Disclaimer : Les personnages des chevaliers du zodiaque ne m'appartiennent pas, mais l'histoire, si !

Couple : Olé... Bah plusieurs, on va pas tout dire, sinon, c'est po rigolo !

Rating : K+.

Kikou !! Ah, ça faisait longtemps !!

Lys : C'est clair :p

Petite note : cette fic est en coécriture avec Phebe83a (qui le pseudo de ma grande soeur de coeur). Vous trouverez son adresse (j'aime ses fics ! Même si y'en a pas bcp de postées pour le moment...) dans mes auteurs favoris. Voili voilou :-)

Bonne lecture !


Chapitre 4

Ludivine se regarda dans le miroir. Ses yeux n'étaient pas trop rouges, c'était déjà ça. Elle aurait pensé le contraire. La veille, elle s'était mise à pleurer, incapable de s'arrêter. La raison était minime, elle avait même parlé à Aurélia tranquillement. Pourtant, une fois enfermée dans sa chambre, les larmes avaient coulé sur ses joues. Elle avait pensé à Mû et, brusquement, elle songea à son appartement, ses études, sa famille. Elle était mal dans sa peau. C'était bête, mais elle était comme ça, trop sensible pour un rien.

Pour ne pas changer, ce matin-là, elle était encore une fois habillée d'un jean et d'un tee-shirt. Contrairement à la veille, elle n'avait pas envie de faire le moindre effort vestimentaire. Elle sortit de sa chambre et marcha dans les longs couloirs afin de voir Milo et de lui parler. Elle devait lui dire que c'était peine perdue, elle aimait quelqu'un d'autre. Ses résolutions s'envolèrent quand elle vit Mû, qui semblait aller voir le pope. Elle l'appela et pressa le pas.

Ludi : Bonjour !

Mû : Bonjour.

Elle le regarda avec surprise. Son ton était neutre, il ne souriait pas et ne s'était pas penché pour l'embrasser. Elle ne comprenait pas.

Ludi : Qu'est-ce qui t'arrive ?

Mû : C'est plutôt à moi de te dire ça.

Ludi : Pourquoi ?

Mû : Tu as les yeux rouges. Ça ne t'a pas plu ?

Ludi : De quoi tu parles ?!

Mû : Hier, avec Milo. Je vous ai vu.

La blonde sentit son cœur battre et la rougeur apparaître sur ses joues. Son regard s'était fait dur, comme un reproche. Elle ne savait pas quoi dire, elle n'avait pas d'excuses à faire ni de raison à donner.

Ludi : Je…

Mû : Va le voir. Il doit te manquer.

Ludi : Qu'est-ce qui te fais dire ça ?!

Mû : Pourquoi l'as-tu embrassé ?! Il est mieux que moi ?! Il embrassait mieux, sans doute.

Ludi : Ça n'a rien à voir ! Et puis, c'est lui qui m'a embrassé, pas le contraire !

Mû : Tu étais consentante !

Ludi : J'étais obligée ! Il me serrait, ça faisait mal !

Mû : C'est cela, oui.

Le Bélier, en colère, partit. Les larmes aux yeux, elle le regarda s'en aller.

Ludi : Pourquoi tu me crois pas ?!

Il ne répondit pas. Elle serra les poings, luttant contre l'envie de le rattraper. Elle se dit que s'il l'aimait vraiment, il reviendrait la voir. Elle n'y était pour rien, c'était Milo qui avait commencé. Elle éprouva de la colère contre lui. Elle se sentit idiote, toute seule dans ce couloir vide.

OoO

Il faisait chaud, aujourd'hui, trop et l'air était chargé d'électricité avant l'orage.

Dohko trouva que c'était très calme,. Il se demanda où étaient passées les filles. Il passa devant la chambre de la brune, la porte était ouverte pour faire un petit courant d'air. Il sonda rapidement ses pensées. Il vit des grandes forêts de châtaignés, de l'herbe épaisse avec une petite brise, le bruit de sabots de chevaux. Il entra, se demandant ce qu'elle faisait.

Elle lisait un gros bouquin, totalement immergée dedans. Il s'assit sur un fauteuil, gardant son esprit connecté à la jeune femme. Sion suivit un peu plus tard, profitant du lecteur public. La pièce s'encombrait de chevaliers se trouvant une petite place. Les paysages défilaient et deux jeunes gens descendaient à cheval une longue route vers Montpellier. Ludivine fit son apparition, la lectrice relâcha son attention en lui faisant un place sur son lit. Sion se déplaça et prit la main de la blonde qui se demandait ce qu'ils faisaient tous. Elle rit en pensant que son amie avait une imagination immense. Après des heures de lecture, qui avait vu tout le Sanctuaire s'installer dans la pièce, elle ferma les yeux et son livre. Un dessin fait de lignes bizarre passa à l'auditoire et elle atterrit dans la réalité.

Ludivine : C'était quoi ?

Aurélia : Les autoroutes.

Ludivine : Les quoi ?

Aurélia : Un petit bout de carte routière.

L'attroupement se dispersait, les laissant seules. Elle partit, calme en apparence, directement dans la pièce où Sion et Mû s'étaient installés.

L'ancien bélier, au regard très noir, se dit qu'il valait mieux filer. Elle avait peu de chance de le tuer et il épargnait ses tympans à lui.

Aurélia : Je peux savoir se qui te prends ?

Mû : Rien.

Aurélia : Vraiment ? Alors moi, j'ai des choses à te dire. Je permettrai pas à un gugusse en armure de faire pleurer ma p'tite sœur ! C'est clair ?! Et si t'es débile au point de faire la gueule, c'est qu'elle est trop bien pour toi !

Mû : Elle a embrassé Milo !

