Bon, j'ai hésité longuement avant de finalement, décider que ce chapitre était bien comme il était. Il n'est pas trés interressant soit, mais il y a un détail que je devais écrire et qui est donc là. Pour la fin du chapitre, j'ai dû broder pour ne pas avancer sur ce qui ne doit arriver que dans le prochain. Voilà, j'espère qu'il ne sera pas si pitoyable...

- Ron, je peux savoir ce que tu fais ? On t'attend en bas…

Le jeune homme prit à peine le temps de se retourner vers sa sœur, puis reprit son observation des placards du grenier, jetant un coup d'œil en parallèle au livre qu'il tenait étroitement contre son torse.

- Ginny, sois gentille et dis à maman que vous pouvez commencer sans moi.

- Tu crois vraiment en ce que tu dis là ? Tu arrives avec plusieurs dizaines de minutes de retard, tu montes ici en prenant à peine le temps de nous dire bonjour, sans même d'ailleurs leur souhaiter la bonne année et tu…

Elle s'arrêta subitement en voyant le titre du livre que Ron tenait entre ses mains. Ce dernier, inquiet de ne plus l'entendre parler, suivit son regard. En un instant, il posa son livre et claqua la porte sur eux.

- Ron, tu ne vas pas…

- Rien qui ne te regarde.

- Tu vas le regretter…

- C'est une chance sur deux. Où je regrette de l'avoir fait… ou je regrette de ne pas l'avoir fait. Dans tous les cas, ça ne peut plus durer comme ça, tu es d'accord avec moi…

- Ce n'est pas la solution.

Le jeune homme releva la tête vers l'armoire et mit de côté une bouteille qu'il ouvrit pour la respirer. Une fumée noire s'en échappa et changea subitement la couleur de ses cheveux.

Loin de la faire rire, ce fait donna une raison de plus à Ginny pour essayer de convaincre son frère de faire marche arrière.

- Tu es prêt à utiliser une substance qui te fait devenir aussi blond que Fleur ?

- Tu n'as aucune idée de jusque où je serais capable d'aller.

Ginny resta là, à le regarder sans un mot, n'arrivant à réaliser si réellement Ron pouvait se rendre compte de ce qu'il venait de dire, ou si alors, elle avait mal compris les propos tenus par son frère.

Elle décida finalement de se taire sur ce fait étrange, et reprit :

- Je suppose que tu ne vas pas manger là…

Ron ne la regarda pas mais arrêta tous les mouvements qu'il avait commencé, pour ranger une à une les substances dans une boîte en carton.

- D'accord, j'ai compris… j'essaye de t'arranger ça.

- Merci Ginny, je…

- Non, arrêtes-toi là où je vais vraiment croire que tu es malade.

Sur ces mots, elle quitta la pièce pendant que Ron finit de ranger son carton. Ceci fait, il prit une dernière inspiration et transplana jusque devant la porte de l'appartement de celle qui, la veille au soir, était encore sa meilleure amie.

Il resta là un instant, sans réellement oser frapper à la porte. De toute façon, pour qu'elle raison pourrait-elle bien lui ouvrir ? Et puis surtout, qu'allait-il pouvoir lui dire s'il s'avérait qu'en effet, elle lui ouvre ?

Seulement, il ne pouvait rester là à attendre qu'elle daigne sortir de chez elle. Il ne pourrait feindre de se trouver là par le plus grand des hasards et puis… et puis il commençait à avoir froid dans ce couloir mal éclairé.

Il déposa à terre le carton qui encombrait ses mains et le posa au sol. Puis, d'un geste totalement nerveux auquel il évita de penser, il frappa enfin à la porte close et sitôt fait, cala sa tête le long du mur. Déjà, il regrettait son geste plein d'audace.

Il resta stoïque pendant un long moment, gardant les yeux fermés comme pour ne pas la voir arriver, pour ne pas voir la colère se peindre une nouvelle fois sur son visage. Seulement, au bout de quelques minutes, il du se rendre à l'évidence : Hermione ne viendrait pas lui ouvrir cette porte.

A ce moment, il eut l'impression étrange d'avoir retrouvé toutes ses facultés ou tout au moins, celle de pouvoir penser au fait que, un premier janvier, il était bien rare qu'une personne reste seule chez elle.

Pour la énième fois, il tapa son front le long du mur et pria pour qu'aucun voisin de Hermione, n'ait l'état d'esprit de venir voir qui était à l'origine de tant de bruit.

Résigné, il transplana dans l'appartement qu'il partageait avec Harry et déposa le colis dans sa chambre.

Seulement, une question se posait : qu'allait-il bien pouvoir faire de sa journée. Il n'avait nulle envie de rejoindre ses parents et les questions qui allaient sans doute le couvrir au moment même où il allait passer la porte. Aucune envie de flâner devant un magazine de quidditch. Pas même de mettre un peu d'ordres dans sa chambre qui de toute façon, lui convenait comme ça.

A vrai dire, il ne désirait qu'une chose…

Un nouveau flop se fit entendre et Ron se retrouva dans le genre de parc que l'on ne voit que dans les magazines que lisent les grands-parents. Le genre de magazines qui présentent les meilleures manières de faire pousser magiquement des buissons qui semblent être vrais et des fleurs qui plaisent aux moldus.

Il connaissait ce parc par cœur. Même s'il avait avoué à Hermione que jamais plu il n'y remettrait les pieds, lorsqu'elle le lui avait fait visiter. A dire vrai, il avait dis cela pour l'embêter, comme d'habitude, elle qui ressemblait bien trop à une fille niaise quand elle traînait par ici, elle qui ne pouvait cesser de s'extasier devant la moindre fleur. Elle qui était si touchante que lui, avait bien du mal à garder ses distances.

Sans doute pour ça qu'il aimait se retrouver ici, spécialement quand il avait besoin de faire le point sur… sur elle.

Seulement, s'il était venu ici aujourd'hui, c'était seulement parce qu'il savait que elle, y était. Parce qu'il savait que ce parc était aussi le sien. Et qu'il avait besoin d'être rassuré dans la décision qu'il avait prise.

En effet, à l'orée de buissons parfaitement taillés, un couple se baladait avec leur fille. Cette fille, celle qui pouvait lui faire vivre les plus beaux rêves et l'entraîner quelques minutes plus tard, au plus profond d'un enfer brûlant.

Instinctivement, il se recula derrière un arbre privé de ses feuilles. Il ne voulait pas être vu, non il voulait juste la voir.

La voir elle, apparemment paisible… la voir et savoir quand elle rentrerait.