter, l'amener à nous et accepter les secrets qu'il désire nous révéler, étreints dans la peur de l'oubli et du dictat du Temps », poursuivit-elle avec douceur.
Sur ces mots, elle frotta la bague et une inscription apparut au-dessus de l'objet. La Voyante, myope, jeta un sort d'agrandissement sur ces mots qui furent, aussitôt, projetés au-dessus de leur tête en grandes capitales.
« Georges Ronald, mon Lion, à tout jamais tu détiens mon cœur et mon amour. L.M».
Un silence de mort s'installa. Il fut rapidement brisé par des exclamations, suivis de près par des chuchotements et des rires. Les professeurs abandonnèrent rapidement l'idée de ramener le silence dans la Grande Salle, eux-mêmes secoués par la nouvelle.
McGonagall avait rougi, sa paume recouvrant sa bouche. Son collègue, Rogue, se retenait à une chaise, plus pâle que jamais. Les amis proches de Drago étaient restés debout, raides comme des piquets, comme « stupéfixiés », fixant le prince des Serpentards qui s'était écroulé sur sa chaise, l'air hagard et la bouche grande ouverte où son âme semblait s'échapper peu à peu…
.