Aurélia : Il l'a embrassée de force, mais une pauvre jeune fille face à un chevalier, bien sûr, elle pouvait facilement se libérer ! Une petite tape et il était par terre ! Bravo, t'as trouvé ça tout seul.

Mû : Heu, je crois que j'ai pas réfléchi.

Aurélia : Tu crois ?

Mû : Oui.

Aurélia : T'es encore là ! File, elle est dans sa chambre. (En pensée) : Il est où, l'autre intelligent ?

Aldébaran, dans le couloir pouffa de rire devant la brune. Elle qui avait un si joli filet de voix, il ne pensait pas qu'elle se mette en colère..

Aldébaran : Milo, il est dans le salon.

Il sourit en voyant le salon se vider au fur et à mesure qu'elle avançait. Elle entra dans la pièce pendant que Shaka s'esquivait. Milo se leva pour partir aussi.

Aurélia : ASSIT !

Il se demanda comment elle pouvait rugir si fort. Il se rassit, espérant en sortir en vie. Qu'avait-il fait pour qu'elle se mette en colère ?

Aurélia : Si tu t'approches de Ludi, je te le ferais regretter.

Milo : Mais je l'aime, j'ai besoin d'elle !

Aurélia : Comme quand tu regardes toutes les femmes.

Milo : C'est pas vrai !

Aurélia : Tu confonds le besoin et l'envie. Suffit de fermer les yeux, de les imaginer nues et c'est parti.

Milo : C'est pas vrai !

Aurélia : On dirait un gamin qui fait un caprice.

Milo : Puis d'abord, qui te permet de dire ça ? Puis, t'es plus jeune.

Aurélia : Un, je suis ton aînée, et deux, j'ai l'impression de parler à mon frangin. Les hommes comme ça, ça s'épingle dans les trous de l'emploi du temps. Ça s'appelle un amant.

Milo : Tu sais pas ce que c'est, un amant.

Aurélia : Non, c'est que du jetable, comme les fast-food à consommer tout de suite. On débarrasse et on jette.

Milo : Et si je l'aime vraiment ?

Aurélia : C'est à elle de choisir, pas à toi de t'imposer.

Milo : T'es chiante.

Aurélia : C'est mon charme.

Mû se dirigeait vers la chambre de la blonde. Il ne savait pas trop quoi dire. Il avait eu tort de lui faire cette scène. Il avait tendance à oublier qu'ils avaient une force hors du commun et que, si lui l'avait voulu, il aurait pu la forcer aussi. Il n'avait pas pensé à ça, sur le coup. Il s'en voulait, il l'avait fais pleurer.

Devant la porte de sa chambre, il se sentit ridicule. Il n'osait pas frapper, même s'il savait qu'elle était derrière. Il prit son courage à deux mains et tapa. Il attendit une réponse qui mit du temps à venir. Il entra dans la pièce. Assise devant son ordinateur, elle tapait sur le clavier plat. Il s'approcha, elle se tourna. Quand elle le vit, elle vira les yeux vers son écran et tapa encore plus vite sur les touches noires. Mû soupira.

Mû : Pardon.

Ludi : M'en fous.

Mû : Écoute…

Ludi : J'écoute rien. Va-t-en.

Mû : J'étais énervé…

Ludi : Moi aussi. Va-t-en.

Mû : La jalousie, tu connais ?

Ludi : Un peu.

Mû posa la main près du clavier et se pencha vers Ludivine qui luttait pour garder les yeux rivés sur son écran où avançaient des lignes de lettres.

Mû : Je pensais que tu en avais déjà marre de moi.

Ludi : Si ça avait été le cas, je te l'aurais dis.

Mû : Milo a eu plus de conquête et, en général, quand il a posé les yeux sur une fille, il l'a à coup sûr.

Ludi : Et tu penses que je me serais laissée séduire ?

La blonde détourna son regard pour le regarder, lui. Ils ne se quittèrent pas des yeux, se défiant presque. Ils se sourirent.

Mû : Pourquoi pas ?

Ludi : Je t'interdis de penser ça !

Le Bélier rapprocha son visage et l'embrassa. Ludi entoura son cou de ses bras. Ce n'était pas la même chose qu'avec Milo. C'était tellement différent, aucune comparaison possible. Il ne la serrait pas, elle pouvait se retirer. C'est à cause de cette liberté qu'elle allait toujours vers lui, parce qu'il la laissait libre de ses mouvements. Elle sentait que Milo n'était pas comme ça. Quand il voulait quelque chose, il l'avait. Mû ne l'ignorait pas et songea à se méfier de lui.

Ils restèrent longtemps enlacés, goûtant tendrement le plaisir d'être ensemble, s'embrasant et échangeant de légères caresses.

Mu : Si on partait ?

Ludi : Partir ?

Mu : Si on partait ensemble, où tu veux.

Ludi se sentit embarrassée, se demandant ce qu'il voulait dire par là.

Mû : Un moment tout seul. Tu rêves bien d'aller dans un endroit ?

Ludi : Je ne sais pas trop, j'ai jamais voyagé. Mais j'aimerais bien.

Mû : Un pays t'attire ?

Ludi : La Grèce mais nous y sommes. L'Italie.

Mû : Va pour l'Italie.

Ludi : Quelle ville ? Très heureuse Ho ! Une romantique.

Mû : Venise, Rome, Naples, Florence, Capri ?

Ludi : Oui Capri ! C'est romantique.

Mû : Alors madame, nous partons instamment.

La blonde se jeta à son cou pour lui donner un fougueux baiser et rouvrit les yeux sur une pinède dominant la mer. Il y avait un peu plus loin un chemin menant au vestige plus haut dans l'île. Main dans la main ils entamèrent la promenade. Mû pensait lui faire plaisir car il était son premier petit ami et ne voulait pas brûler les étapes. C'était déjà beaucoup qu'elle est dit « oui » et lui ait pardonné. L'amour courtois lui convenait à merveille et sa bien aimée rayonnait de joie, d'amour. Que demander plus ?

