Je ne m'attendais pas à des reviews, mais j'en suis très heureuse (oui, je pleures, ou et, ce sont des larmes de joie) étant donné que j'ai écrit cette fiction il y a quelques années déjà.
En tout cas, merci à Elladora-Silverhawk, Miss Plume Acide, et Indifférente :)
Bonne lecture pour ce nouveau chapitre, un peu court par contre.
Petit rire malicieux. Lèvres qui effleurent mon cou. Frisson agréable qui cours le long de mon échine.
- Tu vois? Nous sommes en sécurité dans le monde moldu.
Je ne réponds rien. Elle a raison. Je n'ai rien à dire, malgré le malaise que j'ai d'être dans ce monde, que toute ma vie, j'ai appris à fuir.
Nous étions assis dans un parc, après avoir transplané, sur un de ces bancs humides qui donnent sur l'aire de jeux des enfants. Elle pressait son corps contre le mien, son épaule s'appuyant contre la mienne. Nos mains ne se lâchaient pas.
Ces gestes m'étaient si inconnus. Ils me déstabilisaient. Sans compter le simple fait que je sois ici, du côté des moldus, monde dont je ne savais rien.
Hermione remarqua mon désarroi. Elle se leva donc, et je l'interrogeais du regard.
- J'ai loué un appartement, nous pouvons y aller si tu veux.
J'acquiesçais, désireux de m'éloigner de ces cri joyeux d'enfants qui me brisaient les tympans, et de m'éloigner aussi de tous ces gens, que j'avais tant appris à haïr, en me demandant si j'avais réussi à ne pas les détester.
En descendant prendre le métro – moyen de transport des plus étranges – elle m'expliquait qu'elle avait loué cet appartement le temps de pouvoir trouver un autre logement à Harry, Ron, Ginny, et Luna. Le contrat s'arrêtait dans une semaine environ.
Elle remarqua ensuite que je ne répondais pas.
- Tu ne parles pas souvent dis donc.
C'était vrai. Depuis la veille, je n'avais pas prononcé beaucoup de phrases. En y réfléchissant bien, je ne lui avais même pas clairement dis, que moi aussi, je l'aimais.
- Je me tais pour mieux entendre ta voix, et ne pas gâcher sa mélodie par la mienne.
Elle s'arrêta de marcher. Me regarda dans le yeux, comme subjuguée par mes paroles, et m'enlaça. Tendrement. Amoureusement. Je sentis dans le creux de mon cou quelque chose d'humide. Des larmes. Je compris, après qu'elle m'ait prononcé ces paroles, que c'étaient des larmes de joie.
- Tu n'es qu'un égoïste. Ne crois-tu pas que moi aussi j'ai envie d'entendre ta voix? C'est mieux de parler ensembles, que de parler toute seule.
Je lui rendis son étreinte. Puis nous nous séparâmes, et poursuivîmes notre chemin.
Plus tard, nous sommes arrivés devant un immeuble, qui semblait correct. Il n'y avait pas d'ascenseur, et l'appartement était au dernier étage. Une fois arrivés à destination, elle me laissa visiter, tandis qu'elle préparait dans la cuisine un repas.
Un peu plus tard, nous mangeâmes, et je partis me doucher. Je prenais tout mon temps dans la salle de bain. J'avais besoin d'être seul, afin de songer à tout ce qui m'arrivais. Dire que quelques heures plus tôt à peine, j'étais encore à l'hôpital, et là...
Qu'allait-il se passer maintenant? Je ne m'étais jamais posé cette question auparavant, mais, en cet instant précis, elle me torture. Je suis là, abandonné dans un appartement, avec pour seule compagnie la femme que j'aime depuis toujours, et abandonné à un amour dont je ne connais pas les gestes. J'avoue, je j'ai de nombreuses fois rêvé d'elle, de ses bras, de ses baisers, et l'idée d'attendre encore me martyrise, mais, et si c'était trop rapide. Je ne savais que penser.
- Ça va? Interrogea-t-elle de l'extérieur, voyant que je prenais trop de temps.
- Oui, répondis-je, la voix faible, et sentant mes joues rougir.
Je sortit de la douche, et commençais à me rhabiller. La poignée tourna. Elle entra.
- Je ne peux plus t'attendre.
Je me sentis à nouveau rougir, mais c'était trop tard pour répondre quoi que ce soit, elle m'avait déjà enlacé, et trouvé mes lèvres.
- Après toutes ces années, tu ne crois quand même pas que je vais attendre quelques minutes de plus.
Ses mains parcoururent mon torse encore nu, et les miennes caressèrent ses cheveux, puis descendirent à la base de son dos pour la serrer encore plus.
Jamais il ne fallait que je la lâche.
Jamais il ne fallait que je la perde.
Pour une fois que je l'avais, autant en profiter.
Je laissais mon désir m'envahir, tel une vague déferlant sur moi, emportant toute la contenance que je m'étais réservé.
Nous nous aimâmes.
Comme un murmure, notre étreinte fut éternelle, porteuse de mots qui nous étaient réciproques, comme une promesse.
« Je chérirais chaque moment passé avec elle, comme s'il s'agissait de nos derniers instants ensembles. »
