Chapitre 4.
Sur le chemin du retour, Elizabeth et Wickham n'avaient que peu discuté. Elizabeth n'arrivant pas à se faire à l'idée qu'elle venait d'accepter Mr Wickham tentait de se convaincre qu'elle avait fait le bon choix. En vain. En proie à de lourdes pensées qui ne faisaient que mettre sa patience et ses nerfs à rude épreuve elle se demanda si ce sentiment de confusion était le même chez toutes les jeunes filles fraîchement fiancées ou si elle était condamnée à devenir un être errant, à la recherche d'un bonheur qui n'arriverait jamais. Totalement désemparée, elle chercha du réconfort chez son compagnon de route. Après tout, si elle devait passer le restant de ses jours avec lui, autant savoir tout de suite si elle pouvait trouver du réconfort auprès de lui. De son côté, Wickham se demandait s'il pourrait rendre visite à Caroline ce soir et qu'elle serait sa réaction en apprenant la nouvelle. Un rictus de joie s'afficha sur son visage. La voix d'Elizabeth le ramena sur terre.
« -Puis-je vous demandez ce qui vous met ainsi en joie ?
-Sans problème ma chère. J'étais en train de penser à quel point votre famille serait enchantée à l'idée de nos fiançailles et dans quelle félicité nous allions vivre. » lui sourit-il.
Elle lui sourit en retour, consciente que celui qu'il lui avait offert n'avait rien de sincère néanmoins elle se satisfit de ce sourire, profitant de chaque instant de gentillesse qu'il lui offrait. Elle le regardait à la dérobée et s'évertuant en vain à comprendre pourquoi il avait choisi de s'allier à sa famille. S'il cherchait à s'établir correctement il pouvait aisément séduire une riche héritière écervelée. Il y avait forcément quelque chose qu'elle ignorait. Marchant d'un bon pas, elle senti une bouffée de soulagement en discernant la maison au détour d'un virage. Accélérant encore son allure, Elizabeth se précipita à l'intérieur pressée de retrouver sa sœur et de se tenir loin de son fiancé. Mais juste avant qu'elle n'entre dans le salon, Wickham l'attrapa par le bras.
« -Je vais trouver votre père dans son bureau. » Lui souffla-t-il.
Elle ne quittait pas la poignée des yeux, la tête légèrement inclinée, elle senti son souffle dans son cou et ne pu réprimer un frisson de dégoût. Quand enfin il la relâcha, elle se précipita sur la poignée et ouvrit la porte brusquement.
« -Hé bien Lizzie, on peut dire que vous excellez dans l'art de faire votre entrée ! Se moqua Lydia.
-Lizzie ! Enfin vous voilà ! Vous avez été bien long tous les deux ! Où êtes vous allé ? De quoi avez-vous discuté ? Dites moi tout ! Oh Seigneur, mes nerfs ! Mary tendez moi mes sels ! Aller dépêchez-vous ! Mais vous êtes seule ! Où donc est Mr Wickham !?
-Maman, je vous en prie calmez-vous, il ne sert à rien de questionner Elizabeth de la sorte. Laissez lui le temps de se restaurer un peu, la marche ouvre l'appétit, elle vous racontera tout après. N'est-ce pas Lizzie ? intervint Jane.
-Oh oui maman sans problème, je vous dirait tout. Confirma Elizabeth.
-Bien. » Conclu Mrs Bennet en proie à un nouveau malaise nerveux.
Elizabeth se dirigea vers sa sœur qu'elle remercia d'être intervenue afin de lui éviter un interrogatoire musclé. Elle s'installèrent toutes les deux, laissant Bingley converser avec Lydia et Kitty, Mary étant aux bons soins de leur mère. Elle pensait avoir évité l'interrogatoire mais c'était sans compter sans Jane et son sens de l'observation. Cette dernière connaissait toutes les humeurs et réactions de sa sœur par cœur. C'est pourquoi elle alla chercher de quoi revigorer Elizabeth, étrangement pâle. En lui tendant la tasse de thé et le morceau de pain d'épice, elle tenta d'avoir une explication à cette petite mine.