Les temps passaient vite et les avisa. Le dernier ferry était partis lorsqu'ils sortirent de sous pins. Ils entamèrent le descente vers la ville lorsque l'atlante vit une jolie maison, ou plus tôt un charmant hôtel. Il passa son bras au tour de la taille de Ludivine, l'entraînant dans la battisse. Ludi rougit un peu en entendant Mû demander une chambre. L'hôtelière sourit et tendit une clé. Il la précéda dans l'escalier, ouvrit la porte et souleva la blonde dans ses bras. Il venait de la poser sur l'édredon quand il s'aperçut qu'elle était écrevisse. Il se traita mentalement d'idiot.

Mu : Désolé. Tu veux deux chambres ou deux lits ?

Ludivine : Non, c'est que…

Mu : Excuse-moi je... J'avais pas pensé que tu...

Ludi : Que je ?

Mu : Je voulais pas te forcer à aller plus loin.

Ludi : J'imagine. Tu sais, j'ai jamais partagé mon lit...

Mu : Promis je serais sage. J'ai droit à un bisou ?

Ludi : Oui.

Mu : Je t'aime Ludi.

Ludi : Moi aussi.

La blonde se détourna quelques instants, hottant son tee-shirt. S'en suivit de ses chaussures, et son pantalon. Mû lui sourit, se débarrassant à son tour de ses vêtements. La jeune fille se força à ne pas trop regarder le corps musclé qui s'offrait à ses yeux. Et elle se glissa entre les draps froids qui la firent frissonner. Le chevalier la suivit, plutôt gêné par la situation. Il fit le tour et s'installa de l'autre côté. Ludivine se rapprocha de lui, les joues rouges, dû à sa gêne qu'elle n'arrivait pas à cacher. Il lui sourit et la prit dans contre lui. Elle se laissa aller et se blottit contre lui, respirant son odeur virile, une odeur qu'elle aimait. Elle sentit avec plaisir ses mains dans son dos. Elles caressaient sa peau en un geste qui se voulait doux et câlin.

Ravie, elle enfouit son visage dans les cheveux lavande. Avec la jeune fille contre lui, il se sentait bien, serein. C'était si simple avec elle, il avait l'impression de l'attendre depuis toujours. Aucune complication ne les troublait, ils se comprenaient comme s'ils se connaissaient déjà. Il déposa une foule de petit baisers sur son visage, la serrant un peu plus contre lui. Elle se laisser embrasser, savourant ce moment qu'elle n'avait jamais connu jusqu'à lors, se disant qu'avec lui, elle irait au bout du monde, de ses rêves et de l'amour. Il n'en pensait pas moins. Il se disait que c'était presque trop beau, trop parfait. Ludivine se sentait fatiguée, ses paupières étaient lourdes.

Un rayon de lumière fit bouger la jeune fille, pas encore prête à renoncer au sommeil. Pourtant, le jour avait presque fini de la réveiller, elle tendit la main à côté d'elle, surprise de rencontrer le vide.

Mu : Bonjour, ma divine !

Ludi : Bonjour, mon chevalier !!

Il sourit en posant le petit-déjeuner sur le lit. Ludi le regarda un instant, se demandant s'il lissait ses pensées.

Ludi : Tu lis dans mes pensées ?

Mu : Non, sauf si tu le veux. Je ne le ferai jamais.

Elle se demanda si c'était un avantage ou non, elle qui s'était réveillée en imaginant faire l'amour avec lui. Elle se voyait mal lui en parler, surtout que c'était pour elle qu'il patientait.

OoO

Pendant cet après midi, Camus avait retourné plusieurs fois l'idée un peu dérangeante des fisc qu'il avait trouvé. Il hésitait toujours à les lire. Pourtant, Aurélia et Ludivine avaient déjà dû le faire. Après de longs instants de réflexion, il se demanda comment la brune percevait ces textes. Il sourit en l'imaginant lire. Elle avait une façon de lire si spéciale. Il se décida à prendre les feuillets, espérant qu'elle veuille bien en faire la lecture. Elle était toujours dans sa chambre, s'abritant de la chaleur.

Aurélia : Oui ? Entre.

Camus : Je te dérange pas ?

Aurélia : Non.

Elle avisa le paquet de feuille, rit intérieurement sur le titre d'une page, une qu'elle avait écrite.

Camus : Tu voudrais bien ?

Aurélia : Tu es sûr ?

Camus : Oui.

Aurélia : Je commence par ce que je veux ?

Camus : Oui, enfin c'est toi qui lis.

Aurélia : Installe toi, c'est ce que tu veux non ? Tu sais lire.

Camus : Oui.

Il s'installa près de la brune. Les image affluaient, une histoire avec un vrai scénario. Il se surprit à se voir a travers ses yeux. Il appréhenda la première scène d'amour, préférant regarder ailleurs. Pourtant, elle avait la délicatesse de ne pas lui adresser un regard. Il se surprit à sentir des mains, celles de Milo, le caresser.

Ils avaient lu comme ça plusieurs fisc. Il commençait à mieux saisir la chose et son intérêt.

Pour une fois, il se demanda s'il pouvait avoir la même, juste pour un moment. Sans un mot, il lui prit la main, l'attirant contre lui et même sous lui. Il imagina un joli jardin avec un kiosque des bosquets. Il imagina la brune dans une grande robe printanière, le doux froufrou des jupons. Se faufilant derrière elle pour l'embrasser amoureusement, il l'amena dans le petit abri, la portant dans ses bras. Il la passa sur un grand lit moelleux, couvrant ses doigts et son bras de baisers.

