Que dire sur ce chapitre.. Il est assez court et décousu. Je ne sais pas vraiment si c'est d'y avoir travaillé en plusieurs fois ou si c'est l'histoire qui me fait écrire comme ça mais maintenant je suis incapable de l'arranger... En espérant qu'il vous plaira quand même. Promis le prochain sera vraiment d'un meilleur niveau !


Chapitre 3 – Routine

Sia – Breathe Me

« Les tragédies des autres sont toujours d'une banalité désespérante. » - Oscar Wilde

Un paquet de Chocogrenouilles sur les genoux, Lily écoutait distraitement le récit des "passionnantes" vacances de Scorpius au "Manoir de grand-père". C'était la première fois qu'ils faisaient le voyage sans Elysia et son humour commençait sérieusement à manquer à la conversation. Tout ça à cause de cette stupide histoire de wagon des préfets. Le trajet n'avait jamais paru aussi long à la jeune fille. Ils avaient pourtant tout fait pour se distraire; jouer à la bataille explosive, aux échecs version sorciers, dévaliser le chariot de friandises, lire la Gazette du jour. Ils avaient même commencé à lire leurs manuels scolaires. En vérité ils avaient passé la majeur partie du voyage à regarder le paysage défiler... Quand, finalement, le train s'arrêta, Lily sortit au plus vite, sans même attendre Scorpius et courut jusqu'à une diligence, ravie de sentir l'air frais sur sa peau. Ses deux meilleurs amis la rejoignirent peu de temps après. La soirée se passa ensuite de la même façon que toutes les années précédentes : l'arrivée, les retrouvailles avec les camarades, la répartition, les tonnerres d'applaudissements pour chaque élève rejoignant une table pour la première fois, le discours de la directrice, nouveaux applaudissements, la présentation de Luna au poste de professeur de sortilèges et directrice de Serdaigle, le retour de la vengeance des applaudissements, les plats qui apparaissent sur les tables, Albus qui applaudit, seul - "Mon frère est bon pour le service psychiatrie de Ste Mangouste." - . La seule nouveauté fut d'emmener les premières années jusqu'à la salle commune, la traditionnelle première mission au poste de préfet.
"C'est ici, le mot de passe pour Septembre est 'Salazar', si vous arrivez à l'oublier vous gagnez le droit de dormir dans le couloir."

Scorp', toujours aussi franc. Et efficace. C'était à la fois sa plus grande qualité et son pire défaut. C'était également ce qui avait permis une amitié qui durait depuis maintenant 4 ans.


4 ans plus tôt

"Potter, Entwhistle , cette potion d'Amnésie ne me ferait même pas oublier ce que j'ai mangé au petit-déjeuner."

Le professeur Firustin regarda tour à tour les deux jeunes filles, un air affligé collé sur le visage. Lily, elle, fulminait. Depuis le début du cours, Perséphone Entwhistle, sa binôme de potions, l'avait laissée tout faire toute seule. N'aurait-elle pas pu au moins remarquer les erreurs commises sous son nez ? C'était décidé, elle demanderait à changer de binôme des la fin du cours. Sephy était adorable, mais complètement inefficace.

« Faut pas lui en vouloir, tu l'intimides trop pour qu'elle ose dire quoi que ce soit. »

Personne n'avait appris à ce blondinet à se taire devant une fille en colère ? Apparemment pas..

« Moi j'ai pas peur de toi. J'peux être ton nouveau binôme si tu veux, le mien me gave. »

Imprudent, mais plutôt pratique.


Il était assez tôt, la salle commune était encore vide. La plupart des nouveaux élèves étaient montés directement dans leur dortoir, encore un peu intimidés par leurs aînés. Les plus téméraires étaient allés s'asseoir dans les fauteuils autour du feu mais restaient relativement silencieux. Lily profita du calme ambiant pour jeter un œil à son emploi du temps. Il était assez chargé mais elle avait le mardi après-midi de libre. Elle en profiterait sûrement pour passer un peu de bon temps dans la salle sur demande elle avait pris l'habitude de la transformer en véritable centre de loisirs.

Pendant ce temps, Rose faisait connaissance avec sa nouvelle chambre de Préfète-en-chef. La pièce était assez haute plafond, avec beaucoup de fenêtre, ce qui la faisait paraître immense – plus qu'elle n'était déjà - , et aussi très vide. Il y avait pour seuls meubles un lit à baldaquins, une commode et un bureau avec une chaise. Cette austérité fit frissonner la jeune fille du petit orteil au sommet du crâne.

« Bah, se dit-elle en s'étalant de tout son long sur le lit. Je trouverai bien quelque chose, ou quelqu'un, pour la rendre plus agréable. »


« 5 types différents en une semaine ! A quoi elle pense ! Non mais je rêve. »

Elysia soupira. Elle faisait partie des rares personnes à voir Lily s'énerver et si elle avait d'abord simplement vu ça comme un privilège d'amie, elle se rendait compte à présent que c'était aussi une responsabilité qu'elle aurait parfois préféré ne pas avoir.

« Pourquoi tu ne lui demande pas gentiment de se calmer sur sa consommation, ou au moins d'être plus discrète, au lieu de la traiter de tous les synonymes de « péripatéticienne » possibles ? »

Elle avait à peine exagéré. A peine. Et puis ça avait fonctionné. Lily s'était calmée et semblait prête à réfléchir de façon rationnelle.

« Quelque chose comme lui envoyer un hibou ? »

Ely eut une moue contrariée. Elle avait plutôt pensé à une discussion au calme dans une salle désaffectée, vite fait bien fait.

« Tu ne veux pas lui en parler directement ?

Elle ne m'écouterait pas. Un hibou c'est une bonne idée. »

La blondinette se mit alors immédiatement et sans plus de reflexion en quête d'un parchemin et d'une plume, cherchant frénétiquement dans le dortoir. Elle trouva finalement son bonheur et s'installa sur son lit pour rédiger sa lettre. Elysia ne dit rien. Selon elle, sa meilleure amie était clairement dérangée, voire schizophrène, mais en l'occurrence cette tendance lui permettait d'avoir la paix alors mieux valait-il se taire. Du moins était-ce ce qu'elle pensait la paix fut de courte durée et quelques minutes plus tard, elle était priée de donner son avis sur la « lettre de négociations ». A la lecture de la-dite lettre, la jeune métisse hésita entre rire aux éclats et se jeter par la fenêtre la plus proche.


Chère Rose

Je respecte ton besoin de forniquer avec tout élève pubère de cette école mais aurais-tu l'amabilité de faire preuve d'un minimum de discrétion, pour le confort de ceux qui ont le malheur de partager un bout d'ADN avec toi ?

Affectueusement,

Lily-Luna


« Je crois qu'il va falloir la retravailler un peu. »