« -Lizzie ne voulez-vous pas me dire ce qui vous tracasse ? Quand vous êtes sortie tout à l'heure vous sembliez troublée. Que se passe-t-il avec Mr Wickham ?
-Rien je vous assure. Tout va bien, c'est simplement... »
Elizabeth fut interrompue par une servante qui annonçait l'arrivée d'un visiteur.
« -De qui donc s'agit-il ? S'étrangla Mrs Bennet en se redressant.
-Darcy ! Caroline ! Mais quelle bonne surprise ! » S'écria Bingley.
Elizabeth sursauta en entendant le nom de Darcy. Elle tentait par tous les moyens de ne rien laisser paraître. Tout va très bien Lizzie. Elle se tint coi, espérant de toutes ses forces que sa mère, ou quiconque, ne l'oblige à participer à la conversation. Jane l'observait à la dérobée, espérant découvrir un quelconque indice expliquant le comportement de sa sœur.
« -Miss Bingley ! Quelle joie de vous revoir ! Je suis enchantée, il y a bien longtemps que vous ne nous avez pas rendu visite ! Ou que nous ne nous sommes croisé à un bal, le dernier étant celui donné à Netherfield Park ! Vous êtes sûrement venue présenter vos félicitations aux fiancés ? S'enquit Mrs Bennet sans reprendre une seule fois son souffle.
-En effet, je suis charmée. Félicitations cher frère. Répondit froidement Caroline.
-Mais je vois que vous êtes en excellente compagnie. Mr Darcy. » Salua Mrs Bennet avec dédain.
Pour seule réponse Darcy offrit un signe de tête à Mrs Bennet, ignorant sagement sa bêtise.
« -Il m'est difficile désormais de me déplacer sans ce cher Darcy, puisque nous sommes fiancés. »
Caroline répondit en se tournant vers Darcy pour lui poser une main sur le torse. Son comportement n'en était que plus flagrant, elle cherchait délibérément à atteindre Elizabeth. Darcy recula vivement, presque comme un réflexe, en sentant la main de Caroline. Il ne pu s'empêcher de regarder en direction d'Elizabeth, attendant une réaction de sa part.
Jane également, après avoir tiqué sur le comportement de Caroline, suivit le regard de Mr Darcy et de Caroline et regarda sa sœur réagir vivement, devenant aussi rouge que les cerises présentes sur sa tasse de porcelaine, et lissant ses jupes avec exagération. Elle la regarda se tortiller une dernière fois sur sa chaise avant de la voir redresser la tête, le regard gonflé de fierté. Elle ne perçu pas, ou plutôt ne voulu pas percevoir, le regard intense de Darcy, il la regardait avec admiration et amour. Il se senti fier de pouvoir aimer une femme telle qu'Elizabeth, une femme forte, vive, intelligente et qui ne se laissait jamais impressionner. Elle supportait sans laisser paraître la moindre souffrance et cachait, pour qui ne la connaissait que très peu, très bien son mal être et sa peine. Sa sagesse ne la rendait que plus forte car elle lui permettait de ne pas réagir face aux remarques de Miss Bingley. Dans le temps, Charles s'était levé afin d'escorter sa sœur jusqu'au fauteuil près de la fenêtre laissant l'occasion à Darcy de pouvoir souffler et celui-ci, près de la porte, ne vit plus que sa chère Elizabeth. Jane, qui ne ratait rien des différentes réactions de chacun, choisi de ne pas intervenir, la moindre réaction ou question susciterai l'inquisition de Mrs Bennet.
Cette dernière, n'ayant pas oublié la présence d'un certain Mr Wickham, chercha à glaner quelques informations sur la mystérieuse disparition de celui-ci.
« -Lizzie, il me semble que vous revenez tout droit d'une promenade en charmante compagnie de Mr Wickham !