Il la couvrit de baisers, faisant petit à petit glissé le haut de sa robe. Il faisait nuit et seul quelques rayons argentés permettaient de distinguer les formes. Avec un temps et un amour infini, il entreprit d'ôter doucement les vêtements. Se séparant que quelques instants pour se dévêtir. Il caressa doucement le corps féminin, évitant soigneusement tout geste trop osé. Enfin, n'y tenant plus, il se coula entre les cuisses offertes, profitant pour l'embrasser tendrement en l'honorant.

Il revint brutalement à la réalité, allongé sur elle, gêné de sentir une protubérance de son anatomie contre elle.

Il s'aperçut que son rêve l'avait emmené un peu loin et il gagna rapidement les toilettes. Elle attendit d'être seule pour pousser un soupir déçu. Bien sûr, c'était tendre mais ça manquait un peu de fougue. Elle se dit que dans la réalité, soit elle se serait ennuyée, soit elle l'aurait violé. Elle n'était pas un ange et pas une vraie jeune fille, elle. Alors, dans le noir, bof. Et puis, c'était trop sage.

Le verseau l'avait quittée depuis des heures lorsqu'elle passa dans le salon. Pascal, qui avait reprit le travail, venait d'arriver et lisait son magazine. Il embrassa sa fiancée.

Aurélia : Alors il dise quoi de méchant, cette fois ?

Pascal : Qu'une femme cédera pas la télécommande pendant sa série. C'est vrai ?

Aurélia : Une en particulier ?

Pascal : Sexe on the city, dont t'es la femme idéale.

Aurélia : J'ai pas besoin de te la réclamer, tu dors a cet heure.

Pascal : Tu te lèves et tu fais le tour du lit pour la prendre ?

Aurélia : Pourquoi faire ? je m'installe contre toi, tu me prends dans tes bras et comme elle est dans ta mains je la prends ?

Pascal : Faignasse.

Aurélia : Oui, mon cœur.

Ceux dans la pièce sourient. S'il y avait bien un couple amusant, c'était eux. Tout était prétexte a rire.

OoO

Ce soir-là, le Verseau qui voulait connaître au mieux son aimée, alluma sa télé pour regarder la série. Il se demanda comment des filles pouvait être aussi libres. Si elle parlait toutes aussi librement de leurs vie intime. C'était choquant d'entendre la blonde croqueuse d'homme raconter tout les détails à ses copines. Après deux épisodes aussi troublants qu'instructifs, il se dit que sa dulcinée ressemblait un peu à Carrie, entre question pertinente et vitriole. Pourtant, elle n'était ni trentenaire ni célibataire.

Dans le palais, au milieu de la nuit ,Dohko passa dire bonsoir à Sion, toujours dans son bureau, lorsque un grand fracas le fit sursauter.

Dohko : C'était quoi ?

Sion : Rien. Miss vampirette qui est dans la cuisine.

Dohko : Quoi ?

Sion : Elle se couche tôt le matin, un vrai oiseau de nuit.

Dohko : Elle risque rien.

Sion : Non. Bonne nuit

OoO

Le peu de temps qu'elle avait passé à Capri n'avait été que du bonheur. Ce genre de moment, elle ne s'était permise que d'en rêver. Elle vivait un rêve bien trop réel pour être le fruit de son imagination.

Main dans la main, Mû et Ludivine marchait dans les rues. Ils avaient conscience qu'il faudrait bientôt retourner au Sanctuaire, mais ils voulaient retarder ce moment le plus possible. Leur retour voulait dire qu'ils ne seraient plus autant ensemble, mais aussi, surtout pour Mû, quand Milo serait dans les parages. C'était ce qu'il craignait le plus. Le grec était connu pour son charme auprès des femmes, le tibétain se demandait s'il pourrait y faire face si la française venait à y succomber. Il avait confiance en elle, mais moins en lui.

Le chevalier porta son regard sur elle. Regardant distraitement autour d'elle, elle finissait sa glace qu'elle avait mangé en un temps record. Il fut troublé par une voix qui résonna dans son esprit? Il ronchonna intérieurement.

Mû : On doit rentrer.

Ludi : Ah ?

Mû : Sion se demande où nous sommes, il veut qu'on rentre.

Ludi : Rentrons, alors.

Ils quittèrent la ville Italienne et arrivèrent en Grèce. Quand la blonde rouvrit les yeux, elle se trouvait dans sa chambre ou rien n'avait bougé. Il serra la blonde contre lui et l'embrassa avant de partir retrouver le Grand Pope. À regret, il sortit de la chambre. Il ne doutait du beau savon qu'il allait prendre par Sion, quand il serait en face de lui.

Sion : Bonjour. Où est Ludivine ?

Mû : Dans sa chambre.

Sion : Ah. Tu pourrais prévenir quand tu pars avec elle ! Je te rappelle qu'elle n'a pas de cosmos pour la localiser !

Mû : Oui, désolé.

Sion : Et puis, Aurélia a dû se faire du soucis.

Mû : Je crois qu'elle savait.

Sion : Tu lui as dit ?

Mû : Non, pas vraiment, mais je suppose.

Sion : Enfin, si tout va bien…

La blonde frappa chez son amie.

Aurélia : C'est ouvert !

Ludi : Bonjour ! Je te dérange ?

Aurélia : Non, je me prépare pour sortir.

Ludi : Sortir ? Avec Camus ?

Aurélia : Pourquoi ?

Ludi : T'es super bien habillé et maquillé, t'as un rendez vous !

Aurélia : Non, je vais faire des courses. Tu viens ?

Ludi : Je prends mon sac.

La brune se dirigea vers le salon pour attendre son amie.

Pascal : Tenue de combat et peinture de guerre, chérie.

Aurélia : Oui, Darling.

Pascal : Camus, tu l'accompagnes ?

Camus : Oui.

Pascal : Fait pas cette tête, tu fais un 1,80 m ?

Camus : Environ.

Aurélia : Ludi vient aussi.

Pascal : Soit pas déçu, vous n'auriez rien fait de plus à deux, elle aime sa voiture.

Camus : Je ne suis pas certain de comprendre.

Pascal : Mon cœur, dans ta voiture, ça te dit quoi ?

Aurélia : Moui, rien. (En pensée) C'est trop petit, on se cogne souvent. J'ai dû zapper un truc, je trouve pas le côté érotique de s'assommer dans le carton de porte. Et puis ça risque de tacher les sièges.

Camus : Tout ça !

Pascal : C'est pas une conquête facile, bonne chance. Et oui, être aimé, c'est pas suffisant.

Ludi : J'ai raté quelque chose ?

Aurélia : Non, rien. On y va.

Milo : Je viens aussi !

Ludivine (en pensée) : Pauvre de moi… Pourvu qu'il soit sage.

En arrivant a la zone commerciale, les deux filles sans se concerter avaient foncé à travers la foule vers la librairie, laissant les deux hommes derrière elles.

Milo : Je rêve où elle nous sommes perdus ? Les filles, c'est pas possible.

Camus : Je les voie plus !

La brune regarda autour d'elle, se demandant ou étaie,t partis les deux chevaliers et retourna sur ses pas. Ils n'avaient pas bougé, attendant qu'elles reviennent. Elle récupéra les deux égarés, retourna au rayon manga où Ludivine cherchait de la lecture, et commença sa propre quête de plaisirs dessinés. Après une bonne heure, ils passèrent à la caisse, pour continuer par un magasin de vêtements. L'intérieur rassemblait un style à la fois coloré et vif avec un grand rayon de noir. Les deux amies se dirigèrent vers le rayon sombre sans aucune hésitation.

Elle consultait les cintres, posant sur leur bras leur première sélection de fringues. Milo, qui aimerait la voir avec plus de couleurs, se rapprocha d'elle sans qu'elle ne le voie. Il examina, le choix de la blonde, pantalon et tops noir, et poussa un soupir avant de se dirigeai vers les côtés de couleur. Il jeta un rapide coup d'oeil aux vêtement, vit une robe dans les tons bleus et pensa qu'elle irait bien avec les yeux azur de la blonde.

Camus, lui, examinait les hauts devant lui avant de trouver un jolie top rose brodé. Les deux garçons, bien décidés à colorer un peu ces demoiselles trop sombres à leur goût, filèrent les retrouver, chacun de leur côté. Le Verseau sourit en les regardant, leur adepte du noir, l'une pour passé inaperçu, l'autre pour attirer le regard et dire sa différance. Milo posa sa main sur l'épaule de la blonde qui sursauta. Il lui tendit l'article, lui désignant une cabine d'essayage.

Ludi : Hein ?

Milo : Mets ça, ça t'ira mieux que le noir.

La française regarda la robe, pensa que Mû serait content de la voir là-dedans et prit le vêtement pour l'essayer. Le Verseau s'approcha de la brune lui tendant le vêtement. Elle regarda, médusée, l'article.

Aurélia : C'est rose.

Camus : Oui.

Aurélia : C'est très rose.

Camus : Justement, ça va te changer du noir. Essaye, au moins !

Pas très sûre, Aurélia rentra pourtant dans une cabine d'essayage pour enfiler le vêtement. Elle jeta un oeil au miroir en se disant qu'elle porterait jamais un truc pareil, même pas en rêve. Elle détestait le rose plus que tout.

Aurélia : Ça va pas du tout.

Camus : Je suis sûr que tu le portes très bien.

Aurélia : Non.

Camus : Un petit effort !

Aurélia : Non, je déteste le rose !

Ludi : Pourquoi vous vous disputez ?

Elle venait de sortir de sa cabine.

Aurélia : Il me prend pour Saori, il veut me faire porter ça.

Ludi : Ouais, pas terrible. Je préfère le bleu ! Mais pas terrible, cette robe.

La blonde se regarda, ne se trouvant pas très à l'aise dans cette robe qu'elle trouvait trop courte, même si elle lui descendait jusqu'aux genoux.

Aurélia : Elle est un peu longue ou un peu courte ?

Les deux fille se regardèrent et rirent ensemble des idées bizarres de leur compagnons. Milo ne comprit pas pourquoi elles rigolaient. Lui trouvait que cette robe lui allait comme un gant, beaucoup mieux que ses éternels pantalons et tee-shirts noirs. Camus se demanda ce qu'avait le rose pour faire l'unanimité chez les filles. Il croisa le regard de la brune qui avait vu un haut corseté noir et mauve, et se dit que, finalement, c'était pas si mal.

Ludi retourna dans sa cabine, se changea et retourna dans les rayons pour se trouver des vêtements qui lui iraient. Milo l'intercepta en lui prenant le bras.

Milo : Je te la paie.

Ludi : Hors de question.

Milo : Tu es jolie dedans !

Ludi : J'ai dis non !

Milo, têtu, récupéra la robe, pendant que Camus examinait ce qu'avait choisi son amie, une robe noire, une chemisier en tulle transparent brodé d'argent et le haut avec du mauve.

Camus : Il serait bien sur un jupon.

Aurélia : Avec un tailleur pantalon noir, plutôt.

Il pensa que, rien à faire, elle ferait ce qu'elle voudrait. Ludi regarda dans les rayons et des étoiles apparurent dans ses yeux. Il n'avait qu'une manche longue, l'autre consistait à une simple bretelle. Des paillettes le décorait, semblant dessiner les reflets de la lune sur la mer, la nuit. Elle décida de l'acheter.

Finalement, les filles avaient ce qu'elles voulaient. Milo était parti acheter sa robe et le verseau se demanda si elle porteraient un jour des couleurs.