-En effet mère. » Répondit Elizabeth, résistant au désir d'entrapercevoir une quelconque réaction chez Darcy.
Revenant brusquement à la réalité, ce dernier fut pris d'un sentiment de jalousie extrême à l'évocation de ce nom. Soudain en proie à un doute affreux, il écouta les discussions avec attention afin de savoir où Mrs Bennet cherchait à en venir. Elle sous-entendait clairement un possible rapprochement entre Elizabeth et Wickham. Voir plus. Il du se mordre l'intérieur de la joue et serrer les poings pour ne pas laisser sa jalousie et son ressentiment éclater au grand jour. Il n'eut pas le temps de faire un geste ou un commentaire permettant de confirmer ou d'infirmer ses craintes, que la porte s'ouvrit avec fracas, laissant apparaître Wickham.
« -Oh Mr Wickham ! Vous voilà enfin ! Mais où diable étiez-vous passé ? » S'écria Mrs Bennet.
Utilisant son ton le plus pompeux et présomptueux, Wickham se lança dans une tirade, n'hésitant pas à flatter avec exagération une Mrs Bennet désormais prise de rires nerveux. Remarquant la présence de Darcy, il ne tarda pas à en venir au cœur du sujet et savourant à l'avance sa victoire sur Darcy.
« -Je viens donc de m'entretenir avec Mr Bennet au sujet d'une affaire de la plus haute importance. Il se pencha pour proposer sa main à Elizabeth qui en l'acceptant confirma les pires craintes de Darcy. En effet grâce à l'accord de Mr Bennet, Elizabeth et moi sommes fiancés. »
Elizabeth savait qu'en acceptant la main de Wickham, elle officialisait leur fiançailles. Elle choisit de rester silencieuse et de ne répondre qu'aux félicitations que lorsque celles-ci lui étaient directement adressées. Elle resta sourde aux questions de Jane, ne pouvant se résoudre à lui répondre sans éclater en sanglots. Parler était au dessus de ses forces. Elle resta debout aux cotés d'un homme qu'elle n'aimait pas mais qu'elle était condamnée à épouser. Elle choisit de ne pas écouter les exclamations de Caroline, elle savait qu'elle serait trop facilement atteinte par ses remarques.
« -Mr Wickham ! Je dois avouer que je ne m'attendais pas à une telle nouvelle ! Dit-elle tout haut, avant de rajouter tout bas, ou du moins, mon cher, je ne l'espérais plus... »
Darcy ne bougeait pas. Il était incapable de dire ou faire quoi que ce soit. Il n'avait pu se retenir de fermer les yeux pour cacher sa douleur lorsque Wickham avait annoncé les fiançailles. Il gardait les yeux obstinément fixés sur un point imaginaire, afin de pas croiser le regard d'Elizabeth. Il ne supporterai pas de la voir heureuse au bras d'un autre homme. Il se força tout de même à se concentrer sur la scène qui se déroulait sous ses yeux, se refusant cependant à féliciter les jeunes fiancés ne pouvant feindre de réellement se réjouir alors qu'il perdait encore la femme qu'il aimait. Soudain il lui vint à l'esprit qu'il pourrait ne plus jamais la revoir une fois qu'ils seraient mariés. Aussi il choisit de la contempler une dernière fois afin de ne pas oublier les traits de ce visage qu'il adorait, de ne pas oublier l'éclat dans ces yeux qu'il vénérait. Quitte à souffrir il devait la voir pour la dernière fois, heureuse et épanouie.