Ils sortirent du magasin, les filles contentes de leurs emplettes. Ludi se demanda si elle devait ou non accepter la robe de Milo. Elle n'avait pas oublier le baiser forcé qu'ils avaient échangés.

Milo : Les filles, vous avez fini ?

Ludivine : Moi oui et toi ?

Aurélia : Encore un magasin et c'est bon.

Milo : De quoi, musique ? Fringues ? Livres ?

Aurélia : De voiture.

Camus sourit à cette pensée. Bien sûr, sa voiture. Il se demanda ce qu'elle voulait. Enfin, il verrait bien. Ils arrivèrent bientôt dans le magasin. Milo voulut se rapprocher de la blonde pour lui parler, voire de s'excuser. Mais celle-ci prit le bras d'Aurélia pour ne pas se retrouver seule avec lui.

Ludi : Tu sais ce que tu veux ?

Aurélia : Oui.

Ils traversèrent le magasin d'un pas rapide, se rendant directement au rayon qui l'intéressait.

Aurélia : Super, ils les ont !

Ludi : Tu veux quoi ?

Aurélia : Les boites là, je vais chercher un vendeur.

Milo : J'y vais.

Quelque seconde après…

Milo : C'est quoi, ce commerce? Ils partent tous, y a personne pour servir.

Aurélia : Laisse, t'a pas le bon argument.

Ils la regardèrent examiner les lieux, cherchant un employer, puis elle partie en trottinant sur ses talons avec un grand sourire

Aurélia : S'il vous plait vous pouvez m'aidez ?

À la plus grande surprise du grec, le vendeur répondit avec joie à la fille qui lui offrit son plus beau sourire.

Aurélia : Je voudrais un manomètre.

Vendeur (charmeur, en la précédant) : Bien sûr.

Aurélia : Plus tôt de l'autre coté. (En pensée) L'est nul, y en pas de l'autre côté.

Vendeur : Voilà. Lequel ?

Aurélia : L'eau, l'huile, la batterie.

Vendeur : C'est pas les mêmes. Voici.

Aurélia : Merci.

La blonde faillit mourir de rire. Elle savait bien que son amie trouvait pratique d'utiliser son sourire.

Milo (à Ludi) : Elle a fait comment ?

Aurélia : Comme à la pêche, tu appâtes, tu ferres et tu remontes la ligne.

Milo : C'est amusant, le regard complètement perdu que tu lui a jeté. T'avais presque l'air idiote.

Aurélia : Très nunuche ? Oui, c'est mon fond de commerce. Comme à la pêche, tu appâtes, tu ferres et tu remontes la ligne.

Milo : Et c'est moi, le don juan !

Aurélia : J'en profite, mais je couche pas avec.

Ludi : Heureusement.

Ils sortirent du magasin, puis du centre commercial. Une fois dehors, ils marchèrent vers le parking. Une personne retint l'attention d'Aurélia.

Aurélia (en pensée) : Pas lui pitié…

Elle regarda Camus.

Aurélia : Camus embrasse moi !

Camus : Quoi ?

Aurélia : Tout de suite.

Homme : Bonjour, Aurélia.

Aurélia : Bonjour (en pensée) Et merde…

L'assistance se demanda qui était cette sorte d'Apollon en survêt et la quarantaine, un grand sourire.

Homme : Comment vas-tu ? Toujours aussi sportive ?

Aurélia : Oui et vous ? Vous avez égaré votre vélo ?

Homme : Non je suis pressé.

Aurélia : Oui, c'est plus rapide un moteur. (En pensée) Toujours pas assez pressé pour dégager.

Homme : Un peu, mais c'est moins près de la nature.

Aurélia : Un disciple de Rousseau ? Ah, le retour à la nature, le mythe du bon sauvage.

Homme : C'est si parfait, le plaisir de courir !

Aurélia : C'est tout à votre honneur. (En pensée) Il est irremplaçable, donne envie de marcher a quatre patte pour se mettre au niveau.

Homme : Une performance à faire, la joie de d'accomplir un record…

Aurélia : Oui, ma voiture va de 0 à 100km/h en moins de 10 secondes et vous ?

Homme : Oui, je cours moins vite.

Aurélia : C'est vrai que ça vous réussit bien. Au fait, 50 ans, cette année ?

Homme : Oui, déjà.

Aurélia : Vous courrez toujours autant ?

Homme : Non, plus pour garder la forme. J'ai retrouvé celle de mes 20 ans.

Aurélia : Oui, il faut rattraper le temps, une couse contre la montre.

Homme : La joie d'une saine fatigue, ne plus penser à rien…

Aurélia : Oui enfin c'est plus facile pour certain. (En pensée) : Une bête à braire.

Homme : Et ton fiancé ?

Aurélia : Autorisé à transpirer qu'avec moi. Je voudrais pas qu'il se blesse ou se crame les neurones avec des efforts inconsidérés.

Homme : Et vous faites quoi comme activité ?

Aurélia : De l'endurance. (En pensée) Ce que vous devriez faire en chambre et pas en extérieur.

Homme : Excellant choix, c'est bon pour le cœur !

Aurélia : C'est important les sportifs, dans une société. (En pensée) Quelle horreur, un vrai repoussoir, Je suis même plu sûre d'être hétéro. Berk, le pire des hommes, ressemble a un canard à basket.

Ludi : Un Canard à Basket ?

Homme : Un quoi ?

Aurélia : Oui, pour le gâteau d'anniversaire de ma nièce. C'est original.

Homme : Oui, les associer aux valeurs sportives dés le plus jeune âge.

Ludi : Oui, tout à fait.

Homme : Je suis désolé, je suis en retard !

Aurélia : Oui, oui courrez y vite, au plaisir.

Aurélia (à Ludi) : Qu'est ce qui t'as prie ?

Ludi : Moi ? Rien.

Aurélia : Et c'est mon image, le canard à basket !