Mais ce qu'il vit le glaça. Elle était tout sauf heureuse. Il ne vit aucun sourire, n'entendit aucun rire ou exclamation de joie de la part d'Elizabeth. Pire, elle semblait avoir perdue toute joie de vivre, toute vivacité. Elle avait le visage fermé et ses yeux était emplis de tristesse. Il ne put retenir un rictus de douleur à la vue de la mine effondrée de la jeune femme. Partagé entre la tristesse de la voir ainsi, la douleur de ne pouvoir pas apaiser ses tourments, il choisi de laisser parler sa colère contre Wickham. Georgiana n'a-t-elle donc pas suffit, George Wickham ! Ses pensées courroucées furent interrompue par l'échange entre Caroline et Wickham. S'il était irrité par l'exclamation de cette dernière, il ne rata rien du sourire satisfait de ce dernier ainsi que de la lueur vicieuse dans le regard qu'ils échangèrent. Il en eut le souffle coupé.
Jane était inquiète de voir sa sœur si muette. Elle avait toujours imaginé que le jour des fiançailles de sa sœur serait l'un des plus beau. Au lieu de cela elle ne pouvait que constater la mine renfermée de sa sœur. L'annonce de ses fiançailles avec Mr Wickham l'avait certes surprise mais elle savait que sa sœur ne se marierait jamais sans amour, aussi devait-il y en avoir même si elle en doutait fortement. Elle tentait de savoir ce qui poussait sa sœur à accepter Mr Wickham, mais en vain. Elle dévisagea sa sœur lorsque celle-ci afficha un sourire de circonstance, afin de ne rien laisser paraître. Il lui avait semblé qu'elle était très attachée à Wickham, que s'était-il donc passé pour que sa sœur d'ordinaire si gaie en soit réduite au silence et à si peu de spontanéité ?
Sa mère et ses sœurs ne semblaient pas aller dans son sens et considéraient ces fiançailles comme une bénédiction, en dépit de la morosité d'Elizabeth. Elle se jura de surveiller cela de près, déterminée à ce que sa sœur soit heureuse et ce, par tous les moyens possibles.
Voyant l'air inquiet de Jane, Darcy compris qu'il ne s'était pas trompé à propos d'Elizabeth. Quelque chose n'allait pas. S'il avait eu tord par le passé de considérer trop hâtivement les sentiments d'Elizabeth, il ne referait pas deux fois cette erreur. D'un naturel moqueur et affectueux, il avait pris ses boutades pour de l'inclination, et de la plus brutale des façons il avait du se rendre à l'évidence qu'elle n'avait jamais été réceptive à ses avances. Il ne ferait plus jamais l'erreur de considéré ses souhaits comme acquis et veillerait à ne pas agir sans s'être auparavant assuré qu'il était en droit de le faire. Il avait la confirmation sous les yeux qu'Elizabeth Bennet était une femme difficile à attraper.
Cette fois il n'avait pas mal interprété les sentiments de la jeune femme. À présent qu'il voyait son regard perdu dans le vide et la perplexité clairement affichée de Jane, il ne doutait plus. Elle ne l'aimait pas. Sa jalousie envers Wickham n'avait aucun fondement, il était persuadé qu'elle ne serait jamais heureuse et encore moins amoureuse de cet homme. Soudain prit d'un espoir fou, il réalisa que tout n'était pas perdu. Sans le savoir il prenait la même décision que Jane : rendre Elizabeth heureuse, à n'importe quel prix, par n'importe quel moyen. Il avait fait preuve d'une assurance monstre et d'un orgueil démesuré lors de sa première demande en mariage, il mettrait tout cela de côté pour comprendre. Comprendre pourquoi elle choisissait de s'allier à un tel homme avec cet air si triste et renfermé alors qu'elle semblait lui porter un si grand intérêt auparavant.
D'ailleurs elle ne m'a jamais caché cet « intérêt »...
De peur de perde totalement contenance et de se lancer à ses côtés pour l'enlacer, il n'avait que pour seul et unique désir que de la serrer contre lui, de lui apporter tout le réconfort possible et de la sentir se détendre contre lui. Avec un effort surhumain, il choisi la voix de la raison et salua les Bennet afin de prendre congé. Une fois seul il pourrait mettre de l'ordre dans ses idées. Il devait également trouver une explication au regard qu'il avait surpris entre Caroline et Wickham.
« -Bien je crois qu'il est temps pour nous de nous retirer afin de vous laissez célébrer la nouvelle en famille. Charles souhaitez-vous rester davantage ou faite vous le chemin retour avec Miss Bingley et moi-même ? Commença Darcy.
-Je pense m'être suffisamment imposé pour aujourd'hui. Mais je ne manquerai pas de revenir demain... si cela vous convient bien sûr ? Répondit Charles en se tournant vers sa fiancée qui acquiesçait modestement.
-Nous n'allons pas nous retirer maintenant ! Coupa Caroline. Nous venons juste d'arriver ! Restons davantage voyons Charles. »
L'exclamation de Caroline surprit toute l'assemblée. Elle n'avait jamais daigné s'intéresser aux Bennet et souhaitait à présent rester plus que de coutume. Agacée par le comportement de Caroline, Elizabeth fronça les sourcils. Elle savait que Caroline aimait être au centre de toutes les attentions mais ce comportement la révulsait. Elle peinait à garder son calme. Il était déjà suffisamment difficile de la voir au bras de Darcy lors des bals et des rencontres mais il était insupportable de la voir s'écrier de la sorte qu'elle désirait rester. Qu'elle aille se pavaner ailleurs au bras de Darcy ! Nous n'avons pas besoin de ça ! Rectification Lizzie, TU n'as pas besoin de ça, admet le.. » De plus en plus en colère contre elle-même et prise dans ses pensées contradictoires, elle s'exprima rageusement.
« -Non pas question ! »
Le silence qui suivit son exclamation la fit réaliser qu'elle s'était exprimé à voix haute. Honteuse et épuisée, elle s'excusa déclarant être souffrante. Elle s'éclipsa sans un regard pour âme qui vive, laissant le groupe seul à ses questionnements et une Caroline outrée.
« -Bien je crois qu'il réellement le temps pour nous de nous retirer, nous sommes restés plus que ne l'autorisent les convenances. Darcy, Caroline, allons-y. Déclara Bingley, puis se tournant vers Jane. Je vous revois demain alors...
-Avec plaisir... répondit l'intéressée, soulagée de voir qu'il ne s'était pas formalisé de la réaction de sa sœur et qu'il souhaitait revenir au plus vite.
-Merci pour votre accueil Mrs Bennet, Miss Bennet. » Salua Darcy avant de se tourner vers Wickham qu'il salua d'un infime signe de tête, lui décrochant au passage son plus mauvais regard.
Il regarda Bingley saluer les Bennet avec aisance, promettant une fois de plus de revenir le lendemain, puis Wickham avec toute la courtoisie qui sied à un gentleman. Puis se fût au tour de Caroline. Celle-ci ne pu s'empêcher un regard de dédain à l'égard de Jane et de sa mère mais il en fut tout autre pour Wickham. Elle lui décrocha son plus beau et plus équivoque des sourires, avant de recevoir un baise-main de la part de ce dernier.
Au grand soulagement de Darcy, Bingley lui proposa son bras qu'elle prit sans protester. Ils sortirent tous les trois de Longbourn et Darcy ne tint plus. Il se retourna, cherchant désespérément du regard la présence d'Elizabeth, quelque part, derrière une fenêtre. Sa prière muette fut miraculeusement récompensée lorsqu'il l'aperçut assise à sa fenêtre. Il se demanda s'il s'agissait d'un pur hasard ou si elle avait délibérément choisi de se placer là dans l'espoir de le voir. Il préféra croire ce qu'il savait le plus susceptible de le rendre heureux. Son cœur s'affola davantage et il se senti envahit d'une douce chaleur. S'il était sûr depuis longtemps de ses sentiments pour Miss Bennet, il savait désormais que rien ne pourrait venir altérer cet amour. Aussi espérait-il voir un signe dans cette fugace rencontre. Le signe d'un amour réciproque ?