Ludi : Très bonne image, j'l'imagine bien.

Milo : Moi aussi.

Ludi : Vous lisez dans les pensées, pas vrai ?

Camus : Par accident.

Ludi : Mais bien sûr !!

Milo : M'en fiche, elles m'intéressent !

Ludi : T'as pas intérêt à lire les miennes !!

Camus : Désolé. Tu n'es pas fâchée ?

Ludi : Je le serais un peu, à sa place.

Aurélia : C'est juste gênant.

Milo : C'est ta faute, t'es un marrante, mais tu le penses sans le dire.

Ludi : Pas une raison.

Milo : T'es toujours hétéro ou pas ?

Aurélia : Milo !!!!

Ludi : C'est personnel !

Camus : On rentre ?

Ludi : Oui !

OoO

Dans le sanctuaire, Mû se demandait où était passée sa dulcinée et l'absence du Scorpion l'inquiétait autant pour Ludi que pour lui, Milo ayant déjà prouvé qu'il pouvait user de sa force pour obtenir ce qu'il désirait.

Il décida d'aller voir une fois de plus dans sa chambre, des fois qu'elle serait partie se promener avec Aurélia, qui avait mystérieusement disparu aussi. Quelle ne fut pas sa surprise quand il vit la brune sortir de la chambre de la blonde avec Camus et, quelques secondes plus tard, avec Milo.

Il regarda un instant les arrivants encombrés de sacs. Le verseau accompagnait la brune vers sa chambre à elle. Il poussa un soupir de soulagement en pensant qu'elle n'était pas restée seule avec son rivale. Milo passa à côté de lui. Ils s'échangèrent un regard plein de défit. Sans un mot, Mû rentra dans la chambre où il trouva la blonde ranger ses livres et son tee-shirt. Il sourit.

Mû : C'était bien ?

Ludi : Oui, j'ai fais le plein de livres.

Mû : Tu veux bien que je t'accompagne, la prochaine fois ?

Ludi : Oui. T'es jaloux ?

Mû : Milo était avec vous.

Ludi : Il a insisté pour venir. T'inquiète pas, il ne s'est rien passé.

Mû : Vous êtes allés où ?

Ludi : Dans un magasin de livres, de voiture et de vêtements.

Mû : De vêtements ?!

Ludi : Oui… Il m'a acheté une robe.

Une pointe de jalousie se planta dans le cœur du Bélier.

Mû : Il t'a offert une robe.

Ludi : Oui mais j'en veux pas.

Mû : C'est pour me faire plaisir ?

Ludi : Oui, et puis elle est moche.

Mû : Et moi je peux t'en acheter une, tu la mettrais ?

Ludi : Ça dépend.

Mû : De quoi ?

Ludi : La couleur et la coupe. Un truc simple et de préférence bleu ou noir.

Mû : Pas noir !

Ludi : Pas rose. J'aime pas le rose.

Mû : Tu es trop sombre comme fille !

Ludi : C'est comme ça, on peut pas me changer.

Mu : Camus avait l'air déçu. Il s'est passé quelque chose ?

Ludi : Il a voulu faire porter du rose à Aurélia. Il s'est fait rembarrer.

Mû : Oui, il a raté son coup.

Ludi : Puis, il a lu ses pensées, alors il doit avoir des chose à lui dire.

Mu : Au moins des excuses.

Ludi : Ce serait pareil si on lisait les miennes.

Mû : Tu insinues quoi ?

Ludi : Moi ? Mais rien.

Mû : Je ne lis pas tes pensées !

Ludi : Pensais pas particulièrement à toi, plutôt à Milo.

Mû : Arrête de penser à lui !

Ludi : Jaloux !!

Mû : Te moque pas !

Ludi : Si si, c'est mignon !

Mu : …

Ludi : Mignon et j'ai envie d'un bisou !

Mu : Un seul.

Ludi : Non, d'une infinité de bisous !

Mû : Si tu es sage.

Ludi : Je suis toujours sage !

Mû : Ça, ça m'étonnerait !

Ludi : Ouh, le jaloux !

Elle lui sauta au cou et posa ses lèvres sur les siennes. Le jeune homme l'enserra de ses bras en approfondissant le baiser. Soudain, une eau glacée leur tomba sur eux. Ludi poussa un petit cri et se décolla du jeune homme. Celui-ci, furieux, leva la tête. Un seau d'eau lévitait au-dessus d'eux. Sur le fond, il était collé une feuille sur laquelle était écris : « Pas touche ! ». Il reconnu l'écriture de Milo.

Ludi (trempée) : Qui est l'imbécile qui a fait ça ?

Mû : C'est Milo.

Le bélier se leva d'un bon et arriva devant la porte qu'il ouvrit à la volé. Devant lui, son disciple et le Scorpion riaient du mauvais tour qu'ils venaient de faire. Il repoussa l'envie de lancer son attaque sur Milo. Le Scorpion le regarda, toujours avec le même défit dans les prunelles.

Mû : Ça t'amuse, ce genre farce ?

Milo : Oui, surtout quand c'est à toi que je la fais.

Mû : Ludi aussi est trempée !

Milo : Ah, j'avais pas prévu ça. Tu lui diras que je suis désolé.

Mû : Laisse-nous tranquille, tu veux ?

Milo : Non, je ne veux pas. Au cas où tu ne le saurais pas, je suis aussi amoureux. Je n'ai pas l'intention de lâcher le morceau.

Kiki se sentit de trop dans la pièce, avec ces deux hommes dont les yeux lançaient des éclairs. Il n'avait presque jamais vu son maître dans cet état. En général, c'était quand il faisait une grosse bêtise. Et, justement, il se dit qu'il venait d'en faire une bonne. La blonde, trempée, les rejoignit sans qu'ils s'en aperçoivent, adressant un regard noir a Milo.

Ludi : Dégage ! Je suis pas ta chose.

Mû : Elle veut pas de toi.

Ludi : Ni de vous deux, en vous battant dans le couloir.

Mû : Que…

Ludi : Milo, tu retournes chez toi et tu me laisses tranquille ! Et toi, Kiki, je ne veux plus te voir non plus !

Aussi vite venue, elle repartit dans sa chambre se changer, furieuse contre Milo qui avait le don de tout gâcher, mais aussi de Mû. Pourquoi contre lui, elle ne le savait pas trop, mais elle était en colère. Milo voulut la suivre, mais Mû l'en empêcha.

Elle se dirigea vers sa salle de bain, remplissant la vasque d'eau chaude. Elle pensa « Quel idiot ! ». À cause de cette mauvaise farce, elle était glacée. Elle resta un long moment immergée dans son bain, en profitant pour se calmer. Quand elle était seule avec Mû, tout était si parfait, mais au Sanctuaire, il y avait un peu trop de monde pour être tranquille. Elle finit par rire en imaginant son amie piquer une colère et rendre la pareille à Milo. Oui, rire, c'est mieux.

Au bout d'un moment, Ludivine sortit de l'eau, mit son peignoir et rentra dans sa chambre. Il n'y avait personne, Mû n'était pas revenu. Elle soupira en pensant qu'elle devrait aller le chercher. Elle prit quelques vêtements dans son armoire quand deux bras lui enserrèrent la taille. Elle sursauta avant de reconnaître le doux parfum du Bélier. Il l'embrassa dans le cou et elle se retourna vers lui pour échanger un vrai baiser.

Ludi : Si on partait ?

Mû : Si nous allions à Jamir ? Là-bas, nous serions seul.

Ludi : Oui, enfin seul.

Mû : Va t'habiller, je t'attends.

Elle fonça dans sa salle de bain encore chaude et s'habilla vite fait. Après avoir peigné ses cheveux, elle rejoignit son petit ami et ils se téléportèrent.La blonde regarda autour d'eux il y avait, la sorte de tour de Mu et tout le reste était noyé dans les nuages, une fine bruine tombait, sur eux. Il ouvrit la grande porte dévoilant un grande pièce agréablement meubler.

Curieuse de nature, la blonde s'échappa des bras du chevalier et parcourut les lieux. Mû s'assit dans un fauteuil, attendant qu'elle ait fini son exploration. Elle revint, satisfaite, et s'assit sur ses genoux.

Ludi : C'est grand ! Y a quoi en haut ?

Mû : Les chambres.

La jeune fille rougit et se demanda à quoi ressemblait celle de son amour.

Mû : Tu veux voir la mienne ?

Ludi : Avoue, tu lis dans mes pensées.

Mû : Juste dans tes yeux.

Elle se leva, lui prit la main et il la mena en haut. Elle le précéda dans l'escalier tournant, et sur ses indications ouvrit la première porte. Des tapisseries ornais les mur circulaire, avec de grand voilage, au centre de la pièce un grand lit bas couver de soie et de coussin au couleur chaude trônait enchâssé dans un écrin de tissus orangé. Des étoiles apparurent dans ses yeux. Mû en conclut que ça lui plaisait. Elle s'avança vers le lit et prit un coussin qu'elle trouvait très beau. Il se mit derrière elle, lui prit la taille et les fit tomber sur le lit. La blonde lâcha le coussin et se retourna pour être en face de lui. Elle se colla contre son corps, il lui caressa les cheveux dans un geste qu'il voulait tendre.

Après de long instant immobile, il glissa sa main sous son tee-shirt, effleurant son ventre, son dos, la faisant frissonner. Elle recolla ses lèvres aux siennes, se serrant encore plus contre lui. Patiemment, il la débarrassa de son haut, jouant sur sa peau et sur sa poitrine à travers le soutien-gorge. Timidement, elle tendit les mains pour dénuder le torse de son aimé. Elle caressa lentement l'atlante, s'émerveillant du bonheur de le toucher, de l'embrasser encore et encore.

Mû sourit et attrapa les petites mains vadrouilleuses, repoussa la blonde sur les cousins et partit fermer les rideaux. Il entreprit de la débarrasser de son jean, parcourant ses jambes en affolantes arabesques. Il finit de se déshabiller et vint la couvrir de baisers brûlants. La blonde gémit de plaisir à le sentir se frotter contre elle, et rougit quand il joua sur le tissu de son sous-vêtement.

Elle sourit du regard timide du Bélier lorsqu'il s'installa entre ses cuisses. Oui, elle en avait envie aussi. Elle étouffa un soupir en le sentant entrer en elle, inquiétant son amant qui suspendit tout geste jusqu'à ce qu'elle l'invite à reprendre de lents mouvements en elle. La blonde pensa que c'était merveilleux. Elle n'aurait pas imaginé ça aussi intense et, épuisée, elle se blottit contre le torse musclé et finit par s'endormir.

Le lendemain, le chevalier sans ouvrir les yeux serra un peu plus sa compagne contre lui, laissant ses doigts exploré sa belle sommeillante.

Mû : Bonjour, ma divine.

Ludi : Bonjour, mon chevalier.

Mû : J'ai droit à un câlin ?

Ludi : Pour commencer la journée.

Mû : Et même pour toute la journée. Une longue lune de miel ma Ludi divine.

Ludi : Oui, une longue lune de miel.

Elle se blottit contre lui, nullement gênée par leur nudité. Elle qui était pudique, cela lui faisait bizarre de se retrouver dans le même lit qu'un homme. Elle trouvait cela agréable, et Mû ressentait la même chose. Complet et serein, il aimait l'avoir contre lui. Elle caressa ses longs cheveux lavande d'un geste doux, il ferma les yeux.


Merci de m'avoir lue ! J'espère que ça vous a plu !